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15/05/2009

Marre de la Croisette? Direction les Iles de Lerins

Pendant que Cannes fait son cinéma, que les stars n’en finissent pas de monter les marches du Palais des festivals et que les paparazzis font la chasse au people, on vous propose une balade magique loin des sunlights et de l’agitation.

 

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A quelques encablures en bateau, les îles de Lérins sont des paradis de verdure, de calme et de fraîcheur particulièrement appréciés des Cannois (les vrais), qui aiment s’y retrouver à l’écart de la foule. Départ du vieux port de Cannes avec, en toile de fond, Le Suquet et le joli quai Saint-Pierre aux belles couleurs pastel. Selon le temps dont vous disposez et vos dispositions, vous avez le choix entre l’île Sainte-Marguerite pour les botanistes en herbe (dans ce cas, n’oubliez pas votre maillot !) ou l’île Saint-Honorat, un peu plus lointaine, pour ceux qui auraient besoin d’élever un peu leur âme.

La plus grande des deux, Sainte-Marguerite, est dotée d’un fort édifié par Richelieu et renforcé par l’inévitable Vauban. Il servit de prison d’Etat et « hébergea », entre autres prisonniers célèbres, le légendaire Masque de Fer… dont la véritable identité reste un mystère. Il abrite aujourd’hui un petit musée de la Mer où l’on peut voir le résultat des fouilles réalisées sur l’île ou dans des épaves échouées dans le coin. N’ayez crainte, on ne vous a pas fait venir que pour cela. L’île est plantée de 170 hectares de forêt et un très agréable sentier botanique permet d’en faire le tour. Bien fléché et intelligemment aménagé, vous apprendrez vite à distinguer le pin parasol du pin maritime et les différentes espèces de végétaux qui peuplent l’île. Après cette belle balade qui ne vous prendra guère plus de deux heures, vous aurez bien mérité une petite baignade sur l’une des petites plages de sable et de galets.

Plus pieuse que sa voisine, l’île Saint-Honorat abrite quant à elle un monastère, que l’on peut visiter en partie et d’où sortirent quelques saints célèbres comme saint Patrick, l’évangélisateur de l’Irlande. Construit au Ve siècle, c’est un très bel exemple d’architecture féodale en Provence. Aujourd’hui, une trentaine de moines y cultivent la lavande et la vigne. Ils produisent même un bon petit vin de pays et distillent une liqueur, la lérina, mélange d’une quarantaine de plantes aromatiques. Un avant-goût du paradis qu’il est possible de goûter sur place au restaurant La Tonnelle. De quoi revenir plus zen à terre pour résister (ou pas) aux innombrables tentations qui vous attendent sur la Croisette.

Les Bonnes Adresses
Le Chalet de l’Isère
A 10 min de la gare. L’ancienne demeure de Guy de Maupassant est devenu  un petit hôtel bien sympathique. Chambres très correctes, de taille moyenne mais charmantes, et accueil chaleureux. Un repaire d’habitués qui se retrouvent pour manger dans le jardin.
Cuisine simple et bonne. Le calme, le sourire, le bien-être à quelques minutes de la plage.
Bus à proximité. Resto ouv. le soir slt, sf dim.
Doubles 58-72 € selon confort et saison. Menus 22-28 €.  
42, av. de Grasse. 04-93-38-50-80.

Aux Bons Enfants
Notre adresse préférée dans le vieux Cannes. Les habitués passent  réserver à l’heure où s’épluchent les légumes achetés à deux pas, au marché Forville. Depuis 1935, la cuisine est restée familiale et régionale : terrine d’artichaut au fromage et à la pancetta, beignets de sardines, aïoli (le vendredi), poivron en anchoïade.
Accueil et service « bon enfant ». Menu unique 24 €. Tlj sf dim.
80, rue Meynadier, La Courcillière.

