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29.10.2009

Les recettes de mamie dans votre vanity

Adieu acide hyaluronique, rebonjour masque à l’avocat écrasé de grand-mère. La nostalgie est branchée dans les salles de bains. Editeurs et blogueurs l’ont compris. Michèle Nicoué-Paschoud est docteur en pharmacie, cosmétologue et auteur de Mes Cosmétiques naturels faits maison (éd. Michel Lafon), guide pratique pour laborantines novices. A l’intérieur, une cinquantaine de recettes qu’elle a elle-même inventées, en s’appuyant sur des valeurs sûres remises à jour. « Il n’y a pas de scoop dans ce livre, seulement nous n’avons plus autant de temps que nos grands-mères. J’ai voulu adapter leur savoir-faire aux femmes modernes. » A vous le sérum anti-âge fabriqué en quinze minutes ou le baume relaxant naturel, sans le  masseur malheureusement.


Marie-Laure Babelon est, elle aussi, passionnée de bien-être. Assistante de projet dans la vraie vie, elle est blogueuse assidue et sur blog.cryslor.com, elle vous livre ses secrets. Comment entretenir la jeunesse de votre peau avec l’orchidée ou comment gommer votre corps avec du marc de café. « C’est  facile et bien mieux que les produits synthétiques. Et puis c’est économique », explique-t-elle. Le mot d’ordre est donné, c’est mamie qui va être contente.

Faustine Mauerhan

08.10.2009

Trois conseils de champion pour une classe mannequin

C’est fâcheux, mais les agences de mannequin ont tendance à accorder de l’importance au physique des personnes qu’elles recrutent pour défiler. Alors, si vous avez les poignées assorties à votre gueule d’amour et que vous rêvez d’être la nouvelle Lara Stone, vous allez en suer. Le défi est de taille mannequin, nous avons donc demandé à un coach champion du monde trois astuces pour booster votre régime.

1. Plus c’est long, plus ça fond
« Pour travailler la masse graisseuse, il faut des séances d’effort longues et régulières », explique Pascal Lafleur, champion du monde de kickboxing (1997-1998)*. Trente minutes (voire cinquante) d’effort trois à cinq fois par semaine sont nécessaires pour donner de vrais résultats. « Soignez votre apport en oxygène. L’idéal est de pouvoir parler pendant qu’on fait ses exercices. » Et ça évite de s’ennuyer. « Il faut combattre la routine pour garder la motivation : faites du sport à deux, ou en musique. C’est plus encourageant. »

2. Opération pain contre biscottes
Le soda light, c’est une vue de l’esprit. « On oublie l’alcool et les boissons gazeuses. Et on boit de l’eau avec du jus de citron », estime le coach. L’hydratation, c’est la base mais on ne l’obtient pas qu’en tétant de la Volvic. Cherchez l’eau dans les fruits et les légumes, et même chez votre boulanger. « Préférez le pain aux biscottes, beaucoup trop sèches. »

3. Souriez, éliminez
« La clé d’un régime, c’est la motivation, rappelle Pascal Lafleur. Avoir un bon mental, c’est accomplir 80 % du travail de perte de poids. » Et pour garder la frite, vous pouvez à l’occasion en manger « Une fois tous les quinze jours, si vous avez respecté vos objectifs, il faut vous récompenser. Offrez-vous une glace ou une pâtisserie, faites-vous plaisir et gardez le sourire. » Si avec tout ça vous n’obtenez pas la taille mannequin, vous aurez au moins trouvé l’énergie pour vous inventer une autre carrière.
* 10, rue Saint-Claude, Paris 3e.

Laurent Bainier

17.09.2009

Quatre coupes pour briller au moins un coup

Pas la peine de vous arracher les cheveux pour trouver votre coupe  de rentrée ! Si rien n’est plus éphémère qu’une belle mise en plis, Stéphane Macquaire, coiffeur-visagiste à l’Adresse, le nouveau salon branchouille du très chic 8e arrondissement, nous livre ses conseils et tendances qui dureront tout l’automne.

