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27/11/2008

Bedo, manger, dodo

In-con-tour-nable ! Le Supper Club est le resto le plus psychédélique de la ville. Mais avant de gober une ribambelle de plats « fusion food » vautré dans les lits king-size, mieux vaut bien étudier le mode d’emploi de ce loft art déco pour ne pas être le dindon de la farce. Premier conseil, lors de la réservation téléphonique, demandez à être «lay-down» (couché pour les anglophobes).

Et pour cause, tout le concept du Supper Club est de manger couché. Deuxième tip : arrivez tôt ! L’admission se fait de façon groupée entre 19h30 et 20 heures. Un peu de retard et vous n’aurez le droit qu’à une pauvre table et deux chaises. Pas glop ! Clients ponctuels, il ne vous reste plus qu’à suivre les instructions du maître d’hôtel. Car toute la force du Supper Club est de scénariser l’ensemble de la dînette.

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L’accueil se déroule au bar du sous-sol. Un bel espace sombre où les murs sont matelassés de cuir et les canapés parsemés d’objets sado-maso. Après l’apéro, direction l’énorme espace avec mezzanine où un Dj fait chauffer la techno minimale. Un feu de cheminée géant est projeté sur la cuisine ouverte. L’équipe de serveurs over-lookés assure le spectacle. Bienvenue dans le Disneyland de la branchitude batave ! Menu unique pour tout le monde. De toute évidence, on y vient plus pour vivre une expérience que se remplir la panse. Seul bémol, l’adition est un poil salée: 70 euros par personne, boissons non comprises. Et à 2 heures du mat’, il faut évacuer les lieux malgré les lits: «Réveillez-vous, c’est un restaurant ici monsieur pas un hôtel!» Entends-on en fin de soirée…

Cédric Couvez

Le paradis de la brosse à Dam

A la sortie du Thalys, si vous devez montrer dents blanches, c’est L’adresse à connaître. De Witte Tandenwinkel, le paradis de la brosse, est à Dam. Dans une boutique grande comme la studette de la petite souris, des centaines de modèles attendent vos chicots agressés par les harengs et les hot-dogs de la place Dam toute proche. «On est dans tous les guides, alors les touristes affluent, explique Brigitte, la vendeuse. Mais les dentistes d’Amsterdam nous envoient aussi leur clientèle. Ils pensent qu’on a toujours tout en stock.» Résultat, la boutique ne désemplit pas et les derniers modèles comme le peigne à quenottes qui joue du Black Eyed Peas ou la brosse à dent de lait Ben10 s’arrachent en quelques jours.

 

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Les Pays-Bas comptent déjà deux boutiques de ce type (l’autre est à Rotterdam) et la France pourrait bientôt leur emboîter le pas. Car le marché de l’hygiène dentaire est en pleine expansion. Les Français qui consomment à peine plus de deux brosses par an sont en retard sur les Japonais, qui s’en enfournent cinq différentes chaque année. Les rois de la fraise assurent qu’il faut en changer tous les trois mois. Et les fabricants ont compris qu’en misant sur l’originalité, ils boosteraient leurs ventes.

 

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Sur une étagère du De Witte trône la brosse Fluocaril designée par Philippe Stack. «Le modèle a été lancé en 1990, commente Brigitte. C’était l’une des premières fois qu’une approche design était tentée dans le domaine.»Les esthètes ont mordu. Les autres ont grincé des dents. Pour Bernard, touriste français de passage dans la boutique qui a toujours ses dents de sagesse, «une brosse, ça sert à brosser. Point barre. Un modèle à 30 euros ne vous empêchera pas d’avoir des caries si vous ne vous en servez qu’une fois par jour.» Il nous enlève les maux de la bouche.

Laurent Bainier

>>> Le commentaire le plus original gagnera une brosse à dents collector. Pas le moment d'avoir sa langue dans sa poche...

