Avertir le modérateur

13/11/2008

« Dead Space », on en veut en gore

C’est «comme si quelqu’un avait dégueulé sur tous les murs». Et c’est écrit dans le journal d’un passager du USG Ishimura. Les repas à bord de ce vaisseau spatial n’étaient pas périmés. Non... Une «matière organique» tapisse les entrailles du véhicule. Un «fléau extraterrestre» a pris possession des humains... Avec son nom de série Z et ses dialogues légèrement nanar, «Dead Space» ressemble à un joli Frankenstein : la tête d’un «Resident Evil» pour les explosions de gore, le torse d’un «Bioshock» pour le côté cité maudite, et des bouts de The Thing et d’Alien pour faire la soudure...

Dead_Space1.jpg

Le héros, Isaac Clarke (très chic la référence aux écrivains SF Isaac Asimov et Arthur C. Clarke), s’aventure dans un dédale métallo-industriel, guidé par les messages holographiques de ses compagnons d’infortune. Il a beau être ingénieur sur le CV, pas besoin d’avoir bac + 7 pour faire le ménage chirurgical. «Fais ceci, fais cela», ils ressassent. On ne s’étonnerait même pas d’entendre: «On t’attend, on a mis le champagne au frais.» Mais avant de pouvoir faire péter le bouchon, «Dead Space» va filer les jetons. Car les couloirs de ce survival horror bien glauque sont étroits. Dans ce train fantôme à grosses et bonnes ficelles, la stratégie est au démembrement des Necromorphes, le cutter plasma est votre ami, le lance-flammes aussi. Car ce qui va venir gratter le dos de votre combinaison et de votre barre de vie est très très vilain. C’est le genre de jeu où on avance si lentement que ça en rallonge la durée. Et quand on n’est pas focalisé sur les réserves d’air qui s’épuisent jusqu’à suffocation, il faut admirer l’environnement, à couper le souffle.


>> Sur PC, PS3 et Xbox 360

Joël Métreau

30/10/2008

Envie de goûter la nourriture des GI?

Vous redoutez, en temps de guerre, d’être réduit à un régime patates-rutabagas-salsifis, comme vous l’a raconté votre mémé? Il est temps de vous engager dans les forces armées. Car contrairement au civil, le soldat, lui, a sa RCIR (ration de combat individuelle réchauffable), de son petit nom rasquette: 3 200 calories, « couvrant les besoins journaliers d’un combattant, lorsque les circonstances excluent une alimentation traditionnelle », dixit le ministère de la Défense. A lire les quatorze menus, on prendrait bien nous aussi de ce tajine ou de cette blanquette. Et comme aujourd’hui, rien n’est plus facile que de commander sa portion sur Internet, pourquoi manger en vitesse un sandwich le midi alors que l’on peut se faire livrer une jolie Lunchbox, estampillée armée française ?

3110-MAG20-RATIONARMÉE.jpg

Après une matinée de travail à marche forcée, le PMF (personnel militaire féminin, soit « femme » en langage de bidasse) à l’origine de ses lignes monte donc son bivouac au milieu du théatre des opérations (« open space » en langage civil), pour déguster un rata bien mérité. Bonne surprise, la boîte est pleine à craquer : biscuits de campagne, nougats, il y a même un sac-poubelle. Passons aux choses sérieuses. Au menu, deux grands classiques : porc aux lentilles ou boudin noir au pommes. Miam. Sauf que les pastilles inflammables du mini-réchaud refusent de prendre feu : il faut s’y reprendre à trois fois, heureusement que les allumettes sont fournies. On se demande comment faire au milieu de la jungle. Deux minutes plus tard, tout le bureau déserte en raison des odeurs de graillon, mais nous, on trouve ça plutôt bon, surtout le porc aux lentilles. Reste à éteindre le réchaud, qui menace sérieusement d’enflammer la table de réunion. « Nous, on pissait dessus, souffle un ancien appelé. » Ils me prennent vraiment pour une bleusaille : il y un distributeur d’eau filtrée juste à côté du camp de base.

Charlotte Mannevy

>>> Recevez la ration des GI américains. C’est sûr, c’est moins bon. Enfin, en fait, on n’a pas testé. Le meilleur commentaire ci-dessous recevra sa dotation. Reçu?

Camouflez vous

Dans la jungle urbaine, l’ennemi peut venir de partout! Rien de tel qu’un bon camouflage pour jouer les sentinelles des trottoirs et affronter les dangers les plus imaginaires. Inventé lors de la Première guerre mondiale, le motif aux grosses taches de couleur marron et kaki a envahi notre quotidien. On le retrouve partout, surtout où il ne sert à rien: sur une Smart, un tapis déco ou un collier pour chien… Qui le sait? Ces haricots colorés, mille fois revisités-de la musette pour ado aux caddies pour ménagères tout terrain- sont l’œuvre de… Pablo Picasso et de son confrère, le peintre Georges Braque. Ensemble, en 1907, ils déconstruisent les formes et créent ainsi un mouvement artistique révolutionnaire: le Cubisme. Leurs paysages abstraits aux formes géométriques ont inspiré les peintres de la Section camouflage de l’armée française qui ont, les premiers, l’idée de masquer les troupes et le matériel sous d’immenses bâches bariolées. La mode actuelle viendrait-elle d’un besoin d’héroïsme?

