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05/06/2009

Gamers en coffret

Est-ce que le batarang revient vraiment se glisser dans la paume de la main ? Le boomerang de Batman explose-t-il mieux les vitres que la télé HD ? Des questions auxquelles pourront répondre les futurs possesseurs du coffret collector de «  Batman : Arkham Asylum», dont la sortie est prévue le 28 août. En attendant, ne reste qu’à baver devant les détails énumérés par eidoshop.fr. Pour contenir les « dossiers des détenus d’Arkham », les « 52 pages de biographies des personnages », le jeu, le DVD making-of et le batarang de « 35 cm », il ne fallait pas moins qu’un « luxueux coffret ». C’est le tuning appliqué au marketing. L’emballage compte plus que ce qu’il y a sous le capot. Enfin, on apprend que le collector sera disponible « en quantité limitée ». A combien ? Un million d’exemplaires ?

 

Tronçonneuse manette ou clé USB ?

Le collector crée l’événement et vice versa. Plus une grosse sortie de jeu sans ses goodies. Rappelez-vous : 2005, « Resident Evil 4 » et sa manette en forme de tronçonneuse. Pas très pratique à l’usage, certes, elle possédait « une corde de démarrage qui imite le bruit d’une tronçonneuse réelle ». Et comme l’éditeur Capcom aime autant les bûcherons que les geeks (la chemise à carreaux ?), pour leur coffret collector « Resident Evil 5 », l’outil revenait sous forme de clé USB. Enfin, le collector a inventé le doudou ultime : le bandana de Solid Snake, « approuvé par Hideo Kojima pour le lancement "Metal Gear Solid 4" », avec parfum de cigarette et de transpiration.

 

Artworks, figurines, BO...

Tout fétichisme tape dans le porte-feuille. Ainsi pour le RPG-action « Sacred 2 -Fallen Angel » qui vient de sortir sur PS3-Xbox 360, le jeu tout nu coûte 69 €, la version collector : 79,99€. Et quoi de plus dans la boîte ? Un livre avec de nombreuses illustrations de l’univers de "Sacred 2", une figurine de Séraphin, une affiche représentant la carte d’Ancaria et le CD de la BO. L’écrin dévoile les coulisses du jeu, avec l’artwork. Et la figurine, c’est comme toucher Mickey à Disneyland. Ce qui est dommage, c’est que les collectors deviennent virtuels : dans « inFamous », on n’ a droit qu’à un pouvoir de plus ; dans le boîtier de l’extension de « WOW », à un code pour débloquer « Frigy, le bébé wyrm de givre ». Inutile, donc indispensable.

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Le courant passe

Ce n’est pas le coup de foudre, mais « inFamous », une exclu PS3, a suffisamment d’atouts pour se faire aimer. D’abord, le héros est du genre super. Imprégné d’électricité après un attentat, Cole découvre qu’il peut désormais envoyer des décharges à tout-va et jouer à l’ampère contre-attaque. Ensuite, comme de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités, Cole peut décider de nettoyer Empire City des gangs ou de laisser la ville à son sort. Enfin, Amon Tobin a composé en partie la bande originale. Au final, « inFamous » ressemble à une compilation de jeux appréciables : « GTA » pour le côté « bac à sable », « Assassin’s Creed » pour l’escalade... Grisant dans un premier temps (ah ! le surf sur des fils haute tension), « inFamous » s’essouffle parfois dans des missions répétitives.

 

Par Joël Métreau

03/06/2009

UFC 2009, des combats trop gnons

Lâchez les boules de feu, les épées plus grosses que leurs détenteurs et tout le bazar. Et si on en revenait à un peu de simplicité, aux mains... et aux pieds. « UFC 2009 Undisputed » fait passer avec punch « l’Ultimate Fighting Championship » de son ring octogonal à la Xbox 360 et à la PS3. Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est vivement conseillé de s’essayer au didacticiel, avec ces figures évoquant un kamasutra au masculin. Sur consoles, la discipline est portée par un réalisme pêchu, avec possibilité de customiser son combattant. Au cœur des échanges de beignes, les réflexes seront sollicités, mais aussi un minimum de neurones : on peaufine sa stratégie pour éviter de manger le tapis. En somme, « UFC » pratique la baston qui fait du bien là où ça fait mal.

