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26/02/2010

Décrypter l’opéra, ce n’est pas du gâteau

Avec 700 000 parts vendues dans le monde l’année dernière, l’opéra est l’un des plus gros succès de la pâtisserie moderne. Ce classique des classiques fêtera ses 55 ans en 2010 et la maison que l’on considère comme son créateur, Dalloyau, sortira pour l’occasion une version avec un glaçage blanc. Une révolution pour ce dessert tout noir, au passé plein de zones d’ombre.

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« Trop en avance sur son temps »

Victime de son succès, l’opéra a en effet souvent été copié, et Dalloyau a bien failli en perdre la paternité. L’histoire commence en 1955. Cyriaque Gavillon, pâtissier de Dalloyau, conçoit un entremets avant-gardiste. « L’opéra était tellement singulier dans sa forme que le succès n’est pas venu tout de suite, trop en avance sur son temps sans doute », analyse au dernier Salon du chocolat, en octobre dernier, Christelle Bernardé, la petite fille de Gavillon. Ce qui fera la différence, c’est l’alliance subtile de café et de chocolat. « Jusqu’alors les pâtisseries étaient conservées avec une quantité importante de sucre et d’alcool, ajoute Christelle Bernardé, aujourd’hui directrice de la marque. Avec l’arrivée de la réfrigération, il a pu concevoir cette recette sans alcool tout en réduisant les quantités de sucre ». Permettant du coup le subtil alliage de saveurs. La création sera baptisée opéra en hommage à la scène du palais Garnier, aussi plate et brillante que le dessert éponyme. Mais cinq ans plus tard, Gaston Lenôtre sort son propre opéra et en revendique la paternité. Les spécialistes estiment que la bataille ne s’achèvera qu’en 1988, lorsqu’un article du Monde rend à Dalloyau son bébé sucré. Aujourd’hui Lenôtre ne se bat plus pour l’opéra, dont il livre toujours une délicieuse version. La prestigieuse maison a imaginé en 1991 pour les 200 ans de la mort de Mozart un autre dessert au chocolat. Intitulé Concerto, il est l’un de ses plus gros succès. Et pas le moins calorique.

Recette

Le biscuit. Montez 125 g d’amandes, 125 g de sucre et 4 œufs. Ajoutez 25 g de beurre fondu, 4 blancs en neige et 20 g de sucre. Cuire 10 minutes au four (t° 9).
L’imbibage café. Faites un sirop avec 100 g de sucre et 40 cl d’eau, diluez 10 g de café soluble dans 70 cl d’eau et portez à ébullition. Mélanger les deux et laissez refroidir.
La crème au beurre. Chauffez à feu doux 90 g de sucre et 25 cl d’eau. Battez 2 œufs, versez le sirop et faites refroidir. Ajoutez 170 g de beurre en pommade, et 10 cl de café soluble dilué.
La ganache. Faites bouillir 40 cl de lait entier et 10 cl de crème liquide, puis versez 80 g de chocolat noir 70 %, et ajoutez 20 g de beurre.
Le glaçage. Mélangez 100 g de chocolat et 50 g de beurre de cacao.
Le montage. Déposez une couche de biscuit et imbiber avec un pinceau, recouvrir de crème au beurre, puis d’un biscuit imbibé. Etalez la ganache puis une 3e couche de biscuit. Terminez avec une couche de crème au beurre et finissez par le glaçage.


Hermine Prunier

Les nouveaux chocolats n’ont pas fini de vous surprendre

Du chocolat. Une surprise. Rien de bien œuf sous le soleil ? Faux. Car depuis quelques semaines, Kinder n’est plus le seul à vous offrir un petit cadeau pour vous récompenser d’avoir cédé à vos bas instincts gourmands. Rouge papille, par exemple, s’emploie à cultiver vos bourrelets. Le confiseur a inventé les « gourmandises à lire et à croquer ». Soit un morceau de chocolat de Tanzanie et une pochette surprise renfermant une grande feuille pliée en huit sur laquelle on peut lire des scènes de théâtre, des poèmes ou des devinettes . Au 2.0, on a un faible pour la collection « Voyage et chocolat » (6,80 € le coffret de 8) qui vous fait découvrir les plus grandes teufs de la planète. Croquez… dansez. Vous venez de pénétrer dans le carré VIP de la boîte de chocolats.

