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12/11/2009

Les réponses en français de l'interview de Budam

 

 

Votre musique est très hétéroclite. Comment avez-vous appris la musique ?
En écoutant mon père jouer au piano quand j’étais un enfant. En écoutant tous les musiciens qui vivaient chez mes parents. J’ai appris avec mes professeurs de musique, en étant ouvert à toutes sortes de musique… Mais avant tout, j’ai appris la musique en jouant de la musique.

Pourquoi avez-vous quitté les iles Féroé la première fois ?
Quand j’avais 3 ans, mon grand-père m’a parlé d’ours polaires. Je lui ai volé son bateau de pêche et je suis parti en direction du Groenland pour voir ces gros animaux blancs de mes propres yeux.

Pourquoi chantez-vous en anglais ?
Parce que seulement 50 000 personnes comprennent le féroïen. Mais je chante aussi en féroïen. C’est ma langue maternelle et j’y suis très attaché.

Dans quelle langue êtes-vous le plus à l’aise ?
Le féroïen, bien sûr. Mais, en tant qu’artiste, j’essaye de ne pas rester trop à mon aise.

Vous qui avez beaucoup voyagé pour composer, est-ce que certains lieux vous inspirent plus que d’autres ?
Bien sûr, il y a des endroits où je me sens plus créatif. Londres est une ville inspirante, tout comme les montagnes d’Andalousie. L’océan derrière ma maison aux iles féroé m’inspire. Le vin français également…

Benjamin Chapon

22/10/2009

« Les artistes vous amènent toujours où vous n’aviez pas prévu d’aller… »

 

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Alain Seban - Président du Centre Pompidou

 

Dans le nom Nouveau Festival, quel terme est le plus important ?
L’un ne va pas sans l’autre. La proposition est nouvelle parce que notre volonté est de parler de la création sous toutes ces formes avec de nouveaux moyens. Nous pensons que l’exposition n’est pas le seul langage pour parler de la création.

Est-ce une façon pour le Centre Pompidou de répondre aux accusations de conservatisme ?
Nous renouons avec une des utopies fondatrices du Centre Pompidou : faire bouger les lignes entre les arts, faire se croiser les disciplines et les publics. Nouveau Festival réactive cette vieille utopie parce que les artistes eux-mêmes la réactivent. Pompidou est la maison des artistes, nous voulons qu’ils se sentent ici chez eux.

Même si pour ça ils doivent pousser les murs ?
Les artistes vous amènent toujours où vous n’aviez pas prévu d’aller… Une fois que le principe du festival a été posé, il y a eu un développement viral de la proposition sur différents espaces : la piazza, le hall, le foyer..

Cet événement sera-t-il récurrent ?
C’est une expérience dont nous tirerons des conséquences. À commencer par savoir si nous la rééditerons ou non. J’espère que cet événement nous aidera à introduire de nouvelles manières de travailler, plus souples, plus réactives. Par exemple, jusque-là, les arts vivants ou les performances à la jonction de plusieurs disciplines étaient confinés dans la salle de spectacle. L’objectif du festival est également de séduire de nouveaux publics. Et la force du Centre, c’est de croiser des publics différents.

Mais ne craigniez-vous pas que la création ultra-contemporaine fasse moins recette que les expositions patrimoniales ?
Depuis mon arrivée au Centre Pompidou, j’ai pu constater que le public se laisse amener de bon gré sur des sentiers buissonniers de traverse. C’est très encourageant.

Benjamin Chapon

 

Rideau
L’art contemporain fait son show jusqu’au 22 novembre au Centre Pompidou et à la Conciergerie, à Paris. Ce Nouveau Festival, entièrement gratuit, est un événement hybride qui rassemble toutes les disciplines de l’art contemporain. Le programme, disponible en ligne et dessiné sur le parvis du Centre, donne le vertige. Spectacles, projections, débats, happenings… Il se passe tout le temps quelque chose à un endroit ou à un autre. On flânera tout particulièrement du côté de l’Espace 315, transformé en cabaret « Beaubourg-la-reine » et dans la Galerie Sud qu’Heimo Zoberning a transformé en grande scène modulable. Sans présumer de son succès, le Nouveau Festival permet au Centre Pompidou de saisir une tendance particulièrement dynamique de l’art contemporain et qui échappe habituellement aux institutions : les happenings artistiques. Reste à savoir si, contenus dans un espace-temps prédéterminé, ceux-ci gardent de leur puissance.

