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16/04/2009

Cils XXL: la bonne brosse pour mon boss

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Le complot de la société pour mettre les femmes à la bourre au travail ? Le mascara. Les brosses XXL récemment sorties sont censées allonger et épaissir le cil vite fait bien fait. Que nenni ! Car plus la brosse est épaisse, moins elle en met à chaque passage (ou alors vous barbouillez vos paupières aussi. C'est un genre). Pour maquiller ses yeux de biche et arriver à l'heure au bureau, le 2.0 vous explique quelles maxi-bestioles prendre en fonction de votre temps de ravalage de façade…

G Je suis en RTT Optez pour le Bad Gal de Benefit (21,50 €). Le résultat est superbe, mais il faut prendre le temps de passer plusieurs couches.

G J’ai 25 minutes Laissez-vous 5-10 minutes pour le mascara afin de passer 2 ou 3 couches. Le Volume Clubbing de Bourjois (13,50 €) donne un bon résultat. L’Extra-volume Collagène de L’Oréal (15,50 €) se met facilement pour un résultat assez net. Optez quand même pour les versions waterproof ou gare au panda…

G J’ai 15 minutes En 5 minutes., le Colossal Volum’Express de Gemey-Maybelline (12,50 €) offre les meilleurs résultats, se met aisément et tient sans trace. Le Volume Nanodéfinition de Nivea (14,95 €) semble pâteux à la sortie du fourreau, mais n’encrasse pas les cils lors de la pose.

G J’ai 5 minutes Pour tout ravaler ? Vous êtes déjà à la bourre…

Ulla Majoube

13/11/2008

Kids in Glass Houses: "On est devenu un vrai groupe"

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Vous les avez choisis devant Fightstar et Failsafe, nous les avons interviewés! Aled Phillips, chanteur de Kids in Glass Houses, nous parle tournée, design et bières...


Vous avez été élu par nos internautes, heureux?
Je suis assez content d’avoir battu Fightstar et Failsafe!

Depuis votre formation en 2004, vous avez fait du chemin!
Au départ, c’était pour occuper notre temps libre après les cours. On jouait peu et c’était surtout une bonne excuse pour avoir des bières à l’œil ! Et puis c’est devenu plus sérieux en 2006 après la sortie d’un EP. Les Lostprophets, également gallois, nous ont repérés et nous ont demandé de faire leur première partie. Après, tout s’est enchaîné et on est maintenant devenu un vrai groupe.

Un « vrai » groupe?
On n’avait pas le sentiment d’en être un avant ! On avait pas beaucoup de morceaux et on n’avait pas une grosse expérience de la scène. C’était formateur, mais je ne pense pas qu’on était prêts quand on a fait la tournée Lostprophets.

Votre premier album, Smart Casual, sort le 17 novembre. Comment l’avez-vous abordé?
On a passé 2006 à écrire des morceaux. Nos goûts sont très variés et vont de Glassjaw à Police… On a pris notre temps car on n’avait signé avec aucun label et, donc, pas de contrainte de temps. C’était assez relax. On a enregistré en novembre 2007 ensemble dans une pièce, comme pour un live. A la cool.

Sans label et sans finance?
En fait, un ami, le producteur Romesh Dodangoda, nous a permis d’enregistrer dans ses studios à condition qu’on signe sur son label. Sinon, on n’aurait pas pu, faute d’argent !

Vous êtes sur la route non-stop depuis et avez ouvert pour Manic Street Preachers et Goo Goo Dolls entre autres. Ça se passe bien?

Pour les Manic, ça s’est passé le mieux possible… avec leurs fans, qui, de toute évidence, ne nous ont pas à la bonne ! C’est bien quand on arrive à retourner une salle, quand on finit le set et qu’on les a conquis. C’est une sacré expérience !

Vous avez l’air claqué…
On est en tournée européenne depuis quatre semaines. C’est génial, on s’amuse bien. C’est ce que je préfère, être sur scène. Mais il y a les longues heures de bus entre chaque ville… Mais c’est sympa de repartir de zéro, d’aller à la conquête du public, car on n’est pas connus en Europe. J’ai hâte de voir Milan, Barcelone et Paris. Et de goûter la nourriture en Italie et en France ! On arrive à profiter de notre peu de temps libre pour visiter. Certes, on ne peut pas tout visiter en 4 heures…

Sur votre blog, vous craigniez le rhume. Vous l’avez évité?

