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18/02/2010

Des modèles bien carossées...

Philippe Comar, Professeur de morphologie à l’Ecole des beaux-arts.

1902-MAG-CUL-MODELE NU.jpgY a-t-il des modèles moches, gros, rachitiques ou mal foutus ?

L’école ne choisit pas ses modèles, parce qu’il y a peu d’offre. Le boulot étant assez mal payé, on a surtout des jeunes gens qui ont souvent un métier en relation avec le corps : gymnastes, danseurs… Mais, j’ai aussi une sexagénaire plutôt corpulente.

Comment les élèves apprennent-ils à dessiner la laideur ?

Que le modèle soit beau ou pas, là n’est pas le problème. Nous faisons un cours de dessin. L’important est de savoir faire une lecture morphologique, de connaître les masses musculaires et les points de repère osseux.

Mais, il faut bien s’exercer à dessiner, par exemple, une mauvaise peau ou des difformités ?

Il n’y a pas que les séances de pose avec modèles. Fréquemment, nous faisons nos cours de dessin en dehors de l’école. Par exemple, on va au zoo, parce que c’est difficile de faire venir un hippopotame à l’école… Nous allons aussi au musée dermatologique de l’hôpital Saint-Louis pour étudier des malformations ou des maladies de peau.

Tout ça ne vaut pas un modèle vivant, non ?


Dessiner un corps, c’est ce qu’il y a de plus difficile. Il y a du dur et du mou, c’est déformable et vivant. Et puis, il y a la charge émotionnelle. On ne dessine pas un corps comme on dessine une tasse à café. On est forcément ému quand on dessine un corps.

L’émotion est d’autant plus forte que le modèle est beau…


Pas du tout. Lucian Freud a dit : « Le modèle et moi, nous faisons un tableau, pas l’amour. » S’il y a de l’érotisme, c’est entre vous et votre dessin. Quand vous dessinez un corps nu, vous êtes dans un rapport de vous avec le dessin. D’ailleurs, les modèles sont souvent gênés quand, dans une salle, il y a des élèves qui ne dessinent pas. Parce qu’alors, leur regard est différent.

Dessiner met une distance ?


En quelque sorte. Le spectacle d’un corps humain sur la table de dissection rebute les élèves. Mais quand ils commencent à dessiner, l’insoutenable devient soutenable.

 

Benjamin Chapon

 

 

 

 



Pour présenter leurs nouveaux modèles, les constructeurs automobiles ont délaissé les traditionnels salons pour s’emparer des pistes de danse parisiennes. La semaine dernière, Citroën a lancé en grande pompe la DS3, sa nouvelle citadine pop, en réussissant à privatiser pour la première fois la très chic fondation Cartier. Côté people, Emilie Dequenne et Vincent Perez ont profité du début de soirée pour trinquer gentiment alors qu’une horde de branchés s’est emparée des lieux vers 23 h, pour assister aux concerts de Naïve New Beaters et du Corps Mince de Françoise. La nuit s’est poursuivie au son des sets de Data et The Shoes.

Des galipettes sur la moquette

Mercredi, c’est Peugeot qui s’est illustré en donnant un cocktail à l’ambassade de Grande-Bretagne. Le magazine Intersection s’est chargé d’inviter les hipsters à découvrir trois concept-cars hallucinants trônant dans la cour. Fraîchement revenu du festival de Sundance, le réalisateur Gaspard Noé en profite pour convaincre JoeyStarr d’apparaître dans son prochain film. La séance de « binge-drinking » s’achève à 22 h, mais la nuit est loin d’être finie. On file au Raspoutine, le cabaret russe rococo à deux pas des Champs-Elysées. Special Ed y fête son anniversaire. C’est dans ce club que Gainsbourg avait dragué Jane Birkin. L’époque a changé mais pas le décor, ni l’ambiance. Enjouée par le mix du duo vintage Bart and Baker et la performance du combo décalé La Grande Pompe, la foule s’amuse à se rouler des pelles sous les lustres. En fin de soirée, les plus allumés font même des galipettes sur l’épaisse moquette carmin. Un bon warm up avant d’aller faire dodo… ou pas.

