Avertir le modérateur

29/04/2009

Versailles, + bécé mais - branché que Phoenix

Versailles, terre musicale

La préfecture des Yvelines, pas même 88 000 habitants, peut se targuer d’avoir vu passer quelques uns des talents musicaux français les plus excitants de ces dernières années. Outre Air, Etienne de Crécy et Alex Gopher ont aidé au lancement de la « French Touch » avec l’aide des labels Solid, Source et Record Makers. Depuis le rock de Deportivo et de Jack The Ripper, la pop de Syd Matters et des Chicros, l’électro de Turzi et des Housse de Racket ainsi que le rap de Fuzati et son Klub des Loosers ont donné une image très contrastée de Versailles. La preuve avec Phoenix, groupe rock versaillais qui sort bientôt son 4ème album...

 

phoenix.jpg

A voir Thomas Mars et Christian Mazzalai du groupe Phoenix en interview, on se dit qu’on s’est trompé de cible. Cheveux débraillés pour l’un, pull troué au niveau des aisselles pour l’autre. Et très vite, la douche froide. « Notre vrai premier concert à Versailles, c’était dans une sorte de MJC », « On n’a jamais mis les pieds dans un rallye. C’est très mystérieux pour nous »... Le mythe du groupe versaillais donc forcément BCBG s’effondre.

A un mois de sortir Wolfgang Amadeus Phoenix, soit le meilleur disque français de l’année, la formation qui mêle pop, rock et électro pourrait au moins se la jouer nouveaux riches. Après tout, qui d’autre peut se prévaloir du titre de premier groupe hexagonal à avoir été invité à jouer dans l’émission culte « Saturday Night Live » aux Etats-Unis ? C’était le 4 avril dernier et le combo en est encore tout retourné. « C’est leur Tour Eiffel à eux, commente Christian Mazzalai. Il y a même des visites d’écoles pendant l’émission en direct. » Pourtant, le buzz grandissant autour du groupe et de leurs singles 1901 et Lisztomania ne leur est pas monté à la tête.

 

Un véritable esprit de gang

Il faut dire, les Versaillais ont été formés à l’école de l’austérité. Ils ont bien essayé les grands studios ronflants de Los Angeles pour leur deuxième album Alphabetical, mais ils préfèrent encore travailler dans le garage des parents de Thomas. « Ce qu’on aime nous, c’est brancher nous-mêmes nos trucs. Là, tu peux faire un truc personnel. Si un mec fait un réglage pour toi, tu vas avoir le même son que le mec de la veille », lâche Christian. Presque du genre à cracher dans la soupe nos petits gars, qui viennent de monter leur label Loyauté après des années passées chez Virgin. « On fonctionnait déjà en circuit fermé, explique Thomas Mars. On a mis sur le papier ce qu’on vivait réellement. »

Repliés sur eux-mêmes, envers et contre tout, les quatres membres de Phoenix le sont ainsi depuis leur adolescence passée au milieu d’un Versailles plutôt bourgeois. « A l’école, on s’est reconnu en à peine deux minutes, se souvient Christian. On a créé une sorte de meute pour se protéger de tout ça. »

Aujourd’hui, le groupe se venge en se moquant gentiment de Mozart. Dans le nom Wolfgang Amadeus Phoenix, « il y a un côté vandalisme qui nous plait, s’amuse Thomas. C’est comme dessiner une moustache sur la Joconde. » Ces quatre là sont irrécupérables.


Découvrez Phoenix!

 

 

Par Boris Bastide et Benjamin Chapon

11/12/2008

Magic Powder

Au départ il n'y avait que le nom du groupe, Minitel Rose. Ensuite vint la musique. A l'été 2006, ce drôle d'engin connecta les neurones de trois jeunes Nantais biberonés au hip-hop et au jazz des années 1970. «Je me souviens de phrases lancées comme ça, raconte Romain: "On s'en fout. On sample n'importe quoi, faut que ça danse." La machine était lancée. Deux ans et demi plus tard, elle n'est toujours pas tombée en panne. Le trio reconverti à l'électropop sera ce soir à Paris, avec un batteur et de nouveaux visuels, la tête d'affiche du quatrième club NME à l'Elysée-Montmartre. Difficile à imaginer quand fauchés au début de l'aventure, ils ramaient pour se payer du matériel de scène.

 

minitel_rose_french_machine.jpg


Leur premier sept titres The French Machine, sorti au début de l'année sur leur propre label Futur, fut financé grâce à l'aide de leurs familles. Y figurent les meilleures chansons qu'ils avaient composées jusque-là dont When I Was Punk. Un déclic. «On a vu que c'était possible d'avoir une structure couplet-refrain, une grosse guitare qui sonne rock mais jouée au synthé et un beat bien dancefloor», raconte Raphaël. Six autres morceaux sortiront de ces sessions, plein de de gimmicks pop tel l'entêtant sifflement de Magic Powder.