Une capitale à musées amusants

Amsterdam est une ville-musées. Pas de celles qui classent la moindre façade pour être sûres que rien ne change. Non, une ville qui sait que le parapluie est livré avec le touriste à la gare centrale et qu’une fois la pause folklorique au coffee-shop achevée, le visiteur n’aura qu’une envie: s’abriter. En dehors des monumentaux Rijksmuseum et Van Gogh Museum, une flopée de musées improbables ont poussé comme des tulipes au pied d’une meule de gouda.
Comme chaque capitale qui respecte son quinqua en manque d’amour, Amsterdam a un musée érotique, deux même. Le Temple de Vénus (3 €, Damrak, 18), autoproclamé plus vieux du genre, se penche sur le sexe dans l’art tandis que l’Erotic Museum  (5 €, Oudezidjs Achterburgwal, 54) explore l’histoire du Red Light District et des pratiques sexuelles qui y eurent cours.
A quelques pas de là, une autre spécialité artisanale locale a droit à son antre: le cannabis. Le musée du hachisch, de la marijuana et du chanvre (5,70 €, Oudezijds Achterburgwal, 148) retrace huit mille ans d’usage de l’herbe-que-n’aime-pas-les-douaniers. Si en cherchant l’un de ces trois lieux, vous êtes entrés au musée de la péniche (3.25 €, Prinsengracht, 248), c’est que vous avez besoin de lunettes. Un tour au National Brilmuseum (4,50 €, Gasthuismolensteeg, 7), le Louvre des binoclards, s’impose.

 

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L'Heineken Experience


Descendez ensuite le long de l’Amstel et découvrez l’Heineken Experience (10 €, Stadhouderskade, 78) entièrement dédié à la «bière qui fait aimer la bière» ou retournez dans le centre visiter le musée de la Vodka (7.50 €, Damrak, 33), plus intéressant. Dans les deux cas la visite se termine généralement au bar. C’est toujours plus sympa que le musée de la Torture (5 €, Singel, 449).

Laurent Bainier

«Chanvre 1408»

Question pour un champion! Quels sont les deux automatismes que l’on a en découvrant une chambre d’hôtel à l’étranger? Premier réflexe, mater la taille de la salle de bains. Mais comme cette chronique porte sur les médias et non les sanitaires, on passe illico au deuxième: allumer la télé. Après un bref zapping du PAH (Paysage Audiovisuel Hollandais), on tombe sur des pépites. Sur le canal 18, TV5 diffuse « Ripostes », l’émission de Serge Moati, en plein débat sur la crise du PS.

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Surprise, le talk est sous-titré en batave. Un moment de détente au poil pour redescendre d’une virée au coffee. Trois chaînes plus loin, on scotche sur un jeu local : la course de vélo d’appartement. Les paysages sont moins variés que ceux du Tour de France mais la barre de shit, pardon, de rire, est assurée. Et avant un bon dodo, rien de tel qu’un petit tour des chaînes publiques. Après minuit, les spots publicitaires vraiment chauds pour les numéros surtaxés s’enchaînent. C’est la femme de chambre qui appréciera en changeant les draps.

Cédric Couvez

Plongez dans les entrailles d'Amsterdamnation

Amsterdamnation
Ce papier n’est pas une feuille à rouler

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Sexe, drogues et techno à gogo, Amsterdam jouit d’une des réputations les plus sulfureuses d’Europe. Si tous les touristes jurent aux douaniers qu’ils ne se passionnent que pour les croûtes de Van Gogh, les balades à vélo et les champs de tulipes, beaucoup d’entre eux se lancent à la conquête de «Sin City» à peine débarqués du Thalys. Alors que la mairie ne cesse de clamer qu’elle passe la ville au Kärcher, enquête gonzo sur les traces de ces Rastignac de la défonce express.

 

 

 

 

Quartier Rouge vic2811-MAG-une1.jpg
Attraction incontournable, le «Red District» est à Amsterdam ce que Pigalle est à Paris, l’ambiance glauque en sus. Au bord des canaux et dans les ruelles sombres adjacentes, des centaines de filles de joies en petites tenues aguichent le chaland derrière leur vitrine qu’elles louent 200 euros la journée. Parmi elles, Kristel, jeune flamande de 25 ans qui facture 100 euros la passe, nous parle de son « bureau »: «C’est un quartier très bizarre ! Mais question sécurité, nous n’avons rien à craindre. Il y a des macs dans la rue et un bouton d’alerte pour la police. Je fais ça depuis 3 ans, douze heures par jour et je n’ai jamais eu de gros soucis, juste quelques pervers bourrés». Conseil pratique, les vitrines des prostituées transsexuelles se démarquent des autres avec une petite lumière bleue au-dessus de leurs portes. Si le secteur n’est plus le coupe-gorge qu’il était il y a une dizaine d’années, ce n’est pas l’avenue Montaigne non plus...

