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02/10/2008

Catch à la TV: la caméra catchée

Un retour fracassant, façon os qui craquent. Le catch, disparu des chaînes hertziennes depuis les années 1980, fait le bonheur de la TNT et des réseaux payants. Et, attention, ça charge ! « Que la force soit avec vous » sur Canal+ Sport les jeudis et dimanches (un magazine dédié), « Puissance catch » le jeudi sur RTL9, «Catch Attack» les vendredis et samedis sur NT1. Et la TNA (Total Nonstop Action), fédération américaine concurrente de la World Wrestling Entertainment, qui fait son arrivée sur TF6 avec le show « TNA Impact » en prime chaque vendredi dès le 24 octobre.


Mais rien à voir avec les combats à la papa des années 1960, immortalisés par les commentaires de Roger Couderc. Place au catch américain, où prévaut le show avec lasers, fumigènes, écrans géants, musique hard rock et tout et tout. L’Ange Blanc, le Petit Prince ou le Bourreau de Béthune ont rangé leurs collants, remplacés par Hulk Hogan, The Rock ou même par Christie Hemme, Kelly Kelly et Candice Michelle, catcheuses en (très) petite tenue. «Aux USA, la WWE a construit un divertissement sportif original, qui attire une audience très importante et très large : le public y vient en famille», analyse Richard Maroko, directeur des programmes des chaînes AB. Vincent Broussard, directeur général de TF6, confirme : «On a été agréablement surpris au printemps dernier, quand on a diffusé l’émission sur les secrets du catch avec Magloire : ça marche très bien auprès des jeunes.»

 

Et la TNT de capitaliser sur le phénomène, avec un succès d’audience qui se vérifie à chaque diffusion : «A chaque retransmission, on réunit 400 000 à 500 000 téléspectateurs sur NT1, et entre 200 000 et 300 000 sur RTL9, qui n’est pas sur la TNT, donc moins bien exposée», explique Richard Maroko. Des programmes qui plaisent car «on peut les regarder à plusieurs niveaux, au premier, second degré. De façon sérieuse ou totalement décalée», selon Vincent Broussard.

Bérénice Dubuc

Quoi le catch c'est tendance ? Eh oui, on vous le dit ici.

Envie de vous looker comme un catcher ? Drôle d'idée, mais on peut vous aider.

Jeux vidéo: et si on jouait à catch-catch

Comment faire pour exploser ce vieux beau irritant de Shawn Michaels quand on est gaulé comme Michael Youn ? En s’achetant un jeu de catch sur console. Ça défoule et c’est finalement à peine plus virtuel qu’un catcheur qui se relève après s’être pris un costaud de 120 kg sur la tête. Vous êtes décidé ? Deux titres s’offrent à vous, reste à faire le bon choix.

 

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La légende des rings «WWE Smack­down» est issu des studios de THQ. Ce jeu propose un divertissement très immersif sur toutes les consoles du moment. Avec une prise en main relativement simple, de nombreux styles de combats, et des graphismes soignés, il apparaît comme un titre sûr. Coup de coeur pour le mode hardcore, où les superstars s’affrontent à coups de chaises pliantes, échelles et autres accessoires, ou encore la cage qui, comme son nom l’indique, les cantonne dans un espace restreint par des barreaux d’acier. On notera cependant l’intelligence artificielle trop vite limitée, et le manque d’ambition d’une version à l’autre. Enfin les chargements sont horriblement fréquents, comptez-en trois avant de pouvoir commencer un match.

L’outsider «TNA Impact» de Midway est disponible depuis le 12 septembre dernier. Concurrent direct de «Smackdown vs Raw 2008», le titre compte sur son réalisme et le lancement de la « league TNA » en Europe pour se faire connaître. La motion capture réalisée par des catcheurs professionnels fait merveille, et les animations hyperréalistes renforcent l’impression d’être sur le ring. Avec une jouabilité simple et efficace, ce nouveau venu a de quoi tenir tête au géant WWE.


Voilà de quoi vous entraîner, avant de réaliser vos propres «German suplex»…

Louis de la Tousche et Alexandre Jouannou

Le catch, champion du merchandising

Du cash, du cash et encore du catch ! Toujours prêtes à satisfaire l’appétit vorace des passionnés, les ligues n’hésitent pas développer une foison de produits dérivés à rendre jaloux n’importe quel monomaniaque de goodies Star Wars. Pour débuter votre collection, rien de tel qu’un bon vieux tee-shirt à l’effigie de votre héros préféré. L’Under­taker, Kane ou encore Mysterio se retrouvent floqués et en vente pour la modique somme de 21 € sur le site fnac-merchandising.com.

