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09/04/2010

Martizik

 

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À la Martinique, il y a le rhum vieux, le zouk et depuis le week-end dernier la musique électronique. Bien décidée à faire bouger « l’île aux fleurs » sur des rythmes technoïdes, l’équipe des Plages Electroniques de Cannes s’est retroussée les manches et a ressorti les tongs pour organiser Martizik, le premier festival électro aux Antilles. Une aventure palpitante et éprouvante pour cette association de passionnés de culture underground: « Rien que le concept du festival est totalement novateur ici ! Alors, c’est un vrai challenge pour nous de réussir ce pari en faisant mixer des Dj’s électro venus de la métropole tout en les mélangeant avec les artistes locaux… » résumait au début du week-end, David Bartoli, le chef d’orchestre de l’événement. Récit de trois jours et nuits de teufs, sous les cocotiers, aussi riches en BPM qu’en imprévus.

 

Samedi


0904-MAG-UNEPOLA-PLAGE.jpgMidi sonne et le sound-system résonne au Club Med des Boucaniers situé à Pointe Marin dans le sud de l’île. Considéré comme l’un des plus beaux spots du coin, la plage du restaurant de l’O a des faux-airs de Nikki Beach. Drapage blanc surplombant d’immenses lits lounge plantés dans le sable fin et eaux turquoises, un décor de carte postale propice aux coups de soleil et aux magnums de rosés vendus seulement 40 euros. Le mythique Dj londonien Norman Jay, tête d’affiche de la soirée, bulle dans le carré vip alors que le staff court dans tous les sens : « C’est toujours la course lors de la première édition d’un festival. On doit gérer en temps réel une multitude de petits problèmes. C’est loin d’être des vacances !» s’amuse Gaby de Villoutreys, la programmatrice musicale. Leurs efforts sont récompensés quand au couché du soleil, le dance-floor est plein à craquer. A minuit, retour prudent à l’hôtel sur les routes sinueuses et hypnotiques, entre deux queues de poissons de bolides qui tournent à la nitro.

 

Dimanche


0904-MAG-UNEPOLA-DJ.jpgMême rouge écarlate, le festivalier martiniquais s’éclate. Plus prudent que la veille, il sort la crème solaire indice 70 et évite de se défourailler aux planteurs dès le début de l’après-midi. Pas de quoi gâcher la fiesta, bien au contraire. Le buzz a pris et à la veille du lundi de Pâques, les locaux prennent d’assaut la plage privée du Club Med. Musicalement, les plateaux s’enchaînent toutes les deux heures. On passe du ragga tropical à de la hard-tech bien sentie en moins de deux. Au soleil couchant et en plein décalage horaire, Djedjotronic débarque sur le site au bras de sa belle. Signé sur le label de Boyz Noise et playlisté par Busy P, le Dj français est venu mixer et se la couler douce : « C’est un super plan ce festival pour les artistes. Tu mixes sur une plage de rêve pendant deux heures et on te file une semaine de vacances tout frais payés ! » s’enthousiasme le beau brun. Et notre homme de ne pas ménager son effort avec un set techno à l’efficacité redoutable.

 

 

Lundi


0904-MAG-UNEPOLA-NUIT.jpgUn festival sans galère, ce n’est pas un festival. Mais pour le dernier round festif, l’administration locale a fait très fort. Alors que les techniciens installent la sono à l’hôtel de la Batelière depuis le petit matin, une lettre de la mairie tombe à midi : « Pour des raisons de sécurité, la manifestation ne peut pas se tenir sur ce site ». Un coup de tonnerre pour les organisateurs qui avaient pourtant pris soin de tout baliser en amont : « On a fait toutes les démarches, on a les accusés de réception de la Poste en février, mais ici, c’est un peu « Je ne sais pas Island » » peste-t-on dans les rangs. Mais à la Martinique, le mauvais temps fait souvent place au soleil. L’équipe se rabat au pied le levé sur le Maximus, une des boîtes branchées qui trône sur la route de l’aéroport. Et la fête de reprendre de plus belle jusqu’au petit matin. « Pani problem » comme on dit là-bas.