Le Zanzibar
Créé en 1885, Le Zanzibar est l’un des plus vieux bars de Cannes. Sur les voûtes de la toute petite salle s’étalent des fresques des années 1960 : légionnaires, marins... dans des poses très Querelle. Dans les box, les habitués se prennent aussi pour des héros de Genet sur fond de house. Une adresse gay-friendly.
85, rue Félix-Faure.

A lire Le Guide du Routard Côte d’Azur, 2009.


Par Cedric Couvez et l'équipe du Routard

Chassé Croisé de Looks sur la Croisette

La palme du mauvais goût à Cannes ce n’est pas la série Z mais le look has-been.
Pour ne pas vous faire manger tout crue par les fashionistas de la Croisette, voici un petit guide de survie vestimentaire.

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Le look « critique de ciné »
Pour lui, c’est « teen »

Indispensable pour trimballer communiqués de presse et Netbook, le sac à dos d’ado usé prend des airs de It-bag. Exit Hugo Boss et bonjour
Eastpak ! Il se porte lâche et garantit le quota de « Je m’en foutisme » indispensable à tout critique de ciné, prototype même du mec un poil
blasé. Ajoutons à la panoplie, une giclée de T-shirts collector résolument ringards estampillés The Goonies, Pulp Fiction ou Obi-Wan Kenobi.
Pour elle, c’est « intello-rock »
Armée de son thermos et de sa paire de Wayfarer, la critique ciné peut maintenant arpenter les salles obscures en toute crédibilité. Le premier
lui garantit l’énergie dont elle a besoin pour tenir 8 h devant un écran géant après sa soirée au Jimmy’s et la seconde d’asseoir son image
d’intello-rock. A ne surtout pas oublier : le badge d’accréditation bien visible sur le décolleté, moins sexy qu’un sautoir de l’Atelier des Dames
mais beaucoup plus utile pour entrer au Palais sans se prendre la tête.
Le look « montée des marches »
Pour lui, c’est « smoking »

Pas de montée des marches sans nœud pap’ et poignets mousquetaires ! Les plus malins loueront leur smok’ pour 75 € la nuit et les plus classes choisiront la chemise à col cassé, sans aucun bouton apparent, sous peine de ressembler à un acteur de série télé pourrie ! Notre conseil : le smoking Capri avec son col croisé pour flamber comme Cary Grant.
Pour elle, c’est « sirène »
Un classique. La robe en cascade squatte les tapis rouges depuis et pour toujours. On oublie la crise et l’on mise sur des matières précieuses et des créateurs hors de prix (Elie Saab, Balmain…) afin d’assurer sa place sur les pages en papier glacé.
Le look « Cannes you don’t sleep »
Pour lui, c’est « casual chic »

Pas la peine de se la jouer chemise+cravate+gel. Le branché, le vrai, opte pour un t-shirt col V casual. Le cheveu en bataille et la barbe
rebelle, il garde aux pieds ses sneakers collector. Question attitude, il n’arrose pas les inconnues de champagne mais va plutôt mixer avec la
Djette.
Pour elle, c’est « tout sauf cagolle »
Parce qu’on ne devient pas V.I.P en l’écrivant sur son top, ni en s’inondant de strass et paillettes. Optez pour une robe sexy mixée avec le petit accessoire qui tue.

 

Par Lucille Doux

Nuits d'ivresse printanière : aventures clandestines chinoises

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Amours et trahisons sont au cœur de Nuits d’ivresse printanière, que Lou Ye a dû réaliser clandestinement : le cinéaste est interdit de tournage depuis 2006 et son précédent film, Une jeunesse chinoise (2006), qui relatait des événements de Tiananmen. En résulte des vues prises à l’arrachée : images tremblées, montage haché pour une intrigue un peu (trop) alambiquée. Au moins Lou Ye, qui revendique l’influence du Jules et Jim, de Truffaut, a-t-il le mérite d’aborder de front l’homosexualité dans un pays qui la considère tout de même comme une maladie mentale. Mais y aura-t-il des Chinois pour voir ce film ? Sauf à Cannes, on en doute…

Karie Jarvis, Première révélation du Festival

    Révélée à Cannes, sans y être. La jeune britannique Katie Jarvis, 17 ans 
au moment du tournage de Fish Tank, joue Mia, adolescente en crise,
rebelle à toute forme d’autorité.

