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25/03/2010

"Sur le tournage, j'en ai chié ma race"

Découvert sur petit écran grâce à MTV, révélé sur le grand par Cyprien, Mouloud Achour, le chroniqueur du « Grand journal » a délaissé l’an dernier le plateau de Canal+ pour rejoindre celui du Choc des titans, une superproduction américaine autour du mythe de Persée. Récit d’une aventure aussi onirique qu’éprouvante...

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Mouloud, comment t’es-tu retrouver à tourner pendant trois mois dans un blockbuster ?

J’ai rencontré Louis Leterrier, le réalisateur français du film, dans une soirée à New York. Il m’avait vu dans des rôles de figuration avec Kourtrajmé. Il m’a proposé une scène lorsqu’il tournait le deuxième épisode de Hulk. Manque de bol, je m’étais endormi au moment de tourner. Lorsqu’il était en train de préparer le remake du Choc des titans, Louis m’a proposé des essais par téléphone et webcam. J’ai bondi sur l’opportunité car c’était un film culte de mon enfance avec Star Wars et Les Goonies. Dix jours plus tard, il m’a envoyé un texto et m’a confirmé que la Warner était partante.

La préparation au tournage a-t-elle été difficile ?


C’est un film avec beaucoup d’action, il fallait donc être au top de sa condition physique pour pouvoir le faire. Comme j’avais un gros surpoids, les assurances ont exigé du studio qu’il me fasse subir des tests physiques. C’est passé de justesse... et je me suis mis à l’entraînement à Londres avec l’aide d’un coach sportif. J’ai perdu 20 kilos en un mois et demi.

Finalement, alors que beaucoup s’y perdent, pour toi Hollywood, ça a été comme une rehab...

Exactement ! Moi qui n’avais jamais fait de sport de ma vie, je me suis retrouvé a adorer ça. J’ai également suivi un régime alimentaire très strict qui m’a permis de tenir le choc lors du tournage.

Et cet entraînement a-t-il porté ses fruits ?


Carrément, mais j’en ai quand même chié ma race sur le tournage. Au mois de mai, je me suis retrouvé à faire des cascades à 4 000 m d’altitude à Ténérife. C’était très dur, je n’arrivais quasiment pas à respirer. Le mois d’après, on est parti au pays de Galles, là c’était une autre histoire. Il n’arrêtait pas de pleuvoir et faisait super froid. La fin du tournage s’est déroulée à Londres, dans les studios mythiques de Pinewood, où se tournent les James Bond. A la fin, j’avais encore perdu 20 kilos de plus.

Lors des cascades, tu n’as jamais flippé ?

Si, une fois. Ils m’ont attaché un harnais au niveau des parties intimes. J’ai cru que je n’allais plus jamais pouvoir avoir d’enfants...

Tu étais le débutant de la bande, comment l’équipe t’a-t-elle accueilli ?

Hyper bien, c’était un rêve de gosse pour tout le monde de tourner ce remake. Il régnait vraiment une ambiance bon enfant.

Pour la promo du film, tu as reçu des consignes ?


Non ! Sérieusement, on me laisse surper libre de dire ce que je veux. Je n’ai pas la pression.

Et la suite de ta carrière, tu l’envisages à Hollywood ?

Si des trucs tombent par la suite, c’est cool. Et j’adorerais tourner une suite au Choc des titans. Sinon, je pense avoir plus à apporter au « Grand journal » qu’à Hollywood.

 

 

 

Recueilli par Cédric Couvez

Premiers pas pour ne pas tomber à côté

 

A seulement 1 h 22 en Thalys de Paris, Bruxelles est un mix parfait entre tradition et modernité. La capitale belge offre le parfait compromis entre balades à la cool et noubas endiablées. Petit tour d’horizon des incontournables de la ville...

2603-MAG-WEE-MANNEKENPIS.jpg Le Pentagone


Non, non et non, le Pentagone n’est pas que le bâtiment qui abrite le quartier général du Département de la défense des Etats-Unis. A Bruxelles, c’est le centre historique où trône la fameuse Grand-Place. Décrite comme « la plus belle place du monde » par Victor Hugo, l’édifice gothique tardif accueille des hordes de Japonais mitraillant les façades de l’hôtel de ville. Parmi les attractions du quartier, le fameux Manneken-Pis. Du haut de ses 55 cm, ce petit bonhomme de bronze à la vessie débordante datant du XVIIe siècle symbolise l’irrevérence belge. Et cette fontaine de devenir la carte postale la plus vendue du pays.

