04.12.2008
La fille de Carnegie de Stéphane Michaka
Au théâtre ce soir: meurtre
Jamais Français n'avait intégré le très fermé "club des centaines" de Rivages. Jusqu’à présent, la vénérable maison du polar et roman noir réservait ces numéros 100, 200 et suivants, à ses poids lourds anglo-saxons, type Ellroy, Cook, Thompson, Westlake … C’est peu dire que Stéphane Michaka, auteur de théâtre de 34 ans, entre par la grande porte avec son premier roman, La Fille de Carnegie, siglé n°700. Emballé par sa pièce du même nom en 2005, François Guérif, le phare de Rivages, avait poussé Michaka à l’adapter en roman. Meurtre au Metropolitan Opera de New-York.
La Flûte enchantée sur scène, trois balles dans le buffet en loge. Le lieutenant Tourneur, policier borderline, est chargé de l’enquête. Rapidement, les soupçons se portent sur Lagana, ex-flic passé à la finance de Manhattan, que Tourneur vomit. Les deux hommes vont donc s’expliquer, virils et pas toujours corrects, durant une longue nuit de garde à vue. Un premier roman tenu, qui prend naturellement sa place à New-York, sans pour autant plagier le Lonely Planet comme trop souvent les polars français situés outre-Atlantique. Un ton à la fois dur à cuire et lyrique. Un petit bonbon Michaka (facile).
La fille de Carnegie, Stéphane Michaka, Rivages Noir, 562 p., 10,50€.
>> Retrouvez toute l’actu du livre noir sur Polar Blog, le blog de Bastien Bonnefous.
10:46 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : culture, livre, polar, bonnefouss












