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12/11/2009

Les réponses en français de l'interview de Budam

 

 

Votre musique est très hétéroclite. Comment avez-vous appris la musique ?
En écoutant mon père jouer au piano quand j’étais un enfant. En écoutant tous les musiciens qui vivaient chez mes parents. J’ai appris avec mes professeurs de musique, en étant ouvert à toutes sortes de musique… Mais avant tout, j’ai appris la musique en jouant de la musique.

Pourquoi avez-vous quitté les iles Féroé la première fois ?
Quand j’avais 3 ans, mon grand-père m’a parlé d’ours polaires. Je lui ai volé son bateau de pêche et je suis parti en direction du Groenland pour voir ces gros animaux blancs de mes propres yeux.

Pourquoi chantez-vous en anglais ?
Parce que seulement 50 000 personnes comprennent le féroïen. Mais je chante aussi en féroïen. C’est ma langue maternelle et j’y suis très attaché.

Dans quelle langue êtes-vous le plus à l’aise ?
Le féroïen, bien sûr. Mais, en tant qu’artiste, j’essaye de ne pas rester trop à mon aise.

Vous qui avez beaucoup voyagé pour composer, est-ce que certains lieux vous inspirent plus que d’autres ?
Bien sûr, il y a des endroits où je me sens plus créatif. Londres est une ville inspirante, tout comme les montagnes d’Andalousie. L’océan derrière ma maison aux iles féroé m’inspire. Le vin français également…

Benjamin Chapon

A Montpellier, vous allez saliver le Languedoc

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A défaut de parler la langue d’Oc, on vous emmène dans le Languedoc, le temps d’une escapade à Montpellier. Pour découvrir la ville qui possède un des plus beaux et grands centres piétonniers de France, on vous a concocté un petit itinéraire dans le centre historique. Partez de la place de la Comédie, un gigantesque espace libre où s’étalent les terrasses des cafés, toujours plein de vie. Elle est fermée d’un coté par le théâtre, le plus grand de province après Bordeaux, et entourée de beaux immeubles de type Haussemannien. Empruntez la rue de la Loge, l’un des axes majeurs de la ville et l’artère principale au Moyen Age. On vous laisse découvrir le nez au vent ici et là des ruelles et des placettes, des vestiges des maisons civiles du Moyen Age et surtout les belles façades des hôtels particuliers construits au XVIIème. Dommage que les digicodes en condamnent l’entrée car la plupart d’entre eux cachent des cours intérieures souvent flanquées de superbes escaliers monumentaux. En passant, ne manquez surtout pas la place de la Canourgue, notre préférée, la plus jolie et la plus intime avec son petit jardin planté de rosiers.

 

Au bout, belle vue plongeante sur la ville en contrebas. Pendant que vous êtes dans le coin, faites un détour par la cathédrale Saint-Pierre pour l’originalité de son porche flanqué de deux tours poivrières servant d’appui à un monumental baldaquin de pierre. On continue par la rue Foch, les mini Champs Elysées de Montpellier avec ses boutiques de luxe qui se termine par un arc de triomphe à la gloire du Roi soleil. Devant vous la promenade du Peyrou, une longue place bordée d’arbres et un des lieux favoris de balade des Montpelliérains pour la vue panoramique sur la ville  et même sur la mer plus loin. Enfin, ne manquez surtout pas le musée Fabre pour sa merveilleuse collection de peinture et sa nouvelle aile dédiée aux œuvres de Pierre Soulages.

 

On s’arrête là pour garder des forces en vue de la soirée car la capitale du Languedoc aime faire la fête. Coté musique, elle compte quelques enfants prodigues dont le groupe Rinoçerose qui pratique la house à la guitare ou le chanteur à texte Général Alcazar. Pour les boites, celles de Montpellier sont parmi les plus réputés du sud, moins frime que ses voisines et plus abordables puisque les clubbeurs sont surtout des étudiants. Une dernière précision, Montpellier vient de décrocher la palme de la deuxième ville gay de France après Paris. Bref, une ville tolérante, vivante  et hype à la fois.

La rédaction du Routard

 

 

Les bonnes adresse du Routard

 

Hôtel du Palais :
Dans l’Écusson, à 5 mn du centre. Hôtel douillet avec une situation idéale près de la jolie place de la Canourgue. Une petite trentaine de chambres coquettes meublées de copies d’ancien, des salles de bains rénovées et un accueil très aimable. Un vrai cocon à l’anglaise avec en plus un bon petit déj. Chambres climatisées avec double vitrage, douche et w-c ou bains 72-85 A. Wifi. 3, rue du Palais-des-Guilhem. 04-67-60-47-38.