Le look rétro fifties
1809-MAG33-BIEN ETRE4.jpg« On constate un grand retour au coiffage et au style années 1950 chez beaucoup de filles », assure notre spécialiste. Les longues boucles qui tombent sur le visage sont donc devenues un incontournable de la coiffure cette saison. Pour poser papillotes, rouleaux tout en donnant un effet brillance, comptez une bonne heure.  Profil type de la cliente ? « Jeune, rock et un poil bourgeoise ! », lance Stéphane Macquaire. Côté influences actuelles, inspirez-vous du style de Scarlett Johansson ou de l’effeuilleuse américaine Dita Von Teese.

Roux comme La Roux
1809-MAG33-BIEN ETRE2.jpgLongtemps moquées dans les cours de récréation, les rousses n’auront plus honte de l’être depuis que le cuivré très appuyé est la couleur en vogue du moment. « Jusqu’ici, le roux ne marchait pas en salon de coiffure mais depuis que la top-modèle Karen Elson ou la nouvelle pop star anglaise La Roux portent haut leurs couleurs, c’est devenu un must », analyse notre visagiste. Mais attention, si cette teinte, qui souligne une forte personnalité, correspond à beaucoup de femmes, elle est à proscrire pour les peaux bronzées. Lil Kim’ aurait donc dû s’abstenir…

Cheveux longs, effet naturel
1809-MAG33-BIEN ETRE1.jpgCet automne, prenez une longueur d’avance. Les demoiselles de 15 à 35 ans laisseront libre leur crinière en l’agrémentant d’un subtil travail : « L’idée est d’apporter de la texture à une belle longueur de cheveux. Des boucles pas très nettes ou un effet séchage au naturel comme après un bain de mer. » Si votre chevelure a besoin d’être un peu disciplinée, n’hésitez pas à les laisser mi-libres, mi-attachés. Cette saison encore, les bandeaux fins, d’inspiration hippie, cartonnent. Vanessa Paradis et Marion Cotillard en raffolent. Seul bémol, si vous avez passé la quarantaine, ressembler à une groupie du groupe folk psyché MGMT peut se révéler un poil « too much ».

Le blond asymétrique

1809-MAG33-BIEN ETRE3.jpgVous rêvez de vous faire décolorer en blond platine, mais refusez de passer pour une bimbo façon Paris Hilton ? Optez pour l’asymétrie directement inspirée du meilleur des années 1980 : « C’est le come-back des looks à la Blondie ou Kim Wilde avec des parties rasées, qui rappelle le punk », remarque le boss de l’Adresse. Si jolies soient-elles, ce genre de réalisations prend du temps. « Il faut compter une petite demi-journée, car il faut jouer sur l’effet “racine” pour optimiser le rendu », confie Stéphane. Bonne nouvelle, votre coupe, parfois expérimentale durera au minimum deux mois. Probablement le temps pour vous habituez à votre nouvelle tête en somme.

Cédric Couvez

27.08.2009

La transpiration, ennemi du dragueur

Au revoir marcel, re-bonjour auréoles. La rentrée a relégué la garde-robe auto-ventilée au placard et remis sur le devant de la scène les chemises bien boutonnées. Ça fait suer... et le sondage de StrategyOne réalisé pour Unilever ne va pas rassurer les maudits de l’aisselle. Pour 92 % des mille Français interrogés, les mauvaises odeurs corporelles sont rédhibitoires chez quelqu’un qui chercherait à les draguer, loin devant les corps trop poilus ou mal épilés (50 %), les cheveux gras (39 %) ou le look pourri (10 %). Pas de quoi étonner Mélanie, créatrice du groupe Facebook « Pour l’obligation du déodorant ». « Nous avons créé ce groupe parce que nous ne supportons plus les gens qui sentent la transpiration. En boîte ou dans les bars, c’est particulièrement présent. »

 


Serrez les coudes!

