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03/09/2009

Au bal masqué, ohé ohé

Cette année, nul besoin de vous creuser le ciboulot pour dégoter un chouette déguisement d’Halloween. Au rythme où vont les choses, le 31 octobre prochain, tous les clubbeurs seront masqués pour faire face à la pandémie de grippe A. Toujours en avance sur son temps, le 2.0 a fait appel à quelques figures de la nuit pour imaginer le futur quotidien des teufeurs. Récit d’anticipation où les cachetons de Tamiflu ont déjà remplacé les pilules d’ecstasy…

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Filtrer les virus pas les clubbeurs

« La bonne nouvelle pour les moches, c’est que maintenant tout le monde peut entrer en boîte. Avec un masque de protection sur le pif, c’est devenu facile de tromper les physios ! », ironise DJ Kaïo, nouvelle star des platines depuis que son émission « Mix by Kaïo » cartonne sur M6 Music Club. Soucieux de préserver la santé de leurs videurs et leur chiffre d’affaires, les patrons de discothèques ont lancé depuis mi-octobre une opération portes ouvertes à tous les danseurs masqués.
Résultat des courses, sur le dance-floor, la température monte d’un cran : « Depuis le début de la pandémie, je joue tous les soirs La Fièvre de NTM. C’est le tube de la rentrée et ce revival n’est pas incongru puisque les malades qui gigotent sur la piste peuvent afficher 40° de fièvre. Ce n’est donc pas une surprise si les systèmes de climatisation du Queen, du Showcase et du Social Club ont pété la semaine dernière ! », lance dans un éclat de rire le DJ hyper-protéiné.

Une cure de chasteté
Une situation qui n’arrange pas les serial-noceurs. Harvey Ambomo, journaliste pour le site branché Matérialiste.com fait grise mine : « Depuis le début de cette histoire de grippe, les filles refusent que je leur fasse des baise-mains ou des petits bisous dans le cou. C’est la parano à tous les étages. Les flacons de gel antibactérien ont remplacé les verres de vodka-glace sur les comptoirs », déplore cet insomniaque notoire. Même son de cloche chez les allumeuses ! La pasionaria des pistes Claire V. a le moral plus bas que ses talons hauts : « Jusqu’ici, j’emballais cinq mecs par nuit au Baron… Mais en ce moment, je fais chou-blanc. Plus aucun blaireau ne veut me rouler une pelle par peur d’attraper la mort. »

Des invités de masque
Seuls quelques organisateurs de raouts mondains semblent tirer leur épingle du jeu en cette période de cette crise sanitaire. Laurent Guyot, big boss de sa propre agence de RP, a trouvé une multitude de solutions pour continuer à faire fructifier son business : « Les masques logotypés à l’effigie de mes clients font désormais office d’invitation. Résultat : tous les people se font photographier en arrivant dans la soirée avec la marque de l’annonceur en plein milieu du visage. C’est tout bénéf et ça maximise les retombées médias! ». Malin comme un singe, notre pro de la com’ a même pensé à organiser des fêtes à distance en cas d’interdiction de regroupement dans des lieux publis : « On va faire la fête à distance, chacun chez soi, avec un DJ qui mixera et diffusera sa musique en streaming sur Internet et des chats Facebook où tout le monde continuera à tailler le bout de gras ! » Il ne reste finalement plus qu’à savoir si les forces de l’ordre se montreront plus clémentes sur les procès verbaux pour tapage nocturne lorsque vous essaierez de recréer l’ambiance du VIP Room dans votre F2. W

Cédric Couvez

09/04/2009

Soins de nuit, belle de jour

La nuit, vous dormez sur vos deux oreilles? Grosse erreur! Sauf si elles sont pleines de crème. Car c’est le meilleur moment pour valoriser votre capital beauté. Belle de nuit, c’est vous !