 

Cédric Couvez

22/10/2009

Quelques conseils pour épater les galeries

Ce week-end, Paris dégueule littéralement d’art contemporain. La faute à la Fiac. La Foire internationale d’art contemporain attire le gotha des collectionneurs mondiaux alors forcément, toutes les institutions et galeries font portes ouvertes. Et si vous en profitiez pour vous y intéresser? Arrêtez de rechigner, notre ministre de la Culture lui-même l’a admis : «Nous avons tous un véritable défi qui est celui de l’intimidation sociale, que j’ai moi-même éprouvée.» Traduction. Au moment de se frotter à l’art contemporain, le néophyte affiche toujours la même crainte: passer pour un con. Allez, on vous aide.

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Ne dites pas : « Moi, l’art contemporain, j’y comprends rien. »
Ce bel alexandrin (avec rime à la césure, joli…) est la réponse à tout des fainéants. Forcez-vous que diable ! Et questionnez le galeriste, il ne demande que ça. A la Fiac, les gros acheteurs sont déjà passés faire leurs emplettes le mercredi. Du coup, les galeristes ont fait leur beurre et sont détendus.
Dites plutôt : « Cette sculpture est faite dans quel matériau ? » Un truc terre à terre, ça passe tout seul. La conversation s’engage sur des bases claires ; après, parfois, ça décolle dans les concepts et ça secoue. Accrochez-vous.

Ne dites pas : «  C’est pas mal, mais je ne le mettrai pas dans mon salon. »
Mais bougre de corniaud, évidemment que tu ne vas pas la mettre dans ton salon cette installation vidéo. L’art contemporain n’a que rarement une vocation décorative. Donc, les considérations du genre « ça n’ira pas avec ma moquette », on oublie.
Dites plutôt : « Vous n’auriez pas le même en bleu ? » Oui, parce que, bon, en même temps, on a bien le droit de déconner un peu, on n’est pas à l’armée.

Ne dites pas : « Alors ça, ma fille de 2 ans, elle peut le faire » ou « Ah ben à ce compte-là, moi je casse une chaise et je fais caca dessus et je dis que c’est de l’art… »
Ce genre de réplique, en plus d’être stupide, est méchante. L’artiste est un être humain, il mérite un minimum de respect.
Dites plutôt : « C’est quand même plus simple l’art figuratif. » Eh oui, s’enthousiasmer sur une corbeille de poires en déclarant : « Qu’est-ce que c’est ressemblant ! », c’est plus facile. La Fiac dispose d’un grand espace dévolu à l’art moderne. Rien ne vous empêche de vous exercer sur un Picasso ou un Bacon. Interrogez-vous sur les textures, la composition, le sous-texte symbolique… Ensuite, appliquer la méthode aux œuvres non figuratives. C’est pareil sauf que ça ne « représente » rien.

Ne dites pas : « Vous n’êtes pas trop frappé par la crise ? »
ça part d’un bon sentiment mais à force, ça gonfle tout le monde. En plus, globalement, le monde de l’art commence à sortir la tête de l’eau. Surtout à la Fiac, plus préservée que celle de Londres, car moins versée dans la spéculation.
Dites plutôt : « La petite gravure, là, je vous en donne 20 € si vous me l’emballez. » Le galeriste comprendra tout de suite que vous êtes un guignol et n’essaiera pas de vous refourguer sa came. Vous pourrez alors engager une conversation décomplexée sur le prix et la valeur des œuvres. Partez à la découverte du monde mystérieux de « la cote » des artistes. Tout est là.

Ne dites pas : « Mmmm, c’est conceptuel ça, non ? »
Evidemment c’est conceptuel ducon, c’est de l’art ! Oui, bon là, on s’emporte. Pardon. Alors retour sur le b-a-ba : l’art, c’est du concept. Quand c’est juste joli, c’est de l’artisanat. On ne parle pas broderie, là.
Dites plutôt : Rien, taisez-vous et observez.
En conclusion, et pour paraphraser un groupe de drogués des années 1990 et la publicité d’une chaîne de restaurants qui fait grossir : Venez comme vous êtes ! Sans complexe. Et n’oubliez pas : il n’y a pas de questions bêtes, il n’y a que des questions idiotes.