Et avec, toujours selon le sondage, seulement 67 % des personnes interrogées qui recommanderaient l’usage d’un déodorant en cas de transpiration abondante (13 % pensent qu’il ne faut rien faire car la transpiration est naturelle), les effluves rances ne sont pas près de disparaître. En Grande-Bretagne, les gérants d’un parc d’attractions ont décidé de prendre le problème à bras le corps. Embarquer dans un grand-huit en plein cagnard étant l’un des meilleurs moyens de se gâter les aisselles, ils ont demandé la semaine dernière à leurs clients de garder les coudes serrés quand ils se font des sueurs froides. Une mesure qui transpire le bon sens.

Laurent Bainier

"Transpirer pour mieux s'enfuir"

La sueur est le pire ennemi du dragueur. Mais pourquoi transpire-t-on? Nous avons posé la question au professeur Philippe Humbert, chef de service du département de dermatologie du CHU de Besançon.

A quoi sert la transpiration?

Il y a un type de transpiration qui joue le rôle de régulateur thermique. C'est le principe de la brique en terre cuite pour conserver le vin. L'eau en s'évaporant du corps le refroidit . L’autre type est dit «émotionnel». En cas de stress, le cerveau déclenche plusieurs éléments, comme l'accélération du rythme cardiaque, la réduction de l'irrigation sanguine de la peau et la transpiration.

Pourquoi cette réaction au stress?

A l’origine, c’est une réaction de défense. Les mains et les pieds moites adhèrent mieux. Ils permettent de courir plus vite et donc de fuir un danger.


D’où viennent les odeurs ?
Elles sont liées au développement de bactéries sur le corps. Les poils, qui offrent plus de place aux bactéries, favorisent ces odeurs. Pour lutter contre elles, il n’y a qu’une solution : se laver. Les déos rendent service en masquant les odeurs, mais rien ne remplace le gant de toilette et le savon.

Recueilli par L.B.

09.04.2009

Soins de nuit, belle de jour

La nuit, vous dormez sur vos deux oreilles? Grosse erreur! Sauf si elles sont pleines de crème. Car c’est le meilleur moment pour valoriser votre capital beauté. Belle de nuit, c’est vous !

Le visage Tendre est la crème de nuit. Pour Olivia Keusters, directrice d’un institut de beauté, « elles contiennent plus d’actifs que les crèmes de jour ». En plus, « pendant le sommeil, le visage n’est pas soumis aux agressions extérieures, ni au stress. On peut laisser poser sa crème huit heures, et permettre à la peau de rejeter les toxines accumulées. »

Les cheveux « La nuit est un moment privilégié où la fibre capillaire est plus que jamais réceptive au soin », nous dit Montasar Gousse-Dumas, de chez L’Oréal, qui sort ses « premières cures de nuit sur mesure ». Parez donc vos tifs d’un voile ou d’une brume de nuit Noctogenist avant de vous endormir, et voyez au matin quel nuage satiné vous entoure.
Si vous êtes insomniaque ou adepte des croyances ancestrales, vous serez conquis par le « capillodrome lunaire », aussi nommé (sans lien apparent) « Salon Lookmachine », à Paris. Lorsqu’ils sont coupés à la pleine lune, les cheveux poussent plus vite. Pour preuve de cette marée capillaire, prenez rendez-vous avec le grand maître Djelani Maachi, entre 20 h à 6 h du matin. Crinière de star assurée !

Ici un reportage réalisé pour Cap 24

 

Se faire les mains The Body Shop (et d’autres) a concocté un soin à faire en douce et en douceur. Après avoir enduit vos menottes de crème, enfilez des gants en coton hydratant et prenez vos airs de cambrioleuse. Le lendemain, réveillez-vous avec des mains de velours.