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Une envie pressante de sublimer la déco de votre salon ? Valérie Damidot est formelle : une figurine de John Cena sur le buffet et c’est le carton assuré lors de vos dîners ! Un jouet disponible pour moins de 20 € sur oneplusone.fr. Pour les cinéphiles en mal de sensations fortes, on vous conseille chaudement deux galettes à glisser dans votre lecteur DVD : One Night Stand 2008 et Night of Champions 2008. De quoi vous exciter pour une nuit entière.

Mais pour impressionner votre douce, le must du must reste la fameuse ceinture de champion du monde ! Le site américain wweshop.com propose toute une flopée de produits customisables à gogo. Faites graver votre blaze sur l’énorme boucle en or et plus personne ne vous traitera de mytho. La crédibilité a un prix : 379 dollars, payables en quatre fois tout de même…
Et pour les vrais sportifs qui n’ont pas peur des bleus, nous vous recommandons le stage d’entraînement du 11 au 12 octobre à la Ferté-sous-Jouarre. Last but not least, le 12 novembre sortira la version française du magazine officiel de la WWE. Ce mensuel très graphique passera en revue l’ensemble de l’actualité du wrestling made in US. Les fans attendent déjà avec impatience de tapisser les murs de leur chambre avec les giga-posters de la page centrale.

Cédric Couvez

Quoi le catch c'est tendance ? Eh oui, on vous le dit ici.

BD: les super-héros du ring

Les couillons en collants partagent avec les stars du catch une vision binaire du monde – qui qu’il est méchant ? Qui qu’il est gentil ? – et un amour décomplexé des costumes chatoyants. A part ça, pas grand-chose à voir entre sauver le monde et amuser la galerie avec des pirouettes. Le jeune Peter Parker s’essaya bien au catch avant de porter secours à la veuve et à l’orphelin sous le nom de Spiderman. Mais c’est une exception. Les catcheurs, en revanche, aiment jouer aux super-héros. Les plus poilants d’entre eux sont réunis dans la revue de BD Lucha Libre. Les Luchadores Fives, catcheurs mexicains grassouillets et losers à souhait, s’y débattent contre de méchants chicanos. On retrouve aussi Tequila, catcheur mi-homme, mi-cactus, ou le professeur Furia, instructeur des rudiments du (pas) noble art. Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir été piqué par une araignée radioactive.

Benjamin Chapon

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La WWE déterre le catch de guerre

Catch it if you can! Le barnum WWE (World Wrest­ing Enter­tain­ment), ses lutteurs luisants et son ring à trois cordes étaient à Paris le week-end dernier, ils seront à Nice le mois prochain. La caravane du catch US passe en Europe, et à chaque fois, les fans aboient de plaisir. A Bercy, ils étaient 15 000, pour un show à guichets fermés, vociférant, dès 6 ans, des «You suck» aux moins aimés des lutteurs. Le come-back est fulgurant. Mais comment ce show, K.-O. il y a dix ans, a-t-il pu remonter sur le ring?

Tabatha Catch
La fédé de catch a d’abord sorti le coup de la corde à beau linge. Hulk Hogan, héros des années 1990, avait tout juste de quoi rassurer les dégarnis à moustache sur leur sex-appeal. La génération 2000, CM Punk, ou Kelly Kelly en tête, a donc revampé la discipline. A grands coups de silicone et de séances UV, les bimbos ont bouté les mastodontes graisseux hors du ring. «On s’entraîne quelques heures par jour, explique ainsi Kelly Kelly, ex-mannequin à la plastique en plastique. Mais notre sport préféré reste le shopping.» Et elles n’ont pas hésité à pousser le glam jusqu’au trash. Le «Monday Raw», l’émission phare sur USA Network, a réalisé l’un de ses plus gros coups en 2006 en promettant une scène de sexe en direct en­tre un couple de combattants. Le coït a été interrompu opportunément par des catcheurs jaloux mais l’audience, elle, a grimpé aux rideaux.

 

Catch Woman
Le catch, ce ne sont pas que des strings, c’est aussi des collants. En alternant petites et grosses ficelles, les scénaristes des combats ont surfé sur la vague porteuse du moment, les super-héros. «Pour les gosses, on est comme des personnages de comics, analyse Chris Jéricho, le champion du monde. On est en tenue moulante. Il y a les gentils et les méchants, on finit toujours par se relever.» Et les kids kiffent. Mais à trop tirer sur la troisième corde, les héros parfois fatiguent et forcent sur la kryptonite. La fédé tente de prendre le taureau sous stéroïdes par les cornes. Les premières suspensions sont tombées. En mars 2007, Joey Mercury était licencié par la WWE pour des «problèmes de drogue».

