02.04.2009
A Montréal, un jardin divers

Le festival Juste pour rire à Montréal, c’est pour la fin juillet. Mais si l’envie vous prend de vous offrir une cabane au Canada dès le début du printemps, Montréal et son parc Jean-Drapeau est la destination idéale. Site de l’Expo universelle en 1967, c’est aujourd’hui le plus grand espace vert de Montréal, axé sur le divertissement et le sport. De l’Expo, il ne reste que des jardins et quelques pavillons, dont celui de la France et du Québec, magnifique, transformé en casino (entrée gratuite, pertes payantes), et celui des Etats-Unis, qui est devenu la Biosphère.
Seul sur le sable, les yeux
dans l’île Sainte-Hélène
Le parc s’étend sur deux îles. Celle de Notre-Dame est plutôt réservée aux activités sportives : location de vélos, de « patins à roues alignées » (traduisez : rollers), de canots et de planches à voile. Pour les amateurs, c’est aussi là que se trouve le circuit Gilles-Villeneuve, qui accueille le Grand Prix du Canada vers la mi-juin. A défaut d’y battre des records dans des chars à quatre roues, vous pourrez profiter de son bitume lisse destiné aux courses de F1.
Pour le côté culturel, il faut passer sur l’île Sainte-Hélène. Le musée Stewart, installé dans le vieux fort construit en 1822, retrace l’exploration et l’histoire du Canada jusqu’au milieu du XIXe siècle. Ne ratez pas la magnifique maquette interactive de Montréal en 1760, ni la belle collection de globes, si chère à Jean-Luc Delarue. Mais surtout, prenez le temps d’explorer la Biosphère. Elle abrite un centre d’éducation à l’environnement et un musée interactif. En toute logique, elle est d’ailleurs dotée de deux éoliennes et d’une maison solaire.
La rédaction du Routard
Les adresses du Routard
Manoir Ambrose
Une belle maison centenaire de style victorien, typiquement montréalaise, dans une rue calme. Un des rares petits hôtels de qualité à proximité (relative) du centre-ville.
Doubles env. 53,30 €-90 €, petit déj. continental inclus. 3422, rue Stanley (juste au nord de Sherbrooke).
Tél.: 514-288-6922 ou 1-888-688-6922.
Les appartements touristiques du centre-ville
Douze petits appartements avec balcon pouvant accueillir jusqu’à 5 personnes, situés dans une tour moderne et anonyme (avec piscine, sauna et laverie). Belle vue sur la ville.
Appartements dès 63,30 €. Wi-fi.
3463, rue Sainte-Famille.
Tél.: 514-845-0431.
Brisket
Une institution montréalaise spécialisée dans la viande fumée, la fameuse smoked meat. Grandes salles entièrement rénovées avec quelques plaques anciennes sur les murs.
Plats 4,70 €-10 €.
1093, côte du Beaver Hall.
A lire Le Guide du Routard Québec 2009.
20:27 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : week-end, tourisme, routard, montréal
26.03.2009
Tallinn va vous é(s)tonner
Riga vous gave ? Vilnius ne vous tente pas plus qu’une prison lituanienne ? Filez à Tallinn ! La plus méconnue des triplées baltes a beau être située tout au nord de l’Europe, elle tient plus d’Ibiza et de Carcassonne que de Mourmansk. Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, la capitale estonienne est surtout connue pour sa vieille ville, entourée d’un mur médiéval parfaitement préservé. Les toitures de tuile rouge et les clochers effilés du centre historique, à deux heures de ferry d’Helsinki, attirent chaque week-end des hordes de Scandinaves. Les Français, eux, s’y font rares. Ils ne savent pas ce qu’ils perdent.

Superbe centre médiéval
Pour avoir un aperçu de la ville, mieux vaut commencer son tour par Toompea, la ville haute. Depuis les terrasses panoramiques aménagées dans le quartier, vous embrasserez toute l’histoire de Tallinn : d’un côté, le superbe centre médiéval, tout près du port, toujours hyperactif ; de l’autre, la partie soviétique, un peu grise et les nouveaux quartiers d’affaires qui poussent comme des champignons dans ce pays en plein boom.