Si vous êtes plutôt pole dance, vous pouvez vous rabattre sur les barres de Sophie M. vendus (6,50 €) par paquet de sept grands chocolats, dont trois au lait, ces confiseries remettent au goût du jour le principe des bons points. Les enfants sages collectionneront les images, les autres soigneront leur embonpoint. Sophie M., toujours elle, réinvente aussi les crackers (15 € les 5), ces douceurs avec lesquels les
Anglais se font exploser le ventre. Une fois brisé le sachet dévoile des mini-suprises, petits messages ou oursons en guimauve. Craquant.

 

Laurent Bainier

25/02/2010

« Heavy Rain », le slow thriller

Prétentieux pour les uns, révolutionnaire pour les autres, « Heavy Rain » divise depuis sa sortie. Est-ce un jeu vidéo, un livre animé dont vous êtes le héros ou un film interactif ? Ce qui est certain, c’est que ce titre sorti sur la PS3, un thriller. Avec les figures obligées du genre : la journaliste (ambitieuse et sexy), le détective (privé), le profiler (toxicomane), et un père (divorcé et perdition). C’est autour de ce dernier, Ethan Mars, que va s’articuler l’histoire. Au début, le bobo à qui tout sourit dans sa maison Ikéa-Habitat, catégorie CSP++. Un de ses deux fils meurt, son épouse le quitte, il habite une banlieue. L’aventure ne prend vraiment son envol qu’avec la disparation de second fils. Petit problème : un serial killer, le « tueur à l’origami», rôde dans cette ville du Nord-Est des Etats-Unis. Sa cible préféré ? de jeunes gamins. Un peu de pluie, ça n’a jamais tué personne ? Pas vraiment...

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Suivant un découpage en chapitres, on dirige tour à tour un des personnages sur la piste de l’assassin, dans une ambiance à la «Seven» (trombes d’eau, éclairages sombres, décors suburbains...).

 

Dans une mise en scène identique au cinéma, on accompagne les personnages presque photoréalistes, en temps réel. Parfois trop réel : aller aux chiottes ou se faire cuire des œufs brouillés, ce n’est déjà pas passionnant dans la « vraie » vie. Le gamer hardcore peut parfois s’ennuyer un peu dans ce film participatif plus qu’œuvre vidéoludique, car pas généreux en termes de jouabilité. A la manière d’un «Point and click», le joueur est invité à interagir avec des personnages et des éléments du décor et les phases d’« action » consistent uniquement en des QTE (Quick Time Events), où il s’agit simplement d’appuyer au bon moment sur les boutons. Mais c’est ce qui permet aussi à «Heavy Rain» de s’adresser à un public engourdi de la manette.

Aussi, malgré le déroulement plutôt lent de l’histoire, il faut rester attentif aux propositions affichées à l’écran. Les décisions que vous prendrez, même dérisoires, ont une incidence déterminante sur les relations entre les personnages et le dénouement de l’histoire.

Loin d’êtreun chef d’œuvre, le jeu comporte plusieurs défauts (musique intrusive, déplacements un peu rigides ou parfois un peu patauds), mais ce «Heavy Rain» se déguste comme un bon polar de série.

 

Joël Métreau




Bloch va se lancer dans le streetwear de pointe

Un petit coup de ballet dans l’univers de la chaussure. On connaissait Repetto et ses ballerines so chic sorties des étroites coulisses de l’opéra Garnier pour offrir une pointe de nostalgie à toutes les trentenaires bécebèges. Il faudra désormais composer avec Bloch. L’australien, leader mondial de l’équipement de danse, lancera en juillet une collection « fashion » qui buzze déjà. On y retrouve quelques vêtements inspirés de l’univers du talon-pointe mais surtout des chaussures, mariage quasi-indescriptible entre des ballerines et des tennis, que la marque classe sobrement dans la grande famille des « sneakers ». Vendues entre 80 et 130 €, elles seront dotées de semelles amovibles qui permettront de transformer ces chaussures de ville en véritables chaussons de danse. Idéales pour les entrechats errants.