La commune d’Ixelles

Flagey est le quartier branché de la ville. Situé à une demi-heure de marche du centre, cette place bordant un lac paisible est l’épicentre des bobos qui viennent prendre l’apéro ou cuver le « lendemain de la veille », c’est-à-dire le dimanche après une soirée bien arrosée.

Côté bar, zappez le Belga, grosse machine commerciale et préférez le Bar du Marché, à quelques encablures. L’ambiance conviviale est propice aux rencontres improbables et la terrasse bien plus intimiste. Et pour plâtrer les litrons de bière, rien ne vaut la friterie du coin qui accumule souvent près d’un quart d’heure de file d’attente.

La nuit tombée


« Bruxelles, c’est un petit Berlin » vous assureront tous les jeunes clubbers de la ville. Bercée à la minimale, le circuit nocturne est principalement trusté par trois établissements. Le Fuse est la boîte techno référence de la ville. Les plus grands DJ internationaux y jouent tous les week-ends et les puristes ne manquent pas une soirée. Un poil plus soft, le Mirano est l’alternative glamour au Fuse. L’électro y est plus douce et l’ambiance plus sage. Reste à explorer les entrailles du Café Bota qui se transforme au soleil couchant en salle de spectacle hallucinogène.

 

 

 

Hôtel Monty Derrière une façade grise à bow-window, un concept innovant en Belgique : celui de l’hôtel design à taille humaine et à la décoration épurée composée de meubles et d’objets étonnants. La séduction s’opère dès la reception, au milieu des trois pièces en enfilade modernisées par un joli contraste de couleurs corail-gris perle et rouge qu’on retrouve à tous les étages. Excellente literie. Certains objets ont été dessinées par Philippe Stark et d’autres participent d’un humour que complète avec bonheur un réel sens de l’accueil. La vaste table centrale permet de prendre en commun un petit déjeuner à la belge. Croissants, confitures, fromages, sirop de Liège, charcuteries, jus d’orange, fruits et pot de café fumant illustrent idéalement la convivialité à la bruxelloise. Doubles 99-149 €. Wi-fi. 101, boulevard Brand-Whitlock.
Info : monty-hotel.be

La Grande Porte Plutôt un restaurant de fin de semaine. Estaminet, « resto rétro » comme indiqué sur leur carte de visite, chaleureux et accueillant. En bordure des Marolles, un grand classique bruxellois. Murs de photos, d’affiches et de gravures, chapelet de lampions et piano mécanique au fond donnent le ton de cet établissement à l’image de sa cuisine, simple et copieuse. Trio vedette de la carte : les ballekes à la marollienne, les chicons au gratin et le stoemp du jour. Bonne ambiance, surtout le soir. Rue Notre-Seigneur 9, 1 000. Carte 32 €.
Tél. : 02-512-89-98.

Delirium Café Pas loin de la Grand-Place, un bar qui devrait entrer dans le Livre Guiness des Records pour le nombre de bières qu’il propos : au moins 2 004 mais souvent 2 500 ! C’est bien simple, ils ont presque toutes les bières belges et des bières de 80 autres pays. Toujours beaucoup de monde évidemment et en particulier le week-end. Tous les jours de 10 h à 4 h. Impasse de la Fidélité, 4, 1 000.
Tél. : 02-514-44-34

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A lire : Le Guide du Routard « Bruxelles 2010 ».

 

Cédric Couvez

Starclash : Tahar Rahim Vs. Mélanie Thierry

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Césarisés en qualité de meilleur espoir du cinéma français lors de la dernière cérémonie, Tahar Rahim et Mélanie Thierry s’affrontent dans un Starclash qui fleure bon le warm-up cannois…


Tahar Rahim

Premiers pas vers les toiles
en 1981 à Belfort dans une famille modeste, Tahar Rahim passe sa jeunesse dans les salles obscures. Après avoir décroché son bac et passé quelques années à la fac, il s’inscrit en en cinéma à l’université de Montpellier. Bien décidé à devenir comédien, il poursuit sa formation au Laboratoire de l’acteur, une école dirigée par Hélène Zidi-Chéruy, la fille de Claude Zidi.

Premiers pas vers les étoiles
Repéré dans « La Commune », la série événement de Canal+, Tahar Rahim explose à l’écran grâce à Jacques Audiard, qui lui confie le premier rôle de son Un prophète. Le film cartonne lors du dernier festival de Cannes et l’acteur devient une star montante du septième art. Le 27 février dernier, le comédien réalise un coup double en grattant le César du meilleur acteur et du meilleur espoir masculin.


Mélanie Thierry

Premiers pas vers les toiles
La jolie Mélanie a vu le jour en 1981 à Saint Germain en Laye. Dès l’âge de 13 ans, la petite blondinette aux yeux azur enchaîne les apparitions dans des publicités et des téléfilms. Après une brève carrière dans le mannequinat où elle pose pour Vogue Italie, Elle U.S.A ou encore The Face, elle suit des cours de théâtre et impose sa bouille d’ange sur grand écran dans Quasimodo del Paris de Patrick Timsit en 1999.

Premiers pas vers les étoiles

En 2006, la belle passe une deuxième vitesse en se révélant sur les planches dans « Le Vieux juif blonde » d’Amanda Sthers. Deux ans plus tard, elle se frotte aux blockbusters un peu foireux dans Babylon A.D et Largo Winch. C’est son rôle dans « Le dernier pour la route » de Godeau qui lui vaudra finalement le César du meilleur espoir féminin cette année.

 

 

 

Cédric Couvez

 

A vous de dire dans les commentaires lequel des deux sera bankable en premier.

19/03/2010

A Chamonix, les branchés font du ski

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Depuis mercredi et jusqu’à dimanche, à Chamonix, l’ambiance est aussi chaude sur les pistes enneigées que sur les pistes de danse. La faute à Bertrand Brême, Camille Jaccoux et Edouard Rostand qui pour la troisième année consécutive organisent le Blackweekend, un festival électro enrichi en tartiflette, dans la mythique station de haute montagne qui compte le plus grand domaine skiable hors-piste de l’Hexagone.

Au pied du Mont-Blanc, près de deux mille teufeurs enchaînent pistes noires et nuits blanches. Tout commence par la compétition interstation, le « Boss des bosses ». Au programme, des fous furieux venus des quatre coins du globe pour se cramer les genoux et se détruire le foie. Cette course est l’occasion de lancer sportivement le Blackweekend. Dès le début d’après midi, des hordes de Britanniques, d’Allemands et de Savoyards complètement bourrés dévalent les pentes à toute vitesse en se déguisant n’importe comment. On y voit des filles aux seins nus, des mecs qui skient dans un total look panda, des saltos arrière, des chutes spectaculaires, le tout rythmé au son d’un DJ anglais qui balance sa sauce techno minimale.

Bonne descente

La nuit tombée, c’est dans le centre-ville de Chamonix que ça s’agite. Et le teufeur de découvrir que les après-ski ne sont pas que des chaussures, pendant le Blackweekend, c’est surtout des apéros à rallonge où les litrons de bières coulent à flots, les enceintes crachent du son dehors et où l’on éponge le tout avec une grosse raclette. « Le Blackweekend est un festival très ouvert d’esprit. On y rencontre autant des ski bums, ces malades de la glisse qui parcourent la montagne en caravane à la recherche de la meilleure neige, des Suédoises en mal d’amour ou des clubbeurs parisiens venus se prendre un coup de soleil et se mettre une taule sur le dancefloor », ironise Bertrand Brême.

Car côté programmation musicale, le festival tape haut et fort : Pedro Winter, Naughty J, Addictive TV, Greg Boust, Peter Pan, Sasha Funke, Etienne Jaumet, Clara Moto, Mimi Xu ou encore Cécile Togni sont là pour farter les platines et activer les remontées mécaniques du pogo. Pour coller à la cible branchée présente pendant quatre jours, les marques n’hésitent pas non plus à sortir le carnet de chèques et offrir à leurs services : « Orangina Schweppes, Nissan Cube, Singha Beer, Absolut ou encore Feiyue sont des partenaires qui nous permettent de produire cette manifestation », assure l’organisateur.

