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11/12/2008

Recyclez moi - 3615 Qui n'en veut?

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître… Depuis ma naissance en 1982, mes parents adoptifs me tapent dessus. Rassurez-vous, nul besoin d’avertir les services sociaux, ils ne frappent que mon clavier. Eh oui, je suis un Minitel. Souvenez-vous, cette petite boîte noire qui trônait sur le buffet de mémé et bien c’était l’un de mes cousins. Bon, perso en ce moment, ça fouette un peu la loose. Depuis 2002, mes darons ont un accès Internet haut débit et ils m’ont relégué dans le grenier où les souris ne cessent de grignoter mes touches. Pire encore, lors d’un grand nettoyage de printemps, ils ont décidé de se débarrasser définitivement de moi en me confiant à la Ddaas des Minitels abandonnés: la «D3E» pour Déchèterie des équipements électriques et électroniques. Direction l’une des 5 000 déchèteries nationales gérées par les collectivités locales. Après un dernier câlin, mon papa me confient à un «gardien» qui me place dans une caisse grillagée en compagnie de quatre autres copains. Drôle de titre d’ailleurs que «Gardien», comme si je pouvais m’échapper en courant. Enfin… mes nouveaux compagnons de route ont tous des origines différentes: téléviseurs, écrans d’ordinateurs et Minitels. De quoi tuer en bavardages les longues heures sans électricité! Ensuite, c’est la société Eco-Systèmes, l’un des trois éco-organismes agréés par l’état, qui prend le relais.

 

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Un chauffeur vient nous chercher avec ses gros transpalettes dignes de «Transformers». Après avoir fait le plein de caisses et pesé la cargaison, le livreur nous conduit dans un des trente centres de traitement dédié aux écrans. On débarque alors dans un énorme entrepôt où des milliers d’écrans s’empilent les uns sur les autres. Une partouze géante au paradis du moniteur? Pas vraiment… C’est plutôt un nirvana bouddhiste où l’on m’explique qu’il n’y a pas qu’une vie après ma mort mais trois! Les humains appellent ça du recyclage, je dirais plutôt une séance de torture organisée. Masqué et ganté, un technicien spécialisé me décortique illico comme une crevette rose. Carcasse en plastoc, ferrailles et composants électroniques, tout y passe. Le plus «touchy» reste mon tube cathodique. Le monsieur y sépare le verre plat du cône à l’aide d’un fil de fer très chaud. Aïe, Aïe, ça brûle ! Mais une minute plus tard, ça y est: je suis totalement démembré. C’est aux génies de l’industrie de me redonner vie. Mon plastique est transformé en billes qui permettront de construire un banc public. Mes éléments métalliques sont tronçonnés en copeaux et serviront à produire un bout de pot d’échappement. Quant à mes verres, ils sont refondus pour produire de nouveaux tubes catholiques. Plus fort que «Wall.E», je me crois alors dans «Un jour sans Fin» avec le Dalaï Lama de l’écologie qui joue le rôle de Bill Murray. A moi Hollywood!

Cédric Couvez

22/10/2008

L'Islande bien party pour sauver la planète

Vous rêvez de cocotiers géants, d’interminables plages de sable blanc et de coups de soleil brûlants ? Ne pointez surtout pas le bout de votre nez en Islande ! Avec son environnement aussi rude qu’un prof de maths et ses paysages apocalyptiques, l’île a de quoi faire flipper n’importe quel campeur en herbe. Dès l’atterrissage, on se croirait arrivé sur la Lune... Infinies étendues de roche volcanique, neiges éternelles et météo schizophrène, la « terre de glace » ne laisse personne de marbre. Si presque aucun arbre ne pousse sur les 106 000 km2 du territoire national, ses 316 208 autochtones ont su tirer parti de ce panorama hors norme. En le rendant funky et branché, les cousins de Björk s’amusent à détourner les codes écolos plutôt que de sanctuariser leurs réserves naturelles.

Le retour du lagon bleu
Climax des excursions touristiques les plus rigolotes du pays: le Blue Lagoon. Paumé à 45 minutes de route de Reyk­javik, cet immense geyser est la piscine la plus psychédélique du monde. Eau turquoise naturellement chauffée à 38°, décor post-nucléaire et techno minimale à fond les ballons. Chaque année, en marge du Airwaves Festival, le lagon se transforme en pool-party déjantée. Après vous être acquitté des 33 € de droits d’entrée, trajets aller-retour en car compris, il ne reste plus qu’à vous débarrasser de vos mycoses lors d’une douche obligatoire avant de vivre une expérience sensorielle proche de l’hallucination. Au menu : des centaines de bras levés percent les volutes de fumée qui s’échappent du bassin opaque et un open-bar binouze fait oublier la légère odeur de souffre due à l’activité du volcan. Si la teuf bat son plein de 13 à 17 heures, on peut aussi se faire bichonner comme un pacha dans le spa du complexe. Un must bouillant!

 

Les laser-shows, c’est de la balle !
Les sportifs aussi peuvent s’offrir de super délires au pays des elfes. Aux abords du lac Myvatnssveit, un invraisemblable parcours de golf gelé s’étend sur plusieurs hectares. On y frappe des petites balles, en anorak et moon-boots.Nul doute que cette expérience réveillera le Tiger Woods givré qui est en vous. Pour les noctambules qui préfèrent les phénomènes naturels au put, guettez les étoiles de Rejkavik. Lors des longues nuits d’hiver, des faisceaux lumineux fluos transpercent l’obscurité. Un show-lumière digne de Jean-Michel Jarre qui vous permettra de galocher toutes les petites nymphettes de la ville. Attention, seul un ciel parfaitement dégagé permet de voir ces incroyables aurora borealis. Pour vous rassurer sur la faisabilité de l’opération, un dicton islandais dit : «Si tu n’es pas content de la météo, attends cinq minutes, ça va forcément changer.» Takk.

Cédric Couvez

 
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