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12/03/2009

Miss Anti-Radar part en croisade

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Un point de permis s’éteint, une vocation s’éveille. Miss Anti-Radar en avait marre de se faire flasher (par inattention plus que par excès de vitesse, précise-t-elle), alors elle est partie en guerre contre les petites boîtes qui fleurissent le long de nos routes. Depuis son blog, elle a lancé la croisade – une « gentille croisade », ajoute-t-elle – des mal en point.


Entre deux présentations de gadgets légaux destinés à vous faire passer entre les mailles du filet policier, elle livre une tonne de conseils utiles pour contester ses amendes. Le ton est léger, les articles très bien documentés et l’ensemble est plutôt bon esprit, loin du manuel pour parfait Madoff du volant qu’on peut trouver sur tous les forums spécialisés.

La toile française s'éprend du rail

Un peu de temps à passer sur la toile. Prenez le train grâce à notre sélection

Le coin du ferrovipathe

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Le ferrovipathe aime les trains comme le féru de pâtes les macaronis au jambon. Sur ce site ultra-complet au design de Micheline, vous trouverez une exceptionnelle collection de sifflets de train français, en streaming et avec une description précise des conditions d’enregistement. TGV, Corail, autorail, en ligne droite ou à la sortie d’un tunnel, tout y est. Notre préférence va à la Bourreuse Framafer, à la qualité sonore inégalable. C’est le meilleur concert des Klaxons, et c’est en exclusivité sur le Web.

 

Passion photos

1303-MAG-internetpassion.jpgPour accompagner votre set de sifflets de train, pourquoi pas un diaporama de rames en action? Ce site conçu par un photographe amateur talentueux regroupe une galerie de clichés sur les transports en commun pour faire du trainspotting sans risquer le coup de froid ou l’overdose. En plus des locos, ce blog propose quelques photos volées, façon safari, de bus de la RATP dans leur milieu naturel. Si vous avez déjà passé de longues minutes à attendre le vôtre sur un trottoir, vous apprécierez la performance à sa juste valeur.

 

Mes trajets de Rer

1303-MAG-internettrajets.jpgDans le RER, pour passer le temps, on peut écouter le son nasillard qui déborde du casque de son voisin en regardant le sol pour ne froisser personne. Ou lire. Et comme 20 Minutes ce n’est parfois pas assez, on se met à ce truc plein de lettres qu’est un livre. Sur ce blog, on trouvera les critiques de tous les ouvrages qu’un usager du RER A aux goûts sûrs et éclectiques a dévoré depuis mai 2006. Sa dernière note date de janvier 2009 et les paris sont ouverts. S’est-il lancé dans l’Intégrale Proust,  le RER A va-t-il plus vite ? A suivre...

 

Histoire du ticket de métro

1303-MAG-internettticket.jpgLe pass Navigo aura sans doute la peau du ticket de métro, mais son souvenir hantera encore longtemps le Web grâce à Grégoire Thonnat et à son blog très documenté sur ce petit bout de papier ou carton. On y découvre notamment des billets de retard, datant des années 1950, à remettre à son employeur en guise d’excuse de la compagnie de métro. La photo est de qualité et peut-être photoshopée à votre convenance. Très pratique, si vous êtes à la bourre d’environ 50 ans  à votre rencard et que vous voulez mettre ça sur le dos de la RATP. WL. B.

13/11/2008

La chasse au style est à la mode

Dans la garde-robe Internet des «modeux», longtemps The Sartorialist (the sartorialist.blogspot.com) et Facehunter (facehunter .blogspot.com) ont régné en seuls maîtres du goût. Aujourd’hui pullulent les blogs de « street style », où l’on découvre via des photos d’anonymes prises dans la rue que nos voisins de bus peuvent avoir la classe. Et partout où le look passe, les chasseurs accourent. «A la dernière Fashion Week, j’avais en permanence des concurrents plus ou moins amateurs dans le dos, qui me passaient devant pour prendre les mêmes personnes que moi et essayaient de les poser plus vite sur leur blog», explique Kamel Lahmadi, qui anime depuis plus d’un an Style and the city (www.styleandthecity.com), l’un des plus gros sites français dédiés au «street style». Il faut dire que l’investissement de départ est faible – un appareil photo, un blog et une bonne paire de sneakers pour arpenter les rues – et qu’il a rapporté vraiment gros aux pionniers.