Mincir Cosmence propose « Exit Cellulite ! Nuit », une crème de massage qui, durant votre sommeil, travaillera servilement sur vos capitons. De plus, une crème, même insatisfaite de ses conditions de travail, ne fait jamais grève. C’est quand même vous le capiton !

Adèle Bréau (terrafemina.com)

Toutes les recettes pour une bonne nuit

« Qui dort, dîne. » Et qui dîne bien, dort encore mieux. Un nutritionniste vous explique par le menu comment réussir une nuit parfaite.

 

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Les amis de nos nuits
Une hormone en particulier facilite l’endormissement, la sérotonine, présente dans les protéines. Au dîner, privilégiez des aliments qui aident à la synthétiser : viandes maigres (volaille, veau) ou poissons gras (saumon, thon). Le Dr Lévy, nutritionniste et endocrinologue à Paris, recommande aussi les protéines végétales, dont les légumineuses (lentille, pois chiches…) et le tofu. Un repas léger le soir améliore la qualité du sommeil. En revanche, ne rien avaler n’est pas une solution. Si vous vous couchez en n’ayant pas ou peu mangé, « vous risquez de douloureuses crampes d’estomac ou une fringale », insiste le médecin. Les glucides lents sont aussi recommandés pour bien dormir : pain complet, boulgour entier… Ils apportent de l’énergie sur une longue durée et évitent les petits creux pendant la nuit.

 

Les ennemis de nos nuits
Les boissons -> « L’action de la caféine peut durer jusqu’à six heures après sa consommation », souligne le Dr Lévy. Après le dîner, il vaut mieux éviter le café et opter pour de la tisane. Et si vous pensez fondre de sommeil après une bonne cuite, votre nuit sera en réalité de moins bonne qualité, l’alcool faisant obstacle au sommeil paradoxal… et aux rêves.
Les aliments -> Pour permettre un meilleur sommeil, la température du corps doit être basse. Evitez les repas copieux et trop épicés qui prolongent la digestion et augmente la température du corps. De même, les dîners tardifs sont chics, mais peu soporifiques. « Ils ne permettent pas une digestion adéquate avant l’heure du coucher. »

Les mamies de la nuit

La tisane -> Rien ne vaut les herbes pour une bonne nuit, si, si. Le tilleul, la verveine et la camomille sont de vrais pros de la relaxation.

Le verre de lait chaud -> Nature, avec du miel ou du sucre, il est à privilégier pour s’endormir, ou en cas d’insomnie. Les laitages sont en général de bons alliés du sommeil. Il est conseillé d’en consommer trois fois par jour. Pour les hostiles aux « sensations pures », les infusions suffiront.


Vous avez suivi nos recommandations à la lettre. Vos paupières sont lourdes, votre nuque ploie… Il est grand temps de passer à l’article suivant : ce n’est malheureusement pas encore le moment de dormir.

Candice Satara-Bartko (terrafemina.com)

Des nuits cernées par l'insomnie

Collés à l’oreiller de leurs nuits impossibles, une armée d’ombres grandit. On les appelle, à voix basse, les insomniaques. Et ils sont nombreux. Près de 34 % des Français s’en disent proches, d’après la dernière enquête de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV). En réalité, ils sont 10 %, peut-être 15 %, menés par 5 % de vrais durs. Combien seront-ils demain ? Car l’insomnie fascine. La nuit leur appartient! On dit que Napoléon fut l’un des leurs ainsi que Churchill, Duras et de Gaulle. Emile Cioran, un des penseurs du mouvement, affirmera d’ailleurs : «L’insomnie est la seule forme d’héroïsme au lit.» Ben voyons!

Héroïsme ronflant

Un fin veilleur se confesse. L’avocat-écrivain-journaliste-essayiste Emmanuel Pierrat se défend pourtant d’ « en faire partie » : « Mais je ne suis pas insomniaque ! Je ne dors pas mais je n’en souffre pas. » Il se dit membre des « troublés de l’éveil », un groupuscule d’une vingtaine d’élus, repus sans peine après deux heures de sommeil, trop heureux de passer ses nuits à lire et produire, avec orgueil et rigueur.