3110-MAG-shoppingAssiette.jpg

Car le style DPM (disrupted material pattern), ou «vert IR Otan» de son nom officiel en français, a plus que jamais la cote! Tout l’équipement du parfait soldat déguisé en feuille des bois est vendu sur www.tam-surplus.fr : gant de combat, blouson bomber… L’alerte générale a même sonnée sur les podiums des grands couturiers : le nec plus ultra des fashion victims, ce sont les accessoires du styliste Jean-Charles de Castelbajac qui a fait de la tenue «cam» sa marque de fabrique. Passionné d’histoire militaire, il décline tout en vert bouteille et jaune des sables: Notebook (13,99 € sur www.shoppingvictime.com), gant de cuisine (9 € sur www. boutiquebo.fr) ou encore la Smart Fortwo (11860 € sur www.smartupfrance.com). De l’artiste Pop américain Andy Warhol et ses autoportraits en guerrier de l’art à Sébastien Gouju, 30 ans, auteur d’une installation intitulée Les Soldats (2007) et montrant une armée lilliputienne cachée sous un lit de feuilles, la guerre n’a pas fini d’inspirer les artistes.

Retrouvez toute l’actu de l’art et du design sur le blog d'Alexia Guggémos, Delire de l'art

Alexia Guggémos

Shopping Army

Bombes atomiques, parez-vous pour l’hiver! Si l’envie vous prend d’être sapée comme un avion de chasse, rien de tel qu’une touche de camouflage dans votre garde-robe pour être canon. Mais attention, on vous parle bien d’une touche, pas d’un total look. Si vous comptez vous la jouer Demi Moore dans «G.I Jane»,  la «fashion-army» ne manquera pas de vous fusiller sur le champ de bataille. On passe les troupes en revue…

3110-MAG-DEYN.jpgParka, débardeur, casquette…
Choisir sa parka, c’est comme choisir son régiment… Ce n’est pas les options qui manquent. Les plus fauchées piqueront la veste du service militaire de papa mais le mieux reste quand même de casser sa tirelire. Pour les plus modasses d’entre vous, ne sautez pas sur une mine mais sur la veste Mob Boss de Reef qui offre une coupe plus girly (125 euros). Sur le front des débardeurs, toutes les marques de prêt à porter ont décliné leurs modèles sexy dans des motifs qui fleurent bon le fusil. Pour vous distinguer de votre camarade de chambrée, filez chez American Apparel et craquez pour le U-Neck Tank en couleur navy (22 euros). N’oubliez pas le couvre-chef. Plus chic qu’un béret de gendarme, MLB propose une casquette de guérillero à faire pleurer Rambo (30 euros).

Treillis, pompes…
Quel pantalon est plus résistant et pratique qu’un treillis mon général? Vous séchez ? Corvée ! Revers de la médaille d’honneur du treillis, question coupe, on a vu mieux. Jouez donc à fond le côté oversize, ça fera un effet baggy explosif. Allez donc faire un tour d’hélico dans un de ces Surplus militaires qui bordent les routes nationales. Ok, ça fouette un peu la testostérone mais au moins vous avez un large choix de tailles. Pour vous chausser, Kickers a eu la riche idée de revisiter la fameuse paire de Rangers (179 euros). Bonne nouvelle, le confort de marche a été optimisé. Les vilaines ampoules après un bivouac dans le Bois de Boulogne ne seront plus qu’un mauvais souvenir de guerre.

Cédric Couvez

La guerre prend des couleurs

Petit exercice mental. Imaginez une tranchée de 14-18, Churchill ou des GI's sur une plage de Normandie. Comment surgissent-ils? En noir et blanc. Et pour cause, "il y a association automatique entre ces périodes de guerre et des films zébrés de striures", explique le réalisateur Daniel Costelle. Mais la donne change. Costelle prépare, par exemple, Apocalypse une série sur la 2nde guerre mondiale avec des archives minutieusement colorisées. Elle sera sur France 2 à l'automne 2009 " en prime time. Pour toucher un public plus jeune, la colorisation est indispensable." Pour cela et aussi "pour rendre ces conflits plus proches, plus perceptibles", précise Jean-François Delassus, dont le 14-18 le bruit et la fureur, le 11 novembre sur F2, est lui aussi passé à la palette. L'historien Jean-Pierre Verney a supervisé sa colorisation: "j'ai donné des précisions pour les uniformes, du coloris de leurs boutons à celui des décorations. Si le noir et blanc figent les choses, là on s'y croirait".

