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05/06/2009

Immersion à Venise, canal de l'art moderne

Venise c’est LA destination des amoureux… d’art. Non seulement la Sérénissime organise tous les deux ans la Biennale, qui présente les tendances artistiques les plus novatrices du moment, mais elle abrite deux superbes collections privées qui illustrent l’évolution de l’art, du début du XXe siècle à nos jours. Pour respecter la chronologie, commencez d’abord par la collection Peggy Guggenheim. C’est après la présentation de sa collection à la Biennale de 1948 que la milliardaire américaine, épouse de Max Ernst, décida de s’installer dans un palais du XVIIIe siècle, qui abrite tous les grands courants de peinture du XXe siècle, tout en donnant une large place aux surréalistes. En sortant, prenez le temps de faire un tour dans le Dorsoduro, où se trouvent les canaux les plus larges de Venise.

 

Art moderne et fresques du XVIIIe

Dirigez-vous ensuite vers le quartier San Marco, centre historique de la cité. Empruntez le Ponte dell’Accademia et vous arriverez au campo San Stefano, l’une des plus jolies places de Venise. Si on vous amène ici, c’est pour le palazzo Grassi, qui abrite la collection d’art contemporain de François Pinault, une des dix premières au monde, exposée par roulement compte tenu de sa richesse. Vous pourrez y voir des tableaux d’Andy Warhol, presque un classique, grand maître du pop art, des créations du plasticien Jeff Koon, des installations de Damien Hirst ou des photographies de Cindy Sherman. Autant d’œuvres pouvant être ludiques, dérangeantes ou provocantes. Vivement l’aménagement du terrain acquis par la fondation à la pointe du Dorsoduro pour admirer des œuvres de très grand format, notamment celles de Richard Serra, qui ne rentrent pas à Grassi.

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Par la rédaction du routard

Lunettes opaques pour toutes les époques

Vous pensiez toutes les avoir dans votre collection, mais les lunettes de soleil, c’est comme la grippe : chaque année, il en sort de nouvelles versions. Pour éviter les regards de travers cet été, jetez un œil sur notre sélection.

 

Esprit années 1960

lunette1.jpgFils caché de Jacky Kennedy et d’une chaise de Verner Panton, ce modèle aux verres octogonaux sent le patchouli et les sixties. La marque Céline mise cette année sur les angles... et sur les couleurs. Elle complète sa collection avec des versions violettes et bordeaux pour baby dolls funky (189 €).

 

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C’est peut-être parce qu’elles ont été créées par Police, mais quand on voit ces lunettes de soleil (131 €), on pense à « CHiPs » et Ponch. On a envie d’enfourcher sa moto et d’aller taquiner du gangster sur des autoroutes américaines. Si vous vous avez trouvé la paire qu’il vous fallait pour cet été, la marque Police, elle, cherche encore un couple d’égéries pour l’année prochaine. Elle organise depuis le 15 mai et jusqu’au 30 août un casting en ligne ouvert à tous et à toutes. Chaque semaine, les internautes désignent dix lauréats, qui se disputeront la tête d’affiche en septembre prochain.

Années 2000

lunettes 3.jpgEt vlan ! Du bling ! Cette paire de Chopard sertie de 200 cristaux lumineux est destinée à deux catégories bien précises de la population française. 1) Les collectionneuses de lunettes de soleil, prêtes à dépenser 550 € pour garnir leur vitrine. 2) Les rappeuses nostalgiques de l’époque bling-bling et/ou aveugles. Vous nous direz que ça ne représente pas un énorme marché. Et ça tombe bien, parce qu’il n’existe que 999 exemplaires de cette paire collector.

 

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Ce qui est pénible quand on a la tête à l’envers, c’est qu’on perd souvent ses lunettes noires. Les adeptes du cochon pendu en plein soleil peuvent en témoigner. Parasite a pensé à eux, et plus largement à tous les sportifs en dessinant une ligne qui colle au visage en toutes circonstances. Les branches courtes ne sont pas là uniquement pour vous donner l’air vaguement geek. Elles s’agrippent au visage sans provoquer la désagréable sensation d’avoir un masque. Très pratique notamment pour l’escalade, elles coûtent environ 200 €.

par Laurent Bainier

Gamers en coffret

Est-ce que le batarang revient vraiment se glisser dans la paume de la main ? Le boomerang de Batman explose-t-il mieux les vitres que la télé HD ? Des questions auxquelles pourront répondre les futurs possesseurs du coffret collector de «  Batman : Arkham Asylum», dont la sortie est prévue le 28 août. En attendant, ne reste qu’à baver devant les détails énumérés par eidoshop.fr. Pour contenir les « dossiers des détenus d’Arkham », les « 52 pages de biographies des personnages », le jeu, le DVD making-of et le batarang de « 35 cm », il ne fallait pas moins qu’un « luxueux coffret ». C’est le tuning appliqué au marketing. L’emballage compte plus que ce qu’il y a sous le capot. Enfin, on apprend que le collector sera disponible « en quantité limitée ». A combien ? Un million d’exemplaires ?

 

Tronçonneuse manette ou clé USB ?

Le collector crée l’événement et vice versa. Plus une grosse sortie de jeu sans ses goodies. Rappelez-vous : 2005, « Resident Evil 4 » et sa manette en forme de tronçonneuse. Pas très pratique à l’usage, certes, elle possédait « une corde de démarrage qui imite le bruit d’une tronçonneuse réelle ». Et comme l’éditeur Capcom aime autant les bûcherons que les geeks (la chemise à carreaux ?), pour leur coffret collector « Resident Evil 5 », l’outil revenait sous forme de clé USB. Enfin, le collector a inventé le doudou ultime : le bandana de Solid Snake, « approuvé par Hideo Kojima pour le lancement "Metal Gear Solid 4" », avec parfum de cigarette et de transpiration.

 

Artworks, figurines, BO...

Tout fétichisme tape dans le porte-feuille. Ainsi pour le RPG-action « Sacred 2 -Fallen Angel » qui vient de sortir sur PS3-Xbox 360, le jeu tout nu coûte 69 €, la version collector : 79,99€. Et quoi de plus dans la boîte ? Un livre avec de nombreuses illustrations de l’univers de "Sacred 2", une figurine de Séraphin, une affiche représentant la carte d’Ancaria et le CD de la BO. L’écrin dévoile les coulisses du jeu, avec l’artwork. Et la figurine, c’est comme toucher Mickey à Disneyland. Ce qui est dommage, c’est que les collectors deviennent virtuels : dans « inFamous », on n’ a droit qu’à un pouvoir de plus ; dans le boîtier de l’extension de « WOW », à un code pour débloquer « Frigy, le bébé wyrm de givre ». Inutile, donc indispensable.

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Le courant passe

Ce n’est pas le coup de foudre, mais « inFamous », une exclu PS3, a suffisamment d’atouts pour se faire aimer. D’abord, le héros est du genre super. Imprégné d’électricité après un attentat, Cole découvre qu’il peut désormais envoyer des décharges à tout-va et jouer à l’ampère contre-attaque. Ensuite, comme de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités, Cole peut décider de nettoyer Empire City des gangs ou de laisser la ville à son sort. Enfin, Amon Tobin a composé en partie la bande originale. Au final, « inFamous » ressemble à une compilation de jeux appréciables : « GTA » pour le côté « bac à sable », « Assassin’s Creed » pour l’escalade... Grisant dans un premier temps (ah ! le surf sur des fils haute tension), « inFamous » s’essouffle parfois dans des missions répétitives.

 

Par Joël Métreau

François Pinault, sérial art collectionneur

Le collectionneur est un humaniste. C’est Jean-Jacques Aillagon, directeur du château de Versailles et ex-ministre de la Culture, qui l’affirme. Par conséquent, son ex-patron et ami François Pinault est un grand humaniste. Le milliardaire, troisième fortune de France, est l’un des plus grands collectionneurs d’art contemporain. Lui préfère dire « amateur d’art ». Mais tous les amateurs d’art n’achètent pas les œuvres par centaines. Pinault, si. Et l’humanisme dans tout ça ? On y vient. Ce week-end, François Pinault ouvre, à grand renfort de champagne et de cicchetti (les tapas à la vénitienne), la Punta della Dogana, à Venise.

 

« Peu pratiques à installer chez soi »

Deux ans après la transformation du Palazzo Grassi (situé sur le Grand Canal) en centre d’art contemporain, l’homme d’affaires investit un deuxième lieu vénitien chargé d’histoire pour y installer une partie de sa collection. Comme la Pointe de la Douane est une sorte de Finistère vénitien, au large de la place Saint-Marc, François Pinault a eu le bon goût de placer à son extrêmité un drapeau breton rappelant ses origines. Ce qui n’a pas manqué de faire sourire le maire de la Sérénissime, venu en personne remercier François Pinault d’avoir investi 20 millions d’euros dans la restauration du bâtiment, abandonné depuis trente ans. « C’est un don généreux, et nous espérons que son exemple sera suivi », a déclaré l’édile. Le collectionneur a ensuite accepté, tête basse, une foule de compliments. « Ces œuvres, souvent très peu pratiques à installer chez soi, François Pinault ne les a pas acquises pour son propre plaisir, mais pour les installer un jour dans une telle institution », a plaidé Jean-Jacques Aillagon pour démontrer toute la générosité de Pinault. Le collectionneur lui-même refuse de parler de fierté à exposer ses acquisitions. « Je remplis aujourd’hui une mission, un défi que je m’étais fixé il y a longtemps, a-t-il expliqué. Le risque d’échec était grand, parce que l’enjeu était de taille. »

 

