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16/04/2010

Les hommes, nouveaux cheveux de bataille

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L'avenir de l'homme n'est pas la femme. C'est la calvitie. Les déjà chauves sourient sans doute. Mais les autres se font des cheveux blancs. Beaucoup de cheveux blancs. La chute est selon toutes les études la préoccupation principale des mâles en matière de beauté. Et que fait le chevelu pour oublier son triste avenir? Il se shampouine. L'Oréal l'a bien compris. Lancée en grande pompe le 15 mars dernier (avec des vitrines vivantes dans le salon Alexandre Zouari à Paris), sa nouvelle marque Kérastase Homme est e la première exclusivement destinée à l'homme. Et elle s'est positionnée d'emblée sur le front, de moins en moins dégarni, de la lutte pour la préservation de nos crinières. A grand renfort de taurine et autres principes actifs, ses shampoings et soins promettent tonus et longévité à nos tignasses.

Shampoing à la ligne

Mais nuance, ici on ne parle pas de combat contre la calvitie, plutôt de renforcement du capital cheveu. Comme pour rappeler que le meilleur moment pour kiffer ses tifs, c'est lorsqu'on en a encore. «Notre gamme s'adresse à tous les hommes sans exception, confirme  Ségolène de Noray, directrice marketing France de Kérastase. Package, texture, parfum... Elle a été pensée pour qu'ils l'utilisent quotidiennement et prennent du plaisir à le faire.»

Le combat semble bien engagé. Le budget shampoing des hommes explose. Les salons de coiffure masculins se transforment peu à peu en centre de beauté. Les massages de tête seront  d'ailleurs l'un des cadeaux phares de la

prochaine Fête des pères. Au très chic salon parisien Magn'hom*, on dispense ainsi pour 20 à 50 € des «rituels» de soin à partir des produits Kérastase. Entre deux frictions tonifiantes, Eve est l'une des témoins de cette mutation : «Les soins pour hommes marchent très bien. Ils viennent entre deux rendez-vous se faire masser dix minutes ou une demi-heure. ça les détend.» Les yeux fermés, ils rêvent sans doute à un  autre monde. Un monde où jamais leurs cheveux ne les laisseront tomber.

* 5, rue Rouget-de-Lisle, 75001 Paris.

 Laurent Bainier

 

La gamme

Vendue en salon de coiffure, la gamme Capital Force de Kérastase Homme se compose de duos shampoing (15,50€)-soin activateur (21€) conçus pour préserver votre capital capillaire et traiter un problème annexe: cheveux gras, pellicules ou manque de densité.

 

09/04/2010

Une vague de nouveauté au rayon soleil

Vous connaissez la méthode Coué de soleil ?

C’est celle qui consiste à tourner très vite les pages d’un catalogue de voyages « printemps-été » en étant convaincu que cela chasse les nuages. Si vous avez lu ces quelques lignes, vous êtes sans doute atteint. Alors en attendant que vous ayez des congés payés et/ou de l’argent pour quitter la grisaille, nous vous avons concocté un sac de plage bien rempli.

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Les tongs

Le retour de la sandale en plastique rose anti-oursin était une bonne blague. Mais cette année, on arrête de rire et on rechausse les strings de pied. La classique Havaianas se cramponne à la tête de gondole avec ses douze versions. Mondial de foot pour supporter décontracté. Les phobiques du ballon prendront eux leur pied avec Gisele Budchen et ses sandales Ipanema (195 €).

 


0904-MAG-SHOPPINGoneil.jpgLe maillot

Ces derniers temps, la pudeur s’érodait aussi vite que les falaises crayeuses. Il semble que cette année les créateurs aient retrouvé leur machine à coudre. Selon que l’on soit doté ou non d’un chromosome Y, on optera pour un boardshort qui couvre la cuisse, comme les modèles pyjamas chics de Sundek (108 €), ou pour un mini-short à porter sur le bikini. Gotcha le propose en version à poche flashy (Calas 34,95 €) ou blanc, à porter dépareiller avec un deux-pièces O’Neil (Trestles, 60 €) par exemple.