Le visage Tendre est la crème de nuit. Pour Olivia Keusters, directrice d’un institut de beauté, « elles contiennent plus d’actifs que les crèmes de jour ». En plus, « pendant le sommeil, le visage n’est pas soumis aux agressions extérieures, ni au stress. On peut laisser poser sa crème huit heures, et permettre à la peau de rejeter les toxines accumulées. »

Les cheveux « La nuit est un moment privilégié où la fibre capillaire est plus que jamais réceptive au soin », nous dit Montasar Gousse-Dumas, de chez L’Oréal, qui sort ses « premières cures de nuit sur mesure ». Parez donc vos tifs d’un voile ou d’une brume de nuit Noctogenist avant de vous endormir, et voyez au matin quel nuage satiné vous entoure.
Si vous êtes insomniaque ou adepte des croyances ancestrales, vous serez conquis par le « capillodrome lunaire », aussi nommé (sans lien apparent) « Salon Lookmachine », à Paris. Lorsqu’ils sont coupés à la pleine lune, les cheveux poussent plus vite. Pour preuve de cette marée capillaire, prenez rendez-vous avec le grand maître Djelani Maachi, entre 20 h à 6 h du matin. Crinière de star assurée !

Ici un reportage réalisé pour Cap 24

 

Se faire les mains The Body Shop (et d’autres) a concocté un soin à faire en douce et en douceur. Après avoir enduit vos menottes de crème, enfilez des gants en coton hydratant et prenez vos airs de cambrioleuse. Le lendemain, réveillez-vous avec des mains de velours.

Mincir Cosmence propose « Exit Cellulite ! Nuit », une crème de massage qui, durant votre sommeil, travaillera servilement sur vos capitons. De plus, une crème, même insatisfaite de ses conditions de travail, ne fait jamais grève. C’est quand même vous le capiton !

Adèle Bréau (terrafemina.com)

Toutes les recettes pour une bonne nuit

« Qui dort, dîne. » Et qui dîne bien, dort encore mieux. Un nutritionniste vous explique par le menu comment réussir une nuit parfaite.

 

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Les amis de nos nuits
Une hormone en particulier facilite l’endormissement, la sérotonine, présente dans les protéines. Au dîner, privilégiez des aliments qui aident à la synthétiser : viandes maigres (volaille, veau) ou poissons gras (saumon, thon). Le Dr Lévy, nutritionniste et endocrinologue à Paris, recommande aussi les protéines végétales, dont les légumineuses (lentille, pois chiches…) et le tofu. Un repas léger le soir améliore la qualité du sommeil. En revanche, ne rien avaler n’est pas une solution. Si vous vous couchez en n’ayant pas ou peu mangé, « vous risquez de douloureuses crampes d’estomac ou une fringale », insiste le médecin. Les glucides lents sont aussi recommandés pour bien dormir : pain complet, boulgour entier… Ils apportent de l’énergie sur une longue durée et évitent les petits creux pendant la nuit.

 

Les ennemis de nos nuits
Les boissons -> « L’action de la caféine peut durer jusqu’à six heures après sa consommation », souligne le Dr Lévy. Après le dîner, il vaut mieux éviter le café et opter pour de la tisane. Et si vous pensez fondre de sommeil après une bonne cuite, votre nuit sera en réalité de moins bonne qualité, l’alcool faisant obstacle au sommeil paradoxal… et aux rêves.
Les aliments -> Pour permettre un meilleur sommeil, la température du corps doit être basse. Evitez les repas copieux et trop épicés qui prolongent la digestion et augmente la température du corps. De même, les dîners tardifs sont chics, mais peu soporifiques. « Ils ne permettent pas une digestion adéquate avant l’heure du coucher. »

Les mamies de la nuit

La tisane -> Rien ne vaut les herbes pour une bonne nuit, si, si. Le tilleul, la verveine et la camomille sont de vrais pros de la relaxation.

Le verre de lait chaud -> Nature, avec du miel ou du sucre, il est à privilégier pour s’endormir, ou en cas d’insomnie. Les laitages sont en général de bons alliés du sommeil. Il est conseillé d’en consommer trois fois par jour. Pour les hostiles aux « sensations pures », les infusions suffiront.


Vous avez suivi nos recommandations à la lettre. Vos paupières sont lourdes, votre nuque ploie… Il est grand temps de passer à l’article suivant : ce n’est malheureusement pas encore le moment de dormir.