 


Pas étonnant que cette voie fasse des émules. Mort aux temps morts ! Voilà qu’on parle de sommeil polyphasique. Lucia Bastenhof, alias Boréale, trentenaire graphiste et dynamique, explique son expérience encore méconnue d’une nuit de 3 h 10 suivie de trois siestes de 20 minutes, à heures fixes, « comme les skippeurs ». « J’ai décidé de pratiquer l’insomnie volontaire et organisée. Cela demande de l’autodiscipline, c’est assez solitaire mais je gagne du temps, je travaille plus, je fais une heure de qi gong [gymnastique respiratoire chinoise] par jour. » Elle ne regrette rien depuis neuf mois qu’elle polyphase.

Mais prenez garde. Les insomniaques sont souvent dans de sales draps. Pour la plupart d’entre eux, « ils en souffrent », affirme le Dr Joël Paquereau, président de l’INSV. « L’insomnie commence avec la plainte », explique-t-il. Si les causes sont parfois organiques, comme lors d’apnées du sommeil (5 % des cas d’insomnie), elles deviennent rapidement des maux chroniques de l’âme. Un « cercle vicieux » où l’angoisse de ne pas dormir s’enchaîne à celle de ne pas être à la hauteur le lendemain.


Réveillez-vous fans du dodo

L’insomnie grandit dans l’anxiété de travailler plus et s’apaise mal d’un comprimé vite avalé. Sans traitement, elle peut être associée à la dépression, au diabète, au surpoids, à des problèmes d’humeur, de mémoire, voire à des accidents cardio-vasculaires sur le long terme. Malheur, les insomniaques sont en manque ! Et pour ceux que les sueurs de l’insomnie tentent encore, le docteur gronde sa sentence : « Le temps de sommeil dont nous avons besoin est incompressible. » Quand on calcule avoir déjà perdu près de 1 h 30 de sommeil sur cinquante ans, le médecin parle de « dette ». On devra bientôt cinq ans de sommeil sur quarante ans de vie professionnelle. Sacré somme. Payable en cash ? Ce sera long… Seuls 3 à 4 % de la population peut enfiler sans dommage le dossard de « petit dormeur » (moins de 6 h 30 par nuit), mais pour 85 % d’entre nous, « c’est entre 6 h 30 et 9 heures » de dodo que tout se joue, avec une moyenne autour de… 8 h 24.
Alors du nerf ! L’institut de la vigilance sonne le tocsin. Même si elle est délicieuse, la déconnexion est has been ! Courage, bande d’animaux diurnes, dormons la nuit. Et si ça ne marche pas, militons pour le droit à la sieste, même au boulot. En dix minutes par jour, elle pourrait résoudre les problèmes de fatigue de 55 % d’entre nous. C’est à se demander qui ça en-nuit.

Marika Mathieu (terrafemina.com)

02.04.2009

Mieux vaut rire que guérir

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photo : J.-L. Manzanarès/ecolederire.org

Un fou rire vaut-il une bonne consultation chez le médecin ? Pour Henri Rubinstein, neurologue et auteur de La Psychosomatique du rire (chez Robert-Laffont, collection Réponses santé), le rire est, au minimum, « une gymnastique douce, un jogging stationnaire » et a donc, comme tout autre sport, des effets bénéfiques sur la santé. Le rire permet surtout, d’après lui, de « transformer le cercle vicieux des symptômes en cercle vertueux ». Mais que ça ne vous empêche pas de prendre vos médocs : « Le rire, ce n’est pas la panacée », précise t-il.