Non! J’ai été super malade il y a un mois. Mais j’avais prévu. J’avais ma pharmacie! Le blog est un bon moyen de rester en contact avec les fans, de leur donner un petit peu plus. Ils achètent le CD, vont au concert, et c’est sympa de continuer l’interaction. Et puis c’est drôle. Phil (le batteur) fait aussi des photos. Il a longtemps étudié la photographie. Il a acheté un appareil super cher le mois dernier…

Ça rend le groupe plus accessible, aussi…

Oui! Ça donne une idée précise de ce qu’est la vie d’un groupe. Perso, pour mes groupes préférés, j’aime découvrir ces petites choses du quotidien. C’est un autre regard.

Le design de votre merchandising est particulier. C’est voulu?

Je fais tous les graphismes moi-même. C’est important, car, au final, les tee-shirts et autres sacs sont ce que les gens gardent après un concert. J’en suis fier et ça m’amuse beaucoup. J’ai fait des pandas, des animaux… Mais c’est le plus simple qui se vend le plus, celui avec juste le nom du groupe.

01/11/2008

Gagnez des places pour voir les Pigeon Detectives!

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The Pigeon Detectives est en concert le 5 novembre au Trabendo, à Paris. Et nous avons des places à vous faire gagner! Alors laissez-nous des commentaires et nous choisirons les petits veinards.

Mais qui c’est, déjà?
The Pigeon Detectives est un quintet en provenance de Leeds (Royaume-Uni). Créé en 2002, le groupe s'est déjà taillé un joli succès outre-Manche avec son premier album pop-rock, Wait for Me. Ils sont revenus, guitares en main, avec leur deuxième album, Emergency (sortie le 9 juin).

Leur site et leur MySpace

Et c’est quoi comme style? De la pop-rock, toutes guitares dehors. La preuve en vidéos…

This is an Emergency

 

Everybody Wants Me

 

Take Her Back

 

Ulla Majoube

Trois groupes qui vont chez le même coiffeur: qui allons-nous interviewer?

Allez, cette semaine, c’est le retour des guitares semi-hurlantes. Mais surtout, c’est tout un style capillaire qui s’affiche. En gros, nous soupçonnons fortement les chanteurs de ces groupes de se donner rendez-vous chez le même coiffeur… Alors, qui de ces trois groupes au chanteur-à-la-mèche-rebelle-archi-travaillée allons-nous interviewer?


Kids In Glass Houses

KidsInGH.jpgIls sont cinq, et ils sont du pays de Galle (Grande-Bretagne, et oui, encore), et ils existent depuis 2004. Au début, ils n’étaient pas très sérieux (genre une répète par mois). Et puis les choses se sont accélérées et, en 2005, ils sortent un EP. Et comme entre Gallois à mèche on se refile des coups de main, Lostprophets les a embauché pour faire leur première partie en 2006. Au fait, leur premier album, Smart Casual, sort ce mois-ci.

Leur MySpace

 

 

POUR VOTER, C’EST ICI…



Failsafe

failsafeL.jpgIls sont cinq et leurs prénoms sont archi-courts (Andy, Matt, Rob, Jim et Si). Ils nous viennent de Preston, au Royaume-Uni, et se sont créés en 2003. Depuis, ils ont écumé les salles et sortent leur deuxième album, The Truth Is, ce mois-ci. Ils se décrivent ainsi: «un groupe live qui déchire, avec des refrains énormes et des riffs à vous casser le cou.» Mais bien sûr…

Leur MySpace

 

 

POUR VOTER, C’EST ICI…


Fightstar

fighstar.jpgJe vous entends d’ici: encore un quatuor british! Certes, mais celui-là, il dure. Fondé en 2003, Fightstar vient de sortir son troisième album, Alternate Endings, qui est en fait une compilation de chansons jamais sorties et de B-Sides. Du recyclage, en somme. En prime, ils étaient en haut de l’affiche aux festivals Download et Guilfest.

Leur MySpace

 

 

POUR VOTER, C’EST ICI…


30/10/2008

Frank Turner: «On peut faire de la bonne musique avec juste une guitare»

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Vous l’avez choisi devant Esser et Jeremy Warmsley, nous l’avons interviewé! Frank Turner est un chanteur folk-punk britannique, né en 1981. Avec le groupe hardcore Million Dead, il a connu un joli succès critique. Mais à la séparation du groupe, il se lance en solo. Et ça marche : les billets se vendent comme des petits pains au Royaume-Uni. Avant de toucher la France? Il sera à La Flèche d’or, à Paris, le 18 novembre (entrée gratuite).


Nos internautes vous ont élu. Heureux?

Oh oui! Mais ne me dites pas contre qui je concourrais : je préfère imaginer que c’était contre Elton John et freddie Mercury.

Euh, Freddie Mercury est mort…

Oui, c’est vrai. Mais quand même.

Comment êtes-vous passé du hardcore à la folk?

Pendant huit ans, avec mes précédents groupes, j’ai hurlé ma rage tous les soirs, dans tous les endroits possibles. J’étais fatigué à la fin. Et puis mes goûts musicaux ont évolué. Quand Million Dead s’est séparé, j’ai décidé de ne plus faire partie d’un groupe. Les opinions diverses ont tué le groupe. C’est difficile à gérer, notamment en tournée. Là, il n’y a que moi et ma guitare.

Vous faisiez déjà des concerts solo à l’époque de Million Dead…

Oui, quelques uns. Mais c’était de temps en temps. Je joue de la guitare depuis que je suis tout petit. Les premiers solos n’étaient que pour rigoler. Et puis, d’un coup, mon groupe n’existe plus, et je me retrouve à en faire plus!

Votre second album est sorti en mars. En quoi est-il différent?

L’enregistrement a été fun. J’avais été en tournée non stop jusque là. Toutes les chansons ont été écrites dans des chambres d’hôtel, des trains, des bus ou des avions. On a monté un petit studio dans une grange. Il n’y avait que le producteur, moi et… des chevaux! On a travaillé d’arrache-pied pendant un mois. En général, six mois après la sortie d’un album sur lequel j’ai travaillé, je hais tous les morceaux. Mais là, pour la première fois, je les aime toujours autant. J’ai dû faire quelque chose de bien!

C’est peut-être les chevaux?

Probablement! Quand on a enregistré les percussions, ils sont devenus dingues. Ils se sont mis a courir dans tous les sens et faisaient des bruits bizarres. Malheureusement, on n’a pas pu utiliser les pistes où on entendait les chevaux. On voulait vraiment, pourtant. La prochaine fois, peut-être?

 

 

Vous avez déjà des fans très fidèles…

Depuis quelques temps, il y a des gens qui viennent me montrer leur tatouage avec mes textes. C’est génial, mais c’est aussi un peu dingue! L’autre jour, je me tenais à côté du stand de tee-shirts quand une femme commence à se déshabiller devant moi. Je me suis demandé ce qu’il se passait. En fait, je n’étais pas aussi veinard que je le croyais : elle m’a juste montré son dos, où elle s’était fait tatouer les paroles d’une de mes chansons. C’est très flatteur, ceci dit!

Les choses décollent pour vous, non?

Oui. Aux Etats-Unis, il y a une petite révolution musicale : les punks découvrent la guitare acoustique. Ils adorent les Britanniques en plus, surtout notre accent. Ce qui aide pour séduire un public outre-Atlantique! Bien sûr, j’ai été le premier à faire ça (rires).

Un concert par soir, vous êtes un marathonien de la scène?

En effet. En trois ans, j’ai fait plus de 550 concerts. Et enregistré deux albums et deux EPs. Il n’y a rien au monde que j’aime plus que la scène. Je reviens d’une tournée aux Etats-Unis. De retour au Royaume-Uni, je n’ai eu qu’une seule journée de repos. Je crois que mon label veut ma peau (rires).

Et comment entretenez-vous votre voix?

Je bois du vin blanc. C’est mon secret. Très bon pour la voix, moins bon pour la tête! J’aime un blanc sec. Avant, je buvais du bourbon. Mais ça me rendait vraiment dingue. Il y a quelques années, à Liverpool, j’avais tellement bu de bourbon, que la seule chose dont je me souviens, c’est d’être monté sur scène et d’avoir commencé le concert par «Salut, je m’appelle Frank Turner et je suis complètement bourré». Il paraît que ça s’est bien passé.

Vos textes parlent souvent de boisson, d’ailleurs…

Ah, la culture britannique! On est tous un peu alcolos, ici. J’écris sur ma vie et les choses que je connais, sur des moments particuliers, spéciaux. Pas sur l’ennui. Et en général, quand je suis au pub avec mes potes, c’est spécial. Mais bien sûr, il n’y a pas que l’alcool dans ma vie, hein!

 

 

Vous vouliez montrer qu’on pouvait «faire de la folk sans ressembler à James Blunt», non?

Quand on parlait d’auteur-compositeur avec guitare acoustique, avant, on associait ça à Neil Young. Mais de nos jours, on pense surtout James Blunt et compagnie. Je suis sûr qu’il est très sympa, mais sa musique est ennuyeuse. Quand on vient de la scène punk, cette association est gênante. On peut faire de la très bonne musique avec juste une guitare. C’est ce que j’essaie de faire.

Vous ne quittez jamais votre guitare?

