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05/03/2010

Les geeks commencent à casser les urnes

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Ils se loggent, bloggent, chattent, parfois twittent, à l’instar du commun des mortels internautes. Mais, soyons francs un instant, ils ne sont pas comme nous. On ne nous la fait pas. Que les politiques soient en campagne sur la toile, en investissant les réseaux sociaux à grands coups de LOL, de RT PLS et de PTDR, ça passe aussi peu inaperçu qu’un buzz à base de casiers judiciaires excavés ou de « tronches pas trop catholiques ». Et si ces régionales ne sont pas les élections les plus capitales pour la sauvegarde du patrimoine fromager local, encore moins celles qui rempliront le caddie ou règleront vos problèmes d’alcool, elles marqueront un tournant dans la manière de faire de la politique en France. Aujourd’hui, les geeks ne sont plus seulement les boutonneux qui arnaquent les partis politiques en leur vendant des sites de campagne faits à l’arrache. Ils sont la tranche d’électorat que chaque candidat rêve de glisser dans sa musette.

Sabordage de pirates

Conscients du phénomène, certains d’entre eux se sont organisés, comme le Parti pirate français. Un temps en lice pour le scrutin, il ne présentera finalement pas de liste les 14 et 21 mars. Pas assez de candidats pour espérer faire la nique aux vieux briscards d’Ile-de-France et de Rhône-Alpes, nous dit-on. Qu’importe, le travail a été fait. Présents sur tous les fronts du Web, de Facebook, avec tout de même 2 200 membres ralliés à la cause technophile, à Twitter et son pendant libre Identi.ca, les « geeks-citoyens » font aussi de la politique Creative commons.

En tout, neuf propositions mises à la totale disposition de la concurrence, de l’avant-gauche à l’arrière-droite politique. Et ce n’est que le commencement. « On est seulement en train de prendre conscience des possibilités qu’offre Internet en politique », explique Valentin Villenave, le trésorier des pirates. Sa prise de conscience à lui, c’était par un beau soir de l’an 2005, le 29 mai, jour du referendum sur la constitution européenne. Retour en arrière, à la sortie de l’isoloir : « Durant toute la campagne, les médias traditionnels relayaient le oui, alors que les nonistes étaient extrêmement actifs sur Internet. Le rôle de la toile a été déterminant. C’est là que je me suis dit, les choses ne seront plus pareilles. »

Il a suffi de trois semaines de web-campagne pour que Geek’10, qui n’était alors qu’un regroupement de jeunes entrepreneurs alsaciens en Technologies d’information et de communication, devienne une liste écoutée. Mais en montrant leurs trognes de geeks au premier tour des élections, l’initiative citoyenne risquait de se voir étiqueter comme les autres politiques. Fatal error, et retour au SAV garantis. Ce que ne voulait surtout pas Jean-Bruno Guerra, candidat Geek’10 dans le Haut-Rhin : « C’est une autre façon de faire de la politique, en dehors des partis On est une liste avec des propositions copier/coller pour les autres listes.» Grâce à une campagne pensée par et pour le web, le buzz enfle rapidement. Et la liste suspendue, le travail de lobbying de Geek’10 devrait continuer après le scrutin.

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C’est l’heure de l’apéritweet

Côté politique, rares sont les candidats à ne pas avoir leur espace Twitter. Michel Py, maire de Leucate, tête de liste UMP dans l’Aude, n’y fait pas exception. Sa petite touche perso à lui, c’est l’« apéritweet », un apéro de campagne auquel les followers du politicien et ses fans Facebook sont invités. Partir de la toile pour s’adresser aux internautes In Real Life, l’idée pourrait faire son chemin.

Bien utilisé, un compte Twitter, pour les médias, ou Facebook, pour l’électorat, est un tremplin indéniable vers le monde extérieur. Idéal pour les petits hommes politiques et les collectifs qu’on ne risque pas de voir truster les plateaux TV. Le must, selon Geoffrey La Rocca, journaliste et consultant en stratégie Internet, étant d’être « repris dans les médias traditionnels ». La page dans un hebdo de news reste le graal. Mais elle est bientôt prête à se tourner.

 

 

Romain Gouloumès


En politique, il y en a pour tous les goodies

C’est aussi la Fashion Week dans les partis politiques ! En attendant les élections, petite sélection des produits dérivés ou « goodies » inattendus pour faire avec humour la promo du parti que vous soutenez.