Pour les trois Nantais, le Minitel rose, c'est d'abord tout un univers. «On a tellement de point commun, s'enthousiasme Raphaël. Il est née à peu près en même temps que nous, est strictement français. Et notre musique pop se sert de machines datant des années 1980 pour exprimer des sentiments amoureux.» Un mélange retrofuturiste que l'on retrouve également dans toutes les productions du collectif Valerie. Leur 3615 à eux pour faire de belles rencontres. «Assez naturellement, on s'est rendus compte qu'on était cinq groupes nantais à faire la même musique, confie Quentin. Avancer avec d'autres artistes comme College ou Anoraak, c'est beaucoup plus simple en terme d'image et de motivation.» Entre eux pas de contrats à la manière de l'ex-label Factory, mais la même volonté de défendre une identité musicale et visuelle forte sans jamais cesser de surprendre le public. «Après l'hiver, on va arriver avec de nouvelles chansons et un nouveau visuel, prévient déjà Raphaël. On va essayer d'emmener les gens vers un nouvel ailleurs.»

Leur myspace >> http://www.myspace.com/minitelrose

Boris Bastide

06/11/2008

Vous avez élu Melpo Mene champion de la pop suédée

GetAttachment.jpg

En Grèce, Melpomène est la muse du chant, de l'harmonie musicale et de la tragédie. En Suède, Melpo Mene, c'est surtout une sacré formation pop qui dit «merci and bisou» à tous les internautes qui ont voté pour qu'il soit dans le journal. Il faut dire que la tendresse est la première des qualités du combo d'Erik Mattiasson. Quand il ne s'imagine pas un bref instant «faire l'amour à tout le public» lors d'un concert à Paris, le musicien compose des ballades solaires comme I Adore You. Un titre à transformer n'importe quel cœur de pierre en gentil Bisounours.Et des hymnes doux comme celui-là, Bring The Lions Out, le second album du Suédois, en est rempli à la pelle. Les douze titres du disque sorti à la fin de l'été regorgent d'affectueuses mélodies composées à la guitare ou au piano et enrichies de chœurs féminins, d'orgue, de flûte et de gens qui tapent dans leur main. A l'inverse, les textes sont plus sombres. On y croise des petits garçons qui ont du mal à grandir, des jedi qui ne croient plus en rien, et des animaux qui demandent à être libérés. «Tout est une histoire de contraste, explique Erik Mattiasson. Je veux composer des choses tristes de manière joyeuse et vice versa.»Difficile d'imaginer en écoutant cette «pop un peu trop intime pour être grand public» qu'ado, le Suédois était passionné par le son crade de Seattle. «J'ai écrit un millions d'affreuses chansons punk quand j'étais un petit morveux portant des tee-shirt de Nirvana, se souvient-il. Melpo Mene vient de là.» Pour trouver la paix, Erik Mattiasson a donc dû apprendre à lâcher les lions. «Bring the lions out, c'est ma manière de dire que tout changement doit être violent. Aujourd'hui, ma musique est plus libre et bien plus belle.»

Boris Bastide

Retrouvez l'interview de Melpo Mene sur 20minutes.fr

18/09/2008

Brooklyn, le groupe casté par les internautes

 

1909-MAG20-BROOKLYN.jpg

A l’école du rock, les jeunes Parisiens de Brooklyn (castés par les internautes de 20minutes.fr cette semaine) seraient sans nulle doute placés en classe bilingue. Consacrant leur temps à l’étude des classiques anglo-saxons (Beatles, Blur, Supergrass...), ils échangeraient via MySpace des ballades enflammées avec leur petits cousins d’outre-Manche, Razorlight ou The Kooks.
Car avec ses guitares tranchantes, ses gimmicks pop et ses refrains entêtants chantés en anglais, la musique du quatuor formé de Ben (chant, guitare), Jane (basse), Léo (batterie) et Bertrand (guitare) a tout pour être classée en section langues étrangères. «Nous exporter est notre but depuis toujours, confie le groupe contacté par mail avant une mini-tournée à Londres. Même s’il est important pour nous de nous faire connaître en France.» Quelques mois après sa formation, en 2005, Brooklyn a ainsi fait le choix de suivre les voyages scolaires, visitant aussi bien le Texas que le Japon. «Nous avons toujours tourné le plus possible, car c’est la meilleure école pour devenir un groupe solide. Et c’est là qu’on s’éclate», expliquent les Parisiens. Dans trois semaines, le quatuor passera son dernier test avec la sortie de l’album Clandestine. Pour Brooklyn, «c’est un gros caillou dans une mare, le but étant que les éclaboussures arrivent le plus loin possible ». Leur diplôme en poche, s’ouvrira à eux une carrière de star bien rangée: «Dans deux ans, on se voit en train de défendre notre second album. Dans dix ans, on sera en plein procès les uns contre les autres, et, dans cinquante ans, en tournée de reformation sur Mars.»

Boris Bastide

Pour retrouver l'interview complète, cliquez ici

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu