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05/06/2009

Collectionneurs collector sur le web

La plus grande collection de collections se trouve sur le Net. Du sac à vomi aux boules à neige en passant par les pancartes « Do not disturb »… Le 2.0 vous emmène cette semaine faire un tour des musées virtuels des vrais pervers du Web…

 

Le plus vrillé

Si tous les trois mois, vous recevez dans votre boîte aux lettres le magazine L’Extracteur, vous êtes sans doute un pokelmophile, un fondu du tire-bouchon. L’éditeur de cette revue, le Club français du tire-bouchon, compte une centaine de membres-collectionneurs, très actifs sur le Net. L’un d’entre eux, l’Espagnol Daniel Boute, a créé un musée en ligne plutôt fourni . Cultelluphiliste repenti (il avait un faible pour les couteaux, quoi), il échangea un jour à un antiquaire 1 200 surins contre 200 extracteurs. Aujourd’hui, il en possède plus de 4 000. C’est ce qu’on appelle partir en vrille.

 

Le plus dérangé

On aurait dû remettre la palme au chanteur Philippe Katerine, qui prétend collectionner ses excréments et assure en avoir 150, soigneusement datés, mais aucune de ses pièces n’étant visibles sur le Net, il perd son titre. Dans la catégorie collec la plus classe, la gerbe du vainqueur revient finalement aux passionnés de sac à vomi notamment à leur chef de file le Néerlandais Niek Vermeulen, qui avec 5 180 pièces différentes a droit à son inscription au Guinness. Certaines compagnies ont compris que l’affaire était dans le sac. Virgin Atlantic a ainsi proposé sur plusieurs de ses vols des poches vomitoires collectors, relookées par des artistes, pour attirer les amateurs.

 

Le moins dérangé

On oublie souvent de les accrocher à la poignée de porte avant d’entreprendre une grasse mat’. Ces collectionneurs en revanche n’oublient jamais de les mettre dans leurs valises en quittant leur chambre d’hôtel. Leur passion ? Les pancartes « Do not disturb ». Le plus accro, un Suisse, en possède près de 8 000. Sur le Net, un Italien expose une partie de ses quelque 5 000 pièces. Il est tombé dans les panneaux il y a quatorze ans, lors d’un voyage en Floride. Mais depuis, il s’est trouvé de nouveaux hobbies : la collecte de cuillères à café offertes par des compagnies aériennes et la chasse aux bandes adhésives posées sur des cuvettes de toilettes pour indiquer qu’elles ont été nettoyées. A découvrir également sur le Web.

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Avec 7000 pingouins en peluche, Birgit berends possède la plus grande collection du genre

 

La plus française

Les Américains ont l’Obamania, les Français ont les boules. Les boules à neige ou boulaneiges pour les amateurs ont été inventées chez nous, à l’occasion de l’Exposition universelle de 1878, à Paris. C’est donc normal que les plus grands collectionneurs soient nos compatriotes. Les neigenboulophilistes ou chionosphéréphiles marient bon goût et autodérision. Sur www.boulaneige.com, on trouve, outre quelques jolis spécimens, des exemples d’objets à collectionner (cuvettes de WC, cochons en cristal ou statuettes en plâtre) plus kitschs que les globes à neige. Il y a toujours plus fondu ailleurs.

 

La plus poétique

Les ultratrifoliophiles sont finalement plus rares que l’objet de leur collection : le trèfle à quatre feuilles. D’aucuns passent une vie à chercher la perle rare dans leur gazon, eux les ramassent par centaines (plus de 110 000 pour le recordman du monde, un Américain) et les glissent entre les pages d’un cahier ou sur le Net. Le très poétique Club des collectionneurs de trèfles à quatre feuilles est une de ces associations d’ultras. Son site met en avant plusieurs spécimens ainsi que des témoignages d’internautes qui ont trouvé la chance dans le pré. Trèfle fort.