Mégalomanie

A propos de Venise, François Pinault parle d’une ville « orgueilleuse et fière », clin d’œil aux accusations de mégalomanie dont il fait l’objet, et se place dans la lignée des « grands mécènes vénitiens ». Que le bâtiment de la Pointe de la Douane soit, à l’origine, un bâtiment commercial du XVe siècle semble amuser cet esthète, qui a fondé sa richesse dans l’achat et la revente d’entreprises en péril. « Dans sa démarche, le collectionneur choisit non seulement d’acquérir des œuvres, mais désire également accompagner, autant que possible, les processus de création des artistes. Et, à ce titre, il prend lui aussi des risques et fait des choix, jusqu’à celui de partager ses passions et ses convictions avec le plus large public. » 

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Le tour du propriétaire avec l'expo "Mapping The Studio"

C’est une partie infime de la collection Pinault qui est exposée Pointe de la Douane pour l’exposition inaugurale du lieu. Confrontant notamment des toiles à peine sèches de 2009 à des œuvres déjà classiques des années 1970, « Mapping the Studio » laisse aux visiteurs le loisir d’apprécier les volumes du bâtiment restauré par l’architecte japonais Tadao Ando. « Mon travail a surtout consisté à détruire les modifications apportées aux lieux depuis quatre cents ans. Le bâtiment n’a jamais autant ressemblé à ce qu’il était lors de sa construction. » L’architecte fétiche de François Pinault a tout de même ajouté un gigantesque cube de béton au milieu du triangle que forment les bâtisses. Les murs gris de cette folle salle carrée tranchent avec les antiques briquettes rouges et les poutres en bois.

 

Artistes chouchous

Les toiles gigantesques de Sigmar Polke ou les cent cubes en résine de Rachel White-Read sont deux exemples marquants et réussis du bon emploi des salles toutes en longueur. Tout comme la vingtaine de maquettes translucides et colorées créées par Mike Kelley, placées dans une apaisante salle noire. Sur les 5 000 m2 du lieu, on retrouve bien sûr les artistes chouchous du collectionneur Pinault : de grands noms, comme Cindy Sherman ou Jeff Koons, mais aussi l’Italien Maurizio Cattelan, ou le Chinois Huang Yong Ping.

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Untitled 2007, de l'artiste italien Maurizio Cattelan

A Venise, Benjamin Chapon

04/06/2009

Star Clash : Zsa Zsa Gabor vs. Pamela Anderson

Elles collectionnent les maris comme d’autres les étiquettes de camembert. Entre la recordwoman Zsa Zsa Gabor et la challengeuse pleine de promesse Pamela Anderson, qui est selon vous le vrai seigneur de l’anneau de mariage ?

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Zsa Zsa Gabor
Connection

La sainte-maris, c’est elle. Zsa Zsa Gabor est née célibataire à Budapest en 1917. Sa maman s’appelait « Jolie » mais la vraie bombe de la famille, c’est elle. Elue Miss Hongrie en 1936, Zsa Zsa perd son titre sur tapis vert, jugée trop jeune, et se rattrape sur les tapis rouges.

Collection
Sa carrière d’actrice décolle assez vite. La Hongroise tournera dans plusieurs dizaines de films (notamment Moulin Rouge de Huston) et de téléfilms. Pourtant ce sont ses neuf mariages qui la rendront célèbre.

Collector
Sa plus belle histoire aurait pu être avec Conrad Hilton, l’arrière-grand-père de Paris, mais cette union, sa deuxième, ne durera que quatre ans. Zsa Zsa devra attendre ses 69 ans pour trouver son prince, Frédéric Prinz von Anhalt, de 38 ans son cadet. Si le marié n’a pas vraiment de sang-bleu (il a été adopté par une princesse à 37 ans contre de l’argent), il a du sang-froid. Leur histoire dure depuis 23 ans,  16 de plus que le précédent record de Zsa Zsa.

Pamela Anderson
Connection

Pamela, c’est plutôt mari, couche-toi là ! Née dans un bled canadien au sein d’une famille vaguement finlandaise, elle rencontre la célébrité au berceau, en devenant le premier bébé du Centenaire canadien (une version en chemises à carreau de notre bicentenaire de la Révolution). Elle perd finalement son titre dans les pages carnet bleu d’un journal régional  qui a trouvé un bébé né encore plus tôt ce jour-là. Mais elle se rattrape vite dans les pages people.

Collection
Ne perdons pas de temps avec la carrière télé de Pamela. Elle est une habituée de nos starclashs. C’est son mariage en 1995 avec Tommy Lee, 96 heures après l’avoir rencontré, qui lui offre le premier élément de sa collec d’alliance.

Collector
La pièce maîtresse de la collection Anderson reste ce mariage avec le hardeux-hardeur, dont la lune de miel tournée à l’arrache (mes frusques) a fait le bonheur du web. Avec le mannequin Marcus Schenkenberg et le chanteur Kid Rock, elle passe et repasse à l’autel sans grand succès. Célibataire depuis 2006, Pamela est un gros cœur à prendre.

 

Laquelle péférez vous? C’est à vous de nous le dire! Vos votes et commentaires seront compilés vendredi dans l’édition papier du cahier 2.0. A vous de les départager ci-dessous et en votant sur 20minutes.fr...

 
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