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03/06/2009

Invader, l'envahisseur qui nous a envahis

2905-MAG-logo$oune.jpgDepuis dix ans, il a posé subrepticement près de quatre mille « mosaïques-pixels » dans des dizaines de villes, à travers trente-deux pays. En toute réjouissance, et surtout en toute illégalité, sur les murs, les façades, les ponts, au coin des rues ou des avenues, à Paris, New York, Londres, Tokyo, Bangkok, Mombasa, Katmandou ou encore Los Angeles… Ce leader du street art envahit les plus grandes capitales avec ces petits et grands aliens colorés ou noir et blanc, suivant un plan d’occupation très méthodique, suivi pas à pas sur Internet. Ainsi, aujourd’hui, quatre mille fans traquent ses interventions dans la seule ville de Paris où se cachent déjà des centaines de mosaïques.

 

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La grande invasion
« Leurs photos se retrouvent sur Flickr. J’ai ainsi des nouvelles de mes petits. Mais mon programme d’invasion est loin d’être terminé ! », s’amuse l’artiste de 35 ans. Situés à des endroits névralgiques, ses envahisseurs, véritables virus artistiques tout droit sortis de « Space Invaders », le jeu vidéo culte des années 1980, sont vus chaque jour par des millions de personnes. Agissant la nuit, le visage masqué, Invader est un artiste recherché par toutes les polices urbaines au même titre que le Britannique Banksy, poursuivi pour ses pochoirs antimilitaristes à Gaza, ou encore le colleur d’affiches américain Shepard Fairey, rendu célèbre avec le poster Hope à l’effigie de Barack Obama. Hacker dans l’art : une profession à risque !
Trouver la faille dans le système n’est pas sans danger. « Mon invasion la plus spectaculaire s’est produite en Californie en 2000, raconte Invader. Pour installer un Space Invader sur chacune des fameuses lettres Hollywood, j’ai dû intervenir plusieurs fois et déjouer la surveillance par hélicoptère. » Invasion ou évasion ? « Ce travail est devenu une obsession, explique l’artiste. Dans ma poche, mon mètre ne me quitte jamais. J’ai pensé dix mille fois arrêter, mais je ne l’ai jamais fait ! Le 800e à Paris vient d’ailleurs d’être posé ; il pèse 40 kg, je l’ai installé carreau par carreau, en trois heures. Je suis en repérage permanent. Y compris lorsque je vais au cinéma. Un jour, après avoir vu un film de Lelouch, je suis retourné envahir le lieu que j’avais repéré lors d’une scène… » Le plus grand ? 8 m x 4 m à Los Angeles. « J’ai transporté des dizaines de sacs de ciment. Je me suis fait aider par deux Mexicains, des professionnels ! Durée de la performance : toute la nuit. »
La France se désespère de ne pas avoir assez d’artistes français à l’étranger…C’est ignorer qu’Invader est français ! Le mois dernier, cet ancien étudiant des Beaux-Arts de Paris qui vient de publier l’album des cinq cents premiers Space Invaders à Paris, a décidé d’installer sa base arrière à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Dans son atelier baptisé « L’unité centrale », il prépare ses prochaines expositions chez Jonathan LeVine, à New York, en juillet, et à la galerie Lazarides à Londres, en septembre.

Stanley Rubik
Un de ses deux assistants s’affaire à réaliser un des tableaux en Rubik’s Cube, autre signature de l’artiste. L’œuvre est composée de 400 Rubik’s Cube. On devine la couverture de l’album Breakfast in America, l’une des dix pochettes de disque de la série « Top ten » en cours de réalisation. Des Sex Pistols à Supertramp, Invader donne vie aux stars et a fondé le mouvement RubikCubiste. Ce travail a été inauguré en 2005 avec la série des « Bad Men », des membres de la bande à Bader au satanique JR, le sale type de la série « Dallas ». Puis sont venus les portraits des « gentils », comme celui du Daïla lama, tout sourire. Des icônes universelles inscrites dans l’inconscient collectif.
Dans la « Spaceshop » du site Internet , Invader propose des kits d’invasion à poser chez soi. Inscrivez-vous à la newsletter et soyez rapide ! Les 150 œuvres numérotées signées s’arrachent en moins de 20 minutes.

 

Par Alexia Guggémos


 

23/03/2009

2.0, Space invaded

Le premier anniversaire du 2.0, c'est pour début juin mais on ouvre déjà nos cadeaux. En fin de semaine dernière, Space Invader, le maniaque masqué du pixel sauvage, nous a offert sa 799e pièce parisienne, en la collant juste au-dessus de notre porte d'entrée. Un chouette présent, et un futur qui s'annonce plein de surprises.

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L'initiatrice de la rencontre, Alexia Guggémos, notre spécialiste art et design, a immortalisé le moment. La vidéo et plein d'infos sur deliredelart.com.