UMP - Le parti de Xavier Bertrand propose un large choix de produits promotionnels originaux : bouteilles d’eau, tongs ou encore freesbee. En plein tournoi des 6 Nations, préférez le polo de rugby UMP, du même rouge qu’un verre de vin. 22€ (www.lemouvementpopulaire.fr)


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PS - Les socialistes ajoutent une touche d’humour aux gilets jaunes obligatoires depuis deux ans, en imprimant la phrase « Je roule à droite par convention, je vote à gauche par conviction » sur le dos. 7 € (www.laboutiquedups.com). Mais ce n’est pas parce que le slogan est drôle et que Lagerfeld en a fait la promo que c’est chic de le porter par-dessus son smoking.

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MoDem - Le camp centriste ne fait pas de goodies. En revanche il a mis en place sur son site le jeu « Pimp my candidate ». Le principe est le même que dans la célèbre émission sur MTV, mais ici on relooke l’affiche de campagne des candidats du parti orange. Avis aux aspirants publicitaires. (http://regionsdemocrates.fr)

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FN - Jean-Marie Le Pen voit les choses en grands en proposant le plus gros produit dérivé tout partis confondus : la tente front national aux couleurs de la France et décorée de la fameuse flamme FN. « Dimensionnée pour 4 personnes, idéale pour 3, royale pour 2 ! » Pas certain pour autant que vous ferez fureur au camping. 50,90 € (http://www.boutique-fn.net).

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PCF - Les communistes ont laissé parler leur imagination en créant un passe Navi-Go factice pour faire la promo d’une unique zone de transport en île-de-France, en imitant des timbres contre la privatisation de la Poste, et des faux jeux à gratter de la « française des gueux ». Tous ces produits sont gratuits et disponibles au Secteur Communication, 2, place du Colonel Fabien 75019 Paris.

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DLR - Nicolas Dupont-Aignan dirigeant du parti républicain prend soin des citoyens en les mettant à l’abri des intempéries : écharpes et parapluies estampillés Debout la République sont disponibles sur leur site (www.debout-la-republique.fr). Le kit parfait pour ne pas prendre l’eau dans les urnes ?

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Les Verts, le NPA, France en Action et Lutte Ouvrière ne proposent aucun goodies et ça c’est bad.

 

 

Hermine Prunier

 

 

 

0503-MAG-SHO-BONGRAND.jpgMichel Bongrand, Pape du marketing politique

Quand est né le marketing politique de goodies en France ?

En 1958, je conseillais le Général De Gaulle lorsque l’on a commencé à vendre des affiches, des portes-clés avec la croix de Lorraine et des badges. C’était un peu pour faire comme les américains même si De Gaulle n’aimait pas trop ça. A l’époque, ça nous servait un peu pour récolter des fonds.

Les produits dérivés peuvent-ils influencer un scrutin ?

Pas du tout ! Cela reste de l’ordre du gadget. D’ailleurs, ces babioles ne sont des outils que pour motiver et fidéliser les militants. Les électeurs ne sont pas la cible. C’est juste du carburant mobiliser les réseaux et leur donner un maximum de confiance pour répandre leur bonne parole.

La politique est donc un marché comme les autres ?

Effectivement, les produits dérivés doivent rapporter plus qu’ils ne coûtent voilà pourquoi ils sont pour la plupart vendus et non donnés. Mais tout ça reste de l’ordre de l’anecdotique question finance des partis.



Cédric Couvez

04/03/2010

Interview Jean-Marc Albert

Jean-Marc Albert historien, il décrypte les relations entre la table et les hommes de pouvoir

0503-MAG-CUI-CHIRAC.jpgQuel est le rapport entre les hommes politiques et l’art de la table ?

Depuis la nuit des temps, les hommes d’Etat ont utilisé la nourriture comme un outil politique. Il s’agit d’un rapport de domination, de démonstration, de cohésion et de hiérarchisation pour la puissance invitante. La quantité, la qualité et le placement à table sont des vecteurs de messages très importants.

La nourriture peut également être une arme pour véhiculer un message négatif ?

Effectivement. Dans le passé, les actes d’empoisonnement avaient lieu à table... De nos jours, ces pratiques n’existent quasiment plus, mais le boycott alimentaire est très souvent utilisé lorsque l’on s’en prend à la France. Quand, ils sont fâchés contre nous, les Etats-Unis boycottent le roquefort, le foie gras ou encore même le nom des frites, les fameuses « french fries » renommées « freedom fries » pendant la guerre en Irak.

