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06/05/2009

Get in Da Club des Croqueurs de Chocolat

Le Club des Croqueurs de Chocolat propose régulièrement des dégustations au coeur de Paris. L'occasion pour le Bruxellois Pierre Marcolini de nous prouver que la Belgique reste le royaume du chocolat...

Ici, on ne croque pas le chocolat, non, on le laisse fondre. Avec délicatesse. Entre la langue et le palais. Même à la première bouchée : le coup de dent est remplacé par un petit coup de couteau précis : le carré est tranché, net, afin de révéler comme il est fait. Car une dégustation, au Club des Croqueurs de Chocolat, c’est une jubilation des pupilles, avant celle des papilles. « Très fin », « très frais », « délicat », « soyeux », « délicieux » : les qualificatifs fusent. Les yeux brillent de mille feux.
Ainsi se déroulent, deux fois par mois au pavillon Lenôtre, sur les Champs-Elysées, les dégustations « ludiques » du Club des Croqueurs de chocolats. Une association ultra sélecte, que l’on n’intègre qu’à force de patience (la liste d’attente est longue) et de ténacité (il faut prouver sa motivation). Certains des 150 membres sont connus, comme Sonia Rykiel. D’autres non, comme Emmanuelle De Barmon, jolie blonde tombée toute petite dans la marmite du chocolat magique. C’est elle qui nous a initié ce soir là.
Première dégustation : cinq bonbons de chocolats signés Pascal Le Gac, qui vient d’ouvrir une boutique à Saint-Germain en Laye après vingt ans passés à la Maison du chocolat. On les place soi-même dans son assiette dans l’ordre requis « du plus doux au plus fort », glisse Emmanuelle de Barmon. Comme notre sémillante hôtesse, certains les mettent en ligne, d’autres en rond, suivant leur caractère ou leur humeur. Tous se concentrent, salivent, dégustent et votent à main levé. Les ganaches lait passion et le noir au zeste de citrons frais recueillent le plus de suffrages, pour leur « équilibre » et leur « finesse ». Vient le tour des cinq créations de Pierre Marcolini. Le Bruxellois détonne avec des saveurs contrastées -et diversement appréciées : une couverture « trop épaisse », un coulis de caramel au rhum qu’un Croqueur prend pour « du miel trop liquide »… Heureusement, un palet fin au lait fourré d’un praliné pistache met tout les Croqueurs d’accord : Marcolini n’a pas volé son titre de meilleur pâtissier du monde. En coulisses, il se marre : « J’ai adoré quand Claude Lebey, le fondateur du Club, a dit qu’il était sans doute trop vieux pour mes chocolats ».

pierre.pngLe Chef de file du nouveau chocolat belge
Quatre boutiques à Bruxelles, deux à Paris. Et des chocolats conçus « à contre courant » : moins gras, moins sucrés et plus petits que la moyenne : 5 à 6 grammes au lieu des 15-20g de mise chez les Belges. Pierre Marcolini revendique l’importance de l’enrobage de ses chocolats, la « couverture » en langage pro, qu’il réalise lui-même. Comme Bernachon, à Lyon, il fait partie des rares chocolatiers à travailler directement la fève de cacao, quand les autres achètent cette couverture déjà prête à des fournisseurs comme Valrhona.

 

Quand les Belges zappent avec leur langue

Même quand les télés publiques marchent d'un même pas, elles trébuchent sur la barrière de la langue. La wallone RTBF et la flamande VRT ont coproduit en 2008 "L'Empereur du goût" ("De Keyser van de smaak" en flamand), saga d'une famille de distilleurs de genièvre, couvrant soixante ans d'histoire. Cette série télé de prestige truste les récompenses, notamment au FIPA de Biarritz mais coupe le pays en deux niveau audience. 1,7 million de Flamands (58% de part de marché) contre à peine 150.000 Wallons pour le premier épisode. La série est jouée en flamand et doublée en français. Cela a suffi aux Wallons pour zapper. "Quand ça se passe tout près de chez vous, on a envie de le voir dans sa langue, note Arlette Zylberberg, responsable fiction à la RTBF. Mais nous sommes fiers d'avoir réalisé le projet ensemble, en ces temps crispés".