Après avoir admiré la cathédrale orthodoxe Alexandre-Nevski, descendez dans la ville basse à la découverte de son joyau, l’ancienne mairie, construite au début du XVe siècle. Tout autour, les vieilles demeures abritent des restos et des cafés très chic. Remontez ensuite la rue Pikk ou rue Longue, sans doute la plus jolie de la ville. Au n° 17, admirez la magnifique Grande guilde, qui abrite le musée d’Histoire de l’Estonie. Et s’il vous reste un peu de temps, allez faire un tour au musée d’art Kumu, un beau condensé de l’art estonien, dans un écrin dessiné par un Finlandais. Tout un symbole.
les bonnes adresses du routard
Où dormir ?
Unique Stay Hotel
A 10 minutes à pied du centre, un hôtel design aux couleurs flashy et au mobilier soigné.
120 € la chambre double,
Toompuiseste, 23.
www.uniquestay.com.
Où manger ?
Kudse Notsu Korts
Toutes celles et ceux qui aiment les porcs s’y donnent rendez-vous. Avec ses petits cochons roses en terrasse, vous ne pouvez pas le rater. Carte variée, ambiance décontractée.
Plats à partir de 10 €.
Dunkri, 8. Tél. : 658-65-67.
Où boire ?
Bar Dornse
Petit rendez-vous des artistes, des comédiens et des amateurs de théâtre. Bien pour boire un verre en passant et admirer cette demeure si peu conforme à l’idée d’un théâtre. Lai, 23.
Pegasus
Bar à cocktail à l’architecture intérieure d’avant-garde. Un des rendez-vous de la jeunesse dans
le vent pour entamer la nuit. Harju,1.
A lire Le Guide du Routard Pologne et capitales baltes 2009.
Laurent Bainier et le Guide du Routard
18:38 | Lien permanent | Commentaires (276) | Envoyer cette note | Tags : bainier, week-end
12.03.2009
Un bol d'air? Faites le tour du pâté au Mans

Vous souhaitez passer vingt-quatre heures au Mans ? Préparez-vous à marcher. La ville, connue avant tout pour son circuit automobile, possède l’un des plus vastes centres piétonniers de France. Et qui plus, elle est labellisée « Ville d’art et d’histoire ». Alors suivez le guide. Le vieux Mans, ou plutôt la cité Plantagenêt comme on doit la nommer maintenant, est l’un des ensembles homogènes les mieux conservés de France. Entouré de son enceinte gallo-romaine, avec ses ruelles anciennes bordées d’hôtels particuliers et de maisons à colombages, c’est non seulement un quartier très agréable pour flâner mais également un décor rêvé pour les films historiques comme Cyrano de Bergerac avec Depardieu ou Le Bossu de Philippe de Broca.
Rillettes et maison à pans de bois
Il vous reste la force de faire quelques pas ? Découvrez la cathédrale et sa nef romane, la plus large de France, qui mène à un chœur tout ce qu’il y a de plus gothique. Belle leçon d’architecture médiévale. Pour mieux détailler l’extérieur et les remarquables contreforts qui soutiennent l’édifice, rendez- vous dans l’élégante tourelle de la maison dite « de Scarron ». Le poète, époux aussi laid qu’intelligent de la future Mme de Maintenon est l’une des grandes figures de la ville. A la recherche des quelque 130 maisons à pans de bois du vieux centre, vos déambulations vous mèneront rue de la Reine-Bérengère. Au 18-20, vous apercevrez la maison double dite « des Deux Amis ». La figure centrale les montre se donnant la main, mais regardant sa propre entrée. « Chacun chez soi et les cochons seront bien gardés. » C’est ce qu’il faut pour de bonnes rillettes.
La Rédaction du Routard et Laurent Bainier
Les adresses du Routard:
Anjou Hôtel
Face à la gare, un hôtel entièrement rénové, avec beaucoup de soins et le souci du détail : tons paille pour l’accueil, blanc et fauve pour les chambres, et un joli parquet foncé dans tout l’établissement.