 

 

Cédric Couvez

Une vague de nouveauté au rayon soleil

Vous connaissez la méthode Coué de soleil ?

C’est celle qui consiste à tourner très vite les pages d’un catalogue de voyages « printemps-été » en étant convaincu que cela chasse les nuages. Si vous avez lu ces quelques lignes, vous êtes sans doute atteint. Alors en attendant que vous ayez des congés payés et/ou de l’argent pour quitter la grisaille, nous vous avons concocté un sac de plage bien rempli.

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Les tongs

Le retour de la sandale en plastique rose anti-oursin était une bonne blague. Mais cette année, on arrête de rire et on rechausse les strings de pied. La classique Havaianas se cramponne à la tête de gondole avec ses douze versions. Mondial de foot pour supporter décontracté. Les phobiques du ballon prendront eux leur pied avec Gisele Budchen et ses sandales Ipanema (195 €).

 


0904-MAG-SHOPPINGoneil.jpgLe maillot

Ces derniers temps, la pudeur s’érodait aussi vite que les falaises crayeuses. Il semble que cette année les créateurs aient retrouvé leur machine à coudre. Selon que l’on soit doté ou non d’un chromosome Y, on optera pour un boardshort qui couvre la cuisse, comme les modèles pyjamas chics de Sundek (108 €), ou pour un mini-short à porter sur le bikini. Gotcha le propose en version à poche flashy (Calas 34,95 €) ou blanc, à porter dépareiller avec un deux-pièces O’Neil (Trestles, 60 €) par exemple.

 

La serviette

0904-MAG-SHOPPINGRg.jpgLes panneaux recouverts de logo publicitaires qu’on glisse derrière votre tête, c’est bon pour les interviews de footeux après-match. Alors même si vous comptez battre le record de la traversée plage-bouée en crawl raté tête hors de l’eau, optez pour la discrétion. Le drap de plage se fait doux, pratique et chic cet été notamment grâce à la collection Roland Garros et ses serviettes à sangle (23 €).


0904-MAG-SHOPPINGsac.jpgLe sac

On peut brûler des hectolitres de kérosène pour aller chercher le teint que n’importe quel Point Soleil vous aurait vendu au coin de la rue et se sentir l’âme d’un écolo. Dans ce cas, on sera ravi car la tendance 2010 est au cabas en coton bio, idéal pour ranger sa bonne conscience. Si l’on plane loin de tout ça, on achètera un Flight Bag (59 €), le sac de cabine aux couleurs des compagnies les plus folkloriques de l’histoire de l’aviation. A laisser traîner sur la plage sans surveillance si l’on rêve d’un vol direct.


0904-MAG-SHOPPINGmixa.jpgLes rafraichissements

Sur la plage, le pack de six s’arbore en version abdominale uniquement. Pour vous désaltérer, préférez les boissons chics et branchées comme le Pom Wonderful (2,29 € les 235 ml). Un breuvage 100 % jus de grenade qu’on peut boire à satiété sans craindre de prendre une mine. A combiner avec une brume d’eau apaisante Mixa Expert pour un tannage de glace (2,99 € les 150 ml). Voilà votre sac est prêt. Ne reste plus qu’à trouver une plage de temps libre pour s’enfuir au soleil.


T’as le look (noix de) coco

0904-MAG-SHOPPINGlunettes.jpgAu soleil, quitte à avoir la marque, autant qu’elle soit de marque. Depuis 2007, le label hypeLunettes France propose en quantité limitée un stock de lunettes vintage neuves chinées aux quatre coins du globe. Cet été, le boss Rémi Ferrante a fait très fort avec la collection Supernatural, des paires en plastic mou incassable aux couleurs flashy à prix cool (de 30 à 50€). La chanteuse Uffie en est fan. Disponible sur le site www.lunettesfrance.com.

Prenez votre pied en Bagua

0904-MAG-SHOPPINGbagua.jpgPour vos chouchouter vos peutons cet été, le chausson de kung-fu Bagua sera le must-have de la saison estivale. Véritable tout-terrain, ces paires se portent aussi bien sur les plages de sables fins que sur les dance-floor une fois la nuit tombée. Elégantes et pratiques, les Bagua intègre un système anti-transpirant à toute épreuve. En vente 55€ sur le site de la marque française : www.baguashoes.com

 


Cédric Couvez, Laurent Bainier.

Les anti-UV la jouent ultra-variés

Enfin du nouveau au soleil. Pour éviter les rougeurs de l’été, l’indice de protection est le seul indicateur valable. Pourtant, chaque été on compte sur les plages plus de coups de soleil que de coups de foudre. Afin de convaincre les têtes brûlées de se mettre à l’anti-UV, les marques rivalisent de créativité. Alors, ne soyez pas le pigeon du badigeon: suivez nos conseils.

 

L’innovant

0904-MAG-BIENETRE-loreal.jpgN’importe quelle sardine vous le dira, l’huile c’est bien plus agréable que la crème. Jusqu’ici pourtant, seuls les suicidaires osaient se promener au soleil oints comme une olive grecque. L’Oréal bouscule cette année nos habitudes en développant une gamme d’huile haute protection allant jusqu’à l’indice 30 (11,90 €). Parfait pour se faire dorer la frite.

 

 

Le tricheur

0904-MAG-BIENETREaustralian.jpgQuand on a la peau toute blanche sur une plage bondée, on s’expose certes aux méchants UV mais aussi aux quolibets. Les Australiens, qui en connaissent un rayon question soleil, ont la solution. Le gel en spray Australian Gold (20,90 €) combine protection (indice 30) et autobronzant. De quoi hâler en paix.

 

 

L’écolo

0904-MAG-BIENETREangevine.jpgMieux vaut prévenir qu’acheter de la Biafine. Avec son fluide précurseur (26,50 €), Douces Angevines prépare la peau aux morsures estivales en l’hydratant en profondeur. On l’utilise à l’ombre (il ne protège pas des UV) mais sans se cacher parce qu’il est bio. Et ça c’est beau.

 

 

Le doux

0904-MAG-BIENETREsephora.jpgMaudite soit la nature qui a doté votre compagnon de serviette de deux rapes à gruyère à la place des mimines. A chaque fois qu’il vous enduit le dos, il vous offre le gommage. Pour lui, il n’existe qu’une solution: le pinceau solaire haute protection indice 50 (15 €) de Sephora. Avec ça, vous n’aurez plus aucune raison pour ne pas l’épousseter.

 

 

Le coquet

0904-MAG-BIENETREgloss.jpgEt la bouche dans tout ça ? La question ne vous brûle peut-être pas les lèvres mais le soleil, si. EyesLips Face à la protection adaptée à votre sourire de braise. Son gloss super brillant indice 15 est sucré et délicat. A 1 € le tube, ça ne vaut pas le coup de flamber.

 

 

Chercher l’indice

A chaque peau sa protection. Mais pour éviter les brûlures, mieux vaut privilégier les indices élevés. «Commencez par un indice 50 pour les peaux très claires à claires, explique Marie–Hélène Gaudinat, directrice de la communication scientifique internationale L’Oréal Paris. Après une semaine, en fonction du hale et de la sensibilité de la peau vis à vis du soleil mais aussi des conditions climatiques, un indice un peu plus bas (pas au dessous de 30) pourra être envisageable.»

La cuisine créole met du soleil dans l'assiette

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Les bananes, litchis, mangues ou kiwis, on peut s’en débrouiller. Mais les kakis, caramboles, mangoustans, pitayas et autres ramboutans qu’on trouve désormais dans les rayons exotiques des hypermarchés, tous ces fruits et légumes magnifiques « j’en fais quoi ? ». Cette question figure en sous-titre du Babette Book (Albin Michel), le dernier livre de Babette de Rozières, chef guadeloupéenne qui officie sur France 5 en attendant d’ouvrir, très bientôt, une table d’hôte dans les Yvelines.