 

La serviette

0904-MAG-SHOPPINGRg.jpgLes panneaux recouverts de logo publicitaires qu’on glisse derrière votre tête, c’est bon pour les interviews de footeux après-match. Alors même si vous comptez battre le record de la traversée plage-bouée en crawl raté tête hors de l’eau, optez pour la discrétion. Le drap de plage se fait doux, pratique et chic cet été notamment grâce à la collection Roland Garros et ses serviettes à sangle (23 €).


0904-MAG-SHOPPINGsac.jpgLe sac

On peut brûler des hectolitres de kérosène pour aller chercher le teint que n’importe quel Point Soleil vous aurait vendu au coin de la rue et se sentir l’âme d’un écolo. Dans ce cas, on sera ravi car la tendance 2010 est au cabas en coton bio, idéal pour ranger sa bonne conscience. Si l’on plane loin de tout ça, on achètera un Flight Bag (59 €), le sac de cabine aux couleurs des compagnies les plus folkloriques de l’histoire de l’aviation. A laisser traîner sur la plage sans surveillance si l’on rêve d’un vol direct.


0904-MAG-SHOPPINGmixa.jpgLes rafraichissements

Sur la plage, le pack de six s’arbore en version abdominale uniquement. Pour vous désaltérer, préférez les boissons chics et branchées comme le Pom Wonderful (2,29 € les 235 ml). Un breuvage 100 % jus de grenade qu’on peut boire à satiété sans craindre de prendre une mine. A combiner avec une brume d’eau apaisante Mixa Expert pour un tannage de glace (2,99 € les 150 ml). Voilà votre sac est prêt. Ne reste plus qu’à trouver une plage de temps libre pour s’enfuir au soleil.


T’as le look (noix de) coco

0904-MAG-SHOPPINGlunettes.jpgAu soleil, quitte à avoir la marque, autant qu’elle soit de marque. Depuis 2007, le label hypeLunettes France propose en quantité limitée un stock de lunettes vintage neuves chinées aux quatre coins du globe. Cet été, le boss Rémi Ferrante a fait très fort avec la collection Supernatural, des paires en plastic mou incassable aux couleurs flashy à prix cool (de 30 à 50€). La chanteuse Uffie en est fan. Disponible sur le site www.lunettesfrance.com.

Prenez votre pied en Bagua

0904-MAG-SHOPPINGbagua.jpgPour vos chouchouter vos peutons cet été, le chausson de kung-fu Bagua sera le must-have de la saison estivale. Véritable tout-terrain, ces paires se portent aussi bien sur les plages de sables fins que sur les dance-floor une fois la nuit tombée. Elégantes et pratiques, les Bagua intègre un système anti-transpirant à toute épreuve. En vente 55€ sur le site de la marque française : www.baguashoes.com

 


Cédric Couvez, Laurent Bainier.

Les anti-UV la jouent ultra-variés

Enfin du nouveau au soleil. Pour éviter les rougeurs de l’été, l’indice de protection est le seul indicateur valable. Pourtant, chaque été on compte sur les plages plus de coups de soleil que de coups de foudre. Afin de convaincre les têtes brûlées de se mettre à l’anti-UV, les marques rivalisent de créativité. Alors, ne soyez pas le pigeon du badigeon: suivez nos conseils.

 

L’innovant

0904-MAG-BIENETRE-loreal.jpgN’importe quelle sardine vous le dira, l’huile c’est bien plus agréable que la crème. Jusqu’ici pourtant, seuls les suicidaires osaient se promener au soleil oints comme une olive grecque. L’Oréal bouscule cette année nos habitudes en développant une gamme d’huile haute protection allant jusqu’à l’indice 30 (11,90 €). Parfait pour se faire dorer la frite.

 

 

Le tricheur

0904-MAG-BIENETREaustralian.jpgQuand on a la peau toute blanche sur une plage bondée, on s’expose certes aux méchants UV mais aussi aux quolibets. Les Australiens, qui en connaissent un rayon question soleil, ont la solution. Le gel en spray Australian Gold (20,90 €) combine protection (indice 30) et autobronzant. De quoi hâler en paix.

 

 

L’écolo

0904-MAG-BIENETREangevine.jpgMieux vaut prévenir qu’acheter de la Biafine. Avec son fluide précurseur (26,50 €), Douces Angevines prépare la peau aux morsures estivales en l’hydratant en profondeur. On l’utilise à l’ombre (il ne protège pas des UV) mais sans se cacher parce qu’il est bio. Et ça c’est beau.

