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25/09/2008

Pourquoi les marchés marchent à Londres

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Le week-end, elles enva­hissent sans retenue le moindre mètre carré de trottoir, excitant les branchés en quête de bonnes affaires. Welcome dans l’incroyable univers des puces londoniennes ! Mais attention, si votre portefeuille vous démange un peu trop, vous risquez vite de passer pour un pigeon… L’équipe du 2.0 a battu le pavé pour vous dénicher les bons plans de la chine à Londres.

Une route pas très roots
Samedi midi, direction les puces de Portobello Road. C’est dans cette rue parsemée de petites bicoques colorées que Hugh Grant faisait tomber Julia Roberts dans la comédie romantique Coup de foudre à Notting Hill. Mais une fois l’exotisme architectural dépassé, l’ambiance retombe d’un cran. Plongé au cœur d’une horde de touristes à sac à dos, on survole des étalages de bibelots sans intérêts. Porcelaines, camelote faussement vintage et croûtes aux couleurs passées, l’offre a juste de quoi satisfaire une clientèle familiale peu regardante sur l’originalité. La cinquantaine bien tassée, Sam s’adonne au commerce de bijoux fantaisie : « Por­tobello, c’est le paradis des Japonais qui viennent chercher un souvenir mais tout les produits viennent de Chine ! »

Un chien cyber plein de puces
2609-MAG29-LONDRES02.jpgUn poil déçus mais loin d’être abattus, on file à Camdem, dans le nord de la cité. L’atmosphère change du tout au tout. Dans les ruelles sombres de ce quartier populaire, on chine des denrées inédites. Tee-shirts trash, robes vintage et accessoires fashion, le bazar fourmille d’idées cadeaux. Au bord du canal qui draine la Tamise, les badauds se sifflent bière sur bière. Clou du spectacle, le shop Cyberdog vous noie dans un environnement post-punk futuriste où les vendeurs sortent tout droit d’un épisode de Matrix sous MDMA. Sapes fluos, casquettes improbables et gadgets high-tech s’étendent sur 1 000 mètres carrés. Un DJ over-piercé balance de la techno hard­core à 120 décibels. Ames sensibles s’abstenir.

A voir et à manger

2609-MAG29-LONDRES03.jpgNettement plus calme mais encore plus hype, le Sunday Up Market est le spot shopping à la mode du dimanche. Perdue entre les innombrables restaurants pakistanais de Bricklane, une énorme halle est réquisitionnée par les artisans bijoutiers tendance, les stylistes en herbe et les vendeurs de vieux vinyles. Dans cette caverne d’Ali Baba bercée par un brouhaha bon enfant, on se gave de world-food en écoutant du reggae. Le stand de cuisine éthiopienne est particulièrement prisé par les bobos londoniens qui viennent se remettre de leur cuite de la veille. Bonne nouvelle, ce marché est aussi ouvert aux touristes. A chiper, à shopper !

Cédric Couvez

Les séries britanniques cartonnent aux Etats-Unis

 

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La version américaine de la série britannique «Life on Mars» arrive le 9 octobre sur ABC. Une entrée qui confirme la tendance : les chaînes US puisent dans le réservoir des séries british. Catherine Schöfer, directrice générale de Téva qui mettra bientôt à l’antenne «Mistresses», drama sur la vie sentimentale complexe des trentenaires, confirme : «Aux Etats-Unis, cette série a été repérée et devrait être adaptée pour Lifetime. Cela arrive de plus en plus.» Démonstration : depuis 1999, les Américains ont, entre autres, adapté «Black Pool» sur CBS, «Coupling » sur NBC, ou encore « Spooks » (« MI5 » en France) sur A&E Network.

 

Des fictions mêlant regard décalé, histoires réalistes et héros imparfaits – avec en plus un petit accent so exotic. Une « british touch » qui plaît tant que la BBC va délocaliser un bureau à Los Angeles, selon The Hollywood Reporter. A sa tête, Jane Tranter, la chef de la fiction qui avait amorcé le rapprochement GB-USA avec la mini-série « Rome », lancée en 2005 par HBO et la BBC.

 

 

La tendance se confirme. Pour la rentrée 2008 : sur 68 séries lancées aux Etats-Unis, trois sont des adaptations britanniques – «Life on Mars», donc, « Kat & Kim » également sur ABC, le 9 octobre, et « The 11th hour », sur CBS à la même date. Des chiffres qui cachent une réalité plus ample. Sheily Lemon, consultante chez Imca explique : « Ce n’est que le nombre de nouvelles séries proposées sur les networks américains, on ne compte pas les reconductions des séries déjà lancées. » Ni les exports en cours, ni les lancements en milieu d’année tels « Generation Kill » ou « Secret Diary ol a Call Girl ». Et la tendance s’étend au grand écran : Ben Affleck sera en avril prochain à l’affiche de l’adaptation ciné de « State of play », incursion dans les coulisses du pouvoir britannique.