Benjamin Chapon

« Les artistes vous amènent toujours où vous n’aviez pas prévu d’aller… »

 

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Alain Seban - Président du Centre Pompidou

 

Dans le nom Nouveau Festival, quel terme est le plus important ?
L’un ne va pas sans l’autre. La proposition est nouvelle parce que notre volonté est de parler de la création sous toutes ces formes avec de nouveaux moyens. Nous pensons que l’exposition n’est pas le seul langage pour parler de la création.

Est-ce une façon pour le Centre Pompidou de répondre aux accusations de conservatisme ?
Nous renouons avec une des utopies fondatrices du Centre Pompidou : faire bouger les lignes entre les arts, faire se croiser les disciplines et les publics. Nouveau Festival réactive cette vieille utopie parce que les artistes eux-mêmes la réactivent. Pompidou est la maison des artistes, nous voulons qu’ils se sentent ici chez eux.

Même si pour ça ils doivent pousser les murs ?
Les artistes vous amènent toujours où vous n’aviez pas prévu d’aller… Une fois que le principe du festival a été posé, il y a eu un développement viral de la proposition sur différents espaces : la piazza, le hall, le foyer..

Cet événement sera-t-il récurrent ?
C’est une expérience dont nous tirerons des conséquences. À commencer par savoir si nous la rééditerons ou non. J’espère que cet événement nous aidera à introduire de nouvelles manières de travailler, plus souples, plus réactives. Par exemple, jusque-là, les arts vivants ou les performances à la jonction de plusieurs disciplines étaient confinés dans la salle de spectacle. L’objectif du festival est également de séduire de nouveaux publics. Et la force du Centre, c’est de croiser des publics différents.

Mais ne craigniez-vous pas que la création ultra-contemporaine fasse moins recette que les expositions patrimoniales ?
Depuis mon arrivée au Centre Pompidou, j’ai pu constater que le public se laisse amener de bon gré sur des sentiers buissonniers de traverse. C’est très encourageant.

Benjamin Chapon

 

Rideau
L’art contemporain fait son show jusqu’au 22 novembre au Centre Pompidou et à la Conciergerie, à Paris. Ce Nouveau Festival, entièrement gratuit, est un événement hybride qui rassemble toutes les disciplines de l’art contemporain. Le programme, disponible en ligne et dessiné sur le parvis du Centre, donne le vertige. Spectacles, projections, débats, happenings… Il se passe tout le temps quelque chose à un endroit ou à un autre. On flânera tout particulièrement du côté de l’Espace 315, transformé en cabaret « Beaubourg-la-reine » et dans la Galerie Sud qu’Heimo Zoberning a transformé en grande scène modulable. Sans présumer de son succès, le Nouveau Festival permet au Centre Pompidou de saisir une tendance particulièrement dynamique de l’art contemporain et qui échappe habituellement aux institutions : les happenings artistiques. Reste à savoir si, contenus dans un espace-temps prédéterminé, ceux-ci gardent de leur puissance.

Une artiste entre la fontaine à eau et la machine à café

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Un grand hall lumineux au 22ème étage d’une tour de La Défense, des meubles design, des gens sérieux en costards… Et là, paf, des œuvres d’art contemporain spécialement créées pour les employés d’Eurogroup, société de consulting. L’artiste Barbara Noiret a passé six mois parmi eux avant de créer les œuvres de l’exposition Rex (« retour d’expérience » en langage de consultants). « Je me suis comporté comme un caméléon, j’ai assisté aux réunions et briefings avec les clients. » Fascinée par l’hyper-communication à l’œuvre dans ces bureaux, Barbara Noiret arrivait avec des stéréotypes en tête : « J’ai été surprise de rencontrer des gens très tournés sur l’humain. » Ses œuvres, photos et vidéos, savamment disposées dans les salles du siège de la société, exploitent le lyrisme du jargon des consultants et la poésie inattendue de cet univers. Une bande son restitue les phrases d’une réunion, par exemple « L’objectif de la phase c’est optimiser le processus. » Un diaporama met en regard photos de réunions et phrases hors contexte : « On est en train de s’adapter à la dégradation » ou « On travaille sur le vivant, seuls les artistes travaillent sur le vivant. »