Une artiste entre la fontaine à eau et la machine à café

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Un grand hall lumineux au 22ème étage d’une tour de La Défense, des meubles design, des gens sérieux en costards… Et là, paf, des œuvres d’art contemporain spécialement créées pour les employés d’Eurogroup, société de consulting. L’artiste Barbara Noiret a passé six mois parmi eux avant de créer les œuvres de l’exposition Rex (« retour d’expérience » en langage de consultants). « Je me suis comporté comme un caméléon, j’ai assisté aux réunions et briefings avec les clients. » Fascinée par l’hyper-communication à l’œuvre dans ces bureaux, Barbara Noiret arrivait avec des stéréotypes en tête : « J’ai été surprise de rencontrer des gens très tournés sur l’humain. » Ses œuvres, photos et vidéos, savamment disposées dans les salles du siège de la société, exploitent le lyrisme du jargon des consultants et la poésie inattendue de cet univers. Une bande son restitue les phrases d’une réunion, par exemple « L’objectif de la phase c’est optimiser le processus. » Un diaporama met en regard photos de réunions et phrases hors contexte : « On est en train de s’adapter à la dégradation » ou « On travaille sur le vivant, seuls les artistes travaillent sur le vivant. »

Complètement novateur en 2007, quand Eurogroup s’est lancé, le principe de ces résidences d’artistes essaime aujourd’hui dans d’autres entreprises, même s’il échappe à la loi sur le mécénat. « Ce n’est pas fiscalement reconnu par la loi de 2003 parce que nous n’achetons pas les œuvres », explique Julien Eymeri, directeur à l’origine du projet. Ce passionné d’art contemporain a su convaincre son PDG : « Il y a des similitudes entre la démarche artistique et notre travail. Nous aidons des entreprises en difficulté, qui ne voient plus comment débloquer une situation. Nous les amenons à avoir un regard neuf sur les choses. Un artiste fait exactement pareil… »

Benjamin Chapon

Une artiste entre la fontaine à eau et la machine à café

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Un grand hall lumineux au 22ème étage d’une tour de La Défense, des meubles design, des gens sérieux en costards… Et là, paf, des œuvres d’art contemporain spécialement créées pour les employés d’Eurogroup, société de consulting. L’artiste Barbara Noiret a passé six mois parmi eux avant de créer les œuvres de l’exposition Rex (« retour d’expérience » en langage de consultants). « Je me suis comporté comme un caméléon, j’ai assisté aux réunions et briefings avec les clients. » Fascinée par l’hyper-communication à l’œuvre dans ces bureaux, Barbara Noiret arrivait avec des stéréotypes en tête : « J’ai été surprise de rencontrer des gens très tournés sur l’humain. » Ses œuvres, photos et vidéos, savamment disposées dans les salles du siège de la société, exploitent le lyrisme du jargon des consultants et la poésie inattendue de cet univers. Une bande son restitue les phrases d’une réunion, par exemple « L’objectif de la phase c’est optimiser le processus. » Un diaporama met en regard photos de réunions et phrases hors contexte : « On est en train de s’adapter à la dégradation » ou « On travaille sur le vivant, seuls les artistes travaillent sur le vivant. »

Complètement novateur en 2007, quand Eurogroup s’est lancé, le principe de ces résidences d’artistes essaime aujourd’hui dans d’autres entreprises, même s’il échappe à la loi sur le mécénat. « Ce n’est pas fiscalement reconnu par la loi de 2003 parce que nous n’achetons pas les œuvres », explique Julien Eymeri, directeur à l’origine du projet. Ce passionné d’art contemporain a su convaincre son PDG : « Il y a des similitudes entre la démarche artistique et notre travail. Nous aidons des entreprises en difficulté, qui ne voient plus comment débloquer une situation. Nous les amenons à avoir un regard neuf sur les choses. Un artiste fait exactement pareil… »

Benjamin Chapon

03/09/2009

Des DVD pleins de virus pour vos arrêts maladie

Films de zombies ou scénarios catastrophe réalistes, les virus inspirent les metteurs en scène. Retour sur les toiles les plus marquantes des vingt dernières années.

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Alerte -  (1995)
La population d’une petite bourgade américaine est contaminée par le virus ébola. Pour endiguer l’épidémie, la Maison Blanche décide de raser la ville en lançant une bombe incendiaire. Une solution qui ne plait pas du tout à Dustin Hoffman, le gentil scientifique.

L’armée des 12 singes - (1996)

Dévasté par un virus, la terre est devenue quasiment invivable en 2035.  Cobaye à gros biceps, Bruce Willis est renvoyé par des scientifiques    en 1996 pour retracer l’origine de l’infection. Et le metteur en scène Terry Gilliam d’offrir un des films de science-fiction les plus baroque et barré de la décénnie.

28 jours plus tard - (2003)

Après Trainspotting et avant Slumdog Millionaire, le réalisateur british Danny Boyle plonge dans le film de zombie et rend hommage à George A. Romero. Londres est dévastée par des hordes de fièvreux hémorragiques et c’est un coursier lambda qui doit se coltiner le nettoyage.