Quels sont les plats préférés des différents présidents de la Ve République ?

La mise en scène de l’alimentation des hommes politiques est très importante et toujours corrélée à l’image qu’ils veulent donner. Charles de Gaulle affirmait sa rigueur militaire en mangeant beaucoup de soupe. Pompidou la jouait modeste également en déclarant adorer les choux farcis. Pour sa part, Valérie Giscard d’Estaing avait fait une faute politique en encensant les œufs brouillés à la truffe de Bocuse, un plat de toute évidence très snob. En fin gourmet, Mitterrand adorait les ortolans... Chirac, lui, a toujours eu l’image d’un bon vivant avec les plats en sauce et sa passion pour la tête de veau. Quant à Sarkozy, il n’aime pas passer du temps à table. Il faut que ça aille vite, il est pressé. Avant, il mangeait beaucoup de pizzas et d’hamburgers mais depuis sa rencontre avec Carla, il s’est mis à manger bio...

Est-il enviseable de voir Nicolas Sarkozy manger un kebab ?

C’est peut-être un peu trop connoté pour lui, mais mieux vaut qu’il s’affiche en train d’engloutir un kebab plutôt qu’un McDo. Les fast-foods américains représentent le capitalisme américain triomphant.

La mise en scène de la nourriture est elle une réalité pendant les campagnes électorales ?

Tout à fait ! Lors de la dernière campagne présidentielle, Ségolène Royal avait refusé de se faire photographier en train de manger. Si, esthétiquement, elle avait raison, politiquement, elle avait tort. La nouveauté, lors de cette campagne

pour les régionales, c’est la dénonciation des frais de bouche des équipes sortantes. Certains concurrents en font même un axe de combat essentiel.

Jean-Marc Albert est l’auteur de Aux tables du pouvoir aux éditions Armand Colin, 22 €.

 

 

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« Il faut avoir l’estomac bien accroché lorsque l’on se rend au Salon de l’agriculture. Hier, j’ai enchaîné des mélanges improbables comme les rillettes de lapin et de la liqueur d’abricot ! », nous déclarait Jean-Paul Huchon, tête de liste socialiste en Ile-de-France après sa première visite, dimanche dernier. Mais tous les candidats se ruent-ils sur ces stands pantagruéliques où les petits producteurs tentent d’écouler leurs marchandises : « Que nenni, les hommes politiques de dimension nationale s’en foutent de nous. Ils préfèrent aller prendre des photos avec des vaches », balance un vieux de la vieille qui expose sur le stand de la région Centre. Même son de cloche à quelques encablures chez Gérard, qui vend le meilleur pain d’épices du salon : « Au mieux, on a notre président de région qui passe serrer la louche, mais ça fait bien longtemps que les agriculteurs ne font plus du tout confiance aux hommes politiques. C’est certainement pour cela qu’ils ne tentent pas de venir se faire rincer aux frais de la princesse sur nos étalages. » Bon appétit, chers candidats.

recueilli par Cédric Couvez

Le soir venu, on vote pour la diversité

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La nuit parisienne, c’est un peu comme les partis qui présentent des listes aux élections régionales : il y en a pour tous les goûts. On commence le marathon nocturne par « La Party », l’immanquable after officielle des César joyeusement arrosée par Chivas. Minuit sonne et on danse déjà le madison au Mimi Pinson. Le dancing pour personnes du troisième âge est transformé en boîte branchée. Première vedette arrivée, Patrick Bouchitey erre seul dans les carrés VIP à la recherche d’un rôle alors que la belle Emma De Caunes passe les galettes derrière les platines enchaînant un bon Snoop Dogg avec un vieux Grace Jones.

Vedettes, strip-teaseuses et fashion


L’heure tourne et les stars débarquent. Sourire en coin, Edouard Baer boycotte le photo-call alors que Marion Cotillard joue le jeu à fond. Entre deux coups de flash, Mélanie Laurent commente le poids de son trophée : « Qu’est-ce que c’est lourd ce truc ». Pendant ce temps-là, les jeunes acteurs des Beaux gosses nagent dans leurs costumes. Grand gagnant de la cérémonie, Tahar Rahim parade sobrement avec sa moustache et ses deux récompenses.