Un féroce sur lit de concombre

Dans son livre, Babette est intarissable sur les bienfaits de la figue, « fruit des sportifs et des randonneurs », les vertus cosmétiques de la citronnelle « qui atténue la cellulite », ou l’efficacité aphrodisiaques du bois bandé ou du simple noyau d’avocat « qui augmente la libido du mari, hé oui ! ». Sa cuisine est traditionnelle. Mais revisitée. Ainsi, Babette sert sur un lit de concombre le féroce d’avocat, plat de morue séchée, de farine de manioc et d’avocat qu’on donne aux pêcheurs avant leur sortie en mer. Et le poulet boucané, ce plat simple et convivial, où la volaille est non pas grillée au barbecue comme chez nous, mais fumée à couvert, Babette le laisse mariner deux jours dans un mélange d’épices avant de le cuire sur une pierre réfractaire (dans un four à pizza). Plus pratique que dans un bidon sur la plage, comme c’est l’usage an Guadeloupe ou en Martinique. Au fait, Babette, y a-t-il une différence entre les cuisines des deux îles ? « Aucune ! s’exclame-t-elle. C’est juste une question d’intitulé. Ainsi ce délicieux risotto de crabe, bien relevé, qu’on appelle « matete de crabe » en Guadeloupe prend le doux nom de « matoutou de crabe » en Martinique.

 

Un nectar de passion pour aciduler le poulet

Plus simple qu’un poulet boucané, Babette propose un poulet au nectar de fruit de la passion. Pour obtenir 50 cl de ce breuvage, il faut mixer 800 g de pulpe pour 20 cl d’eau. Puis passer le tout au tamis pour se débarrasser des graines. La veille, faites mariner quatre cuisses de poulet dans le jus d’un citron vert et une gousse d’ail hachée. Le lendemain, hachez deux échalotes, une gousse d’ail, 8 brins de ciboulette et un brin de persil, ajoutez une brindille de thym et deux feuilles de laurier. Dans une cocotte, faites chauffer 3 cuillères à soupe d’huile d’arachide et une de sucre, caramélisez, plongez les cuisses et leur marinade, faites dorer, ajoutez les herbes hachées, arrosez d’eau. Dix minutes plus tard, ajoutez le nectar de fruit de la passion et laissez compoter 15 minutes à feu doux. Servez et… régalé zot’ ! S.L.

 

Le rhum vieux, c’est goûteux, le rhum blanc c’est excellent !

Blanc ou ambré, le rhum ? Le choix est une question d’usage. Pour Babette de Rozières, le rhum blanc ou « agricole » sert surtout aux cocktails, comme le ti’ punch ou le punch passion : 40 cl de nectar de fruit de la passion (recette ci-dessus) auquel on ajoute 20 cl de rhum, 4 cuillères à soupe de sirop de sucre de canne et quelques glaçons. Pour les pâtisseries, on utilise plutôt du rhum ambré, ou mieux, du rhum vieux, « autrement plus goûteux ».

Mandarine et citron vert

Il imbibera parfaitement un baba au rhum, même si cette spécialité n’a rien d’antillais : le « baba », qui signifie « vieille femme » en polonais, a été introduit auprès de Louis XV par le pâtissier de son beau-père, le roi Stanislas, qui l’arrosait d’eau de fleur d’oranger. Le rhum n’est arrivé que plus tard, des Antilles où la banane flambait depuis des lustres. Babette apporte à cette banane traditionnelle une touche acidulée fort bienvenue, en versant dans la poêle un jus de mandarines et un zeste de citron vert. À feu moyen, elle fait fondre 20 g de beurre avec 80 g de sucre en poudre pour obtenir un caramel léger. Elle ajoute quatre bananes bien mûres, un bâton de cannelle, un zeste de citron vert. Elle laisse caraméliser quelques minutes, mouille avec le jus de quatre mandarines et laisse cuire dix minutes à feu doux. Elle incorpore alors le rhum vieux hors du feu, flambe le tout dans la poêle et sert immédiatement avec le jus.

 

 

S.L.

 
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