 

Laurent Bainier

 

 

18/02/2010

Un peu de Barbie dans un monde de barbus

1902-MAG-SHOPPING-barbie2.jpgDrame de la précarité professionnelle : à près de 51 ans, Barbie s’apprête à exercer son 126e métier. L’ex-dentiste, ex-astronaute, ex-michto a passé son dernier congé individuel de formation à s’envoyer des manuels de C++. Résultat  : début 2011, elle deviendra ingénieure informatique. Une reconversion pas forcément glamour, mais qui ne surprend pas les spécialistes du mannequin en plastique. « Le modèle de la femme poupée oisive, qui n’incarne que la beauté, est révolu depuis longtemps, explique Armelle Le Bigot directrice du cabinet d’études marketing ABC+ et experte du monde du jouet. A la différence des garçons, les petites filles se sont progressivement ouvertes aux modèles dits masculins. Et comme Barbie suit l’évolution de la société, elle s’est naturellement mise aux nouvelles technologies et à l’Internet. »

La poupée qui fait Lol


Pour être sûr de coller parfaitement à son temps, c’est justement sur le1902-MAG-SHOPPING-barbie1.jpg Web que Mattel, le fabricant de la poupée culte, est allé chercher l’inspiration. La marque a lancé en début d’année un bilan de compétences en ligne. Exit l’architecte, l’écologiste ou la chirurgienne... Le vote des petites filles s’est porté sur le métier de journaliste TV, qui sera donc la 125e profession de la femme de Ken (sortie fin 2010). Tous âges confondus en revanche, c’est l’informaticienne qui a décroché la palme. Car si Barbie, avec son portable rose et son oreillette bluetooth trop kawaï n’a pas l’air d’une nerd, ses fans, elles, sont en passe de devenir de vraies geekettes.

Malin, Mattel enfonce le coin. « Comme les dernières poupées de la marque, ces deux modèles seront vendus avec un code spécifique qui offre un accès à des jeux en ligne », détaille Nicolas Houssin, directeur marketing de Mattel France. Les petites filles qui se rendront sur le site pourront en profiter pour participer au grand casting organisé à partir de lundi. Plusieurs d’entre elles seront choisies pour rencontrer les huit incarnations des nouvelles Barbie, parmi lesquelles la pilote de chasse Virginie Guyot, la chef Hélène Darroze ou encore la danseuse étoile Isabelle Ciaravola... Une manière de rappeler que les petites filles aspirent à des carrières différentes mais qu’elles jouent toujours à la poupée pour les mêmes raisons. « Ce jouet sert depuis sa création à deux choses, affirme Armelle Le Bigot. D’une part, il s’inscrit dans un modèle inspirationnel. Barbie, c’est le Spiderman ou le Batman des filles. Leur héroïne. D’autre part, elles permet la catharsis. Quand une fille joue avec une poupée maîtresse d’école, elle règle tous les problèmes qu’elle a pu avoir dans la journée avec son institutrice. » On sait maintenant avec quelle poupée les fillettes règleront leur problèmes de Firefox qui plante.

 

Laurent Bainier

15/02/2010

« Fêtez la saint-valentin le 13 février »

Avec la Bible, c’est le seul livre que Paris Hilton ait emmené dans sa cellule pour égayer ses trois jours de détention. L’Art de la séduction, le best seller de l’Américain Robert Greene écrit en 2001, a attendu neuf ans avant d’être traduit en français. Ce gros pavé n’est pas forcément le cadeau idéal pour un homme ou une femme mariée qui souhaite le rester, mais c’est une vraie lueur d’espoir pour les recalés de la Saint-Valentin.

lart-de-la-seduction.jpgVous venez des Etats-Unis pour nous apprendre la séduction. Le mois prochain, vous nous expliquez comment faire du pain ?

J’ai longtemps hésité à traduire ce livre. C’est vrai, les Français sont les plus grands séducteurs de l’histoire. Mais on a toujours besoin de conseils.

« Faites l’amour pas la guerre », on oublie. A vous lire, on comprend que c’est la même chose...