 

 

Le doux

0904-MAG-BIENETREsephora.jpgMaudite soit la nature qui a doté votre compagnon de serviette de deux rapes à gruyère à la place des mimines. A chaque fois qu’il vous enduit le dos, il vous offre le gommage. Pour lui, il n’existe qu’une solution: le pinceau solaire haute protection indice 50 (15 €) de Sephora. Avec ça, vous n’aurez plus aucune raison pour ne pas l’épousseter.

 

 

Le coquet

0904-MAG-BIENETREgloss.jpgEt la bouche dans tout ça ? La question ne vous brûle peut-être pas les lèvres mais le soleil, si. EyesLips Face à la protection adaptée à votre sourire de braise. Son gloss super brillant indice 15 est sucré et délicat. A 1 € le tube, ça ne vaut pas le coup de flamber.

 

 

Chercher l’indice

A chaque peau sa protection. Mais pour éviter les brûlures, mieux vaut privilégier les indices élevés. «Commencez par un indice 50 pour les peaux très claires à claires, explique Marie–Hélène Gaudinat, directrice de la communication scientifique internationale L’Oréal Paris. Après une semaine, en fonction du hale et de la sensibilité de la peau vis à vis du soleil mais aussi des conditions climatiques, un indice un peu plus bas (pas au dessous de 30) pourra être envisageable.»

02/04/2010

voyants au vert pour la ville rouge

bon le couscous chaud !

0204-MAG-UNE-1.jpgEn bonne place dans le Top 10 des villes les plus visitées au monde, Marrakech ne compte pourtant pas se reposer sur ses acquis pour attirer en son sein de nouveaux touristes. Preuve en est, l'Office national marocain du tourisme vient de lancer le projet Red By Marrakech. «Nous souhaitons capitaliser sur la notoriété et l'ADN de la ville tout en apportant de nouveaux éclairages», lance Salima Haddour, directrice de l'antenne française. «Pour cela, nous privilégions des axes de développement économique et social dans l'air du temps. Marrakech est la ville de tous les prétextes. On peut s'y relaxer en toute quiétude dans la palmeraie, vivre un week-end trépidant dans la médina ou encore profiter d'une expérience culturelle à travers les nombreux événements que nous organisons", précise-t-elle. Malgré la crise économique mondiale, la ville rouge est en perpétuelle extension. «ça pousse de partout et certains quartiers comme Agdal se développent à vitesse grand V avec des installations hôtelières de luxe. Marrakech est une ville en chantier continu», affirme Abdou, guide touristique depuis plus de seize ans.

C'est pas Luxor mais luxe et or

0204-MAG-UNE-4.jpgParmi les projets pharaoniques sortant de terre, le Mandarin Oriental fait figure de pyramide. Tel un oasis planté en pleine palmeraie, ce palace est en travaux depuis plus de trois ans. Se déployant sur 53 hectares sur la route de Fès, le complexe compte 161 chambres. Si la date d'ouverture de l'hôtel est imminente, la suite royale mesurant 950 m2 a déjà été squattée par quatre habitantes très connues. Une partie du second volet de « Sex and the City » y a été tournée cet hiver. Pour vivre une nuit dans ce décor inouï, il vous faudra débourser la modique somme de 10 000 €. Mélange d'exotisme oriental et de finesse marocaine, la décoration des chambres et suites plus abordables est elle aussi à couper le souffle. Et pour ne pas rester le ventre vide et le gosier à sec, les trois restaurants et les quatre bars à thèmes offrent le maximum de choix aux clients fortunés: «Nous sommes soucieux d'apporter une qualité de service exemplaire. Un séjour chez nous doit être une expérience sensorielle globale !», s'enorgueille la responsable de la communication. Moins démesuré, le Kenzi Menara Palace tourne, lui, depuis déjà un an. 45 % de ses 236 chambres sont occupées par des touristes d'affaires. Chic et pas trop cher, l'hôtel appartient à un fonds d'investissement libyen. A quelques dizaines de mètres de là, un resort Raffles, prépare son inauguration pour jouer les trouble-fêtes.