Bérénice Dubuc

Les bons plans du Routard à Shoreditch

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Shoreditch, un quartier de rave

 

Oui Big Ben, la Tower of London, c’est sympa. Mais une petite demi-heure devant un docu de la BBC, posé dans votre canapé, devrait vous suffire pour découvrir ces joyaux de la couronne. Pour saisir l’air (très frais) du temps à Londres, mieux vaut sortir un peu des quartiers touristiques. A quelques encablures de la sérieuse City, Shoreditch était il y a peu très popu, elle est aujourd’hui hyperpopulaire chez les clubbers. On y trouve tout ce qu’il faut pour faire la fête de la nuit tombée jusqu’à l’after au petit matin.

En fin de journée, remontez Bricklane en prêtant une oreille distraite aux rabatteurs des restos indiens. Arrêtez-vous plutôt au Fifteen chez Jamie Oliver (Jamie O pour les intimes). Le célèbre chef anglais a ouvert un resto au concept très sympa. Au rez-de-chaussée, une trattoria décontractée-chic avec des tarifs abordables et au premier, un resto plus cher qui sert une nouvelle cuisine anglaise mâtinées d’influences méditerranéennes. Le service est assuré par des jeunes en réinsertion et les profits sont reversés à l’école hôtelière créée par Jamie Oliver. L’occasion de bien manger en faisant une bonne action.

Ensuite, pour s’éclater sur la piste ou boire un verre, direction une des nombreuses boîtes branchées du quartier. Au choix, The Loungelover, genre de vaste hangar aménagé à la fois baroque et kitsch. C’est là que Madonna a fêté ses 47 printemps. Pas mal non plus, New Foundry, une ancienne banque recyclée avec un décor totalement hétéroclite, du mobilier chiné aux caleçons, en passant par des portes de voiture. Ambiance tout aussi loufoque avec des performances de DJ, des mini-concerts, des expos en tout genre… Nous, nous préférons le Bar Music-Hall et le Hoxton Bar. Ils ne paient pas de mine mais on peut prendre un verre avec les branchés du quartier. Enfin, si la France vous manque, découvrez la Favela Chic, antenne londonienne du club parisien. La nuit y est encore plus chaude.

La rédaction du Routard

 

Comment se maquiller comme une Bentley volée

Les demoiselles british ont toujours eu un sens de la mode particulier. Du cliché «elles se fringuent n’importe comment», il ne reste plus qu’une tache, habilement piétinée par des talons aiguilles. Petit tour d’horizon du nouveau London Street Style, alors que la Fashion Week bat son plein.

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Au Sunday Up Market, le 21 septembre 2008


• Plus longs, les faux cils Adieu pots de peinture, hello faux cils Shu Uemura! En pointes, avec des strass ou encore des plumes, rien n’est trop tendance pour la Londonienne, le soir venu. En revanche, le bouton bourgeonnant est strictement interdit. La peau doit être parfaite et les joues bien roses. Si les couleurs fluo se font désormais discrètes, les paillettes et bijoux de peau refont surface, soulignés d’un trait d’eye-liner. On étincelle, mais on n’est pas là pour faire de l’ombre au lustre de la reine non plus.


• Plus haut, le talon La nuit tombée, à moins de faire 1,80 m, la belle se perche sur des hauts talons. Très hauts talons. Cet hiver, les escarpins vernis qui font gagner 5 centimètres seront cantonnés au bureau. Il faut plutôt miser sur le 10 centimètres minimum, et apprendre à se dandiner avec. Car nombre de Londoniennes finissent avec des entorses le vendredi soir. Bref, il faut juste ne pas avoir le vertige. Ou les chevilles fragiles.


• Plus courte, la tenue La Britan­nique lambda le sait bien : plus c’est court, plus la file de prétendants s’allonge. Si les nombrils sont planqués par des tee-shirts Top Shop ou Urban Outfitters et des hauts à fines bretelles Karen Millen, les jupes ou les robes sont archicourtes. Au point de devoir sérieusement cogiter le passage dans les escaliers ou, damned, la position assise.


• Plus warrior, le maquillage L’ex­centrique a toujours eu sa place à Londres. Bien sûr, on trouve toujours de la punkette et de la néo-bab sur Oxford Street. Mais la dernière tendance, c’est le maquillage type guerrière. Il s’agit en fait de dessiner des motifs plus ou moins élaborés sur le visage, genre une bombe ou une balle sur la pommette ou entre les yeux. Le plus facile et le plus hype : deux traits de couleur tracés avec le majeur et l’index, genre quaterback. Enfin, à éviter les jours de match de foot, sans quoi on se retrouve au milieu des supporters en folie…

Ulla Majoube

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Quelles marques cartonnent à Londres?