Absente de la Croisette, mais excusée : « Elle n’est pas là parce
qu’elle a accouché d’un bébé samedi dernier », a révélé la réalisatrice
Andrea Arnold à l’issue de la projection du film qui ouvrait hier la compétition cannoise.



Elle ne savait même pas danser

Repérée et abordée sur le quai d’une gare, la jeune fille n’a d’abord
pas cru qu’il s’agissait d’un tournage. « Elle n’a pas voulu nous donner
son numéro de téléphone », raconte avec amusement la cinéaste
britannique. Elle n’avait jamais joué la comédie. Et ne savait même pas
danser, alors que Mia, son personnage, est censée être une fan de danse
hip-hop, sa seule perspective dans la vie. « Il me fallait quelqu’un
d’authentique, quelqu’un qui n’aurait pas besoin de jouer, mais qui
pourrait simplement être elle-même. » Quelqu’un capable de tenir
fermement un rôle tout en faisant preuve d’innocence et de fragilité, un
peu comme Emilie Dequenne dans la Rosetta des frères Dardenne. Katie
Jarvis a prouvé qu’elle possédait ces qualités. Une comédienne est née.

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Par Stéphane Leblanc

Des manettes au grand écran

 

Dans à peine deux mois, le festival ne sera plus qu’un souvenir que déjà une autre manifestation aura lieu sur la Croisette, avec des enjeux économiques tout aussi importants. L’Idef, un salon où constructeurs, éditeurs, accessoiristes et distributeurs causent business autour du jeu vidéo. Jeu vidéo et cinéma font d’ailleurs ménage pour le meilleur et pour le pire. Dans la série des jeux adaptés, on trouve du correct (Final Fantasy : The Spirits within, Silent Hill, Lara Croft : Tomb Raider), du médiocre (Max Payne, les Resident Evil avec Milla L’Oréal Jovovich) et de la vraie daube (Doom, Street Fighter : la légende de Chun-li). Mais Hollywood, ne lâchant pas pour autant les manettes, confie même des projets à des réalisateurs bankables.

Le prince Jake Gyllenhall

 


L’an dernier, l’éditeur Take Two annonçait que « Bioshock », à l’univers visuel très marqué, intéressait Universal. Aux commandes : Gore Verbinski, qui a déjà réalisé (ou commis) le remake de The Ring et la trilogie Pirate des Caraïbes. Pour le script, un certain John Logan, auteurs des scénars de Gladiator, Aviator et Sweeney Todd. Mais le 24 avril dernier, selon Variety, le projet serait à la peine, la production étant trop gourmande (160 millions de dollars) au goût de la major. Cher, normal, s’il s’agit de reproduire toute une cité engloutie sous la mer. Prince of Persia en est à un stade beaucoup plus avancé. Après un tournage au Maroc, le film devrait sortir en 2010. Le réalisateur ? Le Britannique Mike Newell, qui a eu l’occasion de se frotter à un blockbuster avec Harry Potter et la coupe de feu. Jake Gyllenhall, qui s’est transformé en gym-queen pour le rôle, campe le prince Dastan. Avec tout un harem ? Non, c’est quand même produit par Disney et Jerry Bruckenheimer. Dernier film dans les cartons : « Shadow of the Colossus » : Sony serait déjà sur les rangs. Mais on peut craindre qu’il ne rejoigne « Halo » au cimetière rempli des adaptations abandonnées.