Complètement novateur en 2007, quand Eurogroup s’est lancé, le principe de ces résidences d’artistes essaime aujourd’hui dans d’autres entreprises, même s’il échappe à la loi sur le mécénat. « Ce n’est pas fiscalement reconnu par la loi de 2003 parce que nous n’achetons pas les œuvres », explique Julien Eymeri, directeur à l’origine du projet. Ce passionné d’art contemporain a su convaincre son PDG : « Il y a des similitudes entre la démarche artistique et notre travail. Nous aidons des entreprises en difficulté, qui ne voient plus comment débloquer une situation. Nous les amenons à avoir un regard neuf sur les choses. Un artiste fait exactement pareil… »

Benjamin Chapon

Une artiste entre la fontaine à eau et la machine à café

2310-MAG-BN-BARBARA NOIRET.jpg

Un grand hall lumineux au 22ème étage d’une tour de La Défense, des meubles design, des gens sérieux en costards… Et là, paf, des œuvres d’art contemporain spécialement créées pour les employés d’Eurogroup, société de consulting. L’artiste Barbara Noiret a passé six mois parmi eux avant de créer les œuvres de l’exposition Rex (« retour d’expérience » en langage de consultants). « Je me suis comporté comme un caméléon, j’ai assisté aux réunions et briefings avec les clients. » Fascinée par l’hyper-communication à l’œuvre dans ces bureaux, Barbara Noiret arrivait avec des stéréotypes en tête : « J’ai été surprise de rencontrer des gens très tournés sur l’humain. » Ses œuvres, photos et vidéos, savamment disposées dans les salles du siège de la société, exploitent le lyrisme du jargon des consultants et la poésie inattendue de cet univers. Une bande son restitue les phrases d’une réunion, par exemple « L’objectif de la phase c’est optimiser le processus. » Un diaporama met en regard photos de réunions et phrases hors contexte : « On est en train de s’adapter à la dégradation » ou « On travaille sur le vivant, seuls les artistes travaillent sur le vivant. »

Complètement novateur en 2007, quand Eurogroup s’est lancé, le principe de ces résidences d’artistes essaime aujourd’hui dans d’autres entreprises, même s’il échappe à la loi sur le mécénat. « Ce n’est pas fiscalement reconnu par la loi de 2003 parce que nous n’achetons pas les œuvres », explique Julien Eymeri, directeur à l’origine du projet. Ce passionné d’art contemporain a su convaincre son PDG : « Il y a des similitudes entre la démarche artistique et notre travail. Nous aidons des entreprises en difficulté, qui ne voient plus comment débloquer une situation. Nous les amenons à avoir un regard neuf sur les choses. Un artiste fait exactement pareil… »

Benjamin Chapon

03/09/2009

La grippe A est à la mode chez les chanteurs britanniques

Ils ont cru l’avoir mais finalement non, c’était un banal rhume avec nez qui coule et gorge qui gratte. Starclash entre Robbie Williams chanteur pour minettes partiellement repenti et Tom Meighan, chanteur mégalo de Kasabian. Lequel des deux préférez-vous ? C’est à vous de les départager dans les commentaires ci-dessous et en répondant à notre sondage…

starclash.jpg

Robbie Williams

Antécédents

Robbie Williams est un hypocondriaque notoire. On ne compte plus les anecdotes sur les petites manies sanitaires du chanteur. Lors du tournage d’un clip avec Nicole Kidman, il lui avait demandé (pour rire ?) si elle s’était bien lavé les dents avant la scène du baiser. Classe.