Mardi, on change radicalement d’ambiance. Direction le Secret Square, l’ancien Stringfellows, avenue des Ternes dans le 17e arrondissement, relifté depuis peu. Le club de strip-tease chic a incontestablement gagné en qualité de service. Au menu : service voiturier, délicieuse carte aphrodisiaque épicée et beautés fatales en petite tenue. Gaelle Levy, la RP du lieu a le sourire : « C’est un lieu classe ici. On vend du rêve et du fantasme car autant vous prévenir, ce n’est pas au Secret Square que l’on peut rencontrer la femme de sa vie. Depuis la création du club, il n’y a eu que trois mariages et un bébé entre danseuses et clients .» Un lapdance plus tard, on garde des forces pour le début de la fashion-week.

Pendant une semaine, mannequins et stylistes vont picoler du champagne frais entre deux défilés. Pour se chauffer, on file mercredi au Tigre, l’ancienne boîte à partouze reconvertie en petit club rock. Impasse de la Défense, la marque créée par Karim Bonet, reçoit. L’open bar est pris d’assaut par une horde de branchés visiblement assoiffés. Devant les platines, deux mannequins se tortillent lascivement au rythme d’Animal, le single le plus mode de la saison signé par le Suédois Miike Snow. A deux heures du matin, les fashionistas plient bagage : « Il faut en garder sous la pédale, la semaine de la mode n’est pas un sprint mais une course de fond », ironise une belle attachée de presse.

 

Cédric Couvez

 

Strasbourg, entre petite France et grande d’Europe

0503-MAG-WEE-ROUTARD.jpgStrasbourg, élue curiosité touristique de ces régionales. La ville alsacienne est en effet la capitale de la seule région de l’Hexagone (hors Corse) à ne pas avoir été emportée par la vague rose de 2004. Normal, parce que Strasbourg, ce n’est pas la France : c’est l’Europe. Siège du Conseil de l’Europe, elle abrite également le Parlement européen. Côté politique, la belle alsacienne est donc au top. Rassurez-vous côté touristique aussi, ça va pas mal non plus.

La cathédrale pour l’ascension


Difficile de faire l’impasse sur la cathédrale et sa fameuse horloge astronomique, chef-d’œuvre de la Renaissance, due à des horlogers suisses, cela va de soi. Rendez-vous à 12 h 30 précises pour le défilé des apôtres et des âges de la vie. A propos de temps, prenez le vôtre pour admirer les vitraux, le plus riche ensemble monumental après celui de Chartres. Et si vous n’avez pas le vertige, on vous encourage à faire l’ascension de la tour sud. A l’arrivée des 322 marches, vue extra sur la ligne bleue des Vosges, la Forêt-Noire, et bien sûr Strasbourg à vos pieds. Ensuite, pour prendre l’air, nous vous convions à une petite balade romantique dans l’île, classée au Patrimoine historique de l’Unesco et plus particulièrement dans la Petite France. Un ancien quartier de tanneurs, pêcheurs et meuniers qui a échappé aux tourmentes de l’histoire. Une vraie petite Venise de l’est avec ses vieilles demeures de charme se mirant dans les Eaux, ses écluses, ses saules pleureurs. Incontournable, la rue du Bain-aux-Plantes, bordée de maisons à colombages et encorbellements, et les ponts couverts avec leurs tours vestiges des anciennes fortifications. A faire de préférence aux petites heures du jour ou dans la soirée pour éviter la foule.

Et Strasbourg, c’est aussi un peu la capitale de l’illustration, grâce au génial Tomi Ungerer, auteur d’une œuvre prolifique et originale. La ville vient de lui consacrer un musée de son vivant, Villa Greiner dans le quartier impérial. A chaque étage, on découvre une facette de sa création artistique. Le rez-de-chaussée présente l’aspect le plus populaire de son talent : les illustrations de livres pour enfants, à travers des dessins originaux donnés par l’artiste, et une projection de dessins animés tirés de ses livres.




Hôtel le Kléber Le bon rapport qualité-prix-charme-modernité de la ville. A chaque étage, une tendance différente : au troisième étage, « idées sucrées » avec des couleurs associées ; au quatrième, honneur aux « fruits du verger »…. Et au dernier, place aux « épices et saveurs ». Colorées, agencées avec goût et pleines de détails malins, les chambres respirent le charme et tout cela à prix accessibles.
Doubles 67-94 €. Wi-fi. 29, place Kléber. Tél. : 03 88 32 09 53.

Hôtel Suisse A deux pas de la cathédrale, un hôtel qui a une âme. Discret, sympathique et vraiment charmant, avec des chambres douillettes, dont certaines avec vue sur la cathédrale. D’autres plus petites, mais toutes impeccables et fraîchement rénovées. Petit déj-buffet, servi dans une jolie salle à l’ancienne.
Doubles 78-109 € selon saison, vue et taille. 2-4, rue de la Râpe. Tél. : 03 88 35 22 11.