L'art d'y vivre

0204-MAG-UNE-2.jpgEn plus du luxe, d'autres projets hôteliers misent sur la culture et l'éthique. Parmi les plus innovants, Ithaque une ferme chic fondée sur des valeurs de croissance responsable. Créée par un collectif d'amis parisiens chaperonné par Redha Moali, ancien trader star qui a fait fortune à la City de Londres, Ithaque met un point d'honneur à contribuer au développement du voisinage: «On fait bosser les paysans qui entourent notre hôtel. Nous sommes dans un modèle communautaire où le profit n'est pas le cœur de nos préoccupations. Le prix des chambres, c'est un peu à la tête du client. Les riches paient plus que les pauvres», aime rappeler l'ancien banquier. Et pour enfoncer le clou, l'hôtel va ouvrir une résidence d'artistes parrainée par Jack Lang. Les amateurs d'art contemporain trouveront eux leur bonheur au Dar Sabra. Cet hôtel à l'architecture cubiste et futuriste regorge d'œuvres tant dans les suites que dans les immenses jardins. Et se baigner sous le regard d'une héroïne d'Erro, c'est quand même mieux que d'être saoulé par un G.O. en pleine session d'aquagym.

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Laurent Bainier et Cédric Couvez

SALIMA ABDEL WAHAD CREE LA MODE QU’ON MODELE

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Elle est allemande, espagnole, marocaine et vous accueille en français.

Les voyageurs l'auraient parié: Salima Abdel Wahad est née à Tanger, le port cosmopolite du Maroc. Mais c'est dans une zone industrielle de Marrakech qu'elle a décidé de suspendre ses cintres. A 36 ans, cette diplômée de la Haute Ecole de mode et de dessin de Malaga est l'une des créatrices les plus en vue de la ville rouge. Ses vêtements*, généralement unisexes, sont plus mode que modulables. Un cache-cœur qui devient sarouel, un châle transformable en brassière, un pantalon avec sac de voyage intégré... «Mes clients me demandent parfois de leur donner un mode d'emploi avec les vêtements qu'ils achètent, sourit la sculpturale styliste. A défaut, je forme les vendeurs pour qu'ils puissent présenter toutes les manières de porter mes pièces.»

New York au pied de l'Atlas

C'est sans doute parce que ces pièces sont si difficiles à comprendre que Salima la Tangéroise a posé ses lourdes valises à Marrakech. « Les Marocains trouvent parfois mes collections un peu trop avant-gardistes. Ici, je touche une clientèle occidentale, plus ouverte sur la mode. » A Sidi Ghanem, la zone industrielle où elle s'est installée, Salima côtoie artistes et créateurs. «J'aimerais créer un esprit new-yorkais ici. Avant, pourquoi pas, de m'installer là-bas.» En attendant la Grosse Pomme, c'est la vieille Europe que la styliste parcourt. Allemagne, France, Espagne... Les pays défilent sous les talons de ses mannequins. «Je gère moi-même les présentations. Je ne veux pas de robot sur le podium. Mes défilés sont des spectacles où mes vêtements s'expriment, explique celle qui a gardé de son passé de danseuse un port de tête royal. A chaque fois, sa collection haute couture (vendue de 80 à 1 200 € pièce) interpelle. «Ce qui touche, c'est son côté travel chic. Grâce à mes vêtements, on ne prend que deux ou trois pièces dans sa valise, qu'on portera de multiples manières pour alterner les plaisirs.» Avec des bagages aussi légers, Salima peut poursuivre son voyage. Elle s'arrêtera bientôt en France pour un défilé et une vente privée. Mais quand? Rien n'est sûr. Pour elle, les calendriers sont comme les châles: modulables.

 

zone industrielle

Sidi Ghanem, ce n'est pas le souk. Bien sûr, on vend de tout dans cette zone industrielle un poil bordélique et posée sur la route de Safi à Marrakech. Mais à la différence de l'ultra touristique médina, ici, on ne trouve pas de pittoresque en toc. Cet espace bourré de showrooms, comme celui de Salima ou encore l'atelier de céramique Akkal,  se rêve en Meatpacking new-yorkais. Les créateurs locaux en ont fait leur nouveau repaire, tandis que les bus de touristes ne s'y aventurent que rarement. Deux bonnes raisons d'y traîner ses babouches.