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Les nouvelles marques sans Spencer ! Une multitude de stylistes londoniens surdoués prennent le pouvoir outre-Manche. Et, bonne nouvelle, leurs créa­tions commencent enfin à débarquer à Paris. Parmi ces petits génies du chiffon, le meilleur copain du top Agyness Deyn, Henry Hol­land s’impose comme le fer de lance d’une génération prête à mixer les nombreuses influences qui ont bercé leur jeunesse. Avec des tee-shirts aux gigantesques impressions, bustiers à gros pois blancs sur fond noir et une collaboration avec Levi’s pour une paire de jeans trash, sa mar­que House of Hol­land cartonne. Dans une veine plus psychédélique, la marque Cassette Playa truste le devant de cette nouvelle scène. Sponsor officiel de la chanteuse M.I.A, un hoodie délirant en oversize vous garantira une « club credibility » toute la saison.

Cédric Couvez

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Où faire son shopping à Londres?

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Londres est-elle la capitale européenne du shopping ? Un petit tour dans la City permet vite de se faire une idée. On commence la visite des enseignes branchées dans le quartier de Soho, le gay Marais local. Au 57 Greek Street, vous y trouverez Kokon To Zaï, le petit shop qui accueille le plus grand nombre de mannequins au mètre carré. Fripes de luxe signées Raf Simons, dernière collection de Cassette Playa... Le magasin de poche propose également une large sélection de bottes et d’accessoires hype. Un point de chute idéal pour se concocter un look de clubber british.


Le secteur de Covent Garden est aussi une des artères centrales du magasinage hype. La chaîne Urban Outfitters y a installé un de ces concept stores où les amoureux de streetwear chic chinent le dernier tee-shirt à la mode. Les femmes ont, elles, l’embarras du choix. Robes, tops et rouge à lèvres Hello Kitty, l’offre est pléthorique et les tarifs variés.

Les touristes plus fortunés iront pointer le bout de leur nez au célèbre Dover Street Market dans le Mayfair. L’enseigne est à Londres ce que Colette est à Paris: un must. Les pièces tendance d’Alexander McQueen ou  Stella McCartney y sont distribuées. Mais attention, les prix n’ont absolument rien d’abordable…

Cédric Couvez

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Les meilleurs blogs pour découvrir Londres

 

A Londres, la mode du legging est presque terminée. Mais celle du blogging est toujours vivante. La capitale compte, avec New York et Paris, parmi les places fortes des blogs. On vous laissera trouver seul les centaines de pages consacrées à la politique, le shopping et la gastronomie pour se concentrer sur l'underground. Petite sélection d'adresses pour faire du post à post dans les quartiers sombres de la ville:

Sub Urban

Depuis Jack l'Eventreur, personne n'avait exploré avec autant d'obstination les entrailles londoniennes. Stoop et JonDoe, deux légendes suburbaines, livrent sur ce site, jour après jour, les résultats de leurs explorations souterraines. Egoûts, conduits, stations désaffectées, rien n'échappe à ces deux aventuriers qui préfèrent rester dans l'ombre pour éviter des tracas avec la justice. Et comme la capitale n'a plus de secret pour eux, ils partent régulièrement explorer le reste du pays. Attention, ils ont un pète au casque de spéléo.

 

Spacehijackers

On les surnomme les «anarchitects» parce qu'ils s'emparent de l'espace public pour l'aménager à leur façon sans y avoir été invité. Sur leur blog, les Spacehijackers décrivent leurs parties de cache-cache avec les Bobbies. ces Londoniens organisent des fêtes sauvages dans le métro, des parties de cricket en pleine city ou des concerts en costards. Et pour fêter Noël, ils se glissent chez Harods au moment et se promènent par dizaine avec un tee-shirt «tout à moitié prix dans ce magasin». Certes, ils n'aiment pas les journaux gratuits mais nous on les adore.

 

London Underground

Une pub pour le film La Loi et l’Ordre photographiée à Stockwell, où un Brésilien confondu avec un terroriste avait été tué en 2005. Sur l’affiche, le slogan du film : « Il n’y a rien de mal à se tirer dessus, à condition que la bonne personne soit tuée. » Ça ne s’inven­te pas, ça se déniche sur ce blog consacré aux perles du métro londonien. Un tube outre-Manche.

 

All in a days work

London Cabby est verseau, il a 46 ans et kiffe les masques de catcheur. C'est tout ce qu'on sait de lui. Ah oui, il est aussi chauffeur de taxi, à Londres et sur son blog il livre des tranches de vie de ses concitoyens. «Son saxo jaune connaît toutes les rues par coeur, tous les p'tits bars, tous les coins noirs...» Souvent drôle, toujours long.

Pigeon Blog

Brian est le premier pigeon blogueur et il niche sous les toits de Londres. Entre deux fientes sur des capots de cabs, il dissèque la vie de ses congénères, des humains qui les nourrissent et de ceux qui les chassent. Sensible aux questions environnementales, il encourage, photos à l’appui tous les volatiles à emprunter l’Underground. Un oiseau rare.

Laurent Bainier

 
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