C’est ma joie et ma fierté. Je l’emmène partout! Elle a été fabriquée spécialement pour moi, alors elle m’est très chère. Mon ancienne guitare, avec plein de stickers, a été volée en Finlande il y a deux ans. C’était horrible.

Et le troisième album?

Il se prépare… dans ma tête pour l’instant! On devait enregistrer au printemps. Mais comme je commence à avoir du succès outre-Manche, tout est chamboulé. L’album sortira en 2009, mais pas avant octobre probablement.

Blog, vidéo… Vous accordez beaucoup d’importance au Web?

C’est sympa de bloguer. J’ai acheté une caméra il y a quelques temps. Et quand je suis dans un train ou dans un bus, c’est marrant de monter des vidéos.

Vous serez à Paris le 18 novembre, à La Flèche d’Or. Vous avez hâte?

Je n’y suis jamais encore allé, mais des amis m’ont dit que c’est une belle salle. C’est vrai?

Oui, mais il y fait très chaud. Oubliez le tee-shirt blanc…

Ah oui? Merci du conseil! Sur scène, il n’y aura que moi et ma guitare. En Grande-Bretagne, j’ai droit à un super groupe, parce que ça commence à marcher et qu’on peut les payer! Mais pour l’Europe, c’est autre chose… On fait deux semaines en novembre, puis on revient en février, avec le groupe Gaslight Anthem. J’ai hâte d’y être. Les Etats-Unis, c’est bien, mais c’est vite ennuyeux. Alors que l’Europe… J’ai étudié l’histoire. J’adore voyager sur le Vieux-Continent en lisant des livres. Les tournées ne sont pas le meilleur moment pour jouer au touriste, malheureusement. On visite surtout l’arrière des salles de concert et les routes. Mais on rencontre des tas de gens. Certains m’ont nourri, ou laissé dormir chez eux. C’est vraiment une expérience. Cette fois, on y va en voiture. Mais je ne sais pas conduire, alors un pote me sert de chauffeur! Ça devrait être génial.

Recueilli par Ulla Majoube

18/10/2008

Trois chanteurs folk, qui allons-nous interviewer?

Cette semaine, on se penche sur de la pop et du rock-folk. Parmi ces trois chanteurs qui montent outre-Manche, à vous de choisir qui nous allons interviewer!



Esser

Esser-Elisha Smith-Leverock.jpgAttention, gros son pop qui reste dans la tête toute la journée! Avec ses cheveux archi-moulés dans du gel tenue extrême, ce jeune Londonien présente une pop bien léchée, aux paroles légèrement énervées (mais pas trop). Ben Esser, ex-batteur de Ladyfuzz, commence sa carrière solo en force.

Photo: Elisha Smith-Leverock

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Frank Turner

FTurner-Greg Nolan.jpgEn voici un beau gosse, non? La barbe de trois jours, l’air mutin, le sourire ravageur… Et en plus il s’avère un songwriter plutôt doué. Laissant de côté l’emo hardcore de son ancien groupe, Million Dead, il se jette à corp perdu dans le rock-folk, histoire de prouver «qu’on peut écrire des chansons acoustiques, passionnées, drôles ou enragées, sans ressembler à du James Blunt».

Photo: Greg Nolan

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Jeremy Warmsley

Warmsley-Tom Beard.jpgIl a 25 ans, il écrit et produit lui-même ses chansons, et est à moitié français, à moitié britannique. Il s’appelle Jeremy Warmsley et débarque avec son second album, How We Became, cet automne. Avec ses faux airs de geek, Jeremy Warmsley dépeint son petit monde tantôt avec hargne, tantôt avec ironie.

Photo: Tom Beard

 


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Ulla Majoube

16/10/2008

In Case of Fire: «On avait ce qu'il fallait pour réussir»

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Vous les avez choisis devant The View et You Me At Six, nous les avons interviewés! Voici donc In Case of Fire, un trio d'Irlande du Nord, formé en 2005. Leur batteur, Colin Robinson (à gauche sur la photo), nous raconte leur vie. Après les galères, ils prennent enfin le chemin de la réussite.

 

Vous avez été élus par nos internautes. Heureux?

J’ai regardé votre site et ça m’a fait plaisir de voir qu’on avait gagné. Surtout devant The View, qui est super connu en Grande-Bretagne.

 

Comment avez-vous créé In Case of Fire?

On s’est formés en 2005. Tous les trois, nous étions dans d’autres groupes. On était au fond du trou, mais on ne voulait pas abandonner. On voulait créer quelque chose de plus novateur et sérieux. On a passé une nuit à discuter de ce qu’on souhaitait faire, musicalement et humainement. C’est ainsi qu’In Case of Fire est né. Il y avait un quatrième membre, Pete, mais il voulait trouver un «vrai» job, donc il est parti.

 

Ce sont les plus motivés qui sont restés, alors?

Oui! On savait qu’il y avait beaucoup de travail devant nous. Dès le début, on estimait qu’il fallait au moins deux ans de sueur avant que quelque chose ne se déclenche. Pete, lui, avait déjà pas mal joué dans d’autres groupes. Il avait tenté sa chance et ça n’avait pas marché. Donc il a préféré tourner la page.

 

Trois ans de labeur qui portent leurs fruits…

L’an dernier, les choses ont commencé à se mettre en place. On a toujours su qu’on avait ce qu’il fallait pour réussir, mais on avait besoin que la bonne personne écoute notre musique. Et ça a été Raw Power Management.

 

Vos fans vous sont très fidèles. C’est bon signe, non?

Plutôt, oui! On est le genre de groupe dont il faut écouter 2 ou 3 chansons avant de se faire une opinion. Il est difficile de comprendre notre musique instantanément, en une chanson. On nous a comparés à Muse ou Mars Volta, ce qui est génial car on les adore. Et ils ont des fans dévoués. Et je pense que c’est ce qui dessine une longue carrière. Enfin j’espère!

 

 

Parmi les groupes dont vous avez fait la 1re partie, qui vous a le plus marqué?

On a été très proches des Queens of the Stone Age. Faire une tournée avec eux, c’est inimaginable. On n’a pas réalisé avant le premier soir, à Dublin. Il y a eu aussi Biffy Clyro. Ils sont très réalistes quant à leur musique. Les rencontrer nous a beaucoup appris. Et puis il y a des groupes avec lesquels on a tourné qu’on n’écoutait pas vraiment avant. Comme les Subways. Et ils ont été vraiment sympas. On les respecte énormément.

 

La vie sur la route vous plaît?

C’est la première année qu’on peut faire une vraie tournée, avec une équipe, donc c’est plutôt génial ! La scène est notre passion. Mais en dehors, on est probablement le groupe le moins rock’n roll qui soit! On ne boit pas, on ne fume pas… On prend notre tasse de thé et on va se coucher tôt pour être en forme le lendemain. Steve, le chanteur, est marié. Moi-même, je me marie en décembre, et Mark, notre bassiste, est fiancé. On a des vies bien installées. Ce qui nous permet de rester concentrés sur l’essentiel: la musique. Notre label apprécie aussi: on est toujours joignables et jamais dans un état lamentable!

 

Quelles sont vos influences?

Mars Volta, At the Drive-In et Muse, évidemment. Mais aussi le groupe suédois Refused. Notre musique n’est pas aussi hardcore que la leur, mais on respecte leur éthique. Ils croyaient en ce qu’ils faisaient. Un groupe en avance sur son époque. Selon moi, 80 % des groupes hardcore n’existeraient pas aujourd’hui sans eux, sans leur album The Shape of Punk to come. Il a dix ans, et les morceaux n’ont pas vieilli. Si un groupe débarquait aujourd’hui et sortait cet album, le succès serait énorme. C’est dommage. Voilà ce qui arrive quand on est trop bons! (rires)

 

Chemise noire, pantalon noir, brassard et ceinture blancs… Votre look est très étudié!

Tout vient de cette nuit à l’origine du groupe. Jusqu’alors, nous n’étions que des mecs qui jouaient sur scène en jeans-tee-shirt et qui traînaient dans la salle après. Il n’y avait aucune différence entre le groupe et le public. On voulait créer une image forte, notamment à cause de nos paroles, très sérieuses. On a souvent cette attitude «nous contre le monde entier». Le brassard blanc est pour nous la marque d’un mouvement: on se bat contre ce qui ne va pas dans le monde. Notre look nous rend immédiatement reconnaissables. Même si on ne l’a pas fait pour ça au départ.

 

Votre album, Align the Planets, sort bientôt…

On a hâte! On l’avait enregistré tout seuls d’abord en septembre 2007, à la maison: la batterie était dans la cuisine, les guitares dans la chambre! Puis on a envoyé la démo chez des managers. Pas des labels, car les démos restent souvent longtemps sur le bureau avant qu’ils ne l’écoutent… Raw Power nous ont appelés et ont contacté notre producteur rêvé Gil Norton (Pixies, Foo Fighters) pour nous aider à réenregistrer l’album. L’album devrait arriver début février 2009. Et oui, on a gardé certaines pistes enregistrées à la maison!

 

 

Ulla Majoube

 
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