 

Par Maxime Robin

Bruxelles By Night

Il n’y a pas qu’à Berlin où l’on s’extasie tout un week-end sur des beats techno. Sous ses faux airs de ville sage, Bruxelles s’impose depuis une grosse décennie comme une des places incontournable du clubbing européen. Voici le parcours du parfait noctambule…

 

Before : « Pour y faire son marché »

Dans la capitale belge, tout le monde se connaît. Résultat, à l’heure de l’apéro, mieux vaut bien choisir son spot pour dénicher entre deux tournées la teuf de la nuit. Deux établissements font office de QG pour la jeunesse hype bruxelloise.

Le Bar du marché Situé place Flagey, dans la commune d’Ixelles, ce nouveau lieu s’est imposé comme le repère des artistes, bobos et branchés de la ville. Une source à bons plans et jolies filles…

 

Le Café des Halles Niché en plein cœur du quartier de la Bourse, cet ancien marché couvert a été transformé en énorme salle des fêtes design. Au menu : expositions, piano, chaises longues et grande terrasse, le tout bercé par de la vraie bonne musique.

 

Boîtes : « Culture Club »

Question danse, les Belges ont carrément la frite. Loin des mondanités parisiennes, les fêtards de la capitale se lâchent sur le dancefloor, bière à la main, paille dans le nez et pilules dans l’estomac.

 

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Le Fuse « Depuis quinze ans, c’est le club mythique de Bruxelles, les gens y vont pour le son pointu. La faune est hardcore et tous les meilleurs Dj’s électro y passent », résume fidèlement Hélène, bombe atomique de 21 ans. Tout est dit mon kiki.

 

Le Mirano Un poil plus chicos que le Fuse, ce club fait aussi partie des institutions de la ville. Doté d’une capacité de 2 000 personnes, le Mirano possède un sound-system dantesque qui accueille chaque week-end la trempe des pousseurs de disques.

 

Le Botanique C’est probablement le spot le plus surprenant pour faire la java. Véritable jardin botanique la journée, le « Bota » a accueilli le week-end dernier des soirées aussi folles que la « Freaks & Geeks », réputée pour son ambiance booty ou les 10 ans du Progrès, la fiesta du PS local.

 

Le Mirano

 

After : « DJ oublié de dormir »

Vers 7 h, le sport national n’est pas la chasse à courre mais plutôt aux after qui tuent. Parmi elles, on retrouve les Piknik Elektronik, le dimanche. Mais le mieux reste quand même de chiner la fête en appart. Bonne nouvelle, les Belges sont aussi accueillants que généreux. Si le courant passe, vous n’aurez donc aucun mal à finir votre nuit/journée chez l’habitant…

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Cedric Couvez / 20Minutes

Par Cedric Couvez

Bullez un peu dans les Comic Streets de Bruxelles

Alerte aux phylactères, les bulles ont envahi Bruxelles. Impossible d’envisager un week-end là-bas sans qu’un tour operator ne mette la BD au programme. Vous nourrissiez d’autres desseins pour votre voyage. Oubliez tout. La BD reste le meilleur moyen de découvrir la capitale belge.

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Suivez la ligne claire

A l’arrivée du Thalys, c’est Tintin qui se tape l’affiche sur l’un des murs de la gare du Midi. A partir du 2 juin, il aura droit à son musée perso à Louvain-la-Neuve, dans la banlieue de Bruxelles. Mais pour l’instant, il doit partager la vedette avec d’autres héros des planches, plus ou moins connus. Une trentaine de fresques sont venues orner progressivement, depuis 1993, des façades à l’abandon. « La priorité, c’est la cohérence du parcours. Ça permet d’attirer les touristes dans des quartiers moins visités de la ville », explique David Vandegeerde, l’un des créateurs de l’association Art mural, qui peint les fresques géantes. Suivons-les donc. Boulevard Michel-Vaillant, rue Wayne-Shelton… Vegas a son « Strip », Bruxelles ses comic streets.

En cette année 2009, consacrée « année de la bande-dessinée » dans la capitale européenne, les inaugurations de nouveaux murs se succèdent, mais les plus atypiques restent ceux qui ont fleuri dans les Marolles. Près de la place du Jeu-de-balle, où Tintin trouva en son temps la maquette de la Licorne et où les fans chanceux découvrent encore quelques exemplaires rares vendus à même le pavé, se dresse le mur Jijé. Jijé, père spirituel de l’école de Marcinelle, pilier du Journal de Spirou, aussi connu ici que son rival Hergé. « La culture BD est très forte en Belgique. Elle fait partie de notre patrimoine culturel, assure Farid, un habitant de ce quartier en voie de boboïsation. Mais nous imaginer avec un album sous le bras en permanence est aussi stupide que penser que les Français se promènent avec une baguette sous le bras 24 heures sur 24. »

 

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Succès de façade

Un album, peut-être pas. Mais statistiquement, on a plus de chance de croiser à Bruxelles un homme ou une femme avec un carton à dessin sous le coude que dans n’importe quelle autre ville du monde. La capitale compterait un dessinateur pro pour 30 000 habitants. Les bédéistes s’incrustent jusque dans les plus prestigieux établissements de la capitale, comme les musées royaux des Beaux-arts, qui proposent une expo sur l’histoire du genre. Mais le vrai temple du 9e art, c’est le Centre belge de la bande dessinée. Outre ses salles thématiques, il offre aux visiteurs une banque de 70 000 titres en quinze langues, sans doute la plus grande collection de planches (hors magasins de bricolage). Quatre mille d’entre elles sont en accès direct et, pour 50 centimes, vous pourrez vous y plonger toute la journée.

 

 

Avant de partir, jetez un œil au bâtiment. Paumé au fond d’une rue taguée, il est l’un des plus beaux témoignages de l’art de Victor Horta, le Gaudi local. Ce chef-d’œuvre Art nouveau, qui accueillit longtemps un grossiste en textile, a été sauvé in extremis de la destruction. Un classique à Bruxelles, où le saccage des richesses architecturales a longtemps été un sport national. A tel point qu’aujourd’hui, pour évoquer l’urbanisme anarchique, les spécialistes parlent de bruxellisation. « On ne place pas nos fresques BD sur des murs constructibles, ajoute David Vandegeerde. Nous ne voudrions pas que des points noirs architecturaux soient conservés parce que nous avons peint une œuvre sur un des murs. »

Mais les peintures ne sont pas cantonnées aux quartiers déshérités de la ville. En plein centre, à quelques mètres du Manneken Pis, Tintin s’échappe d’un bel immeuble par un escalier de service en trompe-l’œil. S’il fend la foule, il arrivera sans doute sur la Grand Place. Construite sur les cendres du bombardement français de 1695, elle fut élue « plus belle place du monde » par Hugo et « plus riche théâtre » de la planète par Cocteau. Ce week-end, elle deviendra « la plus grande planche de l’univers ». Cinq cents mètres carrés de dessins y seront réalisés, sur un thème encore tenu secret. La foule devrait s’y presser. Finalement, le 9e art, c’est peut-être celui d’attirer les touristes.

