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22/10/2009

Une artiste entre la fontaine à eau et la machine à café

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Un grand hall lumineux au 22ème étage d’une tour de La Défense, des meubles design, des gens sérieux en costards… Et là, paf, des œuvres d’art contemporain spécialement créées pour les employés d’Eurogroup, société de consulting. L’artiste Barbara Noiret a passé six mois parmi eux avant de créer les œuvres de l’exposition Rex (« retour d’expérience » en langage de consultants). « Je me suis comporté comme un caméléon, j’ai assisté aux réunions et briefings avec les clients. » Fascinée par l’hyper-communication à l’œuvre dans ces bureaux, Barbara Noiret arrivait avec des stéréotypes en tête : « J’ai été surprise de rencontrer des gens très tournés sur l’humain. » Ses œuvres, photos et vidéos, savamment disposées dans les salles du siège de la société, exploitent le lyrisme du jargon des consultants et la poésie inattendue de cet univers. Une bande son restitue les phrases d’une réunion, par exemple « L’objectif de la phase c’est optimiser le processus. » Un diaporama met en regard photos de réunions et phrases hors contexte : « On est en train de s’adapter à la dégradation » ou « On travaille sur le vivant, seuls les artistes travaillent sur le vivant. »

Complètement novateur en 2007, quand Eurogroup s’est lancé, le principe de ces résidences d’artistes essaime aujourd’hui dans d’autres entreprises, même s’il échappe à la loi sur le mécénat. « Ce n’est pas fiscalement reconnu par la loi de 2003 parce que nous n’achetons pas les œuvres », explique Julien Eymeri, directeur à l’origine du projet. Ce passionné d’art contemporain a su convaincre son PDG : « Il y a des similitudes entre la démarche artistique et notre travail. Nous aidons des entreprises en difficulté, qui ne voient plus comment débloquer une situation. Nous les amenons à avoir un regard neuf sur les choses. Un artiste fait exactement pareil… »

Benjamin Chapon

Une artiste entre la fontaine à eau et la machine à café

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Un grand hall lumineux au 22ème étage d’une tour de La Défense, des meubles design, des gens sérieux en costards… Et là, paf, des œuvres d’art contemporain spécialement créées pour les employés d’Eurogroup, société de consulting. L’artiste Barbara Noiret a passé six mois parmi eux avant de créer les œuvres de l’exposition Rex (« retour d’expérience » en langage de consultants). « Je me suis comporté comme un caméléon, j’ai assisté aux réunions et briefings avec les clients. » Fascinée par l’hyper-communication à l’œuvre dans ces bureaux, Barbara Noiret arrivait avec des stéréotypes en tête : « J’ai été surprise de rencontrer des gens très tournés sur l’humain. » Ses œuvres, photos et vidéos, savamment disposées dans les salles du siège de la société, exploitent le lyrisme du jargon des consultants et la poésie inattendue de cet univers. Une bande son restitue les phrases d’une réunion, par exemple « L’objectif de la phase c’est optimiser le processus. » Un diaporama met en regard photos de réunions et phrases hors contexte : « On est en train de s’adapter à la dégradation » ou « On travaille sur le vivant, seuls les artistes travaillent sur le vivant. »

Complètement novateur en 2007, quand Eurogroup s’est lancé, le principe de ces résidences d’artistes essaime aujourd’hui dans d’autres entreprises, même s’il échappe à la loi sur le mécénat. « Ce n’est pas fiscalement reconnu par la loi de 2003 parce que nous n’achetons pas les œuvres », explique Julien Eymeri, directeur à l’origine du projet. Ce passionné d’art contemporain a su convaincre son PDG : « Il y a des similitudes entre la démarche artistique et notre travail. Nous aidons des entreprises en difficulté, qui ne voient plus comment débloquer une situation. Nous les amenons à avoir un regard neuf sur les choses. Un artiste fait exactement pareil… »

Benjamin Chapon

Starclash arty : Andy Warhol vs. Jeff Koons

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Superstars de l’art contemporain, Jeff Koons et Andy Warhol s’affrontent dans un Starclash exclusif. Lequel des deux artistes préférez-vous ? C’est à vous de nous le dire en commentant ci-dessous…

 

 

Jeff Koons

 

Sa vie

Né en Pennsylvanie en 1955, Jeff Koons se passionne pour l’art dès sa plus tendre enfance. Adolescent, il découvre le travail de Salvator Dali et décide d’intégrer l’école d’art de Chicago puis du Maryland. A la sortie de ses études, Koons devient… trader à Wall Street. Il fait fortune et se lance à l’assaut de sa passion avec une trentaine d’assistants qui œuvrent dans son loft de Soho. L’artiste mène une vie sulfureuse en se mariant en 1991 avec l’ancienne vedette du porno, La Cicciolina. L’union capotera deux ans plus tard mais Jeff s’est définitivement imposé comme une figure incontournable de l’art contemporain.