L’Ami Schutz Situation privilégiée au cœur de la Petite France dans une grande maison, au cadre chaleureux. Banquettes confortables pour une bonne cuisine alsacienne traditionnelle. Aux beaux jours, entre deux bras de l’Ill, une des terrasses les plus romantiques qui soient, au bord de l’eau et délicieusement arborée. Ouv. tlj midi et soir jusqu’à 22 h 30. Menu Bierstub 34,65 €. 1, Ponts-Couverts. Tél. : 03 88 32 76 98.

Au Coin des Pucelles Bonne petite adresse pour déguster, sous le doux sourire de la patronne et dans un cadre boisé, une cuisine de winstub (bar à vin alsacien) franche et hyper-copieuse, où le cochon est à l’honneur. La « choucroute du coin » ne souffre aucun reproche, quant au jarret de porc, il est au top. Du mardi au samedi 18 h 30-1 h. Carte 25 €. 12, rue des Pucelles. Tél. : 03 88 35 35 14.

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A lire : Le Guide du Routard « Strasbourg 2010 ».

 

 


La rédaction du Routard

26/02/2010

Deviendrez-vous le king du jerking ?

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Jean slim fluo, rap minimaliste chargé en basses et mouvements de jambes frénétiques, le Jerking est la nouvelle mode qui cartonne à Los Angeles. Apparu fin 2008 dans les ghettos de la côté ouest, le mouvement est devenu un phénomène de société outre-atlantique grâce au tube des New Boyz You’re a Jerk. Postée sur YouTube début juin dernier, le clip officiel a été visionné près de 30 millions de fois, engrengeant 70 000 commentaires. De quoi alerter les têtes chercheuses de maison de disques qui n’ont pas tardé à signer le duo âgé à l’époque de 17 ans. Dans le commerce, le hit cartonne : 750 000 singles vendus sur le iTunes Store, 400 000 sonneries de téléphone portable écoulées et tout une gamme de produits dérivés passant du tee-shirt flashy à l’application iPhone pour apprendre les pas de danse.

« Pour aller danser le jerk »


2602-MAG-UNE-JERKING 2.jpg Car au délà d’un simple tube, les New Boyz et leurs rivaux (The Ranger$, Pink Dollaz, The Bangz ou encore Jerk King$) ont inventé la danse de l’année: « C’est moins moche que la Tecktonik et on travaille surtout les jambes. En gros, c’est une sorte de Moonwalk pour handicapés léger. Un jerk renversé qui se pratique dans les clubs après avoir pris des drogues de synthèse très à la mode aux States à base de codéïne », ironise Olivier Cachin, journaliste et pionnier de la culture hip-hop en France. Un avis que partage Mouloud Achour, le chroniqueur tendances du « Grand journal » de Canal+ : « Effectivement, c’est comme la TCK sans la beaufitude et le tunning. Le son2602-MAG-UNE-JERKING 3.jpg est écoutable, ce n’est pas de la techno belge dégueu...» Si question zik, le Jerking n’est pas une révolution, il s’impose comme le reflet d’une génération qui mélange tous les styles pour se créer sa propre identité : « Ces gamins sont les petits frères d’Outkast, ils ont lâchés les baggy pour s’habiller comme des skateurs et font partis de la mouvance des rappeurs fashionistas », souligne Mouloud. Reste à savoir si le phénomène prendra dans l’Hexagone : « Aux Etats-Unis, la mode change vite, trop vite... Ce n’est donc peut-être pas assez suffisant pour que cela gagne la capitale », analyse Olivier Cachin. Reste à savoir si les DJ français enflammeront les dancefloors grace à ces tubes lents. « L’avenir de la musique passe par le club m’avait confié Will.I.Am », conclut Mouloud. Voilà donc la clé du succès du Jerking chez nous... ou pas.

 

 


Cédric Couvez

Décrypter l’opéra, ce n’est pas du gâteau

Avec 700 000 parts vendues dans le monde l’année dernière, l’opéra est l’un des plus gros succès de la pâtisserie moderne. Ce classique des classiques fêtera ses 55 ans en 2010 et la maison que l’on considère comme son créateur, Dalloyau, sortira pour l’occasion une version avec un glaçage blanc. Une révolution pour ce dessert tout noir, au passé plein de zones d’ombre.