 

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Des comics aux grands écrans aux manettes

1505-MAG18-WOLVERINE.jpgLes jeux adaptés de films sont rarement des réussites : machines à fric ou produits faits à la va-vite pour surfer sur la sortie du long métrage. Pourtant « Wolverine », sorti récemment, mérite qu’on taille le bout de gras (en tout cas dans ses versions sur les consoles next gen Xbox 360 et PS3) . Parce que le superhéros Marvel ne se défend pas trop mal dans ce bon vieux hack’n’slah des familles. Si l’histoire de l’Arme X n’intéressera que ses fans, les amateurs de combats bourrins trouveront ici leur compte : ralentis spectaculaires, décollations pour la forme et sauts de loup. Le jeu exploite le penchant bestial de Wolverine, avec moultes effusions stylisées d’hémoglobine. Bien qu’ultralinéaire, il offre au joueur la liberté de personnaliser les attaques du superhéros. Toutes griffes dehors.

 

Star Clash : Vincent Gallo vs. Vincent Cassel

La bataille des latin lovers


L’un est américain, l’autre français, et ils représentent l’archétype de l’acteur moderne. Les deux Vincent ont quatre films cette année à Cannes. Trois ont été tournés en Amérique du sud, le quatrième étant un dessin animé.

 

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Vincent Gallo
Son actu cannoise : Il a ouvert la Quinzaine des réalisateurs avec Tetro, l’un des films les plus attendus de ce début de festival. Il reviendra jeudi à la Semaine de la critique avec 1989. Deux films tournés en Amérique du sud, en Argentine et en Colombie. Et où l’acteur apparait tel qu’en lui-même : à la fois intense et fantasque, sensible et sexy.

Son profil bankable : Sa dernière apparition cannoise dans Brown Bunny avait fait jaser à cause d’une scène de fellation prétendument non simulée. On avait depuis un peu perdu de vue cet acteur et réalisateur réputé ingérable, caractériel et ultra-réactionnaire. Le revoici dans ce qu’il fait de mieux : jouer des personnages qui lui ressemblent dans des films indépendants.

Son look croisette : Vincent Gallo serait au Carlton. Le look hippie chic, un rien casual : lunettes noires et barbe fournie. Attention de ne pas le confondre avec Frédéric Beigbeder, sous peine de praline.

 



Vincent Cassel
Son actu cannoise : il fait une voix dans Les Lascars, dessin animé très drôle sur des jeunes de banlieue désoeuvrés l’été à Paris, présenté dimanche en séance spéciale à la Semaine de la critique. Il jouera ensuite un père de famille qui se révèle infidèle lors de vacances au Brésil dans A Deriva, qui sera présenté jeudi au Certain regard.

Son profil bankable : Révélé en 1995 dans la Haine, présenté ici même sur la Croisette, Vincent Cassel a fait du chemin et atteint une forme de consécration dans Mesrine. Rien à voir avec les rôles plus anecdotiques qu’il défend cette année sur la Croisette et qu’il a du accepter pour s’amuser ou se reposer.

Son look croisette : Un de nos « contributeur-twitter » aurait vu Vincent Cassel sur la Croisette sans cheveux et sans sourcils, pour cause de tournage. On confirmera dimanche, après la présentation des Lascars.

 

 

Par Stéphane LeBlanc

Attrape Francis si tu peux...

Quand j’ai reçu la mission de traquer Francis Ford Coppola au Festival de Cannes, j’ai mis dix minutes à éteindre l’incendie provoqué par l’autodestruction du magnétophone, puis j’ai attrapé mon sac et je suis partie en bon petit soldat du cinéma. Résolue à rapporter une bouteille de vin, produite et commercialisée par le cinéaste, à la rédaction.