 



Range ton chanvre

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Si fumer une clope dans un bar hollandais peut vous valoir une belle amende, s’enquiller un gros joint de beuh pure dans un coffee-shop reste tout à fait légal. Résultat, ça s’entasse sévère dans ces établissements uniques au monde. Pour 15 euros le gramme, tout un éventail de variétés s’offre à vous. Mais attention au bad-trip, la verdure locale propose un taux de THC à faire trembler n’importe quel Pete Doherty en herbe. Et pour célébrer la ganja, le magazine américain spécialisé « High-Times » organisait cette semaine la très enfumée Cannabis Cup. Véritable salon de l’agriculture de la fumette, c’est au Powerzone, énorme boîte de nuit à vingt bornes du centre qu’a lieu ce rassemblement hallucinant. Au programme, une vingtaine de stands pour acheter des graines, des serres et tout le matériel nécessaire pour faire pousser vos plantes. Roule ma poule !

 

 

 

Nuit peu2811-MAG-une2.jpg
Messieurs « Dam » n’est pas Ibiza ! Une tournée des clubs de la ville, vous convaincra très vite que la notion de « style» chez les clubbeurs bataves est toute relative. Bonne nouvelle pour les plus roots d’entre vous, il faut vraiment être sérieusement perché pour ne pas réussir à charmer les videurs. Une fouille au corps et 15 euros plus tard, les portes s’ouvrent et là c’est la déception. Revers de la médaille à la politique de sélection laxiste, la parité hommes-femmes est aussi respectée que dans les gradins de l’Ajax. A l’Escape, au Gashoulder ou au Sugar Factory, ça fouette le mâle en rut qui s’agite sur de la techno minimale. On comprend alors pourquoi le Red District conserve autant de clients…

Cédric Couvez

Un lumineux Manoir

A l’instar des shampoings, The Mansion propose un concept «3-en1» au rapport qualité/prix imbattable. Bar à cocktails, restaurant et club, l’établissement s’est vite imposé comme l’un des hot-spots de la jeunesse dorée hollandaise. La façade de ce beau bâtiment victorien donne le ton: ici, on est chic et tendance. La carte du resto propose une sélection de chinoiseries chouettement cuisinées à un prix abordable (compter 20 euros le plat).

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Une fois le dessert englouti sous les lustres géants, direction le premier étage, sa déco néo-classique et son barman top-niveau. Loin des litres de bière qui coulent dans les pubs avoisinants, le manoir propose des cocktails aux fruits frais minutieusement dosés pour seulement 8 euros. Minuit sonne, on danse le Madison. Au sous-sol, le club privé est à la hauteur de l’ensemble du lieu. La clientèle est soignée et la musique généraliste. The Mansion est l’endroit idéal pour s’offrir un samedi soir en amoureux à Amsterdam.

Cédric Couvez

 

Dam & supermarket

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Question fringues, la ville à son temple branché: SPRMRKT, à prononcer « supermarket ». Ce concept store au design épuré et aux vendeuses lookées est un croisement local entre Kiliwatch et Colette. De la fripe de luxe, de l’accessoire funky et des pièces de créateurs qui coûtent un SMIC, un seul conseil : faîtes des économies avant d’aller y faire un tour. Plus abordable, le shop/brand Wolf & Pack ravira les amateurs de streetwear. Crée par deux frangins new-yorkais en exil depuis 5 ans, cette petite boutique propose la crème du T-Shirt et du hoodie. Pour les amateurs d’art, une chouette galerie de graffs trône en mezzanine. De la bombe! (http://www.sprmrkt.nl et http://www.wolfandpack.com)

Cédric Couvez

 
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