«J’ai commencé à prendre des photos sans projet précis en janvier 2006, commente Yvan Rodic, créateur de Facehunter. Puis Menstyle [site Internet des magazines GQ, men.style.com] m’a commandé un reportage à New York. D’autres publications sont venues. Et aujourd’hui, je consacre tout mon temps à mon site. » Du temps qu’il passe souvent dans des aéroports. Le Facehunter couvre des lancements de boutiques fashion dans le monde entier, donne des conférences à l’université et est courtisé par de nombreuses marques. Mais pour les autres, le chemin vers la professionnalisation est encore long. « Les magazines ont compris l’intérêt du facehunting, assure Kamel Lahmadi, qui a tout plaqué pour son site. Pourtant, ils proposent souvent des sommes dérisoires pour acheter ces photos, arguant du fait que ce sont des clichés amateurs. »

Au mensuel masculin GQ, Jamel Benjemaia, responsable du service photo, achète chaque mois un reportage à Yvan Rodic mais à un tarif comparable à ceux pratiqués par les photographes «classiques». «Son travail est complémentaire du reste de nos pages. C’est du reportage sur la mode. Ces photos montrent aux lecteurs ce que l’on porte dans la rue.» «Cela prouve que les vrais gens sont plus beaux que les mannequins anorexiques des podiums, ajoute Kamel Lahmadi. La vraie vie est plus belle que celle des magazines ». A moins qu’un jour ne sorte un mag papier 100 % street style. « J’ai un projet de ce genre dans les cartons.» La chasse aux investisseurs est lancée.

Laurent Bainier

09/10/2008

Mon gosse me gonfle, c'est Net

Salomé va être contente. Je lui ai fait des coquillettes Elle va adorer, enfin, moi, j’adore. Je l’aide et picore négligemment dans son assiette. Je ne me rends pas compte que j’ai tout mangé et maintenant, elle pleure. Son père débarque et demande ce qui se passe. « Je sais pas moi, elle s’est mise à pleurer comme ça, d’un seul coup. » Salomé pointe un doigt accusateur vers moi : « Maman, tout mangé pâtes. » Vous ne vous reconnaissez pas dans ces lignes issues du blog mauvaises­meres.fr ? Passez votre chemin et ne vous égarez pas sur le Net. Le cinéma s’était chargé de désacraliser les petits monstres. Sur la Toile,  ce sont les parents eux-mêmes qui n’hésitent plus à conter leurs malheurs. Grossesse douloureuse, épisiotomie, couches trops chères... : tout y passe.
« Je me considère comme une mauvaise mère au regard des critères standards, explique Nadia Daam, journaliste à 20 Minutes, blogueuse et coauteure du livre Mauvaises mères (Editions Jacob-Duvernet) en librairie lundi prochain. J’adore ma fille mais j’ai parfois plus envie de surfer sur Facebook que de jouer avec elle. ça choque certains de mes proches quand je le dis. C’est pourtant ce que ressentent la plupart des parents. » Alors plutôt que de le crier façon burn out lorsque belle-maman découpe la dinde à Noël, beaucoup de pères et de mères ont décidé de l’écrire sur Internet.

 

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"Les teignes, ce n'est pas qu'au cinéma"

 

« Petite morue »
Margaux Motin est une de ces blogueuses adepte du maternellement incorrect. Illustratrice de talent, elle croque sur son blog la vie de sa « petite morue » de 3 ans. « J’aime ma fille démesurément, mais parfois elle me gonfle. C’est pas facile de le dire à voix haute et pourtant, ça déculpabilise 99 % des gens. » A lire les couches de commentaires déposées sur son blog, le sujet intéresse. « Les parents ont toujours eu besoin de confier leurs misères à leur entourage, rappelle Isabelle Filliozat, psychologue clinicienne et auteure d’Il n’y a pas de parent parfait (éditions JC Lattès). Avec la réduction de la cellule familiale à sa plus petite expression, ils ne pouvaient plus le faire avec leurs parents, leurs grands-parents. Internet leur a donné les moyens de s’épancher. C’est un outil merveilleux pour partager son expérience. »

