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29/10/2009

David Guetta: "j'aurais adoré avoir DJ Hero quand j'avais 13 ans"

David Guetta, est l'un des ambassadeurs de « DJ Hero ».

3010-MAG-SHO-GUETTA.jpgQu’aimez-vous dans « DJ Hero» ?
D’abord le choix des artistes. Ensuite, c’est cette culture de mélange entre le hip-hop et l’électro. Puis, au niveau du ressenti, le « rush » qu’on peut obtenir comme en vrai.  Il y a des gens qui vont juste être contents parce que c’est un jeu amusant, et d’autres qui vont avoir envie d’aller plus loin. Je pense que « DJ Hero » va susciter des vocations.

Que pensez-vous de la platine ?
Evidemment, ce n’est pas pareil que le matériel que j’utilise. Mais j’aurais adoré avoir quelque chose de similaire quand j’avais 13 ans et que je n’arrivais même pas à acheter de platines.


Quelles qualités requiert le DJing ?

D’avoir le sens du rythme. Et ça, c’est quelque chose qui s’apprend avec « DJ Hero ». Et puis après, le fait de choisir des combinaisons de morceaux qui respectent des  tonalités et des règles d’harmonie musicale. Dans ce jeu, c’est déjà préparé d’avance.

Il n’y pas un titre à vous dans le jeu...
Non, mais trois morceaux de mon album vont être disponibles sous forme de contenu téléchargeable.

A quel stade vous débrouillez-vous sans problème ?
J’y arrive au niveau moyen, mais au niveau difficile, c’est vraiment difficile.

 

Recueilli par J. M.

"DJ Hero", des tours de vinyle et puis scratch

Le crépitement du vinyle est mort, vive le vinyle. Les plus vieux se rappellent encore de leurs premières boums à mange-disques orange. Deux spots de couleur, les rideaux tirés, les meubles qu’on pousse… Désormais les logiciels Traktor et Serato font des partys une activité de geek, la tête dans le lap-top. Aussi  « DJ Hero », grâce à son périphérique en forme de platine, vient à point nommé rappeler que l’art du mix est né sur des disques gondolants à la chaleur. Un jeu vidéo ? « N’importe quelle personne qui peut jouer un air simple au piano et sait faire fonctionner une Game Boy peut devenir DJ», écrivait dans les années 1990, Gavin Hills, journaliste à The Face. Autant dire qu’Activision, éditeur du jeu et des bankable « Guitar Hero », l’a pris au mot.

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Rock, hip-hop ou dance
Mixer, c’est d’abord l’art d’accoupler les morceaux. Plus que l’avènement des DJ-stars, « DJ Hero » scelle la reconnaissance du « mash-up », le fait de fondre deux titres musicaux en un. Un genre déjà popularisé en 2002 avec l’album As Heard On Radio Soulwax Vol. 2. Le jeu, qui sort aujourd’hui, contient en effet plus de 90 morceaux inédits, des rencontres parfois improbables (Rihanna vs. The Killers, Eminem vs. Beck), qu’on prend plaisir à débloquer en progressant. Annoncé en début d’année, « DJ Hero » avait suscité un immense buzz grâce à ses collaborateurs prestigieux : Grand MasterFlash, DJ Shadow, Daft Punk… puis, David Guetta comme « ambassadeur ». Cette diversité d’artistes reflètent bien le mélange de styles musicaux : du rock au hip-hop en passant par l’électro et la dance. Mais pour le gameplay, pas de surprise, on reste dans le domaine de « Guitar Hero ». Pendant qu’une partition défile à l’écran, il faut appuyer sur les boutons correspondants, faire tourner le plateau pour des effets de scratchs et jongler avec le cross-fader afin de mélanger les pistes.
Petit conseil, éviter de poser le périphérique sur les genoux, mais plutôt sur un support stable, table basse ou chaise. Car avec sa difficulté croissante, les amateurs de challenge auront besoin d’être bien calés.

Joël Métreau


Sur Wii, PS2, PS3 et Xbox 360, environ 110 €. Edition collector (un double CD avec des titres de Jay-Z et Eminem, un flightcase, un support pour le périphérique...), 200 €.

Shigeru Myamoto: "Mario, c'est mon double virtuel"

Plus d’un quart de siècle que Mario et ses potos traversent les écrans. Devenu une icône du jeu vidéo, le plombier moustachu en fait même de l’ombre à son créateur, le Japonais Shigeru Miyamoto, 57 ans, producteur et game designer chez Nintendo.

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Luigi, Bowser, Wario, Princesse Peach... Vous avez inventé tous les personnages de l’univers Mario ?
Jusqu’à l’apparition de Luigi, c’est moi qui les ai tous inventés. Aujourd’hui, même si ce n’est plus moi qui crée les personnages, je vérifie tout. Cela dit, on n’invente pas des nouveaux personnages pour inventer des nouveaux personnages. Il faut que ce soit pertinent en termes de jouabilité et de plaisir de jeu.

