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03/09/2009

Virus informatiques: l'épidémie, un jeu de savants

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Vous avez bien rigolé il y a quelques mois, quand la grippe A s’appelait encore porcine, quand le jeu auquel vous vous adonniez sur le Web permettait d’exorciser votre peur. Swinefighter.com et hop, dézinguage de cochons à la seringue. Du virus, vous vous en étiez lavé les mains ? Maintenant ce sera vingt fois par jour, en pratiquant un « serious game », « The Great Flu » (la grande grippe).

Dans la peau d’un type de l’OMS
Sorti mi-août sur Internet, ce jeu a été conçu par Albert Osterhaus, spécialiste des virus au Centre médical Erasmus de Rotterdam. Une intro à la film-catastrophe, puis les instructions : à chaque virus, sa difficulté. L’interface : stylée, aride, inquiétante. Devant une carte du monde, le joueur doit décider des mesures. Les jours passent, le nombre d’infectés augmente. Faut-il fermer les aéroports, distribuer des masques ? Se prendre pour un type de l’OMS, ça rend parano.
A l’inverse, pour comprendre une épidémie, la science s’est déjà intéressée à un monde virtuel. Celui de « World of Warcraft ». En 2005, un « boss » (monstre) avait été introduit dans le jeu. Il infligeait une maladie qui tuait à petit feu le temps du combat. Alors qu’elle devait être circonscrite au donjon, des joueurs ont réussi à l’emmener jusque dans les capitales. Le fléau a échappé à tout contrôle, jusqu’à celui des développeurs. Pour endiguer l’hécatombe, ils ont mis au point un patch correctif. Deux ans plus tard, des épidémiologistes se sont très sérieusement penchés sur cette histoire. Une chercheuse suggérait même que ce monde virtuel pourrait servir de terrain d’expérimentation pour construire des schémas de comportement face à une pandémie. L’éditeur de « World of Warcraft » n’a pas relevé la proposition. Joueurs oui, cobayes, non.

Joël Métreau

 

 

05/03/2009

Leçon de kick-boxing chez les arachnides

C’est qui le plus fort, Wolverine ou Wonderwoman ? L’hippopotame ou l’éléphant ? La mygale ou le scorpion ? Grâce à « Deadly Creatures », jeu sur Wii plutôt sympa  qui se met à hauteur d’insecte, à quelques millimètres de faire « scrunch » sous votre semelle, ces deux arachnides montent sur le ring, au Texas. «Comparé aux autres créatures, comme les serpents, elles offrent un gros potentiel de gameplay, explique Jordan Itkowitz, lead designer. Et dans un jeu où figurent des proies et des prédateurs, on pensait que les joueurs trouveraient davantage de plaisir à être les prédateurs le plus souvent possible.

La science à la rescousse
Ce beat them up de la chaîne alimentaire prétend être « fondé sur les attaques que le scorpion et la mygale utilisent dans la réalité... » Mon œil. Déjà, dans le jeu, les araignées, elles poussent plein de petits cris. Si elles faisaient la fiesta dans ta maison de campagne, t’irais porter plainte pour tapage. Et puis... la mygale, elle a une « attaque rotative », comme si on l’avait croisée avec un freesbee.

Heureusement la science vient à notre secours. « Allô ? Le Museum national d’histoire naturelle de Paris ? » Max Goyffon « fuit les jeux vidéo » mais pas les scorpions, dont il est un spécialiste. Alors, le scorpion, il peut mettre une bonne raclée ?  « Il n’y a pas vraiment de mécanisme d’attaque chez lui. Il est plutôt toujours en train de fuir. Certes, il peut attraper sa proie avec ses pinces, mais il ne charge jamais. » Et c’est qui le plus fort alors, le scorpion ou l’araignée ? « Le scorpion peut être neutralisé dans la toile d’une veuve noire car il se fatigue assez vite en se débattant. »