C’est évidemment beaucoup moins sérieux que la guerre. La séduction est un jeu, mais un jeu stratégique. Draguer quelqu’un, c’est comme faire le siège d’un château. Il faut établir un plan, démolir une à une les murailles du défenseur, et mener l’assaut final. Ce n’est pas surprenant si autant de stratèges, qu’ils soient guerriers ou politiques, sont de grands séducteurs.

Vous pensez à Nicolas Sarkozy ?

(Rires.) Non, plutôt à Napoléon. Dans votre couple présidentiel, c’est Carla la séductrice et Sarkozy le séduit.

Si l’on veut éviter la guerre de tranchées, quelle est la stratégie idéale?


La clé, c’est de bien choisir sa cible. Il faut identifier une personne qui a un manque et venir le combler. Les gens pleinement heureux sont quasiment impossibles à séduire.

Et trouver quelqu’un à qui l’on plaît physiquement. C’est plus simple non ?

Non ! Nous ne sommes pas des animaux. La différence de base, c’est que nous sommes en rut permanent, toujours disponibles pour faire l’amour, potentiellement avec n’importe qui. Du coup, nos sociétés ont réglementé ce comportement, inventé des tabous, des interdits, codifié les phases de séduction. La drague est devenue psychologique bien plus que physique. Du coup, ça se travaille. Il faut apprendre à en maîtriser les codes si l’on veut trouver chaussure à son pied.

Pourquoi n’enseigne-t-on pas la drague à l’école ?

Parce qu’on ne trouverait pas ça assez romantique. La séduction est très technique, mais elle doit toujours passer pour quelque chose de non calculé.

La Saint-Valentin, ça c’est romantique. C’est LA date pour une offensive?

C’est tous les jours le moment de passer à l’attaque. Tous les jours sauf la Saint-Valentin. C’est trop attendu. Mieux vaut déclarer sa flamme le 13 ou le 15, c’est plus surprenant, donc plus efficace.

 

 

 

recueilli par Laurent Bainier

11/02/2010

Laisse les gondoles à Venise et pars à Giudecca

 

1202-MAG-WEE-VENISE.jpgSûr de votre romantisme inné, vous avez invité Mademoiselle à un week-end de Saint-Valentin à Venise. C’est quand elle a ouvert l’enveloppe cadeau et vous a regardé en surjouant un peu l’étonnement que vous avez mesuré l’étendue de votre boulette. Venise, les gondoles, l’amour : d’autres y ont pensé avant vous. Heureusement, nous sommes là pour vous sortir des canaux battus. A seulement quelques minutes de l’agitation de la place Saint-Marc, on vous emmène en un petit saut de vaporetto découvrir la Guidecca. Cette île tranquille de 300 mètres de large, presque campagnarde, se compose de huit îlots séparés par des canaux un peu plus larges qu’ailleurs.

Elle donne d’un côté sur le sestiere du Dorsoduro, l’un des quartiers les plus agréables de Venise, et de l’autre sur la lagune. Les façades qui bordent le canal della Giudecca sont certainement moins prestigieuses que celles qui se dressent fièrement le long des Zattere du Dorsoduro. Mais les vieilles maisons où habitent les pêcheurs et les ouvriers jouxtent quelques demeures somptueuses. En passant, arrêtez-vous pour visiter la chiesa del Redentore, une église édifiée par Palladio après la peste qui ravagea la cité à la fin du XVIe siècle. Si elle est ouverte, n’hésitez pas à jeter un œil à la sacristie : un vrai petit bijou ! Sur quelques mètres carrés sont réunis des tableaux de Véronèse, Vivarini, Palma le Jeune, Bassano... Faites aussi un petit détour 1202-MAG-WEE-GIUDECCA.jpgpar les chantiers navals où les bateaux à moteur côtoient les barges et les gondoles en attendant d’être réparés.

Canal historique

Mais la Giudecca ce sont aussi des bâtiments industriels datant du XIXe siècle qui donnent sur de petits jardins privés et sur des potagers. Aujourd’hui, ces usines désaffectées retrouvent un second souffle avec l’installation de petites start-up. Rassurez vous, ces nouveaux aménagements n’ont pas entamé la sérénité de l’île qu’appréciaient déjà en leur temps de grands noms comme Michel-Ange ou Musset. Allez-y pour une balade paisible le long de ses quais, qui offrent une vue superbe sur Venise et sur l’entrée du Grand Canal, comme celle dont profitaient autrefois les voyageurs arrivant de la mer. Vous y puiserez peut-être l’inspiration nécessaire pour une Saint-Valentin 2011 plus originale.

 



La rédaction du Routard

al Redentore. Adresse simple et bien tenue, ouverte sur le quai, avec vue sur Santa Maria della Salute et la place Saint-Marc en face. Pour les babines, une cuisine variée, bien vénitienne. Bar attenant, investi par des fidèles du quartier. En face de l’arrêt Redentore. Tous les jours sauf mercredi. Carte 25-30 €. Fondamenta San Giácomo. Tél : 041-520-60-96.

Mistra Au 1er étage d’un entrepôt, dominant le petit port au sud de la Giudecca. Une fois grimpé par la passerelle extérieure en fer, on pénètre dans une grande salle lumineuse avec de beaux volumes. Le midi, surtout fréquenté par les ouvriers des chantiers et propose des plats simples et économiques. Le soir, pour les Vénitiens et les touristes, la carte offre plus de choix et une cuisine plus raffinée orientée vers la mer. De 9 h 30 à 1 h 30, fermé lundi soir et mardi. Service 12 h-14 h, 19 h 30-22 h 30. Plats du jour ou carte 40 €.

Fondamenta San Giacomo, Giudecca, 212 A. Tél : 041-522-07-43.

Hotel Cipriani Un des hôtels les plus luxueux de Venise. A défaut d’y dormir, vous pouvez toujours aller y prendre un verre. Si vous êtes malin, essayez de prendre le bateau réservé aux clients de l’hôtel pour faire une arrivée remarquée à Saint-Marc ! Vaporetti numéros 2, 41 ou 42, arrêt Zitelle.

A lire : guide du Routard « Venise 2010 ».

 

 

 

 

 

 

04/02/2010

Souvent, la roulette frustre

Qu’est-ce qui sépare un masturbateur chinois obèse d’une conteuse polonaise insomniaque ?

Un simple clic sur le bouton « next » de Chat Roulette. Phénomène Internet de ces derniers jours, chatroulette.com est un site de dialogue par webcam où personne ne choisit qui il va voir. Ici, vous ne sélectionnez pas votre interlocuteur sur des critères quasi scientifiques comme le tour de poitrine ou le nombre de kilomètres le séparant de votre conjoint officiel. Non. Vous lancez votre caméra et vous en remettez au hasard. S’il fait mal les choses, vous cliquez sur « next », qui vous permet de faire disparaître la personne qu’on vous propose et de découvrir la suivante. D’étudiants bourrés en nazi beuglant, vous draguez le Net à la recherche d’une pépite comme d’autres écument les chaînes du câble en quête d’une redif de Derrick. Avec une probabilité plus forte, toutefois, de tomber sur XXL que sur Public Sénat.

Déconseillé aux mineurs, ce sport à mateurs est peu recommandé aux gros ego. Se faire congédier sans même avoir eu le temps de dire « hello » peut vexer. Etre zappé par Eve, l’internaute de ses rêves, et tomber sur Kiki, ventriloque masqué débutant, peut frustrer. Pour se désinhiber, la tendance est au Chat Roulette en bande, à cinq ou six potes derrière un seul ordi. A défaut de multiplier les pelles, on peut ainsi mutualiser les râteaux.

 

 

 

Laurent Bainier

21/01/2010

Gérer sa « To do list », ce n’est pas dur

Non, les listes ne servent pas qu’à générer du trafic Laponie-France au moment de Noël ou à s’assurer qu’on ne recevra pas quatre fois la même bouilloire en inox à son mariage. Ecrire une To Do, une liste des tâches à accomplir, est un moyen efficace de gagner du temps ou à défaut, de le tuer en se donnant des airs de cadre américain ultra-organisé. Pour devenir une bête du pense-bête, suivez notre liste cadeau.