[Sur YouTube, on peut déjà trouver quelques archive couleurs du conflit]

 

Un tournant chatoyant amorcé dans les années 2000 grâce à la diffusion d'archives, cette fois originellement shootées en couleurs. René-Jean Bouyer a ainsi collecté dans Ils ont filmé la guerre en couleur des milliers d'heures de rush d'amateurs, tournées en kodachrome entre 39 et 45. Pourquoi ont-elles surgi il y a si peu de temps? " Parce que ceux qui avaient filmé ces images ont commencé à disparaître,souligne Bouyer. Leurs héritiers ont alors confié ces pellicules retrouvées dans des greniers à des institutions."

 

Artificielle ou originelle, il faut donc désormais " absolument de la couleur", estime Anne Grolleron, responsable des achats de la chaîne Histoire. C'est un phénomène général". Les Anglo-saxons ont, en effet, aussi produit des docs à base d'images originales en couleurs, comme The WarWar in Colours actuellement sur Histoire. Un immense progrès? "Pour la colorisation, le débat demeure, nuance Bouyer. C'est comme pour le doublage. Il y a ceux qui n'acceptent que les VO, mais aussi ceux qui ne regarderaient jamais le film s'il n'avait pas été doublé."Des goûts et des couleurs, on ne guerroie point. diffusé sur Arte ou War in Colours actuellement sur Histoire. Un immense progrès? "Pour la colorisation, le débat demeure, nuance Bouyer. C'est comme pour le doublage. Il y a ceux qui n'acceptent que les VO, mais aussi ceux qui ne regarderaient jamais le film s'il n'avait pas été doublé."Des goûts et des couleurs, on ne guerroie point.

Alice Coffin

Les carnets de guerre de Victorien Mars

Victorien Mars, un nom prédestiné pour faire la guerre? Au contraire. Petit horloger lyonnais, Victorien part au front de 1914, comme beaucoup de trouffions, l’esprit vidé de toute idéologie et la trouille au ventre. Pendant trois ans, il va connaître la folie des tranchées, avec pour compagnons d’infortune Luc le peintre, ou les nettoyeurs Matteo et Tanguy. Quelle connerie la guerre, se plaisait à rappeler Prévert à Barbara. Victorien, lui, le vérifie tous les jours, surtout quand il atterrit dans le groupe du commandant Braque et de son adjudant l’As de pique. Deux illuminés sanguinaires, qui assouvissent leurs obsessions criminelles dans les tranchées de Verdun la terrible.

3110-MAG-polarblog.jpg«Je crois que je ne reviendrai jamais des tranchées», souligne un matin Victorien. En tout cas, quoi qu’il arrive, il ne reviendra plus le même homme.
Dans la lignée de La Chambre des officiers ou d’Un beau dimanche de fiançailles, Les carnets de guerre de Victorien Mars, par Maxence Fermine – déjà auteur du poétique Neige il y a quelques années - est un roman subtil et humain sur la guerre, où la peur de la mort réveille chez chacun les pensées les plus noires.
Les carnets de guerre de Victorien Mars, Maxence Fermine, Albin Michel, 186 p., 15€.

Retrouvez toute l’actu du livre noir sur Polar Blog, le blog de Bastien Bonnefous.

Bastien Bonnefouss

«Gears of War 2», sortie commando

«Space Invaders» puissance un millard. C’est l’équation «Gears of War 2». Car depuis trente ans, les règles de la guerre n’ont pas changé : un (ou plusieurs) type(s), en infériorité numérique, attaqués par des aliens. Et qui répliquent en tirant et en essayant de se mettre à couvert. Saluons donc le retour de la COG Delta Team, avec nos deux durs, Marcus Fenix et Dominic Santiago. Les gros bras armés, c’est comme les couilles, ça marche mieux par paire. Voyez donc Tyson Rios et Elliot Salem dans «Army of Two», sorti cette année.

gears.JPG

Après le premier opus, écoulé à 5 millions d’exemplaires, quoi de neuf chez «Gears of War»? «Nous avons voulu mélanger l'épique et l’intime», raconte Cliff Bleszinski, le design director d’Epic Games. Côté épique, « les tanks, les hélicoptères qui explosent, on doit se croire sur un champ de bataille. Ceux qui finiront le jeu doivent se sentir épuisés », poursuit-il. Pour le côté intime, le syndrome Princess Peach a encore frappé, puisque Dominic Santiago part à la recherche de sa femme disparue. Une histoire à faire vibrer les gamers qui n’ont jamais vu une fille depuis des mois, sauf en .jpeg. Car «GOW», c’est d’abord de l’action, le combat acharné des humains contre les féroces et moches Locust. Pour les références, Cliff cite la série troupière «Band of Brothers», Starship Troopers, Predator, Aliens et « un peu d’Evil Dead ». Faut-il donc prévoir son sac à vomi ? L’hémoglobine va couler à flots, non ? Cliff Bleszinski: «Les gens ne voient parfois que ça. Mais il y a aussi beaucoup de sang dans Shakespeare ou dans la bible». Vrai. Mais Jésus ne maniait pas ce couteau suisse, symbole du jeu, qu’est le fusil-tronçonneuse. Attention aux éclaboussures.

 

*Le 7 novembre, uniquement sur Xbox 360.

Joël Métreau

>>> Gears of War, meilleur jeu de guerre. Vous en pensez quoi?

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu