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03/09/2009

Des DVD pleins de virus pour vos arrêts maladie

Films de zombies ou scénarios catastrophe réalistes, les virus inspirent les metteurs en scène. Retour sur les toiles les plus marquantes des vingt dernières années.

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Alerte -  (1995)
La population d’une petite bourgade américaine est contaminée par le virus ébola. Pour endiguer l’épidémie, la Maison Blanche décide de raser la ville en lançant une bombe incendiaire. Une solution qui ne plait pas du tout à Dustin Hoffman, le gentil scientifique.

L’armée des 12 singes - (1996)

Dévasté par un virus, la terre est devenue quasiment invivable en 2035.  Cobaye à gros biceps, Bruce Willis est renvoyé par des scientifiques    en 1996 pour retracer l’origine de l’infection. Et le metteur en scène Terry Gilliam d’offrir un des films de science-fiction les plus baroque et barré de la décénnie.

28 jours plus tard - (2003)

Après Trainspotting et avant Slumdog Millionaire, le réalisateur british Danny Boyle plonge dans le film de zombie et rend hommage à George A. Romero. Londres est dévastée par des hordes de fièvreux hémorragiques et c’est un coursier lambda qui doit se coltiner le nettoyage.

Je suis une légende - (2007)
Dernier survivant à hanter les ruines de New York, Will Smith tue le temps en savatant des méchants mutants qu’il nomme affectueusement les «infectés».  Les décors sont tout simplement époustouflant.

Cédric Couvez

18/06/2009

Quand la pellicule prend le temps de se déployer à l’écran

Ils ne suivent pas le rythme des blockbusters pétaradants ou des teen-movies hilarants. Ils n’en demeurent pas moins passionnants. Best of, par genre, des meilleurs films les plus lents de l’histoire du cinéma.

Comédie : Playtime, de Jacques Tati (1967). Bien plus qu’une satire de la société de consommation et des loisirs de l’époque : un chef d’œuvre du burlesque, déroutant mais excitant, avec ses tours en verre et ses longs plans fixes qui accueillent une multitude de gags dans le même cadre

Science fiction : 2001, l’Odyssée de l’espace, de Stanley Kubrick (1968). Voyage initiatique, fable philosophique, drame spatio-temporel ? Le cinéaste britannique prétend juste avoir « essayé de créer une expérience visuelle qui contourne l'entendement pour pénétrer l'inconscient. »

Western : Il était une fois dans l’Ouest, de Sergio Leone (1968). Un hommage au western qui se transforme en chef d’œuvre du genre, en imposant la lenteur comme un élément de tragédie : les personnages prennent leur temps car ils savent qu’ils mourront tous avant la fin.

Guerre : Apocalypse now, de Francis Ford Coppola (1977). Le plus halluciné des films de guerre. Le plus hallucinant aussi. La version longue remontée en 2001, dite Redux, renforce la cohérence d’un film qui oscille en permanence entre crise mystique et crise de nerfs.

Animation : Mon Voisin Totoro, d’Hayao Miyazaki (1988). Le film culte de l’animation japonaise contribue à développer l’imagination des enfants : les Totoro du film n’apparaissent qu’à deux reprises, et plutôt brièvement, après s’être longtemps fait attendre.


Par Stéphane Leblanc

15/05/2009

Karie Jarvis, Première révélation du Festival

    Révélée à Cannes, sans y être. La jeune britannique Katie Jarvis, 17 ans 
au moment du tournage de Fish Tank, joue Mia, adolescente en crise,
rebelle à toute forme d’autorité.

Absente de la Croisette, mais excusée : « Elle n’est pas là parce
qu’elle a accouché d’un bébé samedi dernier », a révélé la réalisatrice
Andrea Arnold à l’issue de la projection du film qui ouvrait hier la compétition cannoise.



Elle ne savait même pas danser

Repérée et abordée sur le quai d’une gare, la jeune fille n’a d’abord
pas cru qu’il s’agissait d’un tournage. « Elle n’a pas voulu nous donner
son numéro de téléphone », raconte avec amusement la cinéaste
britannique. Elle n’avait jamais joué la comédie. Et ne savait même pas
danser, alors que Mia, son personnage, est censée être une fan de danse
hip-hop, sa seule perspective dans la vie. « Il me fallait quelqu’un
d’authentique, quelqu’un qui n’aurait pas besoin de jouer, mais qui
pourrait simplement être elle-même. » Quelqu’un capable de tenir
fermement un rôle tout en faisant preuve d’innocence et de fragilité, un
peu comme Emilie Dequenne dans la Rosetta des frères Dardenne. Katie
Jarvis a prouvé qu’elle possédait ces qualités. Une comédienne est née.

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Par Stéphane Leblanc

20/11/2008

Jean-Jacques Rousseau, fou à cagoule

Jean-Jacques Rousseau, vous connaissez ? Ce n’est pas qu’un écrivain qu’on étudie au lycée. C’est aussi le vrai nom d’un réalisateur surnommé le « Ed Wood » belge. Comme lui Jacques Hardy et Max Naveaux font du cinéma en dehors des circuits officiels depuis un paquet d’années. Le premier tourne des films de guerre à balles réelles avec des armes prêtées par l’armée et le second est connu pour un péplum délirant où un député européen apparaît en tribun.

La Mécanique du Rasoir

 

« Leurs films ne bénéficient d’aucune pub et ne se font connaître que par le bouche-à-oreille d’une poignée de fans dévoués, » explique Frédéric Sojcher. Ce documentariste a consacré un long-métrage au trio,  « Cinéastes à tout prix » (en DVD aux Films du Paradoxe) et un livre au seul Jean-Jacques Rousseau (paru aux éditions Klincksieck/Archimbaud). Ce dernier méritait, metteur en scène de 39 films et manœuvre dans un centre culturel dans le « civil » , méritait bien un ouvrage. « Rousseau est motivé par une pure passion du cinéma, »  explique Sojcher. Jean-Jacques Rousseau produit ses œuvres en autarcie, n’apparaît en photo qu’avec une cagoule sur la tête de peut qu’on lui vole son âme et dirige ses acteurs amateurs avec un revolver chargé dans sa poche.

« Il a défini ses priorités entre essayer de séduire un large public et filmer ce qu’il souhaite, » précise Sochjer. Ses films en forme de délire surréaliste témoignent d’une vision singulière du 7ème  Devenir un cinéaste comme Rousseau demande de sacrifier ses vacances, de vider son compte en banque et de s’entourer d’amis dévoués. « Il faut aussi une grande persévérance et une âme d’enfant, » insiste Frédéric Sojcher. Deux ingrédients qui ont conduit Rousseau  et ses confrères jusqu’au Festival de Cannes où Cinéastes à tout prix a été présenté en 2004. Art comme on peut en juger avec Irkutz 88, court-métrage proposé en bonus sur le DVD.
Caroline Vié

30/10/2008

Les méchants secrets des vilains dans James Bond

James Bond n’aurait aucune raison d’être s’il n’avait pas d’adversaire. Comment être à la hauteur quand on doit affronter l’agent secret le plus célèbre du monde? Faut-il être prêt à détruire la planète ou diriger une organisation secrète avec un chat blanc sur les genoux? «Le vrai secret, c’est la sincérité.» explique Roger Moore, qui vient de publier ses mémoires Amicalement vôtre aux éditions de l’Archipel.

3110-MAG-BOND2.jpgLe Britannique sait de quoi il parle: il a joué 007 à sept reprises de 1973 à 1985. «Les méchants doivent être de grands acteurs parce qu’il faut qu’on les sente habités par leur vision. Même quand ils commettent des actes atroces, ils sont persuadés d’être dans le juste et seraient sans doute surpris d’être traités de méchants!»  Marc Forster, réalisateur de Quantum of Solace, deuxième opus des aventures de Daniel Craig, a tout de suite saisi l’importance du «vilain».

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C’est après l’avoir vu dans Rois et reine d’Arnaud Desplechin qu’il a été fasciné par la richesse de jeu de Mathieu Amalric. «Sa nationalité n’est pas entrée dans l’équation, dit-il. J’aurais pris Mathieu même s’il n’avait pas été français.» Le méchant version 2008 est moins flamboyant que ses prédécesseurs, mais il est tout aussi menaçant. «La James Bond Girl a évolué, elle est devenue une vraie femme, plus une potiche, explique Amalric. Il est normal que le «vilain» suive une évolution similaire.» Dominic Greene, l’homme d’affaires à l’âme noire qui malmène 007, pourrait passer pour un brave type un peu mal dans sa peau. Rien ne permet de soupçonner à quel point il est dangereux. «Mathieu m’avait demandé à avoir des cicatrices ou d’autres signes distinctifs quand il a accepté le rôle, mais je tenais à ce son apparence physique reste le plus ordinaire possible.»

3110-MAG-BOND3.jpgL’acteur français ne s’appuie donc que sur son jeu pour rendre son personnage menaçant. «Le côté visqueux de Greene devait être visible dès sa première apparition. dit-il. Je suis revenu à des choses assez simples pour le composer comme l’absence du père ou la frustration sexuelles, des choses qu’on trouvait déjà dans Shakespeare. J’ai joué la subtilité, mais, quand j’ai vu le film, je me suis dit que j’aurais pu en faire encore moins.» Pour avoir une chance de devenir le prochain ennemi de James Bond, il suffirait donc d’être un bon comédien. «Pas seulement, dit Amalric. C’est aussi une question d’alchimie avec Daniel Craig. Il faut que l’équilibre soit parfait entre 007 et son adversaire sinon c’est tout le film qui s’écroule !»  Roger Moore lui donne raison avec son humour british bien connu. «Si je n’avais pas eu de bons méchants, je n’aurais sans doute pas été un bon James Bond».

Caroline Vié

LE FILM : Casino Royale avait constitué un tel choc que Quantum of Solace déçoit un peu. Certes, Daniel Craig vibre de charme vénéneux, Mathieu Almaric fait passer des frissons dans le dos et Olga Kurylenko est une bien jolie personne. On ne s’ennuie pas vraiment, mais l’énergie brute du précédent film est absente de ce second opus, laissant le spectateur sur une impression de trop peu.

>>> Et vous, il vous plait ce James Bond?

 
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