L’Ecrin d’Anaïs :
Cadre frais et sobre tout à la fois pour déguster une fine cuisine  de tradition suivant marché et saison. Petits plats élaborés, comme la cassolette de moules, la fondu d’endives, ou la  crème brûlée à la lavande... Accueil très affable. Tlj sf dim et lun. Formule déj en sem 13 A, menus 25-45 A. 15, rue de la Fontaine. 04-67-02-14-50.

Le Café Joseph :
Sur la petite place qui concentre l’essentiel de l’animation nocturne de la ville. Ici se retrouve une jeunesse estudiantine allumée au milieu d’une déco 70’s revisitée non moins éclatante : fauteuils œufs en plastique blanc, banquettes de moleskine rouge, écrans géants pour des clips électro assourdissants... Grande terrasse. . Tlj de 10h (14h dim) à 1h (2h en juil-août). 3, pl. Jean-Jaurès. % 04-67-66-31-95.

Le Rockstore : Le temple du rock montpelliérain. L’arrière de la Cadillac qui gicle de la façade donne le ton : pas moins de trois bars, une salle électro et une vaste scène pour des concerts fougueux. Formations de toutes pointures et de tous styles. Un lieu pour boire un coup, écouter de la musique, danser, et accessoirement le seul bar gratuit ouvert après 1h en centre ville. Tlj sf dim 18h-5h. 20, rue de Verdun. 04-67-06-80-00. l

A lire : Guide du Routard Languedoc Roussillon 2009/10.

 

Rencontre avec le créateur de la bouche des Stones

 

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A peine sorti de la fac, ce graphiste britannique a créé le logo le plus iconique de l'histoire du rock : la bouche des Rolling Stones.

Comment avez-vous rencontré les Rolling Stones?
En 1970, juste avant la remise de mon diplôme de graphisme du Royal College of Arts à Londres, le manager des Rolling Stones a demandé à mon école de sélectionner un étudiant qui rencontrerait Mick Jagger et proposerait des créations pour l'affiche de la prochaine tournée européenne du groupe. J'ai eu la chance d'être l'heureux élu! Mon affiche a été retenue et est devenue la première de mes collaborations avec les Rolling Stones. Plus tard, Mick Jagger a souhaité me revoir pour me commander un logo.

Le fameux « Tongue and Lips »... Quelle a été l'inspiration de ce design?
Cette création évoque à la fois l'image rebelle du groupe, la bouche de Mick Jagger et la sexualité qui se dégageait des Stones. En l'imaginant, j'avais également envie d'un design simple qui puisse être reproduit facilement (ndlr : à la base, le logo devait figurer sur le papier à lettres, les dossiers de presse et les documents officiels du groupe) et résister à l'empreinte du temps. Les Stones ont tout de suite adoré cette bouche. Le fait que ce logo se suffise à lui-même, sans avoir besoin d' être associé au nom du groupe, le rendait vraiment novateur pour l'époque.

Quelle fut la première « apparition publique » du logo?
A la demande de Mick Jagger, Andy Warhol avait créé la pochette de l'album « Sticky Fingers », la fameuse photo d'entrejambe avec fermeture éclair intégrée. J'ai retravaillé la pochette pour la sortie anglaise du disque et j'y ai ajouté la bouche sur la pochette intérieure (ndlr : c'est ainsi que le logo fut longtemps crédité, à tort, à Andy Warhol).

 

En Septembre 2008, vous avez vendu l'illustration originale du logo à une institution, le Victoria & Albert Museum de Londres. Qu'avez-vous ressenti?
Une grande fierté, bien sûr. Surtout qu'au départ j'ai tout simplement fait mon boulot en trouvant une identité visuelle adaptée au groupe.

 

Etes-vous intéressé financièrement à l'exploitation de ce logo?
C'était le cas jusque dans les années 1980, époque à laquelle j'ai cédé mes droits aux Rolling Stones. Mais je suis toujours propriétaire des droits des affiches que j'ai réalisé pour les tournées de 1970 et 1972. Je les ai rééditées en série limité et les commercialise sur le sitewww.rollingstonesposters.co.uk

Le logo « Tongue and Lips » est devenu l'un des visuels les plus iconiques de l'histoire du rock, reproduit en série sur des produits dérivés, porté par des milliers de fans. Quel en est l'usage le plus inattendu dont vous ayez le souvenir?
J'ai reçu un jour les photos d'une famille brésilienne dont les membres s'étaient tatoué le logo sur tout le corps! Ca m'a fait un sacré choc!