Pas des vacances

Et les établissements locaux d’avoir eux aussi une sacrée banane: « C’est top pour nous, car ça crée un pic d’activité et rameute encore plus de monde. L’avantage de cette station, c’est que même hors des périodes de vacances scolaires, les choses bougent ! », lâche le serveur de la Cantina, le bar qui accueille la fête d’ouverture. « L’administration de la ville nous facilite aussi la tâche car elle s’est rendu compte que le Blackweekend est parfaitement cohérent avec son image. C’est un événement bon enfant. Preuve en est, la préfecture nous a accordé une dérogation pour fermer exceptionnellement à 4 h du matin quand il y a des soirées », conclut-il.

Mais comme dit si bien la campagne de prévention : « Boire ou conduire, il faut choisir ». « Il y a énormément de contrôles d’alcoolémie à la sortie des fêtes et ce n’est pas rare de faire l’after au poste », confie un habitué. « Et il n’y a pas à tortiller, c’est quand même moins cool qu’un bon jacuzzi en bonne compagnie dans le chalet... »

 

à Chamonix, Cédric Couvez

11/03/2010

Marée haute pour les grands pécheurs

Ils sont riches, beaux, connus et pourtant… Loin d’être sages comme les images soigneusement sculptées par leurs agents, les stars américaines sont souvent prises dans les filets de saint Thomas d’Aquin, le religieux qui théorisa les sept péchés capitaux au XIIIe siècle. Alors qui est le glouton du moment, la radine de service ou la langue de pute incorrigible ? Sept péchés, sept people…

Luxure : Tiger Woods

Les sportifs sont des coureurs et pas seulement les cyclistes. Après David Beckham et avant John Terry, c’est Tiger Woods qui a défrayé la chronique en avouant ses infidélités. Un grand déballage plus tard, pas moins de quatorze maîtresses sont sorties du chapeau. Lynché par les médias et lâché par sa femme, le golfeur tente à présent de reconquérir le cœur de sa dulcinée après avoir suivi une thérapie pour se désintoxiquer du sexe.

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Colère : Naomi Campbell


La panthère des podiums a un caractère bien trempé. Preuve en est, le top a été désigné « star la plus colérique du Royaume-Uni » par un sondage. La réputation de Naomi Campbell n’est plus à faire. Après avoir martyrisé toutes ses assistantes, la beauté s’est illustrée la semaine dernière en frappant son chauffeur à New York. Si dans un premier temps l’employé a porté plainte contre sa patronne, il vient de se rétracter. Ca fouette le coup de pression…

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Orgueil : Kanye West


Dans la série « C’est moi le meilleur ! », Kanye West rafle la mise haut la main. Si le rappeur a beau avoir tout pour être serein, il ne peut s’empêcher de se la raconter à longueur d’interviews. Mauvais perdant et vantard à souhait, l’artiste a été élu « Vilain de l’année » lors des NME Awards 2010, à la fin février dernier. Pas certain cette fois-ci que la fashion victim se répande trop sur cette nouvelle distinction, quoique.

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Gourmandise : Kevin Federline


En voilà un qui n’a vraiment pas digéré sa rupture avec Britney Spears. Depuis leur séparation en 2007, le danseur a pris 25 kilos de gras. Son régime est aussi simple que déséquilibré : hamburgers et glace à gogo. Si le bad boy a beau crier sur tous les toits qu’il grossit car il est heureux, sa nouvelle petite amie semble moyennement convaincue. Pour sauver la mise, Kev s’est inscrit à Celebrity Fit Club, une TV réalité de coaching alimentaire.

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Envie : Perez Hilton


Il a fait son buzz et son beurre en balançant sur les stars. Acteur raté, Mario Armando Lavandeira a réussi à conquérir la planète people en crachant dessus sur son blog. Envieux comme pas deux, Perez s’est déjà pris la tête avec Fergie, Colin Farrell ou encore Lily Allen. Mais depuis que le wanabe est devenu quelqu’un, sa plume s’est adoucie et son fiel transformé parfois en miel.

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Avarice : Rihanna

Lorsqu’elle ne fait pas la tourner des échoppes de l’avenue Montaigne pour se faire habiller à l’œil, la chanteuse prend soin de son corps. Manque de bol pour ses coachs sportifs, Rihanna est un peu radine. Preuve en est, Cindy Percival, qui s’est occupé d’elle l’automne dernier, n’a toujours par perçu ses 20 000 € d’honoraires. Cette dernière ne s’est pas dégonflée et vient d’intenter une action en justice pour récupérer son dû.

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Paresse : Katie Holmes


Révélée par son rôle dans la série à succès « Dawson », l’actrice a mis sa carrière entre parenthèses depuis qu’elle a cédé aux avances de Tom Cruise, son scientologue de mari. Mais depuis que la starlette est devenue maman de la petite Suri, elle glande sévère. Cloîtrée chez elle, l’américaine passe ses journées à pouponner et faire flamber la carte bancaire de son époux. Bref, pas un projet à l’horizon pour Katie Holmes qui aime visiblement se la couler douce.

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Cédric Couvez

05/03/2010

En politique, il y en a pour tous les goodies

C’est aussi la Fashion Week dans les partis politiques ! En attendant les élections, petite sélection des produits dérivés ou « goodies » inattendus pour faire avec humour la promo du parti que vous soutenez.

UMP - Le parti de Xavier Bertrand propose un large choix de produits promotionnels originaux : bouteilles d’eau, tongs ou encore freesbee. En plein tournoi des 6 Nations, préférez le polo de rugby UMP, du même rouge qu’un verre de vin. 22€ (www.lemouvementpopulaire.fr)


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PS - Les socialistes ajoutent une touche d’humour aux gilets jaunes obligatoires depuis deux ans, en imprimant la phrase « Je roule à droite par convention, je vote à gauche par conviction » sur le dos. 7 € (www.laboutiquedups.com). Mais ce n’est pas parce que le slogan est drôle et que Lagerfeld en a fait la promo que c’est chic de le porter par-dessus son smoking.

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MoDem - Le camp centriste ne fait pas de goodies. En revanche il a mis en place sur son site le jeu « Pimp my candidate ». Le principe est le même que dans la célèbre émission sur MTV, mais ici on relooke l’affiche de campagne des candidats du parti orange. Avis aux aspirants publicitaires. (http://regionsdemocrates.fr)

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FN - Jean-Marie Le Pen voit les choses en grands en proposant le plus gros produit dérivé tout partis confondus : la tente front national aux couleurs de la France et décorée de la fameuse flamme FN. « Dimensionnée pour 4 personnes, idéale pour 3, royale pour 2 ! » Pas certain pour autant que vous ferez fureur au camping. 50,90 € (http://www.boutique-fn.net).

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PCF - Les communistes ont laissé parler leur imagination en créant un passe Navi-Go factice pour faire la promo d’une unique zone de transport en île-de-France, en imitant des timbres contre la privatisation de la Poste, et des faux jeux à gratter de la « française des gueux ». Tous ces produits sont gratuits et disponibles au Secteur Communication, 2, place du Colonel Fabien 75019 Paris.

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DLR - Nicolas Dupont-Aignan dirigeant du parti républicain prend soin des citoyens en les mettant à l’abri des intempéries : écharpes et parapluies estampillés Debout la République sont disponibles sur leur site (www.debout-la-republique.fr). Le kit parfait pour ne pas prendre l’eau dans les urnes ?

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Les Verts, le NPA, France en Action et Lutte Ouvrière ne proposent aucun goodies et ça c’est bad.

 

 

Hermine Prunier

 

 

 

0503-MAG-SHO-BONGRAND.jpgMichel Bongrand, Pape du marketing politique

Quand est né le marketing politique de goodies en France ?

En 1958, je conseillais le Général De Gaulle lorsque l’on a commencé à vendre des affiches, des portes-clés avec la croix de Lorraine et des badges. C’était un peu pour faire comme les américains même si De Gaulle n’aimait pas trop ça. A l’époque, ça nous servait un peu pour récolter des fonds.

Les produits dérivés peuvent-ils influencer un scrutin ?

Pas du tout ! Cela reste de l’ordre du gadget. D’ailleurs, ces babioles ne sont des outils que pour motiver et fidéliser les militants. Les électeurs ne sont pas la cible. C’est juste du carburant mobiliser les réseaux et leur donner un maximum de confiance pour répandre leur bonne parole.

La politique est donc un marché comme les autres ?

Effectivement, les produits dérivés doivent rapporter plus qu’ils ne coûtent voilà pourquoi ils sont pour la plupart vendus et non donnés. Mais tout ça reste de l’ordre de l’anecdotique question finance des partis.



Cédric Couvez

04/03/2010

Interview Jean-Marc Albert

Jean-Marc Albert historien, il décrypte les relations entre la table et les hommes de pouvoir

0503-MAG-CUI-CHIRAC.jpgQuel est le rapport entre les hommes politiques et l’art de la table ?

Depuis la nuit des temps, les hommes d’Etat ont utilisé la nourriture comme un outil politique. Il s’agit d’un rapport de domination, de démonstration, de cohésion et de hiérarchisation pour la puissance invitante. La quantité, la qualité et le placement à table sont des vecteurs de messages très importants.

La nourriture peut également être une arme pour véhiculer un message négatif ?

Effectivement. Dans le passé, les actes d’empoisonnement avaient lieu à table... De nos jours, ces pratiques n’existent quasiment plus, mais le boycott alimentaire est très souvent utilisé lorsque l’on s’en prend à la France. Quand, ils sont fâchés contre nous, les Etats-Unis boycottent le roquefort, le foie gras ou encore même le nom des frites, les fameuses « french fries » renommées « freedom fries » pendant la guerre en Irak.

Quels sont les plats préférés des différents présidents de la Ve République ?

La mise en scène de l’alimentation des hommes politiques est très importante et toujours corrélée à l’image qu’ils veulent donner. Charles de Gaulle affirmait sa rigueur militaire en mangeant beaucoup de soupe. Pompidou la jouait modeste également en déclarant adorer les choux farcis. Pour sa part, Valérie Giscard d’Estaing avait fait une faute politique en encensant les œufs brouillés à la truffe de Bocuse, un plat de toute évidence très snob. En fin gourmet, Mitterrand adorait les ortolans... Chirac, lui, a toujours eu l’image d’un bon vivant avec les plats en sauce et sa passion pour la tête de veau. Quant à Sarkozy, il n’aime pas passer du temps à table. Il faut que ça aille vite, il est pressé. Avant, il mangeait beaucoup de pizzas et d’hamburgers mais depuis sa rencontre avec Carla, il s’est mis à manger bio...

Est-il enviseable de voir Nicolas Sarkozy manger un kebab ?

C’est peut-être un peu trop connoté pour lui, mais mieux vaut qu’il s’affiche en train d’engloutir un kebab plutôt qu’un McDo. Les fast-foods américains représentent le capitalisme américain triomphant.

La mise en scène de la nourriture est elle une réalité pendant les campagnes électorales ?

Tout à fait ! Lors de la dernière campagne présidentielle, Ségolène Royal avait refusé de se faire photographier en train de manger. Si, esthétiquement, elle avait raison, politiquement, elle avait tort. La nouveauté, lors de cette campagne

pour les régionales, c’est la dénonciation des frais de bouche des équipes sortantes. Certains concurrents en font même un axe de combat essentiel.

Jean-Marc Albert est l’auteur de Aux tables du pouvoir aux éditions Armand Colin, 22 €.

 

 

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« Il faut avoir l’estomac bien accroché lorsque l’on se rend au Salon de l’agriculture. Hier, j’ai enchaîné des mélanges improbables comme les rillettes de lapin et de la liqueur d’abricot ! », nous déclarait Jean-Paul Huchon, tête de liste socialiste en Ile-de-France après sa première visite, dimanche dernier. Mais tous les candidats se ruent-ils sur ces stands pantagruéliques où les petits producteurs tentent d’écouler leurs marchandises : « Que nenni, les hommes politiques de dimension nationale s’en foutent de nous. Ils préfèrent aller prendre des photos avec des vaches », balance un vieux de la vieille qui expose sur le stand de la région Centre. Même son de cloche à quelques encablures chez Gérard, qui vend le meilleur pain d’épices du salon : « Au mieux, on a notre président de région qui passe serrer la louche, mais ça fait bien longtemps que les agriculteurs ne font plus du tout confiance aux hommes politiques. C’est certainement pour cela qu’ils ne tentent pas de venir se faire rincer aux frais de la princesse sur nos étalages. » Bon appétit, chers candidats.

recueilli par Cédric Couvez

 
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