Pétage de plombs
« Une femme enceinte ou en congé maternité passe son temps sur le Net, confirme Nadia Daam. Mais ce qu’elle y trouve en règle générale est hyper anxyogène : des parents qui vous conseillent d’aller aux urgences pour le moindre bobo... Nous, on voulait se marrer de toutes nos galères. » Elle a donc ouvert un blog avec deux collègues. Les lecteurs – des lectrices très souvent –, apportent leur contribution, rassurées de voir qu’ils n’étaient pas les seuls à parfois en avoir marre. « C’est difficile de quitter l’adulescence pour un jeune papa. Alors je dessine mes peines et mes bonheurs avec ma fille. » La fille, c’est Maé, 4 ans, « un peu camionneuse », d’après son papa Pacco, BD-bloggueur . Et les internautes l’adorent. « Ce que je dessine est décomplexant, parce qu’on vit tous ça en tant que parent. Mais il y a aussi beaucoup de tendresse. Je me moque surtout de moi. »
Les mauvais parents ne sont d’ailleurs pas forcément ceux qui le clament. « C’est normal d’éprouver de la fatigue et il est très important de pouvoir exprimer son ras-le-bol », assure Isabelle Filliozat. Les taiseux, qui rongent leurs ongles en espérant trouver la touche pause sur leur bébé modèle 3 mois, seraient plus sujets que les autres au gros pétage de plomb. Alors bloguez, c’est plus sympa qu’accoucher !

Laurent Bainier

Mauvaises mères (Ed. Jacob-Duvernet) est l’œuvre d’Emmanuelle Defaud, Nadia Daam et Johana Sabroux, trois
de nos collègues ou ex-collègues. On a supporté leur humeur exécrable pendant leur grossesse, puis à leur retour. On trouvait qu’il était injuste de ne pas vous en faire profiter à votre tour. Sur leur blog, www.mauvaisesmeres.fr, vous pouvez témoigner et vider votre sac. Vos collègues nous remercieront.

25/09/2008

Les meilleurs blogs pour découvrir Londres

 

A Londres, la mode du legging est presque terminée. Mais celle du blogging est toujours vivante. La capitale compte, avec New York et Paris, parmi les places fortes des blogs. On vous laissera trouver seul les centaines de pages consacrées à la politique, le shopping et la gastronomie pour se concentrer sur l'underground. Petite sélection d'adresses pour faire du post à post dans les quartiers sombres de la ville:

Sub Urban

Depuis Jack l'Eventreur, personne n'avait exploré avec autant d'obstination les entrailles londoniennes. Stoop et JonDoe, deux légendes suburbaines, livrent sur ce site, jour après jour, les résultats de leurs explorations souterraines. Egoûts, conduits, stations désaffectées, rien n'échappe à ces deux aventuriers qui préfèrent rester dans l'ombre pour éviter des tracas avec la justice. Et comme la capitale n'a plus de secret pour eux, ils partent régulièrement explorer le reste du pays. Attention, ils ont un pète au casque de spéléo.

 

Spacehijackers

On les surnomme les «anarchitects» parce qu'ils s'emparent de l'espace public pour l'aménager à leur façon sans y avoir été invité. Sur leur blog, les Spacehijackers décrivent leurs parties de cache-cache avec les Bobbies. ces Londoniens organisent des fêtes sauvages dans le métro, des parties de cricket en pleine city ou des concerts en costards. Et pour fêter Noël, ils se glissent chez Harods au moment et se promènent par dizaine avec un tee-shirt «tout à moitié prix dans ce magasin». Certes, ils n'aiment pas les journaux gratuits mais nous on les adore.

 

London Underground

Une pub pour le film La Loi et l’Ordre photographiée à Stockwell, où un Brésilien confondu avec un terroriste avait été tué en 2005. Sur l’affiche, le slogan du film : « Il n’y a rien de mal à se tirer dessus, à condition que la bonne personne soit tuée. » Ça ne s’inven­te pas, ça se déniche sur ce blog consacré aux perles du métro londonien. Un tube outre-Manche.

 

All in a days work

London Cabby est verseau, il a 46 ans et kiffe les masques de catcheur. C'est tout ce qu'on sait de lui. Ah oui, il est aussi chauffeur de taxi, à Londres et sur son blog il livre des tranches de vie de ses concitoyens. «Son saxo jaune connaît toutes les rues par coeur, tous les p'tits bars, tous les coins noirs...» Souvent drôle, toujours long.

Pigeon Blog

Brian est le premier pigeon blogueur et il niche sous les toits de Londres. Entre deux fientes sur des capots de cabs, il dissèque la vie de ses congénères, des humains qui les nourrissent et de ceux qui les chassent. Sensible aux questions environnementales, il encourage, photos à l’appui tous les volatiles à emprunter l’Underground. Un oiseau rare.

Laurent Bainier

 
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