Retrouvez les affiches de John Pasche sur le site www.rollingstonesposters.co.uk

Les produits dérivés illustrés du logo « Tongue and Lips » sont disponibles sur la boutique officielle des Rolling Stoneswww.rollingstones.com/store ainsi que sur les t-shirts de la marque Chaser LA, disponible à Paris aux Galeries Lafayette Haussmann.

Aurore Leblanc

Sur la langue, les bactéries se ramassrent à la pelle

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On était jeune, moins vieux pour certains, et en bonne santé. Cyprien cherchait à emballer comme un malade, les super héros de Watchmen se bécotaient sur fond d’apocalypse. Les langues se liaient et se déliaient sans contrainte, le baiser était plus tendance que jamais. C’était mars 2009.  Quelques jours avant qu’on ne découvre la grippe A H1N1. Et l’édiction de précautions d’hygiène adaptées à la menace. On oublie la bise et le serrage de mains. Trop dangereux. Les écoliers du Guilvinec dans le Finistère apprendront à saluer la maîtresse de loin, les employés de Labeix, à Rodez, à décrocher le téléphone. Que les langues de chacun restent à leur place, et les germes seront bien gardés. Et si l’âge d’or du bécot était derrière nous ?

Les Maoris et les esquimaux s’embrassent avec le nez. On réprime les bisous publics à coup de fouet au Niger quand certaines tribus africaines évitent carrément les contacts bucaux, de peur d’avaler l’âme de leur partenaire. Les Français ont leur french-kiss, Carlos son big bisou, mais on n’a strictement aucune idée de l’identité des premiers Roméo et Juliette. Si les chercheurs n’ont pas trouvé de traces de rouge à lèvres sur les parois de la grotte de Lascaux, les pages de l’Ancien Testament y font plusieurs fois référence. Réservé à la gente masculine, le baiser servait alors comme outil social. On s’embrassait entre membres d’un même groupe. Chez les Grecs, par contre, faire un smack c’est crade. Le « baiseur » a mauvaise réputation. On le trouve excessif, dangereux. Au moyen-âge, pas grand-chose à se mettre sous la langue, le bisou est soit féodal, soit religieux. Pas mieux à la Renaissance, où le bécot se limitait au cercle familial. Mais impossible de coller une date au premier baiser amoureux. Une certitude, néanmoins, on ne s’en lasse toujours pas.

Pourtant,  on devrait. Si on pensait à toutes les cochonneries échangées lors d’un kiss passionnel, on y réfléchirait peut-être à deux fois avant d’enfoncer sa langue dans la bouche de quelqu’un. « 9mg d’eau, 0,7g d’albumine, 0,18g de substances organiques, 0,711mg de matières grasses et 0,45mg de sel. Plus de 250 bactéries, une poignée de virus et de parasites.  » C’est le contenu, en substance, d’un baiser profond. Huit années se sont découlées depuis la parution de sa « Petite encyclopédie du baiser » (éd.Favre), et Jean-Luc Tournier a toujours le béguin pour le coït buccal. Embrasser paraît peut-être dégeu au microscope, faut continuer. « Sinon, on ferait pas grand-chose non plus d’un point de vue sexuel » défend l’auteur. Le bisou, « c’est ce qui donne du sel, et un peu d’épaisseur au quotidien ». Même si on peut très bien vivre sans s’embrasser, « mal, mais on peut vivre », Jean-Luc Tournier est un militant convaincu du câlin amoureux. Mais la bise quotidienne à la secrétaire, archi dévoyée, il s’en passerait volontiers.

Superviseur de trois centres de vaccination dans le sud de la France, le docteur Alain Devallez ne demande pas mieux. « En période de crise grippale, tout inconnu est un contaminant potentiel. » Autant dire un incubateur qui n’attend qu’une occasion, une main à serrer ou une joue tendue, pour refiler le virus respiratoire de la grippe. « Paranoïa », répliquent Lionel Dupommier et Cédric Laurent. Le 9 septembre 2009, les deux acolytes inauguraient desbisous.com, leur contre-attaque personnelle à la parano virale. Quelques secondes suffisent  depuis leur site pour adresser un bisou au destinataire de son choix. Une procédure garantie sans danger. Le bouche à oreille fait son travail et desbisous.com compte aujourd’hui près de 2700 roulages de pelles ou d’échanges de salives virtuels. Et, à écouter Lionel Dupommier, ce n’est pas prêt de s’arrêter. « La grippe aviaire, il y a quatre ans, la porcine maintenant », le designer s’attend à ce qu’on en invente une autre sous peu. Heureusement, pour les amateurs de chair, il reste toujours le sexe.

Romain Gouloumès

Starclash : Yann Barthès vs. Perez Hilton

 

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Langues de putes médiatiques, ils font leur beurre en chroniquant la vie des stars sans leur passer de pommade. Yann Barthès vs. Perez Hilton, c’est le Starclash exclusif des Gossip Boys les plus en vue. Lequel préférez-vous ? C'est à vous de nous le dire dans les commentaires...

 

Yann Barthès

 

Son parcours :

Né en 1974 à Chambéry, Yann Barthès glandouille à la fac avant d’intégrer une école de journalisme à Bordeaux. Après un premier passage sur I-Télé, le jeune journaliste intègre la rédaction de + Clair sur la chaîne cryptée. Il fait ses armes et affine son ton avant de se jeter dans le grand bain en rejoignant le Grand Journal. Les stars de l’actu ont alors la joie de découvrir sa plume avant de découvrir sa bobine lors de sa deuxième saison.

 

Son style :

Toujours tiré à quatre épingles dans ses beaux complets sombres, Yann Barthès cultive l’art du sourire enjôleur qui permet de faire avaler les pires couleuvres aux stars à qui il s’attaque. L’œil aussi vif que malin, Yann Barthès est le bon copain que l’on rêve d’avoir en face de soi au bureau. Devenu un véritable sex-symbol pour ces demoiselles, Barthès est le parfait mélange entre le chic et le choc.

 

Ses amis, ses ennemis

Très copain avec sa consœur Ariane Massenet, Yann Barthès ne cultive pas beaucoup d’amitiés people. Le journaliste a l’intelligence de se faire très rare dans les noubas sponsorisées. Résultat, pas de risque de croiser ses victimes au bar. Parmi ses détracteurs, on retrouve Magloire, Vincent McDoom ou encore Madonna.

 

 

Perez Hilton

 

Son parcours :

De son vrai nom, Mario Armando Lavandeira, Perez Hilton a vu le jour en 1978 à Miami. Fils d’immigrés cubains, Perez fonce à New-York son bac en poche pour suivre des cours de comédies. L’apprenti acteur enchaîne les petits boulots pour assurer sa survie avant d’aller tenter sa chance à Los Angeles. Si le grand écran le boude, Internet l’adopte. En 2005, son blog à potins rencontre déjà un vif succès et de nombreuses inimitiés chez les stars qui découvrent la puissance de la toile.

 

Son style :

Provocateur et taquin, Perez Hilton n’hésite pas à taper là où ça fait mal. Gribouillant les photos de paparazzis de commentaires acerbes, le blogueur a bâti sa réputation en « outant » les célébrités homos ou soulignant les bourrelets des grassouillets d’Hollywood. S’il change de coupe de cheveux tous les quatre matins, Hilton a su faire fructifier sa web-cred’ sur le petit écran où il enchaîne les appariations.

 

Ses amis, ses ennemis

Au début de son activité, tout le monde le détestait. Colin Farrell lui a fait un procès, Britney voulait lui péter la tronche et Fergie s’amusait à l’insulter par tubes interposés. Mais depuis que son blog est devenu incontournable, Perez s’est trouvé des copains dans le showbiz. Victoria Beckham l’adore, Mika lui doit sa notoriété aux States et le jeune chanteur français Sliimy a trouvé chez lui un distributeur influent.

 

Cédric Couvez

05/11/2009

A williamsburg, on se la cool douce

Oubliez Manhattan, ses gratte-ciel, ses traders et sa furie ambiante. Traversez l’East River et partez à la découverte de Williamsburg, le quartier le plus cool de New York. Depuis dix ans, ce quartier résidentiel de Brooklyn, niché à une station de métro seulement de l’East Village, est devenu le rêve de tous les kids et l’antre des hipsters. Buzzée comme jamais, cette tribu est facilement reconnaissable : la trentaine mal rasée (pour les garçons uniquement), chemises à carreaux, tatouages sur les bras avec le guidon d’une poussette dans les mains.

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Un tout petit village
Résolus à l’exil après la flambée des prix de l’immobilier à Manhattan, ces bobos ricains qui bossent dans l’art, la musique ou la communication ont trouvé refuge sur Bedford Avenue, l’axe principal de Williamsburg, et dans ses rues perpendiculaires. Ca,r autant être honnête, ce petit coin de branchitude est un tout petit village. Et à moins d’être très pote avec les gars de MGMT, TV On The Radio ou Vampire Weekend, qui y ont établi leurs quartiers généraux, nul besoin d’y rester plus de 24 h pour en faire le tour. On commence la virée par une pause shopping. Une vingtaine de petites boutiques s’étalent sur Bedford. Aucune grande chaîne commerciale évidemment.

Ici, on  chine de la sape vintage, on dégote l’accessoire qui tue et on repart heureux de s’être délesté de quelques dollars. Pour déjeuner, direction Egg, le restau bio qui prépare sans conteste les meilleurs hamburgers de la ville. Arrosez le tout d’un véritable iced tea en lisant un fanzine de mode et vous serez couleur locale. En sortant, passez une tête et surtout vos oreilles chez le vieux disquaire de Bedford. Ambiance indé et arty assurée. Très sympa, le vendeur n’hésitera pas à vous faire écouter ses perles, souvent disponibles en vinyles avant de reluquer votre portefeuille. Et le monsieur de vous conseiller sur les flyers qui traînent sur son comptoir.

A deux numéros de là, la seule galerie commerciale du secteur propose une animation aussi roots que surprenante : un photomaton japonais qui réalise une dizaine de stickers « trop kawaï ». La tradition veut qu’on en colle toujours un sur la machine… pour le souvenir. Si vous êtes d’attaque, allez vous faire tatouer à Asylum Studio. Mike, Amérindien un poil freak, a le trait aussi fin que doux. Pour finir cette belle journée hype, direction le Café Juliette. Sa terrasse sur le toit est un must pour qui veut voir le coucher de soleil en écoutant un vieux David Bowie. Bonne nouvelle, c’est ici que vous rencontrerez vos compagnons de virée une fois la nuit bien tombée.

La Rédaction du Routard

Les blogueuses n'en finissent pas de shopper

« J’ai pas acheté de chaussures aujourd’hui. Je crois qu’on peut dire que je suis sur la bonne voie, non ? », déclare Géraldine alias Punky B, blogueuse mode, sur sa page Twitter. Les shoppeuses compulsives de la blogopshère font fi de la crise et partagent avec passion leurs bons plans pour acquérir les pièces tendance à petits prix. Leurs placards débordent, et elles achètent... beaucoup. « Au moins une fringue par semaine » pour Kenza, auteur du blog La Revue de Kenza et bientôt animatrice d’une émission mode sur la webTV Konbini.

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Jamais les mains vides
« Dans un quartier comme Châtelet, avec un Zara et un H&M tous les 200 m et le Forum des Halles à proximité, la tentation est forte ! On est happées par ces enseignes, d’où on ne ressort jamais les mains vides. Ces boutiques sont un formidable laboratoire de tendances. Grâce à elles, on expérimente de nouveaux styles sans trop de conséquences : si je m’emballe sur une fringue hyper excentrique à 15 € qui finit par rester dans mon placard, je n’ai pas mauvaise conscience. »


Sur son blog, Kenza se looke et pose dans Paris avec ses copines, sans oublier de donner les références de ses trouvailles. Telle une armée de shoppeuses, les blogueuses écument inlassablement les rayons et, parfois, dénichent la perle rare. « J’ai trouvé chez H&M une adorable veste à brandebourgs à 39 €, et quand j’ai posté sa photo sur mon blog, ça a été l’émeute, j’ai été submergée de mails de lectrices qui voulaient la même ! », explique Marion, alias Marion Rocks. La veste d’officier en question a été lancée sur les podiums par Balmain et elle est facturée 8000 € en version originale... Comme beaucoup d’autres fashion blogueuses, Marion a créé un deuxième site, une sorte de vide-dressing virtuel qui lui permet de désengorger son armoire et de financer ses nouvelles acquisitions.


Leurs meilleures affaires, c’est sur Internet que les fast fashion addicts les trouvent, de préférence dans des boutiques qui ne sont pas implantées en France. Habituées des rayons virtuels d’Asos, de Forever21 ou de Lipsy, c’est chez le Britannique Topshop qu’elles perdent toutes la tête. « Attendre un colis Topshop, c’est toujours une grande aventure. Recevoir ledit colis, c’est toujours un immense moment de plaisir », écrit ainsi Betty. Leur prochain rendez-vous est chez H&M : à la fin de l’année, l’enseigne suédoise proposera, à prix mini, des modèles du chausseur de luxe Jimmy Choo et de la créatrice Sonia Rykiel. Fast fashion addicts, à vos marques...

Aurore Leblanc

 
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