Double à 60 €. 27, bd de la Gare. Tél.: 02 43 24 90 45.
Le Doyenné
En plein cœur du vieux Mans,
à quelques dizaines de mètres
de la cathédrale. Chambres d’hôte dans une superbe maison, idéalement située, à la cour arborée pleine de charme.
Double tout confort à 95 €. 8, rue
du Doyenné. Tél.: 02 43 47 85 11.
L’Auberge des 7 Plats
Grande maison à colombages pleine d’allure dans l’une des rues les plus typiques du vieux Mans. Les 7 plats chauds au choix proposés dans le même menu sont en grande partie responsable du succès du resto. Résa conseillée.
Formules de 9,90 à 11,50 € le midi; menus de 15,90 à 19,90 €.
79, Grande-Rue. Tél.: 02 43 24 57 77.
A lire Le Guide du Routard Pays de la Loire 2009.
18:10 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : week-end, routard
19.02.2009
Un itinéraire mûrement réfléchi
Le 9 novembre 1989, Berlin sortait sa pioche et faisait de son deux-pièces mal agencé un loft ultra-moderne. Mais même disparu depuis vingt ans, le « Mur de la Honte » excite toujours le touriste en goguette sur les bords de la Spree. Nous avons remonté pour vous, les pieds dans la neige, cette ligne pointillée
Paroi Heenok
L’envie de faire disparaître cette balafre et la perspective de gagner quelques marks en en revendant des morceaux ont eu raison de la quasi-totalité du mur. Mais sur la Bernauer Strasse, où vous commencerez votre périple, vous trouverez trois cents mètres intacts. Ce tronçon, sauvé par le pasteur qui logeait dans le presbytère atenant, semble flambant neuf. Endommagé en 1989, il a été recouvert d’une couche de béton frais. Pour plus d’authenticité, mieux vaut partir au sud est, sur les bords de la Spree. A quelques mètres de Ostbanhof s’étend 1,3 km de mur peint. Ornée d’une fresque en 1990, cette partie est le royaume des graffeurs à la petite semaine, qui ajoutent leur dédicace aux oeuvres des 118 artistes commissionnés pour peindre le mur. En cherchant un peu, vous trouverez même une citation du Roi Heenok, griffonée au Tipp-Ex. C’est à peu près tout ce que vous pourrez voir du Mur, mais la balade ne s’arrête pas là. Suivez la ligne au sol ou, sous la neige, les panneaux «Berliner mauerweg», jusqu’à Checkpoint Charlie. La promenade est longue et sans intérêt mais elle se concluera par une photo souvenir avec des faux soldats sur ce poste frontière héros des films d’espionnage. Sur place, vous pourrez même faire tamponner votre passeport, histoire de dire que vous avez fait le mur.
Où dormir ?
Ku’damm 101 Hotel
Hôtel au design techno-chic. Chambres très confortables de 20 à 40 m2 aux couleurs choisies selon le goût de Le Corbusier. Déco ultra-soignée, avec des petits Casimir, des amphores lumineuses et des meubles de jeunes designers.
Kurfürstendamm 101, Charlottenburg
kudamm101.com
Doubles à partir de 122 €
Où manger ?
Diener
Rien n’a changé ici depuis que le réalisateur américain Billy Wilder lui décernait la Palme d’or du meilleur restaurant berlinois.
Grolmannstrasse 47
Tous les jours de 18 h à 3 h.
Où boire un verre ?
Absinth Dépôt
On peut y boire une bière mais surtout y acheter l’un des vingt types d’absinthe vendus à la bouteille.
Weinmeister Strasse 4
Du lundi au samedi de 14 h à minuit
A lire Le Guide du Routard
Berlin, 2008.