05/03/2009

Woofy, chien ultra branché

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Il est petit, malin, n’aboie jamais et ne lève pas la patte sur le canapé… Le fidèle compagnon du créateur uruguayen Gabriel Nigro est un charmant chien en plexi blanc baptisé Woofy. Vorace, il dissimule dans son ventre… des mètres de câbles et de fils électriques qui envahissent généralement la maison : le câble de la TV, celui de l’ordi, de la console, du magnétoscope, du téléphone, de la lampe, de l’imprimante, de l’appareil photo, du chargeur du téléphone... Tout ce qui pendouille, fait des nœuds et attrape copieusement la poussière. Lancé durant l’été 2007 par l’éditeur de mobilier danois Normann Copenhague, Woofy a déjà bondi sur les 5 continents et est commercialisé dans 22 pays. « J’ai eu l’idée de créer le personnage de Woofy lorsque je me suis pris les pieds dans les fils, chez l’un de mes amis, raconte le designer de 35 ans. C’était des vrais spaghettis dans tous les coins. J’ai eu envie de trouver une solution sympathique à ces petits champs de bataille ! », poursuit le papa du petit chien au faux air de Milou. Les propriétaires du lapin communiquant Nabaztag devraient adorer ce petit câblivore. Vendu 160 euros sur le site www.madeindesign.com, le toutou mange tout a désormais son fan club dans le monde entier. La communauté des parents adoptifs de Woofy a ouvert un blog collaboratif sur lequel les heureux maîtres téléchargent les photos de leur Médor en plastoc au quatre coins de la planète. Des mises en scène et des situations décalées à découvrir sur le site www.woofyaroundtheworld.com. .

Alexia Guggémos

12/02/2009

Déco Kama Sutra

La déco sexy, vous connaissez ? Un papier peint aux motifs érotiques noir ou rouge passion, du linge de lit suggestif, ou encore des coussins roses aux dessins clairement évocateurs pour celles qui osent annoncer la couleur… Il n’y a pas de mal à s’aider ainsi de quelques accessoires ! Pas question de virer dans le porno pour autant : on peut même rester très BCBG et revisiter ses classiques. Ainsi, en se promenant dans le musée de la toile de Jouy de Jouy en Josas (78) ¬–on a connu plus sexy !- la styliste Pascale Risbourg, 45 ans, a eu une idée sacrément coquine : réaliser à partir de ces toiles imprimées anciennes, très en vogue au XIXe siècle, une gamme déco inspirée du Kama Sutra. Hop, on se lâche ! Au lieu des traditionnelles scènes à personnages monochromes ou motifs floraux polychromes, elle a choisi trois scènes plutôt… réussies. D’où la naissance d’une ligne de linge de maison « toile de Jouï ». « Il a fallu faire un choix parmi les 64 positions du Kama Sutra », raconte Christian Giraudo, le compagnon de Pascale Risbourg dans la vie, et co-fondateur du studio de création K-Lou Design (www.k-loudesign.com). Perfectionniste, le couple a bien évidemment testé en avant-première la housse de couette. Résultat : depuis un an et demi, ils ont produit pleins de bébés. Des bracelets en satin « je voeux » sur lesquels est imprimé un message pour réaliser tous ses souhaits, des sacs à main en cuir brodé « little sweet bag », et bientôt une collection de charmants cabas en toile enduite pour faire des envieux sur la plage. La Toile de Jouï, on dit encore !

Alexia Guggémos1302-MAG-SHOP-coussin.jpg

05/02/2009

Un comissaire priseur, marteau de robots

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« Ils sont merveilleux ! », déclare à propos des robots de sa collection, le commissaire-priseur Pierre Cornette de Saint-Cyr, près de 70 petites machines en fer-blanc, conçues pour la plupart au Japon dans les années 50 et 60. Nichés dans son bureau parisien de l’avenue Kléber, les yeux pleins de malice et les bras tendus vers l’avenir, ils veillent sur les trésors de leur père d’adoption, administrateur du Palais de Tokyo et grand amateur d’art... « Nous créons des machines qui vont partir à la conquête de l’espace, et il viendra un jour où elles nous sauverons peut-être ! », explique ce passionné amusé. Une lourde responsabilité pour ces ancêtres des androïdes. Né en 1960, Mr Atomic, relèvera t-il le défi ? Produit par la société japonaise Yonezama, ce robot tout en fer blanc et plastique porte sur sa ceinture le dessin d’un atome. Un hymne grinçant à la gloire de la science : Hiroshima n’est pas si loin... « Les Japonais ont fabriqué beaucoup de ces robots avec des boîtes de conserve américaines, puis les ont renvoyés outre Atlantique. Une forme de revanche ! », explique l’expert. Si, en Occident, les robots sont souvent considérés comme des trucs en ferraille déglingués, appartenant à l’imaginaire de la science-fiction, au pays du Soleil-Levant ils font partie du quotidien. Leur image est sympathique. « Les robots sont des sculptures. Ils sont l’art primitif de notre civilisation », poursuit Pierre Cornette de Saint-Cyr. Depuis plus de vingt ans, ce pionnier de l’art contemporain chinois et des arts virtuels, traque ces machines anciennes avec passion. Avec son ami, l’artiste français Kriki (www.kriki.com), il chine les robots d’exception, ceux des romans d’Isaac Asimov. EBay lui en a même fourni plusieurs ! Ces trésors viennent d’être réunis dans un livre publié aux éditions du Chêne.

Alexia Guggémos

29/01/2009

Faire du faux avec du vieux


Une cheminée Régence donnant tout son lustre au salon, une horloge de gare 1900 dans l’entrée d’un loft de style industriel, une pile de livres anciens posée au pied du lit… De quoi impressionner son entourage en se faisant passer pour un chineur averti. Et pourtant… Que du bluff ! Christophe Koziel, 36 ans, à la tête d’une petite entreprise lilloise de onze personnes, est devenu maître en trompe l’œil numérique d’objets anciens. Il appelle ses créations des « impostures visuelles ». Cela ressemble à de vrais objets de valeur, mais il n’en est rien ! PAPIER PEINT KAPYTON.jpg

 

Budget moyen pour un décor champêtre avec une fausse porte (199 €), un faux oeil de boeuf (49 €) et une fausse commode (89 €) : 100 fois moins que la réalité. « Les antiquaires sont mes amis, raconte t-il. Chez eux, je trouve l’inspiration. J’aime le contraste entre les objets chinés et leur reproduction sur de la toile enduite ou du plexi, une matière froide. » Un cadre Louis XV au format 6 mètres x 7 mètres ne peut laisser indifférent.

Même les riches magnats du pétrole, pourtant suffisamment fortunés pour s’offrir des originaux, se sont laissés séduire ! « En avril, pour le hall d'un hôtel à Dubaï de 57 mètres de long sur 8 mètres de haut, nous allons inaugurer une fresque représentant un jardin à la française : effet « bling bling » assuré ! », explique t-il amusé.

Cet ancien publicitaire spécialisé dans la réalisation de vitrines pour grands magasins a aussi imaginé des décors plus contemporains à installer chez soi, accessibles à tous. « Partisan de la déco démocratique, j’adore les univers décalés et drôles. » En 2008, Christophe Koziel a ainsi créé le papier peint « Toilet Spirit » - un mur rempli de rouleaux de papier toilette roses- livré avec un dérouleur de papier toilette afin de créer une illusion parfaite. Mélange du vrai et du faux : succès réel ! Le créateur vient ainsi de lancer le papier peint « kapiton ». « A l’origine, il s’agit d’un vieux fauteuil Chesterfield des années 50. Le plissé était très beau, se souvient-il. Il peut être customisé par exemple avec du strass à coller sur les faux boutons. »

Vendu 40 € les 10 mètres, le papier peint est un intissé très épais, laissant apparaître un grain du cuir très sensuel. A installer à la place d’une porte, une niche, ou une tête de lit… Christophe Koziel n’a pas fini de nous réserver des surprises. Bientôt un nouveau site Internet www.koziel.fr : Lever de rideau !

 

15/01/2009

Le Geekini bientôt sur les plages

image.jpgGlamour, ce petit maillot de bain deux-pièces sur lequel figurent les boutons d’une Game Boy ? Les hommes en raffolent ! Les femmes qui gardent la main sur les manettes aussi… Un détournement d’objet signé John Nouanesing, 25 ans et fraîchement diplômé de l’Ecole internationale de design de Toulon. Elevé dans la culture du jeu vidéo, le designer s’est fait remarquer sur la toile avec ses objets ludiques et décalés entre design et œuvre d’art : un portemanteau dont les patères sont des cintres, un support mural recouvert de moquette sur lequel on encastre une table et quatre coussins… Il y a quelques mois, la mise en ligne sur son site Internet de ses objets délires lui a permis de se faire connaître au delà des frontières de l’hexagone : « Au départ, le site était destiné à des amis et à ma famille – d’où le côté humoristique - et maintenant je suis invité dans des expositions en Angleterre et en Italie alors qu’aucun produit du catalogue n’est édité pour le moment », explique t’il encore surpris par un tel succès. Ses post-it en forme de main seront diffusés dès le mois de février par les stars du design ludique, les Américains Fred&Friends. Après une année passée à Londres, John Nouanesing se prépare à créer dans les Landes son entreprise de mobilier. Parmi ses premières éditions, la table « Paint or die but love me », une table qui dégouline de peinture rouge, bientôt disponible via son site Internet (johnnouanesing.fr). John Nouanesing est un homme courtisé : il revient de la Foire du mobilier de Cologne en Allemagne où de nombreux éditeurs l’ont approché. Il se définit comme « quelqu’un de sa génération qui n’est pas très difficile et qui aime à peu près tout »… mais surtout les parties de karting sur Mario Kart Wii.

Alexia GUGGEMOS

 
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