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25/03/2010

Play School, voici venu le temps de la récréation

Allez ! On révise ses classiques. Le mouton fait… bêêê !!!! Le chat fait… miaou !!!! Grâce à «  Mon premier jeu  », une nouvelle application disponible parmi la quarantaine du rayon «  enfants  » de l’App Store, les gamins de 3 à 6 ans peuvent jouer à une douzaine d’activités  : reconstituer des puzzles, rechercher des paires… Il faut juste que papa ou maman accepte de courir le risque de voir barbouiller de confiture ou de Nutella (au choix) l’écran de leur iPhone.

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Lire, écrire, compter…

Mais 3,99 €, ça fait cher pour une application, non ? Vincent Dondaine, l’éditeur de Bulkypix, s’en explique : «  Le jeu possède la même profondeur qu’un titre sur DS [qui coûte de 30 à 40 €]. Les enfants vont apprendre à lire, écrire, compter. Par ailleurs, dans les jeux pour enfants, les textes sont souvent juste écrits. Du coup, ceux qui ne savent pas lire ne peuvent pas y jouer tout seul. Les développeurs d’Otaboo ont fait le choix d’avoir à la fois de l’écrit et de l’oral. » Evidemment, pas de «  GAME OVER  », ni de «  VOUS ETES MORT !  », mais ce système old school pour gagner des images en guise de récompense. Faire apprendre tout en ne donnant pas l’impression d’être encore à l’école, c’est donc là l’astuce.

Cécile Dard, responsable éditoriale du site Numerikids.com, consacré aux loisirs numériques, ajoute : «  Un bon jeu permet à l’enfant de s’amuser, surtout pas de s’énerver. Il doit apporter du vocabulaire, développer la concentration et la capacité à percevoir plusieurs choses en même temps, donc à synthétiser les informations.  » Pour les plus jeunes, elle recommande ainsi les produits de chez Vtech ou Leapfrog, comme la console Leapster, avec écran tactile et stylo, destinée aux 4-8 ans. Et sur Internet, le site gratuit jedessine.com, avec notamment la possibilité d’imprimer des coloriages. Il faudra toutefois accepter un peu de publicité.



Multijoueur et en ligne

Chez Nooja.com, c’est zéro pub, pour «  éviter d’attirer l’enfant ailleurs sur le Web et préserver la poésie du jeu  », explique Olivier Pinard, de Kazago, éditeur de ce nouveau jeu multijoueurs en ligne qui s’adresse aux 7-14 ans. Aux antipodes du fracas de l’heroic fantasy, Nooja.com se veut un univers virtuel «  pop et solaire  », avec mini-jeux, quêtes courtes, territoires à explorer et avatars qui se regroupent en tribus musicales. Et pas de «  course à la puissance  » pour éviter de faire des gamins des no-life précoces. Question sécurité, le monde est sécurisé par l’usage de filtres et la présence de modérateurs. Néanmoins, Cécile Dard rappelle ces règles d’or  : «  La pratique des jeux vidéo chez les enfants doit être utilisée avec intelligence. Et les parents doivent toujours s’impliquer dans les jeux, les essayer au moins une dizaine de minutes.  »


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Le premier Cow-Boy Ninja

« Red steel 2  », mariage du gun et du katana


R.I.P. Les personnages du premier opus n’ont pas survécu à l’accueil mou de «  Red Steel  ». « Red Steel 2  » (sur Wii) les enterre donc profondément en sortant de son chapeau un héros mi-ninja, mi-cow-boy. On y incarne un membre du clan Kusagari, qui retourne dans Caldera, une ville du Nevada dont il a été banni. Mais ses proches ont disparu et le comité d’accueil a les traits d’un gang de criminels, appelé les Chacaux, pardon les Chacals. A partir de ce pitch entre série Z et western spaghetti, en avant pour la baston.


La technique de l’ours ou de l’aigle

Le principe du gameplay  : on se sert de la Wiimote, comme d’une épée, pour donner différents coups  : attaques horizontales et verticales, coup d’estoc, plus ou moins puissantes en fonction de l’ampleur du geste qu’effectue le joueur. Et comme notre héros est ambidextre, – il tient un flingue dans l’autre main –, pointer la télécommande vers l’écran fait apparaître une cible.

Le nunchunk, lui, sert à se déplacer. Pratique pour prendre un adversaire de revers ou se dégager de la meure. Pour ajouter au fun, le ninja au possède aussi des techniques spéciales  : «  l’aigle  » pour lancer son ennemi dans les airs, «  l’ours  » pour créer un séisme… Au final, sans être une tuerie, «  Red Steel 2  » s’avère agréable à parcourir et tient graphiquement la route. Proposant juste un mode solo, il est parfois imprécis dans le rendu des gestes. Mais ces défauts sont compensés par son parti-pris d’action décomplexée.

Wii motion plus

Pour jouer à « Red Steel 2 », il faut posséder la Wii Motion Plus, qui améliore la précision de mouvement. Le capteur est vendu seul (environ 20 €) ou sinon avec le jeu, dans un pack, pour un prix d’environ 50 €.

Console

La prochaine DS de Nintendo va accueillir la 3D. La DS de Nintendo n’en finit plus d’évoluer. Nintendo a annoncé cette semaine nouvelle version de sa console, appelée «  3DS  ». Comme son nom de code l’indique, la machine devrait inclure des jeux en relief, sans qu’on ait besoin de porter des lunettes. De plus, elle sera rétrocompatible avec les titres actuels. Le fabricant japonais en révélera davantage le 15  juin au salon de l’E3, à Los Angeles.


E-Sport

Pour la Coupe de France, un podium à 14 400 €.
14 400 €, c’est la somme que se partageront les vainqueurs de la finale de l’ESWC France, la Coupe de France des jeux vidéo, qui aura lieu les 22 et 23  mai au Saturn de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Les adversaires s’affronteront sur «  Fifa 2010  », «  Street Fighter 4  » et " Guitar Hero V ».

 

 

Joël Métreau

11/03/2010

SOIF DE POUVOIR

Une petite envie d’annexer le reste de l’Europe ? « Napoleon : Total War » (env. 40 € sur PC), jeu de stratégie qui propose de refaire les campagnes militaires du général, dont la bataille immortalisée par Abba. Historien et fan de la série chez Sega, Dimitri Casali* raconte pourquoi il apporte sa caution au jeu.

Napoléon était très envieux ?

Dimitri Casali : Il avait tellement confiance en lui qu’il n’était pas envieux de ses contemporains. Mais c’est le personnage le plus ambitieux de l’histoire de l’humanité. C’est d’ailleurs ce qui fascine aujourd’hui. Il est même plus populaire à l’étranger qu’en France, où il y a un malaise par rapport à lui. Les Anglo-Saxons le voient comme un self-made-man. Et en Europe de l’Est, c’est quand même amusant d’entendre les footballeurs polonais chanter à la gloire de Napoléon, dans leur hymne, La mazurka de Dabrowski.

Quelqu’un de très ambitieux, donc.
Oui, depuis sa petite enfance. Ce qui épate le monde entier, c’est l’ascension formidable d’un petit nobliau corse d’origine immigrée. A 10 ans et demi, il arrive en France et il ne parle pas un mot de la langue, mais et s’exprime en corse et en italien. On peut dire qu’il incarne aussi la diversité et le métissage français.

Mais c’est aussi un grand stratège…
Oui, Napoléon a connu plus de victoires que César, Alexandre et Hannibal réunis, dont il voulait égaler la gloire, voire la dépasser. A 27 ans, il comptait déjà douze victoires pour douze batailles. A 40 ans, il est maître de l’Europe. Mais cette soif de pouvoir démesurée et insatiable a tourné à la mégalomanie. Elle l’a amené à commettre des erreurs, comme la conquête de la Russie, un empire immense. D’ailleurs, une fois devant Moscou en flammes, il a eu cette phrase: « Et si on allait en Inde ? »

Que pensez-vous du jeu ?
C’est formidable, car il arrive à un moment où certaines grandes figures historiques sont écartés des programmes et que les jeunes Français sont fâchés avec l’histoire. Ce type de jeu peut les réconcilier avec cette discipline. Grâce au tableau blanc interactif, on peut même imaginer inclure ses cinématiques du jeu dans le cours.

Ce qui vous plaît le plus ?

Des petits paramètres, comme celui de « l’usure des armées » : quand l’armée entre dans le désert, des soldats désertent ou tombent malades. Ou le souci d’exactitude dans le jeu, comme le minutage de 55 secondes pour recharger le fusil dit « de 1777 » ou la portée de canon de 750 m pour l’artillerie Gribeauval.

Si Napoléon avait possédé ce jeu…
Il aurait été fou de ce jeu de stratégie. Déjà, c’était un adepte du jeu d’échecs.
* Auteur du Larousse de Napoléon
(éditions Larousse).

 

Recueilli par Joël Métreau

25/02/2010

« Heavy Rain », le slow thriller

Prétentieux pour les uns, révolutionnaire pour les autres, « Heavy Rain » divise depuis sa sortie. Est-ce un jeu vidéo, un livre animé dont vous êtes le héros ou un film interactif ? Ce qui est certain, c’est que ce titre sorti sur la PS3, un thriller. Avec les figures obligées du genre : la journaliste (ambitieuse et sexy), le détective (privé), le profiler (toxicomane), et un père (divorcé et perdition). C’est autour de ce dernier, Ethan Mars, que va s’articuler l’histoire. Au début, le bobo à qui tout sourit dans sa maison Ikéa-Habitat, catégorie CSP++. Un de ses deux fils meurt, son épouse le quitte, il habite une banlieue. L’aventure ne prend vraiment son envol qu’avec la disparation de second fils. Petit problème : un serial killer, le « tueur à l’origami», rôde dans cette ville du Nord-Est des Etats-Unis. Sa cible préféré ? de jeunes gamins. Un peu de pluie, ça n’a jamais tué personne ? Pas vraiment...

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Suivant un découpage en chapitres, on dirige tour à tour un des personnages sur la piste de l’assassin, dans une ambiance à la «Seven» (trombes d’eau, éclairages sombres, décors suburbains...).

 

Dans une mise en scène identique au cinéma, on accompagne les personnages presque photoréalistes, en temps réel. Parfois trop réel : aller aux chiottes ou se faire cuire des œufs brouillés, ce n’est déjà pas passionnant dans la « vraie » vie. Le gamer hardcore peut parfois s’ennuyer un peu dans ce film participatif plus qu’œuvre vidéoludique, car pas généreux en termes de jouabilité. A la manière d’un «Point and click», le joueur est invité à interagir avec des personnages et des éléments du décor et les phases d’« action » consistent uniquement en des QTE (Quick Time Events), où il s’agit simplement d’appuyer au bon moment sur les boutons. Mais c’est ce qui permet aussi à «Heavy Rain» de s’adresser à un public engourdi de la manette.

Aussi, malgré le déroulement plutôt lent de l’histoire, il faut rester attentif aux propositions affichées à l’écran. Les décisions que vous prendrez, même dérisoires, ont une incidence déterminante sur les relations entre les personnages et le dénouement de l’histoire.

Loin d’êtreun chef d’œuvre, le jeu comporte plusieurs défauts (musique intrusive, déplacements un peu rigides ou parfois un peu patauds), mais ce «Heavy Rain» se déguste comme un bon polar de série.

 

Joël Métreau




Bloch va se lancer dans le streetwear de pointe

Un petit coup de ballet dans l’univers de la chaussure. On connaissait Repetto et ses ballerines so chic sorties des étroites coulisses de l’opéra Garnier pour offrir une pointe de nostalgie à toutes les trentenaires bécebèges. Il faudra désormais composer avec Bloch. L’australien, leader mondial de l’équipement de danse, lancera en juillet une collection « fashion » qui buzze déjà. On y retrouve quelques vêtements inspirés de l’univers du talon-pointe mais surtout des chaussures, mariage quasi-indescriptible entre des ballerines et des tennis, que la marque classe sobrement dans la grande famille des « sneakers ». Vendues entre 80 et 130 €, elles seront dotées de semelles amovibles qui permettront de transformer ces chaussures de ville en véritables chaussons de danse. Idéales pour les entrechats errants.

 

Laurent Bainier

 

 

 
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