2201-MAG-UNE-MAIN LISTE.jpg 1. Soulager ses neurones


Dresser une To Do, c’est avant tout gagner du temps de cerveau disponible. Que ce soit pour mater des pubs, briller à « Tetris » ou trouver une solution à la crise économique internationale, on a tous besoin de soulager ses neurones. « Si elle est bien faite, une liste permet de rester concentré sur ce qu’il y a à faire, d’être sûr de ne rien oublier, de vérifier qu’on avance et de ne pas perdre le fil de ce qu’on était en train de faire, même après une interruption », explique Laurence Einfalt, conseillère en organisation personnelle (www.agence-jara.com) et coauteur du guide S’organiser, tout simplement (Eyrolles). « Il faut reconnaître que notre mémoire n’est pas aussi fiable que nous le croyons. On se rappelle souvent les choses à faire quand ce n’est pas le moment ou quand on n’est pas disponible pour passer à l’action. »

2. S’étendre sans se répandre


Il en va des listes comme des jupes : plus c’est court, plus ça stimule. Attention toutefois à ne pas être trop allusif. Ecrire « bureau » pour penser à y aller au moins une fois dans la semaine, ça va, mais se contenter de « vacances » pour se souvenir de tout ce qu’on a à faire avant le départ est une mauvaise idée. « Pensez "action" !, explique la consultante. Une liste utile est composée de phrases contenant un verbe (commencer, écrire, répondre, rappeler...). Vous la constituez au fur et à mesure que les événements ou les idées arrivent. »

3. Cocher dès le premier soir


Pour décorer votre frigo, il existe des magnets. Les Post-It, eux, doivent toujours rester à portée de main. D’ailleurs, listo en castillan signifie malin ET prêt. Ca n’a rien à voir avec le sujet mais c’est un bon moyen mnémotechnique pour vous souvenir qu’une fois vos tâches consignées, il faut passer à l’action. N’oubliez pas de rayer immédiatement ce que vous avez accompli : c’est bon pour le moral. Et relisez régulièrement vos pense-bête pour les mettre à jour. « C’est primordial de compléter en continu, estime Anne-Claire, fondatrice du groupe Facebook "J’aime faire des listes". Cela permet, de le réajuster, de réaliser nos mutations interieures ou encore de se souvenir de ce qu’on voulait faire et que l’on n’a pas pu réaliser ».

4. Lister les listes


Comme toutes les addictions, la listomanie peut devenir envahissante. Projets, vêtements, repas ou conquêtes potentielles, vous coucherez tout sur le papier. A ce moment-là, il sera crucial de faire une liste de vos listes. « Quand elles s’accumulent, le risque est de ne plus savoir où commencer, explique Ronan d’Haese, éditeur du site www.gagnerdutemps.net. Il faut donc les contextualiser. En dresser une pour la cuisine, une pour le bureau, une autre pour les tâches du week-end, c’est le meilleur moyen de ne rien oublier.

5. Fouiller le Net


Sur la Toile, les sites dédiés à la création de listes ne manquent pas. Todoist.com, rememberthemilk.com ou toodledo.com, pour ne citer qu’eux vous aideront tous à gérer vos tâches, seul ou en groupe. Mais pour beaucoup, rien ne remplace le couple crayon à papier/bloc-notes. « Faire une liste et la perdre, c’est dommage, rappelle Laurence Einfalt. Le choix du support dépend de votre aisance à la saisie: pour 90% des gens, écrire va plus vite et vient plus spontanément que taper sur un clavier. Pour ceux dont l’essentiel du travail se fait à partir d’un PC et d’un smartphone, un site comme Remember the Milk peut être une solution. » Là où le Web est particulièrement utile, c’est dans les classements tout faits. Sur 20minutes.fr, vous trouverez des milliers de top-listes déjà établies par des internautes. « Si vous voulez reprendre le sport ou partir en voyage, vous trouverez des mémos déjà rédigés sur les choses à faire ou les objets à acheter. C’est un gain de temps considérable », assure Ronan d’Haese.

6. Ne pas oublier la prochaine

Le plaisir ultime du listomane est de railler ceux qui ne rayent pas, les incultes qui comptent encore sur leur mémoire pour organiser leur journée. Mais on bascule vite du mauvais côté de la Force. Pensez à reporter à chaque fin de journée les tâches non accomplies sur le mémo du lendemain. Terminez donc systématiquement vos pense-bête par ce mantra « To do : liste des choses à faire pour demain ».



Laurent Bainier

 
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