 

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Le Français Cheick Kongo a été modélisé dans « UFC 2009 Undisputed ».

Par Joel Métreau

 

 

Gaymers à l'action

Rockstar n’a pas fini de créer la surprise. Dans son deuxième contenu additionnel pour « Grand Theft Auto IV », le développeur a annoncé jeudi qu’il s’agirait d’incarner Luis Lopez, l’assistant et homme de main de Tony Prince, patron de boîte de nuit. L’épisode s’appelle « The Ballad of Gay Tony »... Ce ne sera pas le premier dans le jeu vidéo. Loin de là... Déjà dans « GTA IV », Niko Bellic cassait de l’homophobe pour aider un Bernie Crane plus folle que nature. Et les crypto-gays, qu’on ne compte plus, se défendent très bien par eux-mêmes : des métrosexuels flamboyants Dante et Nero dans les « Devil May Cry » au Voldo harnaché tendance SM dans les « SoulCalibur » en passant par l’homme-fée Tingle des « Zelda ».
Fondation de familles homoparentales dans les « Sims » ou unions de même sexe dans « Fable 2 », le jeu gay-friendly s’est également fait sa place. De quoi réjouir la communauté des gaymers (contraction de gay et de gamers), qui s’est créé aux Etats-Unis,  notamment sous l’impulsion du site Gaygamer.

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La bogossitude des icônes
Sur le même modèle, un portail communautaire francophone, Nextgaymer (« NG » pour les intimes) a été lancé par un couple de garçons d’une vingtaine d’années. « Sur Internet, nous sommes tombés sur beaucoup de gays qui cherchaient des amis pour jouer à “Counter Strike” et “World of Warcraft”, explique Gilhad, l’un des fondateurs. Et même si l’industrie du jeu vidéo tend à devenir une grande industrie de loisirs, comme le cinéma, l’univers gamer reste quand même très macho malheureusement. »
Chris Redfield (« Resident Evil 5 »), Altaïr (« Assassin’s Creed ») ou Kilik (« Soulcalibur »)... Leurs icônes sont la bogossitude assurée et musclée. « Je joue à tous les jeux qu’ils soient bourrin, sanglant, de voitures...», raconte Vink, 20 ans, membre du site.  « On joue sur des jeux bourrés de testostérone mais on n’a pas honte non plus d’aimer des petits jeux plus dirigés vers la clientèle féminine. C’est sans doute encore une fois la fameuse dualité des gays », témoigne Fenril, 31 ans, de l’équipe de Nextgaymer. Il poursuit : « Face aux “Putain le petit pédé qui m’a buté ! ”, il y a des parties en ligne qui me frustraient beaucoup. Avec les gaymers, je suis moi-même et mon plaisir de jeu est décuplé. Voilà tout. »

Par Joël Métreau

15/05/2009

Des manettes au grand écran

 

Dans à peine deux mois, le festival ne sera plus qu’un souvenir que déjà une autre manifestation aura lieu sur la Croisette, avec des enjeux économiques tout aussi importants. L’Idef, un salon où constructeurs, éditeurs, accessoiristes et distributeurs causent business autour du jeu vidéo. Jeu vidéo et cinéma font d’ailleurs ménage pour le meilleur et pour le pire. Dans la série des jeux adaptés, on trouve du correct (Final Fantasy : The Spirits within, Silent Hill, Lara Croft : Tomb Raider), du médiocre (Max Payne, les Resident Evil avec Milla L’Oréal Jovovich) et de la vraie daube (Doom, Street Fighter : la légende de Chun-li). Mais Hollywood, ne lâchant pas pour autant les manettes, confie même des projets à des réalisateurs bankables.