Le guide du routard et Laurent bainier
18:04 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : week-end, routard
12.02.2009
À pigalle, Le chaud continue
Il y a peu, on l’appelait le Petit Hardeur de Pigalle, du nom du livre qu’il a publié (Editions Ragage). Aujourd’hui, il pourrait être le Petit Fan de Pigalle. Mais c’est son nouveau surnom de « Monsieur Pigalle » qui plaît le plus à Philippe Cochinard. Acteur dans les théâtres érotiques du quartier rouge pendant quinze ans, il s’est ensuite chargé de la communication d’un énorme sex-shop parisien. « J’ai fini par me dire que c’était la com du quartier tout entier que je voulais faire. » Ainsi est née tvpigalle.com. A travers des fictions sexy et rigolotes et des reportages tous publics, sa Web TV donnera, dès début mars, un aperçu fidèle de ce quartier.

Vers 19 h, deux mondes se croisent
« Vous pouvez aller au fin fond du Texas, vous trouverez des gens qui connaissent Pigalle. Mais beaucoup en ont une idée fausse. Ils se disent que c’est dangereux, qu’on s’y fait voler son portable. Pour moi, Pigalle est un club échangiste, où toutes les catégories sociales se rencontrent. On peut y aller un vendredi soir et s’amuser comme jamais, puis y retourner le vendredi d’après et s’y ennuyer ferme, voire même s’y faire piquer sa femme. » Philippe Cochinard, lui, ne s’y ennuie jamais. Il a rencontré les 500 commerçants qui y travaillent pour les référencer. « Il y a plus de 4 000 personnes qui y bossent. Perdez-vous dans le quartier à 19 h. Vous verrez le monde du jour qui plie boutique et celui de la nuit qui prend vie. Si Pigalle, c’est Vegas, un endroit qui ne dort jamais, c’est grâce à tous ces travailleurs. » Et si demain, ils font le tour du Web, ce sera grâce à TV Pigalle et aux investisseurs qui pourront aider « le Petit Hardeur » à pérenniser ce site. « J’ai besoin de 10 000 € pour continuer l’aventure. » Avis aux amoureux du quartier de l’amour.
L’Embuscade « Une vraie rhumerie du Cap-Vert en plein Pigalle. Surprenant ! »
47, rue de La Rochefoucauld.
La Fourmi « Un bar où le quartier d’Abbesses rencontre Pigalle.
On y croise aussi bien des artistes que
des ouvriers ou des stripteaseuses. »
74, rue des Martyrs.
Le Moon City « Ce sauna échangiste, c’est Bollywood en plein Paris. Le patron a apporté des tonnes de décors indiens. »
34, boulevard de Clichy.
Le musée de l’Erotisme « Ses 2 500 objets autour du sexe valent le détour. C’est fou que l’Etat ne subventionne pas ce haut lieu du patrimoine.»
72, boulevard de Clichy.
Retrouvez toutes les adresses du quartier sur TV Pigalle.
Laurent Bainier
17:02 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : week-end, bainier
29.01.2009
Les Vieux font leur cinéma

Si Cannes est le paradis des stars et des starlettes une fois par an, c’est toute l’année ou presque celui des cheveux argentés, des retraités qui se la coulent douce. Et on les comprend ! Malgré son côté bling-bling, Cannes n’en demeure pas moins un site exceptionnel, un port coquet, sous un climat insolemment ensoleillé toute l’année. De plus, bonne nouvelle, si vous n’avez pas un grand parent susceptible de vous accueillir dans sa villa, on peut y trouver des hôtels et des restaurants à prix abordables, hors festival bien sûr.
Tant qu’à visiter Cannes, commencer par vous faire prendre en photo sur les escaliers de palais des congrès surnommé le bunker en raison de son architecture en béton. Puis, à vous la descente de sa célèbre croisette. C’est la façade luxueuse de Cannes avec ses palaces et ses boutiques réservées aux millionnaires et à ceux qui font semblant d’en être, mais c’est aussi une agréable promenade de bord de mer, plantée de palmiers et ornée de parterres et jardins fleuris, avec vue sur l’Estérel. Sur le chemin, pourquoi ne pas s’arrêter boire un verre au bar du Carlton , célèbre pour son architecture Belle Époque. Si on continue jusqu’à l’extrémité de la promenade, la pointe de la Croisette, on tombe sur le casino du Palm Beach. Rappelez-vous Mélodie en sous-sol, d’Henri Verneuil, avec Gabin et Delon... c’est là. Depuis, il est surtout connu pour les histoires politico-financières sulfureuses qui l’entourent. Un peu plus haut, loin des clichés cannois, la place de l’Étang, rendez-vous des vieux boulistes. Ça tire, ça pointe, ça trinque au pastaga... la vraie Provence en somme.