Par laurent bainier

Scrutin qui ne manque pas de saveur pour Danette

Ce week-end, on passe aux urnes. Le parti Choco-noisette affronte le mouvement Cappuccino. Vous l’aurez compris, point d’européennes là-dedans, même si le Parti du plaisir de Cindy’lee (candidate à la dernière présidentielle) aurait pu soutenir ce scrutin. Ici, pas de débat, mais plutôt un référendum géant qui verra la chute de l’un des petits pots. Malheur au vaincu qui disparaîtra immédiatement des linéaires. Les urnes virtuelles se remplissent plus vite qu’un frigo : ils étaient plus de 2 millions de votants en 2008. L’abstention devrait même reculer encore : appuyer par une campagne virale musclée, le coup de pub de Danone a envahi les blogs et Facebook.

 

« J’en stocke un maximum, au cas où… »

« Si la Danette choco-noisette ne gagne pas, ce sera le drame culinaire de ma vie, nous confie Anthony Cazet, 20 ans et fondateur d’un groupe de soutien sur Facebook. En attendant, j’en stocke un maximum, au cas où… » Autant dire que la défunte saveur va vite devenir un objet collector pour ses (moins) nombreux fans. « Beaucoup de nos consommateurs recherchent et collectionnent des parfums qui n’existent plus », constate Cécile Lagé, directrice marketing Danette. Le vote continue jusqu’au 12 juillet. Mais attention, les pro-Cappuccino devront s’affoler car il se murmure dans les couloirs que c’est la Choco-noisette qui serait en tête…

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Par Lucille Doux

Les commandements du yaourtophile

On définit le yaourtophile comme un simple « collectionneur de pots de yaourt ». Grave erreur… Un yaourtophile, un vrai, c’est avant tout un dingue de yaourt qui dégaine la petite cuillère plus vite que son ombre. Accro à ces petits pots, il n’a qu’un seul leitmotiv : « Yaourt un jour, yaourt toujours ».
La rédaction du 2.0 vous invite aujourd’hui à en être…

 



Des yaourts, tu mangeras !
Et pas qu’un peu… Un yaourtophile digne de ce nom en engloutit 10 par jour au bas mot. « J’en mange une dizaine en 24 heures chrono, nous confie Célia, Parisienne de 23 ans. C’est un besoin, certes, mais il est toujours guidé par l’envie et le plaisir ». Lorsqu’on leur demande ce qui leur plaît tant, les réponses fusent « La douceur, la fraîcheur » nous dit Célia. Pierre, 16 ans, rencontré via un groupe Facebook dédié à sa passion, renchérit « C’est simple, c’est bon, et en plus ça permet de rafraîchir son haleine à la fin des repas » !

Leurs pots, tu collectionneras !
La passion du yaourt s’étend également à leur conditionnement : les fameux pots de yaourt. Ces accros collectionnent les plus beaux et s’amusent à les transformer. En souvenir du défunt yaourt ? « Non, répond Maria, aide soignante de 32 ans. Il s’agit plutôt de récup’. Je garde les plus solides, en terre cuite par exemple, je les customise et les emploie a toute autre chose». On confirme, chez Maria, les petits pots en verre de La Laitière ont été peints en rose bonbon et accueillent maintenant barrettes et mascaras.

Tes propres yaourts, tu feras !
Le meilleur investissement de Célia ? Sans hésiter, sa yaourtière ! « Je l’ai dénichée sur EBay, il y a deux ans. C’est le premier modèle de SEB ». En plus de pouvoir clamer « C’est moi qui l’ai fait ! », cette machine permet de réaliser de belles économies. « La yaourtophilie, c’est un gouffre financier, rajoute Célia. Quand tu aimes, tu veux le meilleur. Résultat, mon budget yaourt s’élevait à près de 200 euros par mois, quand mon mec n’en dépensait que 100 pour ses clopes ». Un commentaire, Pierre ? « Je m’en fiche, c’est la cantine qui régale » !

Ta santé, tu surveilleras !
Lorsque l’on en vient aux conséquences sur leur santé, les yaourtophiles restent sceptiques : « Depuis quand le lait, c’est mauvais ? ». « Depuis toujours lorsqu’il est consommé en trop grande quantité, leur répond Sylvie Launet, nutritionniste à Neuilly. Le calcium ingéré évolue en calcaire, obstrue les reins et entraîne de sérieux calculs » ! Nos intéressés tombent d’accord « Il nous en faudra beaucoup plus pour arrêter ! »

 

 

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Par Lucille DOUX

 
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