26/02/2010

Décrypter l’opéra, ce n’est pas du gâteau

Avec 700 000 parts vendues dans le monde l’année dernière, l’opéra est l’un des plus gros succès de la pâtisserie moderne. Ce classique des classiques fêtera ses 55 ans en 2010 et la maison que l’on considère comme son créateur, Dalloyau, sortira pour l’occasion une version avec un glaçage blanc. Une révolution pour ce dessert tout noir, au passé plein de zones d’ombre.

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« Trop en avance sur son temps »

Victime de son succès, l’opéra a en effet souvent été copié, et Dalloyau a bien failli en perdre la paternité. L’histoire commence en 1955. Cyriaque Gavillon, pâtissier de Dalloyau, conçoit un entremets avant-gardiste. « L’opéra était tellement singulier dans sa forme que le succès n’est pas venu tout de suite, trop en avance sur son temps sans doute », analyse au dernier Salon du chocolat, en octobre dernier, Christelle Bernardé, la petite fille de Gavillon. Ce qui fera la différence, c’est l’alliance subtile de café et de chocolat. « Jusqu’alors les pâtisseries étaient conservées avec une quantité importante de sucre et d’alcool, ajoute Christelle Bernardé, aujourd’hui directrice de la marque. Avec l’arrivée de la réfrigération, il a pu concevoir cette recette sans alcool tout en réduisant les quantités de sucre ». Permettant du coup le subtil alliage de saveurs. La création sera baptisée opéra en hommage à la scène du palais Garnier, aussi plate et brillante que le dessert éponyme. Mais cinq ans plus tard, Gaston Lenôtre sort son propre opéra et en revendique la paternité. Les spécialistes estiment que la bataille ne s’achèvera qu’en 1988, lorsqu’un article du Monde rend à Dalloyau son bébé sucré. Aujourd’hui Lenôtre ne se bat plus pour l’opéra, dont il livre toujours une délicieuse version. La prestigieuse maison a imaginé en 1991 pour les 200 ans de la mort de Mozart un autre dessert au chocolat. Intitulé Concerto, il est l’un de ses plus gros succès. Et pas le moins calorique.

Recette

Le biscuit. Montez 125 g d’amandes, 125 g de sucre et 4 œufs. Ajoutez 25 g de beurre fondu, 4 blancs en neige et 20 g de sucre. Cuire 10 minutes au four (t° 9).
L’imbibage café. Faites un sirop avec 100 g de sucre et 40 cl d’eau, diluez 10 g de café soluble dans 70 cl d’eau et portez à ébullition. Mélanger les deux et laissez refroidir.
La crème au beurre. Chauffez à feu doux 90 g de sucre et 25 cl d’eau. Battez 2 œufs, versez le sirop et faites refroidir. Ajoutez 170 g de beurre en pommade, et 10 cl de café soluble dilué.
La ganache. Faites bouillir 40 cl de lait entier et 10 cl de crème liquide, puis versez 80 g de chocolat noir 70 %, et ajoutez 20 g de beurre.
Le glaçage. Mélangez 100 g de chocolat et 50 g de beurre de cacao.
Le montage. Déposez une couche de biscuit et imbiber avec un pinceau, recouvrir de crème au beurre, puis d’un biscuit imbibé. Etalez la ganache puis une 3e couche de biscuit. Terminez avec une couche de crème au beurre et finissez par le glaçage.


Hermine Prunier

Les nouveaux chocolats n’ont pas fini de vous surprendre

Du chocolat. Une surprise. Rien de bien œuf sous le soleil ? Faux. Car depuis quelques semaines, Kinder n’est plus le seul à vous offrir un petit cadeau pour vous récompenser d’avoir cédé à vos bas instincts gourmands. Rouge papille, par exemple, s’emploie à cultiver vos bourrelets. Le confiseur a inventé les « gourmandises à lire et à croquer ». Soit un morceau de chocolat de Tanzanie et une pochette surprise renfermant une grande feuille pliée en huit sur laquelle on peut lire des scènes de théâtre, des poèmes ou des devinettes . Au 2.0, on a un faible pour la collection « Voyage et chocolat » (6,80 € le coffret de 8) qui vous fait découvrir les plus grandes teufs de la planète. Croquez… dansez. Vous venez de pénétrer dans le carré VIP de la boîte de chocolats.