Le prince Jake Gyllenhall

 


L’an dernier, l’éditeur Take Two annonçait que « Bioshock », à l’univers visuel très marqué, intéressait Universal. Aux commandes : Gore Verbinski, qui a déjà réalisé (ou commis) le remake de The Ring et la trilogie Pirate des Caraïbes. Pour le script, un certain John Logan, auteurs des scénars de Gladiator, Aviator et Sweeney Todd. Mais le 24 avril dernier, selon Variety, le projet serait à la peine, la production étant trop gourmande (160 millions de dollars) au goût de la major. Cher, normal, s’il s’agit de reproduire toute une cité engloutie sous la mer. Prince of Persia en est à un stade beaucoup plus avancé. Après un tournage au Maroc, le film devrait sortir en 2010. Le réalisateur ? Le Britannique Mike Newell, qui a eu l’occasion de se frotter à un blockbuster avec Harry Potter et la coupe de feu. Jake Gyllenhall, qui s’est transformé en gym-queen pour le rôle, campe le prince Dastan. Avec tout un harem ? Non, c’est quand même produit par Disney et Jerry Bruckenheimer. Dernier film dans les cartons : « Shadow of the Colossus » : Sony serait déjà sur les rangs. Mais on peut craindre qu’il ne rejoigne « Halo » au cimetière rempli des adaptations abandonnées.

 

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Des comics aux grands écrans aux manettes

1505-MAG18-WOLVERINE.jpgLes jeux adaptés de films sont rarement des réussites : machines à fric ou produits faits à la va-vite pour surfer sur la sortie du long métrage. Pourtant « Wolverine », sorti récemment, mérite qu’on taille le bout de gras (en tout cas dans ses versions sur les consoles next gen Xbox 360 et PS3) . Parce que le superhéros Marvel ne se défend pas trop mal dans ce bon vieux hack’n’slah des familles. Si l’histoire de l’Arme X n’intéressera que ses fans, les amateurs de combats bourrins trouveront ici leur compte : ralentis spectaculaires, décollations pour la forme et sauts de loup. Le jeu exploite le penchant bestial de Wolverine, avec moultes effusions stylisées d’hémoglobine. Bien qu’ultralinéaire, il offre au joueur la liberté de personnaliser les attaques du superhéros. Toutes griffes dehors.

 

13/11/2008

« Dead Space », on en veut en gore

C’est «comme si quelqu’un avait dégueulé sur tous les murs». Et c’est écrit dans le journal d’un passager du USG Ishimura. Les repas à bord de ce vaisseau spatial n’étaient pas périmés. Non... Une «matière organique» tapisse les entrailles du véhicule. Un «fléau extraterrestre» a pris possession des humains... Avec son nom de série Z et ses dialogues légèrement nanar, «Dead Space» ressemble à un joli Frankenstein : la tête d’un «Resident Evil» pour les explosions de gore, le torse d’un «Bioshock» pour le côté cité maudite, et des bouts de The Thing et d’Alien pour faire la soudure...

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Le héros, Isaac Clarke (très chic la référence aux écrivains SF Isaac Asimov et Arthur C. Clarke), s’aventure dans un dédale métallo-industriel, guidé par les messages holographiques de ses compagnons d’infortune. Il a beau être ingénieur sur le CV, pas besoin d’avoir bac + 7 pour faire le ménage chirurgical. «Fais ceci, fais cela», ils ressassent. On ne s’étonnerait même pas d’entendre: «On t’attend, on a mis le champagne au frais.» Mais avant de pouvoir faire péter le bouchon, «Dead Space» va filer les jetons. Car les couloirs de ce survival horror bien glauque sont étroits. Dans ce train fantôme à grosses et bonnes ficelles, la stratégie est au démembrement des Necromorphes, le cutter plasma est votre ami, le lance-flammes aussi. Car ce qui va venir gratter le dos de votre combinaison et de votre barre de vie est très très vilain. C’est le genre de jeu où on avance si lentement que ça en rallonge la durée. Et quand on n’est pas focalisé sur les réserves d’air qui s’épuisent jusqu’à suffocation, il faut admirer l’environnement, à couper le souffle.


>> Sur PC, PS3 et Xbox 360

Joël Métreau

 
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