 

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7h30 : Je quitte l’hôtel avec des biscuits et de l’eau. Je sens un peu la fumée.
7h32 : J’ai tout mangé et tout bu.
7h38 : Je manque de me faire écraser par Cédric Couvez qui rentre de soirée. Il ne me reconnaît pas.
8h00 : J’arrive devant le Palais Stéphanie où ont lieu les projections de la Quinzaine des Réalisateurs. Des cinéphiles sont déjà là bien que le début de la projection ne soit prévu que pour 10 heures. « Je veux voir Coppola en vrai », me dit un tout jeune homme. Il n’a pas l’air bien conscient qu’on va aussi lui montrer un film.
9h00 : Les journalistes commencent à arriver. Certains retrouvent de vieux amis ce qui leur permet de carotter des places dans la file. Ils se font injurier dans diverses langues. Je m’instruis. J’apprends que Quentin Tarantino est attendu.
9h35 : Je suis assise dans la salle où c’est la foire d’empoigne. Non loin de moi, le jeune cinéphile a sorti son carnet d’autographe et son stylo.
10h01 : Olivier Père annonce l’ouverture de la Quinzaine et la présence de Coppola après le film. Le jeune cinéphile range carnet et stylo. Pas plus de Tarantino que de beurre à la cantine.
10h03 : Tetro commence. Je me laisse happer. Ce film indépendant réserve de vrais moments de fulgurance.
12h06 : Coppola, sa femme, son fils Roman et ses acteurs montent sur scène. Applaudissements. Coppola s’étonne de l’absence de Vincent Gallo, acteur principal du film. On l’informe qu’il ne viendra que le soir (avec Tarantino ?).
12h07 : « Rien de ce que vous avez vu dans le film n’est vrai, mais tout est arrivé », explique le malicieux Francis, vêtu d’une superbe chemise jaune. Il est vrai que Tetro, histoire d’une famille italienne aux rapports plutôt difficiles, a un côté autobiographique évident. « Il y a moins d’étranglements, de coups de poignard et d’attaque à la mitraillette que dans Le Parrain », plaisante le cinéaste, décidément de bonne humeur.
12h35 : Comme le reste de l’équipe joue les potiches, Olivier Père se fend d’une question aux acteurs. Maribel Verdu et Alden Ehrenreich, émus, disent qu’ils sont contents d’être là. Le public, content pour eux, les applaudit.
13h00 : Francis Ford Coppola signe des autographes. Un monsieur, les larmes aux yeux, me dit que c’est son plus beau souvenir de Cannes depuis dix ans.
13h05 : Avant que j’ai pu foncer sur Coppola pour lui demander ma bouteille, des gardes du corps l’emmènent. Notre homme doit déjeuner puis rencontrer la presse internationale.
13h06 : Je ne peux pas le suivre car j’ai rendez-vous avec Park Chan-Wook, réalisateur coréen qui ne possède pas de vignoble. Je n’ai pas pu demander à Francis Ford Coppola s’il compte monter une fois les Marches, histoire de montrer à la Sélection officielle qu’ils restent bons amis.
14h14 : Il se passe un truc que je ne peux pas raconter.
17h17 : Coppola met fin aux interviews et aux tables rondes avec la presse internationale et part se pomponner à son hotel.
17h42 : Je ne parviens pas à m’introduire dans sa suite. Pourtant, le coup de se cacher sous la table du room-service me semblait une idée futée.
17h 58 : Je quitte l’hôtel un peu honteuse.
18h59 : Qu’est-ce que c’est que cette histoire de carton d’invitation ?
19h00 : Impossible d’entrer à la soirée de gala du Coppola.
19h02 : « Ecoutez Madame… Si vous êtes une amie de Monsieur Tarantino, tant mieux pour vous, mais moi je ne vous laisse pas entrer, et c’est inutile de menacer ma famille. »
19h10 : Je me reporte sur la projection du film de Park Chan-wook.
23h00 : Epuisée, après la séance et l’écriture des articles (dont celui-ci), je commande une bouteille de vin sur le site Internet de Coppola (note pour plus tard : « pensez à faire une note de frais »). J’ai encore dix jours pour apprendre à imiter sa signature et arriver triomphante à la rédaction avec mon flacon dédicacé. Mon honneur est sauf. Soyez sympas, ne me caftez pas !

 

 

Par Caroline Vié

 
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