Symptômes

Au cœur de l’été, le chanteur a annoncé à ses fans, via son blog, qu’il était atteint de symptômes grippaux et qu’il vivait dans l’angoisse irrépressible d’avoir contracté le virus H1N1. Au seuil de la mort, il expliquait se dépêcher d’écrire des chansons…

Effets secondaires

Suspecté de vouloir créer le buzz, Robbie Williams a surtout récolté lazzis et quolibets. Le petit Robbie n’a pas du bien écouté sa maman quand elle lui racontait l’histoire de l’enfant qui criait au loup. Hé ben, il s’est fait bouffer, Rob.

 

Tom Meighan

Antécédents

Tom Meighan nous confiait, il y a quelques mois: «Avoir une vie saine en tournée, c’est impossible. On dort et on mange mal, on vit presque comme des bêtes. Mais je dois avoir un système immunitaire de rhinocéros, je n’ai jamais annulé un concert parce que j’étais malade ou que j’avais perdu ma voix.»

Symptômes

En tournée en Australie, Tom Meighan a refilé son sale rhume, chopé quelques jours plus tôt au Japon, à tous les membres du groupe Kasabian qui ont été maintenus 72 heures en quarantaine dans leur hôtel de luxe. Un ou deux grogs plus tard, la bande rock repartait.

Effets secondaires

D’après le producteur de la tournée en Océanie, l’incident aura coûté un million d’euros à l’assureur à cause des dates annulées. Les concerts suivants ont affiché complets, as usual. L’histoire ne dit pas dans quel état les chambres du groupe ont été libérées.

Benjamin Chapon

27/08/2009

Accords sans fausses notes pour le lycéen

2808-CUL-LAUGHED.jpg

Pendant que ceux de son âge essayaient pitoyablement d’éviter le séjour camping à La Baule avec leurs parents, Zak Laughed répétait avec son groupe, tout l’été. À tout juste 15 ans, le Clermontois sort son premier album, The Last Memories of My Old House, et prépare une tournée… pour les vacances de la Toussaint. En attendant, il fera sa rentrée en 1ère L option cinéma au lycée Blaise Pascal.

« Content de retrouver ses copains », Zachary (les tanches en anglais se creuseront la tête pour comprendre le jeu de mot dans son nom de scène) est aussi bon élève que songwriter folk. « Mes parents tiennent à ce que j’aie un bon niveau scolaire. En contrepartie, j’ai la liberté de faire beaucoup de musique. » Un an d’avance à l’école et plusieurs classes sautées en musique, Zak est déjà le chouchou des profs (les médias) et pourrait, avec ses mélodies pop-folk décontractées, séduire la cour de récré (le public). Flanqué d’une bouille pouponne et d’une mèche boulangère, le jeune homme raconte avec une décontraction d’adorable branleur sa trajectoire météoritique : « En 2006, mon oncle m’a offert un ukulélé, puis je suis passé à la guitare. Je faisais des reprises de Dylan ou d’autres trucs. Un soir, après leur concert, j’ai rencontré les membres de Dionysos - très gentils d’ailleurs - qui m’ont encouragé à écrire mes propres chansons. »

Un destin d’ado ordinaire en somme, les rockeurs sont vraiment des gens sympas avec les gosses. « En fait, mon père était en contact avec eux, c’est toute une histoire… » Un poil veinard dans la vie mais pas vantard, Zak dégage une aisance au chant, de sa voix pré-pubère branlante, et à la guitare foutraque. « Composer est assez facile parce que je fais de la musique tout le temps. Par contre, les paroles, c’est plus aléatoire.» Auteur de textes malins et sensibles dans un anglais qui ne l’est pas moins, Zak Laughed est une publicité vivante pour les cours de langue de l’éduc’ nat’ : « Ben en fait, j’ai appris l’anglais à l’école. C’est sympa parce que mon écriture va évoluer avec mon niveau. En français, ça sonnerait enfantin et niais, alors qu’en anglais un texte, même un peu stupide peut sonner classe. » Futé le gosse. Y a plus qu’à espérer qu’il soit nul en sport, sinon il va ramasser toutes les minettes à la récré.

Benjamin Chapon

 
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