Dans « New Super Mario Bros Wii », on jouera avec Mario, Luigi et les Toads. Pourquoi eux et pas d’autres ?
Je ne voulais pas utiliser Wario et Waluigi. Parce que ce sont pour moi des personnages de jeux distincts. En plus, si on met Wario, on va être obligés de lui faire faire des pets, des choses comme ça. Ensuite, le but, c’était de trouver des personnages qui font la même taille que Mario et peuvent réaliser les mêmes actions que lui.
Les champignons, c’est un objet très symbolique chez Mario. Pourquoi ?
Quand j’ai réalisé le premier « Super Mario », il se déroulait dans un univers de fantaisie. Il nous fallait un objet qui produise des effets spéciaux quand on le mange. Je me suis dit qu’un champignon, c’est très bien.

Vous mangez des champignons ?

Oui, j’aime beaucoup, c’est très bon les champignons.

Le personnage de Mario rappelle l’enfance. Il peut évoquer aussi une certaine nostalgie, non ?
Ce n’est pas quelque chose dont j’ai forcément conscience. Pour moi, Mario, c’est mon double virtuel qui fait tout ce que j’ai toujours voulu faire. Il réalise toujours des actions qu’on peut ressentir avec tout le corps : Mario, il saute, il attrape des objets, il les balance, il écrase des trucs. Il fait toujours des choses qui font appel à des sensations très primaires du corps humain.

La moustache de Mario  sera-t-elle un jour blanche ou restera-t-il jeune ?
Il aura toujours entre 24 et 26 ans, même si dernièrement, il a plutôt un design qui ferait penser à quelqu’un de 40 ans.

D’ailleurs, il prend un peu de ventre...
Oui, c’est vrai, mais il ne change pas.

Sonic et Mario étaient rivaux dans les années 1990. Ça vous fait quoi de les voir jouer ensemble ?
Au départ, je ne les imaginais pas trop ensemble parce que Sonic court beaucoup plus vite que Mario. Mais à mon grand étonnement, je suis très content parce que « Mario et Sonic au JO d’hiver » fonctionne bien et que les deux se complètent naturellement.

Vous n’êtes jamais fatigué de Mario ? Ce n’est pas un fardeau ?
Je ne me dis pas : « Il faut faire un nouveau Mario ». Je pars d’une idée de jeu, et quand le concept est bien établi, je me demande quel personnage va en être le héros. Je ne me lasse pas de Mario, puisque je ne travaille pas pour Mario. J’utilise Mario pour illustrer mes jeux d’action.

Vous travaillez sur «  Super Mario Galaxy 2 » (Wii), qui sortirait en 2010 ?
C’est sur ce jeu que je suis le plus occupé actuellement. On en est à peine aux réglage des premiers niveaux.

recueilli par Joël Métreau

08/10/2009

La maison du style, avec double fenêtre sur la mode

La pire chose qui puisse arriver à un jeu sur la mode, c’est de terminer dans un bac à soldes. Peut-être est-ce ce qui attend « La Maison du style » (environ 40 €), qui sort le 23 octobre sur Nintendo DS. Entre-temps, il peut assouvir les velléités fashionistas des teenagers et pré-ados. Vendu à 805 000 exemplaires dans l’archipel nippon, ce jeu au graphisme kawai (« mignon » en japonais) a en effet pour atout la quantité : 10 000 vêtements et accessoires de seize marques imaginaires.

Mais pour celles qui rêvent de devenir mannequin, il va falloir prendre l’ascenseur social. Et le rez-de-chaussée s’appelle « Primavera », une boutique où il s’agit de satisfaire les envies des clientes, selon leurs goûts et profils. Sophie « s’adonne a la poterie depuis plusieurs années » (hum…), Kahina « a la main verte et affectionne les cactus » (oh !), Veronica « connaît plus de quinze recettes d’omelette » (célibataire ?)… Trouver les couleurs et le style qui leur conviennent, c’est ce qu’on appelle « coordonner les vêtements. C’est le travail des stylistes », explique Agnès, la gérante du lieu. Puis, à force de labeur, on gère sa propre boutique et à nous les défilés, en suivant le conseil avisé d’Edna, l’organisatrice : « Tant que vous ne trébuchez pas sur le podium, tout ira bien. »

Joël Métreau

Sorties jeux vidéo : tendance camouflage

C’est du propre ! La collection automne-hiver de la mode pour homme mise à nouveau sur les couleurs kaki-marron. Avec trois jeux d’action et de tir pour adopter un joli look troufion sous toutes les coutures. D’abord Le 10 novembre, Le très attendu « Call of Duty : Modern Warfare 2 » tentera de battre le record de vente de son prédécesseur, soit quelque 13 millions d’exemplaires. Un peu plus tard, le 15 janvier, la suite d’« Army of Two », (qui ne s’appelle pas « Army of toutou », mais « Army of Two : le 40e jour ») pour jouer en coopération dans un Shanghai en état de siège. Enfin, « Battlefield : Bad Company 2 », le 4 mars, essaiera de se montrer à la hauteur du buzz qu’il est en train de créer chez les gamers.

 

Joël Métreau

Ezio, héros overlooké d'Assassin's Creed 2

Plus fashion victim qu’Altaïr, le héros médiéval de « Assassin’s Creed », voici Ezio, jeune noble de la Renaissance italienne, au cœur de la suite de ce block­buster d’Ubisoft. Parmi les points communs : la taille mannequin, la démarche podium, et la moue dédaigneuse à la Derek Zoolander. Mais surtout la silhouette qui évoque l’oiseau de proie.

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« Un collier qui appelle l’œil »
Pour les différences, Mohamed Gambouz, directeur artistique du jeu chez Ubisoft Montréal, apporte ses explications. « Le premier personnage était très iconique. Est-ce que nous devions rester dans le même principe ou partir de zéro dans un style Renaissance ? A la fin nous avons réussi à trouver un juste milieu, en conservant la cagoule et le blanc lumineux. Par-dessus, nous avons rajouté des accessoires : des bottes qui remontent au-dessus des genoux, une demi-cape sur le côté et de longues manches avec de la dentelle. »
Pour l’ensemble, les créateurs se sont appuyés sur les peintures de l’époque, mais aussi des films – Elizabeth, l’âge d’or, qui a obtenu l’oscar pour ses costumes – et d’une série (« Les Tudors »). « Nous recherchions un côté riche, pour le différencier du caractère médiéval, sobre et brut. Nous sommes passés d’un aspect sombre et usé à quelque chose de raffiné et soyeux. Nous avons aussi rajouté des ingrédients plus argentés. Le niveau de détails a été augmenté. » Comme ce collier autour du cou, afin de lui donner un aspect top-modèle italien. « Cet objet additionnel appelle l’œil, et fait donc ressortir la chemise ouverte qui lui donne un côté charmeur, à la Casanova. »

La pureté et le sang
Côté tons, on reste dans l’association rouge et blanc, ce mélange de pureté et de sang, qui a rendu identifiable le premier héros d’« Assassin’s Creed ». Mais le rouge a été renforcé dans le costume, notamment grâce à une ceinture élargie et à deux lanières tombantes (au lieu d’une pour Altaïr). Cette couleur est subtilement soulignée par le brun, « du cuir neuf, vivace et foncé ».
A moins que ce soit pour des pratiques sexuelles hard, pourquoi ne porte-t-il qu’un seul et unique gant ? « Précisons qu’il s’agit du personnage de base, que le joueur pourra customiser en progressant dans l’aventure. Ce gant unique sert à briser la symétrie. Il rappelle aussi l’aspect combattant et guerrier d’Ezio. » Bon, et si Ezio devait refaire sa garde-robe, il s’habillerait chez qui ? Mohamed Gambouz : « Chez Yves Saint Laurent. »


Joël Métreau

01/10/2009

Jeux vidéo : les sorties

Vraie Rubi, dans Wet

Dommage que « Wet » soit loin d’être aussi sexy que son héroïne. Mix entre « Kill Bill », pour l’atmosphère, et « Stranglehold » pour le gameplay, ce jeu de tir et d’action (sur Xbox 360 et PS3) manque de finition. Les adeptes du bourrinage un peu répétitif y trouveront leur compte. Restent des phases exaltantes, dont une chute en avion, et surtout un personnage qu’on aimerait revoir. Armée de son katana, l’acrobatique Rubi Malone fait de la dentelle de ses messieurs. Vénéneuse, la tueuse à gages n’a ni ses flingues ni sa langue dans la poche.

 

Dirt 2 dérape sévèrement

Il faut le savoir. Le rallye, c’est aussi un sport de glisse. Pour « Colin McRae : Dirt 2 », jeu de bagnoles, imaginez un volant planté dans des savonnettes. Donc, pour les débutants, prévoir des difficultés au démarrage, une fois dépassé le menu flashy. Si les commandes sont simples, l’engin exige une attention soutenue pour ne pas manger le (joli) décor. En solo, un mode flashback permet de rattraper ses écarts de conduite. Et, en multi, sur des circuits variés, l’adversaire le plus redoutable a pour nom tête-à-queue.

 

 

Le monde d'Aion victime de son succès

Aux heures de pointe, c’est à dire 20 h-minuit, on a le temps de se mater un épisode de – au hasard – « Fringe », avant de pouvoir s’y connecter. Pour « Aion », jeu de rôles en ligne multijoueur sur PC, c’est donc la rançon du succès. Après avoir fait ses preuves en Corée du Sud, « Aion », de NCSoft, a débarqué en Europe (400 000 préreservations) il y a quelques jours avec son monde persistant à base d’heroic fantasy. Parmi ses points forts, des graphismes fins, des classes bien pensées et des serveurs stables. De quoi attirer les déserteurs de « World of Warcraft».

 

Joël Métreau

 

 
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