 

Son œuvre

Bien décidé à faire de l’art pour le plus grand nombre, Jeff Koons revisite brillament les codes de la pop-culture. Entouré par une armada de cent assistants, Koons se contente d’impulser les idées sans jamais mettre la main à la pâte. Victime du « syndrome Luc Besson »,  il divise la critique, souvent agacée par son succès. Il faut compter plusieurs millions de dollars pour acquérir l’une de ses œuvres.

 

 

Andy Warhol

 

Sa vie

Après une enfance tranquille dans les années 1930 à Pittsburgh, Andy Warhol étudie l’art au Canergie Institute of Technology. Il s’installe à New York en 1949 et expose ses premières œuvres. Dessinateur publicitaire, Andy réalise ses premiers tableaux inspiré de l’univers comics au début des sixties. Copain avec toute la hype de la grosse pomme, Warhol devient une îcone de l’art contemporain et traverse les décennies en s’essayant au cinéma et à la production musicale avec le Velvet Underground. Il meurt en 1987 dans son sommeil d’une crise cardiaque.

 

Son œuvre

Ce n’est pas pour rien que la critique a surnommé Warhol « le pape du pop ». Plutôt que de mettre en opposition les icones populaires et l’inteligencia bien pensante, Andy a tout mis en œuvre pour les réunir. Et l’artiste a brillamment réussi son pari en influençant toute une génération d’artistes. Ses travaux les plus connus utilisent la même technique : la photographie sérigraphiée puis reportée sur toile.


Cédric Couvez

 

15/10/2009

Les anti-épilation se rebiffent

 

Un jour, on sonnera le glas des glabres. Et ils n’y seront pas pour rien. « Ils », ce sont les anti-épilation de tous poils, les partisans de la moumoute sur le tableau de bord, de la frisée qui sort du cabas. Karine est l’une des leurs. Elle préfère cacher sa vraie identité comme ses aisselles poilues, soucieuse de ne pas hérisser sa famille. « Je m’épile les jambes pour les collants, mais je laisse mes autres poils pousser, confesse cette jeune femme, rencontrée sur un forum. S’épiler, c’est faire comme tout le monde, ça n’a rien de sexy. Ce qui est sexy, c’est être différente, et avec ma pelouse naturelle, je suis différente. » Et elle n’est pas la seule.

1610-MAG-UNE-POIL2.jpg.jpgLame de fond

Dans un monde dominé par la trichophobie, la peur des poils, de nombreux hommes et femmes ont la cire triste. « L’épilation est une norme qu’on nous impose, explique Jocelyn Patinel, président du Mouvement international pour une écologie libidinale. Elle est arrivée en France avec les bas nylon des GI et elle s’est étendue au corps entier de la femme à partir de la fin des années 1960, notamment sous l’influence du monde de la pub. » Le marché est vite pris d’assaut par les marques. A la recherche de nouveaux débouchés, l’industrie cosmétique part à la fin des années 1990 à la conquête de la toison masculine. En empruntant le métro... Le métrosexuel, homme rafiné, efféminé, qui n’a pas le poil dans la main quand il s’agit de le bouter. « L’arrivée de l’épilation chez les garçons est intéressante scientifiquement. Ça nous permet d’observer le phénomène à son début, note le militant, qui prépare une thèse sur l’aliénation sociale. Chez les femmes, ces pratiques sont depuis longtemps la norme. » Avec son réseau, Jocelyn Patinel organise chaque année les Printemps et été sans épilation. « L’objectif est de donner à toutes et à tous les moyens de se faire une idée par soi-même sur le sujet et d’arrêter de s’épiler s’ils en ont envie. »

Menacé d’extermination, le poil, lui, se poile. Il en a vu d’autres en quelques milliards d’années de carrière. Claude Gudin, docteur en biologie végétale et auteur d’une très documentée Histoire naturelle du poil (éd. Panama) et de la séduction (Seuil) s’est penché sur la question qui taraude tout le monde : qui de l’œuf ou de la poilue était là le premier. Et sa réponse est surprenante. « Les toutes premières cellules sur terre avaient déjà des sortes de poils. Et au travers de l’évolution, ils n’ont jamais disparu. » Qu’ils soient plumes, écailles ou cheveux, les avatars pileux se retrouvent partout dans le règne végétal ou animal. « Ils ont une vraie utilité. Ils servent de tampon avec l’environnement. Ils permettent de réguler la température ou les échanges hydriques. Pour l’homme ou la femme, aujourd’hui, s’épiler n’est pas grave car on s’est inventé une seconde peau avec les vêtements. Chez certains animaux, en revanche, le poil participe pleinement au rite de séduction, analyse celui qui a organisé en 2007 les Etats généraux du poil. Les femelles choisissent les mâles qui ont les plumes colorées pour s’assurer que leur partenaire est sain. »

Bouc émissaire

L’homme et la femme d’aujourd’hui miseraient eux sur son absence pour se séduire ? Pas tous. Pour Otto, sous-directeur du Paris Moustache Club, un rassemblement de dandys à bacchantes, la touffe est « un bijou de séduction », qui ne passe pas inaperçu. Sortir à poils dans une société rasante n’est pas anodin. « Ça attire les regards. D’ailleurs, beaucoup de ceux qui abandonnement la moustache le font parce qu’ils ne supportent plus de se faire remarquer. » Ou parce qu’ils perdent patience. Car poser la moquette sous l’aspirateur demande de l’abnégation. « Porter la moustache, c’est du travail. Il faut en permanence la sculpter. Ça n’a rien à voir avec les moustaches-barbes  ou, pire, les boucs. » Alors adepte du trois-pièces en fourrure ou du poil solitaire, choisissez votre camp. Mais ne vous faites pas de mouron. Si les anti-épilation gagnent la partie, il y a peu de chance que vous soyez tondu à la libération.

Laurent Bainier

Passage au rasoir électro

 

 

1610-MAG-JAUMET 2.jpgEtienne Jaumet - « Night Music »

Pilosité 0% - Qualité 80%

Glabre et flippant. La moitié (oui mais laquelle ?) du duo Zombie Zombie s’essaye avec réussite au solo. Son comparse occupé avec les Herman Düne, Etienne Jaumet en profite pour réaliser un album sombre et brutal. Cinq titres, dont le premier d’une vingtaine de minutes, plonge l’auditeur dans une transe morbide et anxiogène à coups de sons répétitifs et psychédéliques.

 

 

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The Phenomenal Hand Clap Band

Pilosité entre 0 et 100% - Qualité 72%

Du funk au poil. Daniel Collas et Sean Marquand, DJ vétérans de l’électro underground new-yorkaise, ont fondé ce super-groupe avec des membres TV On The Radio ou Blues Explosion, entre autres. Le résultat est un réjouissant catalogue de boogies électro-funk dansants. À majorité masculine et chevelue, le groupe à géométrie variable accueille souvent des chanteuses qui, si elles font chuter leur taux de pilosité, donnent peps et sensualité à l’ensemble.

 

 

1610-MAG-HARRIS 3.jpgCalvin Harris « Ready For The Week-End »

Pilosité 30% - Qualité 50%

Toison et techno postiche. Le jeune prodige écossais de l’électro qui gigote a surpris son monde avec le premier single de son second album : un hymne boum-boum son qui lorgne salement vers l’euro dance ringarde. Pas le dernier pour la déconne, Calvin Harris sourit sous sa barbe de trois jours : c’était pour de rire. Le bonhomme recycle les pires tics de la dance des années 1990 à la sauce pop. Si vous manquez de second degré, le son 2009 de Harris devrait quand même pas mal vous écorcher les oreilles.

 

 

1610-MAG-FUCK 1.jpgFuck Buttons - Taroty Sport

Pilosité 50% - Qualité 90%

Le duvet pour l’hiver. En 2008, leur joyeux vacarme psychédélique ne ressemblait déjà à rien d’autre. Une moitié du duo anglais a laissée pousser une barbe soignée : bon présage pour 2009. Le second opus de ces génies du son est déjà sorti en Angleterre et ne devrait plus tarder à traverser la Manche. On en salive d’avance et se repassant en boucle le nouveau single, Surf Solar, farandole de sons tordus qui s’enfilent dans un bordel hyper percutant.

Benjamin Chapon

«L’esprit des hot d’or est conservé»

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Après huit ans d’absence, les Hot d’Or*, « César du porno », reviennent à Paris pour leur 11e édition. L’occasion d’interviewer Paul Jérôme, journaliste à Hot Video, magazine partenaire de la cérémonie.

Pourquoi avoir arrêté les Hot d’Or aussi longtemps ?
Lors de la 10e édition en 2001 à Cannes, nous avons eu des problèmes. On s’est fait chasser du Festival mais surtout du restaurant Noga Hilton où avait lieu le déjeuner de presse précédant la cérémonie. L’exploitant avait donné son accord mais pas le propriétaire. Contrairement à ce que j’ai pu entendre, ce n’est pas la municipalité de Cannes qui nous a virés. Parallèlement à ça, au lieu de faire bloc, la communauté du porno a développé un sentiment individualiste et se déplaçait de moins en moins sans prix à la clé. Et puis le mouvement s’essoufflait aussi.

Huit ans d’abstinence c’est long. Quelles ont été vos motivations pour récréer l’événement ?
L’industrie du porno est en crise financière et identitaire. Elle a besoin d’un élan et de références. On voit de plus en plus de films de mauvaise qualité sur le Web ou ailleurs et l’intérêt pour les œuvres scénarisées disparaît. Le but est de ressouder les acteurs de l’industrie du porno, attirer les réalisateurs et valoriser le travail. Finalement, on a tous besoin d’une carotte. En plus, le public est plus sensible à une valorisation commerciale. Entre les « gonzo », les vidéos amateurs et les films plus élaborés, on doit faire un tri.

La cérémonie parisienne sera-t-elle différente de celles de Cannes ?

Paris, c’était pour marquer une rupture, un renouveau par rapport aux précédentes éditions qui se déroulaient en marge du Festival de Cannes. C’est toujours le public qui vote, par bulletin, par Internet ou par SMS pour les 250 nommés dans 29 catégories. Parmi elles, deux nouvelles : « Meilleur site Internet » et « Meilleur blog d’actrice ».

Pensez vous redorer l’image du porno à travers ce genre d’événement ?

Les Hot d’Or et le porno peuvent être classes. Le milieu du X pour beaucoup de gens, ce sont encore des mafieux qui comptent les billets dans leur limousine entourés de femmes à poil. Alors qu’en réalité, beaucoup d’acteurs, réalisateurs galèrent et vendent leurs DVD à 5 €. L’idée est de montrer le côté étincelant de l’industrie du X.

Vous ne craignez pas les « débordements » ?
Il y aura une tendance coquine c’est sûr. Des interviews anglées sur les décolletés. Mais dress-code oblige, smoking et robe de gala pour tout le monde. Pas franchement à poil du coup.

* Le 20 octobre à la Salle Wagram, cérémonie retransmise en direct sur XXL à partir de 20 h 30.

Clémence Millet

de nouvelles mousses moins rasoirs

La mousse sera toujours la mousse et ça a de quoi horripiler plus d’un marketeux dans les bureaux des grandes marques de cosmétique. Mais l’industrie, même en temps de crise, ne manque pas de ressources et a inventé ces derniers mois une tripotée de nouveaux produits au poil pour dynamiser le marché de la mousse à raser.

Williams a eu l’idée de marier mousse et baume après-rasage avec sa gamme Confort Pro, qui hydrate la peau en même temps qu’elle la prépare au coup de lame. Si Williams fusionne les produits, chez Nickel, au contraire, on les spécialise. Avec Mauvais Poil, la marque des hommes tendance commercialise un gel expert en poil incarné. Sa formule traque la pilosité retorse pour mieux l’exposer au feu du rasoir. Enfin, si vous n’êtes pas mousse et finition main, mais plutôt poudre pour réveil électrique, The Powder Company a ce qu’il vous faut : un stick de talc à appliquer avant rasage qui lisse votre peau et la protège des rotors de votre rasoir.

Laurent Bainier

 
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