Je suis une légende - (2007)
Dernier survivant à hanter les ruines de New York, Will Smith tue le temps en savatant des méchants mutants qu’il nomme affectueusement les «infectés».  Les décors sont tout simplement époustouflant.

Cédric Couvez

Les pros de la culture ne veulent pas céder à la panique

L’épidémie de grippe A pend au nez des professionnels de la culture, avec elle le risque de fermeture des salles de concerts, des musées… Si la majorité des établissements publics relativisent la situation, d’autres font quand-même appel à des assureurs pour parer à la «catastrophe».
L’exposition Tiffany, au Musée du Luxembourg aurait pris ses précautions face à l’épidémie auprès du courtier Hugo Rubini. C’est ce qu’affirme l’assureur, même si les organisateurs de l’évènement n’ont pas souhaité nous le confirmer. La 9e Symphonie de Beethoven, prévue le 26 septembre au Stade de France, en revanche, a bien été annulée. Officiellement en raison d’un «désaccord avec les assureurs» qui réclamaient des sommes astronomiques. Officieusement : les places ne se vendaient pas. «Quand-même, il faut dédramatiser !», s’exclame Jean-Sébastien Nicolet, directeur de la Maroquinerie, à Paris. «En cas de pandémie, on serait en ‘no business’ : pas de cachets pour les artistes et remboursements des places. On en parle, bien sûr, mais on ne va pas s’arrêter de travailler pour autant.» Florence Lemoing collabore à l’exposition «Renoir au XXe siècle», qui débute le 23 septembre au Grand Palais. Pragmatique, elle assure que la fermeture ponctuelle du musée serait «un manque à gagner qui pourra toujours être compensé par des réouvertures nocturnes.» Le surcoût de l’assurance pour une exposition de cette ampleur représenterait plus d’1/7e du budget total.

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La culture n’a pas si mauvaise mine
Autre “non-assuré”, Laurent Bayle, le directeur de la Salle Pleyel, est serein. «Les gens ne vont pas rester chez eux à cause de la grippe A». Même credo pour Laurent Brunner, le directeur de Versailles Spectacles : « Relativisons ! Au Royaume-Unis et en Allemagne, l’épidémie est bien plus inquiétante or, leurs lieux publics sont toujours ouverts !» Au niveau de la fréquentation et de ses réservations, il ne constate «aucune différence» et semble davantage préoccupé par la météo que par la grippe A. Concernant le dispositif sanitaire, il ironise : «Les masques ? On est pas sur Mars non plus ! On verra quand ils seront obligatoires ! » Pour l’assurance, il n’en voit pas l’intérêt. «Si je fais 300 000 euros de recettes dans la journée, ils m’en prennent 100 000, c’est de l’escroquerie!» Responsable de tout cela : le battage médiatique autour de la grippe A, qui exacerberait selon eux la psychose actuelle. Jean-Pierre Jeunet, président du jury au Festival de Deauville, nous a confié craindre que “cette paranoïa se ressente sur la fréquentation des salles. Et Dany Boon, qui remonte sur scène cet automne partage mon inquiétude.»

Clémence Millet

10/07/2009

Fondue, pétards et Patrick Juvet au menu

Vous avez loupé la Lake Parade et vous voulez prendre un bain de foule dans la capitale suisse cet été? Du 16 Juillet au 9 Août, les traditionnelles fêtes de Genève agiteront la cité avec plus de 120 concerts gratos, 65 attractions foraines et un feu d'artifice géant reconnu pas tous les amateurs de pyrotechnie. Voici les temps forts de la programmation.

Jeudi 16 juillet ; concert de Zaho

Ca commence plutôt mal me direz-vous... La chanteuse de R'n'B préférée des ados viendra ouvrir le bal à 21h30.

Dimanche 26 juillet; Miss et Mister Fêtes de Genève

Un concours de beauté sans Geneviève de Fontenay est rigoureusement immanquable. Venez repérer les proies qui peupleront votre lit à la nui tombée...

Samedi 1er Août; Aviron Sprint Cup & saut à ski nautique

Parce que le lac Léman est un des joyaux de la ville, les sportifs d'eau se donnent RDV à midi. Après l'effort le réconfort. A 20h, c'est fondue géante sur le pont du Mont Blanc. Et pour digérer, rien de tel qu'in bon concert de Patrick Juvet, chanteur suisse né à Montreux en 1950.

Mardi 4 août; concert du Français Bill Deraime

Injustement disparu des charts hexagonaux, Bill Deraime viendra ambiancer les amateurs de folk sur la scène des clubs au Jardin Anglais.

Samedi 8 Août; feu d'artifice géant pyromélodique

Les pétards, c'est bon pour la santé! La preuve une fois de plus avec ce spectacle grandiose qui ravira le grand enfant qui somemille en vous.

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