Si vous êtes plutôt pole dance, vous pouvez vous rabattre sur les barres de Sophie M. vendus (6,50 €) par paquet de sept grands chocolats, dont trois au lait, ces confiseries remettent au goût du jour le principe des bons points. Les enfants sages collectionneront les images, les autres soigneront leur embonpoint. Sophie M., toujours elle, réinvente aussi les crackers (15 € les 5), ces douceurs avec lesquels les
Anglais se font exploser le ventre. Une fois brisé le sachet dévoile des mini-suprises, petits messages ou oursons en guimauve. Craquant.

 

Laurent Bainier

25/02/2010

« Heavy Rain », le slow thriller

Prétentieux pour les uns, révolutionnaire pour les autres, « Heavy Rain » divise depuis sa sortie. Est-ce un jeu vidéo, un livre animé dont vous êtes le héros ou un film interactif ? Ce qui est certain, c’est que ce titre sorti sur la PS3, un thriller. Avec les figures obligées du genre : la journaliste (ambitieuse et sexy), le détective (privé), le profiler (toxicomane), et un père (divorcé et perdition). C’est autour de ce dernier, Ethan Mars, que va s’articuler l’histoire. Au début, le bobo à qui tout sourit dans sa maison Ikéa-Habitat, catégorie CSP++. Un de ses deux fils meurt, son épouse le quitte, il habite une banlieue. L’aventure ne prend vraiment son envol qu’avec la disparation de second fils. Petit problème : un serial killer, le « tueur à l’origami», rôde dans cette ville du Nord-Est des Etats-Unis. Sa cible préféré ? de jeunes gamins. Un peu de pluie, ça n’a jamais tué personne ? Pas vraiment...

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Suivant un découpage en chapitres, on dirige tour à tour un des personnages sur la piste de l’assassin, dans une ambiance à la «Seven» (trombes d’eau, éclairages sombres, décors suburbains...).

 

Dans une mise en scène identique au cinéma, on accompagne les personnages presque photoréalistes, en temps réel. Parfois trop réel : aller aux chiottes ou se faire cuire des œufs brouillés, ce n’est déjà pas passionnant dans la « vraie » vie. Le gamer hardcore peut parfois s’ennuyer un peu dans ce film participatif plus qu’œuvre vidéoludique, car pas généreux en termes de jouabilité. A la manière d’un «Point and click», le joueur est invité à interagir avec des personnages et des éléments du décor et les phases d’« action » consistent uniquement en des QTE (Quick Time Events), où il s’agit simplement d’appuyer au bon moment sur les boutons. Mais c’est ce qui permet aussi à «Heavy Rain» de s’adresser à un public engourdi de la manette.

Aussi, malgré le déroulement plutôt lent de l’histoire, il faut rester attentif aux propositions affichées à l’écran. Les décisions que vous prendrez, même dérisoires, ont une incidence déterminante sur les relations entre les personnages et le dénouement de l’histoire.

Loin d’êtreun chef d’œuvre, le jeu comporte plusieurs défauts (musique intrusive, déplacements un peu rigides ou parfois un peu patauds), mais ce «Heavy Rain» se déguste comme un bon polar de série.

 

Joël Métreau




Bloch va se lancer dans le streetwear de pointe

Un petit coup de ballet dans l’univers de la chaussure. On connaissait Repetto et ses ballerines so chic sorties des étroites coulisses de l’opéra Garnier pour offrir une pointe de nostalgie à toutes les trentenaires bécebèges. Il faudra désormais composer avec Bloch. L’australien, leader mondial de l’équipement de danse, lancera en juillet une collection « fashion » qui buzze déjà. On y retrouve quelques vêtements inspirés de l’univers du talon-pointe mais surtout des chaussures, mariage quasi-indescriptible entre des ballerines et des tennis, que la marque classe sobrement dans la grande famille des « sneakers ». Vendues entre 80 et 130 €, elles seront dotées de semelles amovibles qui permettront de transformer ces chaussures de ville en véritables chaussons de danse. Idéales pour les entrechats errants.

 

Laurent Bainier

 

 

 
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