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16/10/2008

In Case of Fire: «On avait ce qu'il fallait pour réussir»

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Vous les avez choisis devant The View et You Me At Six, nous les avons interviewés! Voici donc In Case of Fire, un trio d'Irlande du Nord, formé en 2005. Leur batteur, Colin Robinson (à gauche sur la photo), nous raconte leur vie. Après les galères, ils prennent enfin le chemin de la réussite.

 

Vous avez été élus par nos internautes. Heureux?

J’ai regardé votre site et ça m’a fait plaisir de voir qu’on avait gagné. Surtout devant The View, qui est super connu en Grande-Bretagne.

 

Comment avez-vous créé In Case of Fire?

On s’est formés en 2005. Tous les trois, nous étions dans d’autres groupes. On était au fond du trou, mais on ne voulait pas abandonner. On voulait créer quelque chose de plus novateur et sérieux. On a passé une nuit à discuter de ce qu’on souhaitait faire, musicalement et humainement. C’est ainsi qu’In Case of Fire est né. Il y avait un quatrième membre, Pete, mais il voulait trouver un «vrai» job, donc il est parti.

 

Ce sont les plus motivés qui sont restés, alors?

Oui! On savait qu’il y avait beaucoup de travail devant nous. Dès le début, on estimait qu’il fallait au moins deux ans de sueur avant que quelque chose ne se déclenche. Pete, lui, avait déjà pas mal joué dans d’autres groupes. Il avait tenté sa chance et ça n’avait pas marché. Donc il a préféré tourner la page.

 

Trois ans de labeur qui portent leurs fruits…

L’an dernier, les choses ont commencé à se mettre en place. On a toujours su qu’on avait ce qu’il fallait pour réussir, mais on avait besoin que la bonne personne écoute notre musique. Et ça a été Raw Power Management.

 

Vos fans vous sont très fidèles. C’est bon signe, non?

Plutôt, oui! On est le genre de groupe dont il faut écouter 2 ou 3 chansons avant de se faire une opinion. Il est difficile de comprendre notre musique instantanément, en une chanson. On nous a comparés à Muse ou Mars Volta, ce qui est génial car on les adore. Et ils ont des fans dévoués. Et je pense que c’est ce qui dessine une longue carrière. Enfin j’espère!

 

 

Parmi les groupes dont vous avez fait la 1re partie, qui vous a le plus marqué?

On a été très proches des Queens of the Stone Age. Faire une tournée avec eux, c’est inimaginable. On n’a pas réalisé avant le premier soir, à Dublin. Il y a eu aussi Biffy Clyro. Ils sont très réalistes quant à leur musique. Les rencontrer nous a beaucoup appris. Et puis il y a des groupes avec lesquels on a tourné qu’on n’écoutait pas vraiment avant. Comme les Subways. Et ils ont été vraiment sympas. On les respecte énormément.

 

La vie sur la route vous plaît?

C’est la première année qu’on peut faire une vraie tournée, avec une équipe, donc c’est plutôt génial ! La scène est notre passion. Mais en dehors, on est probablement le groupe le moins rock’n roll qui soit! On ne boit pas, on ne fume pas… On prend notre tasse de thé et on va se coucher tôt pour être en forme le lendemain. Steve, le chanteur, est marié. Moi-même, je me marie en décembre, et Mark, notre bassiste, est fiancé. On a des vies bien installées. Ce qui nous permet de rester concentrés sur l’essentiel: la musique. Notre label apprécie aussi: on est toujours joignables et jamais dans un état lamentable!

 

Quelles sont vos influences?

Mars Volta, At the Drive-In et Muse, évidemment. Mais aussi le groupe suédois Refused. Notre musique n’est pas aussi hardcore que la leur, mais on respecte leur éthique. Ils croyaient en ce qu’ils faisaient. Un groupe en avance sur son époque. Selon moi, 80 % des groupes hardcore n’existeraient pas aujourd’hui sans eux, sans leur album The Shape of Punk to come. Il a dix ans, et les morceaux n’ont pas vieilli. Si un groupe débarquait aujourd’hui et sortait cet album, le succès serait énorme. C’est dommage. Voilà ce qui arrive quand on est trop bons! (rires)

 

Chemise noire, pantalon noir, brassard et ceinture blancs… Votre look est très étudié!

Tout vient de cette nuit à l’origine du groupe. Jusqu’alors, nous n’étions que des mecs qui jouaient sur scène en jeans-tee-shirt et qui traînaient dans la salle après. Il n’y avait aucune différence entre le groupe et le public. On voulait créer une image forte, notamment à cause de nos paroles, très sérieuses. On a souvent cette attitude «nous contre le monde entier». Le brassard blanc est pour nous la marque d’un mouvement: on se bat contre ce qui ne va pas dans le monde. Notre look nous rend immédiatement reconnaissables. Même si on ne l’a pas fait pour ça au départ.

 

Votre album, Align the Planets, sort bientôt…

On a hâte! On l’avait enregistré tout seuls d’abord en septembre 2007, à la maison: la batterie était dans la cuisine, les guitares dans la chambre! Puis on a envoyé la démo chez des managers. Pas des labels, car les démos restent souvent longtemps sur le bureau avant qu’ils ne l’écoutent… Raw Power nous ont appelés et ont contacté notre producteur rêvé Gil Norton (Pixies, Foo Fighters) pour nous aider à réenregistrer l’album. L’album devrait arriver début février 2009. Et oui, on a gardé certaines pistes enregistrées à la maison!

 

 

Ulla Majoube

 
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