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« Trop en avance sur son temps »

Victime de son succès, l’opéra a en effet souvent été copié, et Dalloyau a bien failli en perdre la paternité. L’histoire commence en 1955. Cyriaque Gavillon, pâtissier de Dalloyau, conçoit un entremets avant-gardiste. « L’opéra était tellement singulier dans sa forme que le succès n’est pas venu tout de suite, trop en avance sur son temps sans doute », analyse au dernier Salon du chocolat, en octobre dernier, Christelle Bernardé, la petite fille de Gavillon. Ce qui fera la différence, c’est l’alliance subtile de café et de chocolat. « Jusqu’alors les pâtisseries étaient conservées avec une quantité importante de sucre et d’alcool, ajoute Christelle Bernardé, aujourd’hui directrice de la marque. Avec l’arrivée de la réfrigération, il a pu concevoir cette recette sans alcool tout en réduisant les quantités de sucre ». Permettant du coup le subtil alliage de saveurs. La création sera baptisée opéra en hommage à la scène du palais Garnier, aussi plate et brillante que le dessert éponyme. Mais cinq ans plus tard, Gaston Lenôtre sort son propre opéra et en revendique la paternité. Les spécialistes estiment que la bataille ne s’achèvera qu’en 1988, lorsqu’un article du Monde rend à Dalloyau son bébé sucré. Aujourd’hui Lenôtre ne se bat plus pour l’opéra, dont il livre toujours une délicieuse version. La prestigieuse maison a imaginé en 1991 pour les 200 ans de la mort de Mozart un autre dessert au chocolat. Intitulé Concerto, il est l’un de ses plus gros succès. Et pas le moins calorique.

Recette

Le biscuit. Montez 125 g d’amandes, 125 g de sucre et 4 œufs. Ajoutez 25 g de beurre fondu, 4 blancs en neige et 20 g de sucre. Cuire 10 minutes au four (t° 9).
L’imbibage café. Faites un sirop avec 100 g de sucre et 40 cl d’eau, diluez 10 g de café soluble dans 70 cl d’eau et portez à ébullition. Mélanger les deux et laissez refroidir.
La crème au beurre. Chauffez à feu doux 90 g de sucre et 25 cl d’eau. Battez 2 œufs, versez le sirop et faites refroidir. Ajoutez 170 g de beurre en pommade, et 10 cl de café soluble dilué.
La ganache. Faites bouillir 40 cl de lait entier et 10 cl de crème liquide, puis versez 80 g de chocolat noir 70 %, et ajoutez 20 g de beurre.
Le glaçage. Mélangez 100 g de chocolat et 50 g de beurre de cacao.
Le montage. Déposez une couche de biscuit et imbiber avec un pinceau, recouvrir de crème au beurre, puis d’un biscuit imbibé. Etalez la ganache puis une 3e couche de biscuit. Terminez avec une couche de crème au beurre et finissez par le glaçage.


Hermine Prunier

Les nouveaux chocolats n’ont pas fini de vous surprendre

Du chocolat. Une surprise. Rien de bien œuf sous le soleil ? Faux. Car depuis quelques semaines, Kinder n’est plus le seul à vous offrir un petit cadeau pour vous récompenser d’avoir cédé à vos bas instincts gourmands. Rouge papille, par exemple, s’emploie à cultiver vos bourrelets. Le confiseur a inventé les « gourmandises à lire et à croquer ». Soit un morceau de chocolat de Tanzanie et une pochette surprise renfermant une grande feuille pliée en huit sur laquelle on peut lire des scènes de théâtre, des poèmes ou des devinettes . Au 2.0, on a un faible pour la collection « Voyage et chocolat » (6,80 € le coffret de 8) qui vous fait découvrir les plus grandes teufs de la planète. Croquez… dansez. Vous venez de pénétrer dans le carré VIP de la boîte de chocolats.

Si vous êtes plutôt pole dance, vous pouvez vous rabattre sur les barres de Sophie M. vendus (6,50 €) par paquet de sept grands chocolats, dont trois au lait, ces confiseries remettent au goût du jour le principe des bons points. Les enfants sages collectionneront les images, les autres soigneront leur embonpoint. Sophie M., toujours elle, réinvente aussi les crackers (15 € les 5), ces douceurs avec lesquels les
Anglais se font exploser le ventre. Une fois brisé le sachet dévoile des mini-suprises, petits messages ou oursons en guimauve. Craquant.

 

Laurent Bainier

 
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