Machine à catch
Si sur scène, tout est réglé au double nelson près, en coulisse l’improvisation est encore plus mal vue. La capitalisation boursière de la WWE Inc dépasse le milliard de dollars. Ses show sont diffusés dans 130 pays et ses produits dérivés s’arrachent. En abandonnant l’appellation WWF, la WWE n’a pas seulement évité un procès avec l’autre WWF, celui qui sticke ses pandas sur les camping-cars d’écolos. Elle a également parachevé son chantier de renouvellement. Elle a racheté les fédérations concurrentes pour s’offrir un quasi-monopole sur la discipline. Et ce n’est pas la lente renaissance du catch français qui lui fait peur. La fédé n’exclut d’ailleurs pas d’aller chercher ses champions sur le Vieux Continent. «Pourquoi ne pas ouvrir une école de catch en France ou en Grande-Bretagne ?, se demande la lutteuse Candice Michelle. On pourrait y trouver de nouvelles stars.» Pour faire patienter les bébés bagarreurs, la fédé lancera en novembre une version française de son magazine phare. Ring ! Ring ! Ring ! La WWE vous appelle...

Laurent Bainier

Envie de vous looker comme un catcher ? Drôle d'idée, mais on peut vous aider.

Des grosses manchettes dans la petite lucarne. Le catch sur petit écran c'est ici.

Du catch sur patin, ça roule.



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“© 2008 World Wrestling Entertainment, Inc. All Rights Reserved.”

01/10/2008

Star Catch: Kelly Kelly, Candice Michelle, quelle diva du catch préférez-vous?

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Brushing parfait, plastique irréprochable et sourire ultra-bright, les divas du catch n’ont rien à envier aux bimbos de Playboy. Et pourtant, ces poupées ricaines gagnent leur vie en se frittant entre les cordes tous les deux jours. «Star Catch» exclusif entre Kelly Kelly et Candice Michelle, les deux stars de la ligue WWE... Vos votes et commentaires seront compilés vendredi dans l’édition papier du cahier 2.0. A vous de les départager…

 

Kelly Kelly

 

Du string au ring

Aussi souple qu’un chaton de 3 mois, Barbara Blank a.k.a Kelly Kelly a longtemps brillé sur les praticables de gymnastique du lycée. Plus douée pour les roulades avant que pour les dissertations, Kelly au carré a carrossé dans les moindres détails sa sculpturale silhouette. Au point de faire l’impasse sur la case université en tentant une carrière de mannequin lingerie. C’est dans un catalogue de Venus Swimwear qu’elle est repérée par la ligue. Kelly a trouvé sa voie.

 

Sauvée par le gong

Le 13 juin 2006, Kelly Kelly monte pour la première fois sur un ring et devient par la même occasion la plus jeune catcheuse de tous les temps à seulement 19 ans. Redoutable lutteuse, la blondinette devient vite la coqueluche des fans masculins qui rêvent tous de la mettre au tapis. Mais la bimbo n’est pas un cœur à prendre. Elle enchaîne les relations avec ses confrères masculins entre deux apparitions dans les clips de Timbaland.

 

Candice Michelle

 

Du string au ring

En quittant Milwaukee pour Los Angeles dans les années 1990, Candice Michelle se voyait plutôt nommée aux Oscars que sur un ring de catch. Mais après avoir couru les casting de la cité des anges et multiplié les rôles de figuration dans d’obscures séries tv, la belle brune a décidé de jouer à fond la carte sexy. Quelques films érotiques et une couverture de Playboy plus tard, elle débute sa carrière de lutteuse le 15 novembre 2004.

 

Sauvée par le gong

Candice Michelle n’est pas qu’une jolie fille dans un monde de brute. Avec son tempérament de tigresse, l’Américaine s’est vite imposée comme une pro de la manchette surprise. En juin 2007, elle devient championne du monde. Manque de bol, elle perd son titre quelques mois plus tard et se blesse sévèrement à l’épaule. Mais Candice a de la chance dans la vie… son mari est chiropraticien. De quoi la remettre sur pied en moins de dix mois et envisager un nouveau titre mondial en 2009

Pour voir les deux divas réunies par leur passion du catch, c'est ici (attention, c'est chaud).

Vos votes et commentaires seront compilés vendredi dans l’édition papier « 2.0 @ London » A vous de jouer…

Cédric Couvez

 
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