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Manneken Pis / Cedric Couvez / 20Minutes

Par Laurent Bainier

Simenon l'Americain

On a tendance à l’oublier, comme pour notre Johnny national, mais Simenon est un romancier « belge ». Cette précision géographique établie, il convient de rappeler que le père de Maigret est surtout un des plus grands écrivains francophones du XXe siècle. Peut-être le plus grand. Preuve en sont la poursuite de la publication de son œuvre dans la prestigieuse Pléiade, et surtout l’édition passionnante en deux volumes chez Omnibus, de ses « romans américains ». Pendant une décennie, de 1945 à 1955, Simenon, qui craint d’être la cible d’un comité d’épuration au sortir de l’Occupation, s’installe aux Etats-Unis. Dix ans décisifs dans sa vie, où il va livrer quelques-uns de ses chefs d’œuvre les plus forts.

Trop longtemps, Simenon a été réduit au rôle de « l’écrivain phénomène », celui des 1000 livres, des 200 volumes de « l’usine Maigret », tous écrits en quelques jours à peine, entre de multiples aventures amoureuses. Avec sa période américaine et ses « romans durs » afférents, comme il les nommait - La mort de Belle, Feux rouges, Trois chambres à Manhattan, L’horloger d’Everton… - Simenon prouve qu’il est définitivement le romancier de la frustration et de la solitude. L’orfèvre inégalé des passions tragiques dont l’alcoolisme n’est souvent qu’un des révélateurs.



Romans américains, Omnibus, 2 volumes, 27 et 26 €.
Pedigree et autres romans, Pléiade, Gallimard, 1690 p., 55 €.

Par Bastien Bonnefous

>>> Retrouvez toute l'actu du polar sur Polarblog, le blog de Bastien Bonnefous

Les Belges de jour écument les concept stores de Bruxelles

Non, non, non, tous les Belges ne se sapent pas comme Jean Claude Van Damme ! Nos cousins ont même une faculté certaine à lancer les tendances. Si les stylistes à succès comme Martin Margiela, Dries Van Noten ou Dirk Bikkemberg viennent de la scène anversoise, Bruxelles reste la place marchande du pays. Tour d’horizon des échoppes les plus cool de la ville...

 

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Mr Ego Les amateurs de streetwear vont en prendre plein les mirettes dans ce loft de 400 m2 niché en plein centre historique. Très arty dans l’âme, ce shop dispose d’une salle d’expo du meilleur effet. En ce moment, c’est le collectif d’artistes anti-hype No New Ennemies qui s’est emparé du lieu jusqu’à l’été. Le week-end, un DJ se saisit des platines pour balancer de l’électro minimale. Question fringues, ce magasin propose la crème des marques qui montent. Le rayon skaters est particulièrement bien garni tout comme celui des shoes qui révèle de très bonnes surprises avec de nombreux modèles inédits. Et pour les bourses un peu moins remplies, une large sélection d’accessoires et de goodies marrants tenteront de calmer momentanément l’appétit de la fashion victime qui sommeille en vous.

Le Réservoir C’est le nouveau spot branchouille dont toute la ville parle. Inauguré il y a seulement deux semaines, le Réservoir ne pouvait s’installer qu’à Ixelles, le quartier tendance par excellence. Adorables, les deux proprio se feront un plaisir de vous faire découvrir les petites marques qu’ils chérissent particulièrement. Et entre deux essayages, n’hésitez pas à leur demander les bons plans clubbing du soir, ces deux là sont de sacrés fêtards. Leur adresse : 45, rue Broussart.

Metà Metà Derrière ce mystérieux nom de code se cache Francesca et François, deux hipsters amoureux de la mode. En novembre, ils ont quitté Paris pour monter un des projets les plus excitants de Bruxelles: des pop-up stores musicaux. Le concept est simple : après avoir chiné des pièces quasi uniques ou des séries très limitées aux quatre coins du monde, nos deux tatoués investissent des lieux iconoclastes pour vendre leurs marchandises le temps d’une soirée bercée par les beats de François, également DJ et producteur. Les amoureux ont eu la bonne idée d’installer leur showroom dans leur appart’ de 250 m2. Contactez les directement sur leur site pour prendre rendez-vous et les clés du style seront à vous !

 

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Cédric Couvez
 
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