Libérer les endorphines

Une chose est certaine, que le rire soit « forcé » ou naturel, les endorphines libérées lorsque l’on rit sont les mêmes. Mais pas l’état d’esprit, note Corine Cosseron, fondatrice de l’Ecole française de rire et de bien-être (lire ci-dessus). « Certains sont partisans d’une méthode où le rire peut-être “forcé”, c’est la méthode “Fake it, fake it, until you feel it” (“Simule, simule, jusqu’à ce que tu le sentes”). Pour ma part, je préfère créer, dans les clubs de rire, les conditions d’un rire naturel » explique t-elle. Et de poursuivre « Vive les diaphragmes libres ! » Adieu gaz hilarant, donc... Bref, on aura compris que rire ne peut pas faire de mal. Sauf aux cardiaques et aux hypertendus, à ceux qui souffrent d’hernies abdominales, ou d’hémorroïdes actives, qui sont contre-indiquées pour les clubs de rire. Et ce n’est pas une blague.

Rémi Laporte

12.03.2009

"Pour financer nos frais, nous avons donc édité un calendrier de photos semi-nu"

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Rencontre avec Cécile Klaus et Marjorie Phlippoteau, président et vice-présidente de l'association Miss'Ile

Comment est né l’association Miss’ile ?
Cécile Klaus : En 2002, j’ai découvert les randonnées rollers à Londres. Très vite, j’ai eu envie d’approfondir la pratique de ce sport et je me suis mise à la roller-dance. J’ai rencontré Marjorie Phlippoteau un an plus tard à Paris lors de la constitution d’une équipe de vitesse pour les 24 du Mans. Le courant est bien passé et nous avons créé cette association pour rassembler toutes les filles qui souhaitent s’investir dans ce sport.

Quel est le but de Miss’ile ?
Marjorie Phlippoteau : Notre association tente de promouvoir le roller au féminin à travers toutes les déclinaisons de cette pratique : roller-dance, slalom, vitesse, endurance, free-skate et descente où les pointes peuvent aller jusqu’à 100km/h sur des routes de montagne.

Combien de membres actifs composent votre équipe ?
MP : Il y a une vingtaine de filles très motivées dans la région parisienne qui viennent à nos sessions d’entraînement une à deux fois par semaine place du marché Saint-Honoré ou place du Palais Royal. C’est relativement peu quand on sait que les randonnées parisiennes attirent plusieurs milliers d’amateurs chaque vendredi. Nous comptons plusieurs championnes de France et du monde dans l’asso.

Peut-on vivre du roller quand on le pratique à haut-niveau ?
CK : Non pas vraiment même si nous sommes souvent bookées pour des prestations événementielles en roller-dance. Nous avons également fait pas mal de plateaux-télés et nous apparaissons dans le dernier clip de Laurent Wolf par exemple. Mais pour financer nos frais de déplacements en compétition nous sommes obligés de trouver des astuces. Nous avons donc édité un calendrier de photos semi-nu. Miss’ile ne touche malheureusement aucune subventions publiques…

Quel est le prochain projet de votre association ?
MP : Notre rêve serait de reprendre la Main Jaune à Paris. Ce lieu est fermé depuis 2005 alors que les rollers-disco cartonnent partout à l’étranger. Rien qu’à Londres, il y a trois boîtes de ce genre qui affichent complet chaque week-end. Nous avons contacté la mairie mais apparemment ils souhaitent transformer la Main Jaune en une salle de gym pour pompiers… C’est vraiment dommage. Nous cherchons donc des investisseurs pour nous aider à reprendre ce mythe.

www.miss-ile.fr

L'avis de la Fédé
« Le roller est un sport très ouvert aux femmes ! » assure Thierry Cadet, chargé du développement de la fédération française de Roller Skating. « On atteint une quasi-parité chez les pratiquants. Plus de 21 000 femmes sont licenciées dans nos 800 clubs. Le patinage artistique et la randonnée font parties des disciplines du roller les plus pratiquées par les femmes. » précise notre spécialiste. Preuve que le patin se féminise à vitesse grand V, cette fédération a reçu le prix « Femme & sport » du Ministère de la jeunesse et des sports en 2007.

Cédric Couvez

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