Pour Christine Rollard, spécialiste des araignées, « les scorpions et les mygales peuvent s’attaquer. En général, c’est le plus gros qui mange le plus petit. » Et c’est gros comment les mygales ? « C’est variable, il en existe de deux millimètres et d’autres, pattes étalées, qui font la taille d’une grosse assiette ». Bon app’. Revenons au jeu... La mygale, on la voit lancer des toiles pour immobiliser ses adversaires. « C’est de la fiction, explique la scientifique.  Cela dit, il existe des araignées cracheuses, comme les Scytodes Thoracica qu’on trouve chez nous. A partir de leur bouche, elles envoient une soie gluante qui scotche leurs proies. »  Wouah ! Des mini Spider-man.

Et au fait, Max Goyffon, le scorpion il a une image de super-vilain, nan ? « C’est un traître. Il a beau avoir l’air calme et reposé, on se peut se prendre un coup de venin quand on l’énerve ». Ah ouais, ça me rappelle quelqu’un.

Joël Métreau


15/01/2009

Les gamer accros à l'héroïne


1601-MAG-JEU VIDEO.jpgVieillir de treize ans sans prendre une ride, séduire dans les mags sans être photoshopée, ne jamais avoir besoin de faire les soldes, ni le ménage dans son manoir ? Bien sûr, Lara Croft, l’incarnation du glamour dans le jeu vidéo. Peut-être un peu trop au goût d’Eidos. Selon The Times, l’éditeur, déçu par les ventes du dernier « Tomb Raider » aux Etats-Unis, songerait à remanier l’aventurière, pour plaire davantage aux femmes. Lara, future victime du syndrome «girl next door» ?

Car le glam est moins aux fortes poitrines qu’aux silhouettes sportives : taille mince, allure élancée. C’est Faith, l’acrobate de « Mirror’s Edge » (sorti hier sur PC), c’est Elika, la copine du « Prince of Persia » . Mais le glamour bimbo, celui qui fait vibrer les manettes des gamers, a encore de beaux jours devant lui... Voyez «Bayonetta», le prochain Beat them all dans la lignée de « Devil May Cry » : un look de secrétaire pulpeuse, chignon et lunettes, combi de cuir.. et une botte secrète : de gros flingues scotchés à ses talons hauts.

A l’image de Lara Croft incarnée par des vraies bombes, le people nourrit le glamour... C’était Nicole Kidman, au cerveau relifté par «Le programme d’entraînement cérébral avancé du Dr Kawashima». Et aujourd’hui, c’est un pur beau gosse, l’homme le plus puissant du monde, qui ramène la Wii de ses filles à la Maison Blanche, raconte le New York Times. « Yes, Wii Can ».

Et apparaître dans un jeu vidéo devient encore plus glamour que la cryogénisation : le featuring de la star de ciné Maggie Q dans « Need for Speed Undercover », les modélisations de Nelly Furtado et Fergie dans « Celebrity Sports Showdown » ou de 50 Cent dans... « 50 Cent : Blood on the Sand » (sortie le 20 février). Bon, les résultats ne sont pas toujours probants, comme la tronche d’Amélie Mauresmo dans « Virtua Tennis 3 », où l’on a impression qu’un zombie monte au filet.

Hélas, comme vous n’êtes pas assez riche, beau/belle et célèbre, même pas pour être figurant dans « Les Sims » , même pas pour porter des lunettes noires sur la pochette d’un « Singstar », il ne vous reste plus les accessoires pour vous y croire. Thrustmaster a sorti une housse de DS couleur argent métallisé « faite pour briller de tous ses éclats suivant le retour à la mode de la pochette de soirée» avec « finition strass de son rabat ». Plus glamour encore : aux Etats-Unis, From Bags to Riches, boite de location de sac à main de luxe propose le deal suivant: t’empruntes un Louis Vuitton ou un Prada, on te prête une DS avec. Chic ! Je peux garder la console ?

Joel Metreau

 

 

 
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