De retour en ville, un tour sur le vieux port s’impose. Il abrite une flottille de pêche et de nombreux voiliers de plaisance. En toile de fond, Le Suquet et le charmant quai Saint-Pierre aux belles façades pastel. On aime flâner sur le quai, et tout particulièrement sur la jetée Albert-Édouard où l’on peut admirer les yachts les plus luxueux ; un spectacle en soi le soir, lorsqu’ils sont éclairés, et qu’on devine les salons avec tableaux de maître, gerbes de fleurs, bar, etc. Sur l’esplanade Pompidou, on se croirait carrément à Hollywood ! Plus de 120 empreintes de vedettes au sol. De plus, la plage publique, à cet endroit, est très agréable hors saison. Profitez en pour piquer une tête. L’eau fraiche c’est bien connu est une recette de jouvence !
La rédaction du Routard
Les bonnes adresses du Routard
Hôtel des Allées: Tenu par de sympathiques Suisses, cet hôtel, situé au cœur du quartier piéton et à deux pas des plages ou du palais des Festivals, est une des bonnes adresses cannoises. Atmosphère familiale qui a su fidéliser bon nombre de clients. Chambres bien tenues et de bon confort. Certaines sont dotées d’un balconnet donnant sur la rue et duquel on aperçoit le vieux port. L’ensemble est parfaitement rodé, réglé comme du comme une horloge... suisse ! Doubles 78-88 A. 6, rue Émile-Négrin. 04-93-39-53-90.
La Brouette de Grand-Mère : 9 bis, rue d’Oran. 04-93-39-12-10. Agréable petit resto fréquenté par les Cannois aisés, dans un décor 1900 rouge madère – gravures, affiches –, hétéroclite mais sympathique. Une seule formule indémodable autour de ces plats eux-mêmes hors du temps : poulette à la bière brune, pot-au-feu aux cinq viandes et os à la moelle, cailles rôties à la niçoise... Bon accueil. 9 bis, rue d’Oran. 04-93-39-12-10. [HAN] Ouv tlj, le soir slt, résa obligatoire en fin de sem. Menu unique 38 A, avec ½ bouteille de vin/pers ; pas de carte.
Aux Bons Enfants : 80, rue Meynadier. Pas de téléphone. Fermé dim, plus lun oct-fin avr. Notre adresse préférée dans le vieux Cannes. Les habitués passent réserver leur table à l’heure où, dans la fraîche petite salle du rez-de-chaussée, s’épluchent les légumes achetés à deux pas, au marché Forville. Depuis 1935, la cuisine est restée familiale et régionale : terrine d’artichaut au fromage et à la pancetta, beignets de sardines, aïoli (le vendredi), poivron en anchoïade. Accueil et service « bon enfant », comme il se doit... Menu unique 24 A. 80, rue Meynadier. Pas de téléphone. Fermé dim, plus lun oct-fin avr.
A lire : Le guide du Routard Côte d’Azur 2009.
Les immanquables du Routard à Cannes
-
Se la jouer sur la croisette avec des lunettes de soleil.
-
aller faire ses courses au marché Forville comme un vrai cannois.
-
Prendre le bateau pour les îles de Lérins, paradis de fraicheur et de verdure.
17:31 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : week-end, routard
22.01.2009
A barcelone, il y a une archi après gaudi
Gaudi est mort. On sait, c’est pas sympa de vous annoncer ça de but en blanc, mais la bonne nouvelle c’est que Barcelone lui a survécu. L’architecte catalan, décédé en 1926, reste le plus grand argument touristique de la ville. Le parc Güell, les casa Mila et Batlló sont autant de points de passage inévitables pour celui qui découvre Barcelone et veut comprendre ce qui figure sur les cartes postales envoyées à sa mère.
Mais la croissance folle de ces dernières années a permis à quelques projets architecturaux déjantés de pousser au pays des Tapas. Rangez vos espadrilles, on part pour une longue promenade.
Sup’eau
On commence par le marché Santa Caterina, situé dans le quartier de La Ribera. Rénové en 2005 par Enric Miralles (mort pendant le projet) et sa femme Benedetta Tagliabue, il étale son toit de vagues colorées au-dessus d’une soixantaine de stands de produits frais. Vous aurez besoin de force pour la journée, alors plutôt que d’avaler un sandwich, on vous conseille de prendre un bon déjeuner au Cuines, un délicieux restaurant herbergé sous les arches.
Cap au nord ! Vous la verrez de loin, la Torre Agbar vous attend. Cette immense tour phallique est l’œuvre du lauréat français du prestigieux prix Pritzker, Jean Nouvel. Siège d’une compagnie de distribution d’eau, elle est surnommée le « supo » par les Barcelonais. Vous étiez bien dans le quartier ? Ne prenez pas racine, on traverse la ciudad direction Montjuïc.
Futurisme psyché
L’ancienne « montagne des juifs » est aujourd’hui surtout connue pour avoir accueilli l’Olympiade de 1992. Outre la fondation Miró, à découvrir au printemps quand la lumière transforme son jardin de sculpture en kaleïdoscope psyché, vous trouverez la tour de Santiago Calatrava. L’archi-primé Catalan faisait là ses premières armes, dessinant une tour de télécommunication aux allures de pélerin en prière. L’édifice, ultra-futuriste, s’intègre parfaitement dans un complexe olympique très moderne. De là, admirez la vue sur Barcelone. Au loin, vous voyez quelques grues qui s’élancent. C’est le chantier de la Sagrada « work in progress » Familia, qui devrait aboutir dans cinquante ans. Son architecte pourrait marquer les esprits. Il s’appelle Antoni Gaudi. W
Les bonnes adresses
Hôtel Espana Un magnifique établissement de l’époque moderniste chère à Gaudi,
mais décoré par l’autre grand Catalan de l’époque : Domenech.
A l’intérieur, déco art nouveau
et grandes chambres à l’ancienne.
Sant-Pau, 9-11
Chambre double à partir
de 115 €, petit-déj. inclus.
Rens. : 93-318-17-58
Hostal Palacios Du wifi
et des meubles anciens.
Cet hôtel a le charme du vieux
et les avantages de la modernité. Ses chambres évoquent
celles d’un vieux palais vénitien.
La rambla de Catalunya, 27
Chambre double de 90 €
à 120 € sans petit-déj.
Rens. : 93-301-30-79
El Japones Un resto design qui a valu un prix à sa décoratrice, Isabel Lopez. Mur en plaquettes d’ardoise et cotte de mailles légère comme une tempura. La cuisine, elle, n’est pas très copieuse.
Passatge de la concepcio, 2
Repas à 20-30 €
Rens. : 93-487-25-92
Semproniana Une grande salle qui fait penser à un atelier aménagé en resto design. Cuisine méditerranéenne élaborée et délicieuse.
Rossello, 148
Repas à env. 40 €
Rens. : 93-453-18-20
A lire Le Guide du Routard Barcelone 2008.
Les immanquables : On peut visiter autre chose à Barcelone que des œuvres de Gaudi. Notre sélection...
1. Le MNAC, un musée qui couvre mille ans d’art en Catalogne. Le plus beau musée d’art roman au monde.
2. Le Palau de la Musica.Ca ressemble à du Gaudi, mais c’est de Domenech i Montaner. Donc ça ne compte pas.
3. Las Ramblas. Sans Gaudi, on s’ennuie. Alors on marche.
Le Guide du Routard et laurent Bainier
15:39 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : week-end, routard, bainier