Candice Satara-Bartko (terrafemina.com)

Des nuits cernées par l'insomnie

Collés à l’oreiller de leurs nuits impossibles, une armée d’ombres grandit. On les appelle, à voix basse, les insomniaques. Et ils sont nombreux. Près de 34 % des Français s’en disent proches, d’après la dernière enquête de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV). En réalité, ils sont 10 %, peut-être 15 %, menés par 5 % de vrais durs. Combien seront-ils demain ? Car l’insomnie fascine. La nuit leur appartient! On dit que Napoléon fut l’un des leurs ainsi que Churchill, Duras et de Gaulle. Emile Cioran, un des penseurs du mouvement, affirmera d’ailleurs : «L’insomnie est la seule forme d’héroïsme au lit.» Ben voyons!

Héroïsme ronflant

Un fin veilleur se confesse. L’avocat-écrivain-journaliste-essayiste Emmanuel Pierrat se défend pourtant d’ « en faire partie » : « Mais je ne suis pas insomniaque ! Je ne dors pas mais je n’en souffre pas. » Il se dit membre des « troublés de l’éveil », un groupuscule d’une vingtaine d’élus, repus sans peine après deux heures de sommeil, trop heureux de passer ses nuits à lire et produire, avec orgueil et rigueur.

 


Pas étonnant que cette voie fasse des émules. Mort aux temps morts ! Voilà qu’on parle de sommeil polyphasique. Lucia Bastenhof, alias Boréale, trentenaire graphiste et dynamique, explique son expérience encore méconnue d’une nuit de 3 h 10 suivie de trois siestes de 20 minutes, à heures fixes, « comme les skippeurs ». « J’ai décidé de pratiquer l’insomnie volontaire et organisée. Cela demande de l’autodiscipline, c’est assez solitaire mais je gagne du temps, je travaille plus, je fais une heure de qi gong [gymnastique respiratoire chinoise] par jour. » Elle ne regrette rien depuis neuf mois qu’elle polyphase.

Mais prenez garde. Les insomniaques sont souvent dans de sales draps. Pour la plupart d’entre eux, « ils en souffrent », affirme le Dr Joël Paquereau, président de l’INSV. « L’insomnie commence avec la plainte », explique-t-il. Si les causes sont parfois organiques, comme lors d’apnées du sommeil (5 % des cas d’insomnie), elles deviennent rapidement des maux chroniques de l’âme. Un « cercle vicieux » où l’angoisse de ne pas dormir s’enchaîne à celle de ne pas être à la hauteur le lendemain.


Réveillez-vous fans du dodo

L’insomnie grandit dans l’anxiété de travailler plus et s’apaise mal d’un comprimé vite avalé. Sans traitement, elle peut être associée à la dépression, au diabète, au surpoids, à des problèmes d’humeur, de mémoire, voire à des accidents cardio-vasculaires sur le long terme. Malheur, les insomniaques sont en manque ! Et pour ceux que les sueurs de l’insomnie tentent encore, le docteur gronde sa sentence : « Le temps de sommeil dont nous avons besoin est incompressible. » Quand on calcule avoir déjà perdu près de 1 h 30 de sommeil sur cinquante ans, le médecin parle de « dette ». On devra bientôt cinq ans de sommeil sur quarante ans de vie professionnelle. Sacré somme. Payable en cash ? Ce sera long… Seuls 3 à 4 % de la population peut enfiler sans dommage le dossard de « petit dormeur » (moins de 6 h 30 par nuit), mais pour 85 % d’entre nous, « c’est entre 6 h 30 et 9 heures » de dodo que tout se joue, avec une moyenne autour de… 8 h 24.
Alors du nerf ! L’institut de la vigilance sonne le tocsin. Même si elle est délicieuse, la déconnexion est has been ! Courage, bande d’animaux diurnes, dormons la nuit. Et si ça ne marche pas, militons pour le droit à la sieste, même au boulot. En dix minutes par jour, elle pourrait résoudre les problèmes de fatigue de 55 % d’entre nous. C’est à se demander qui ça en-nuit.

Marika Mathieu (terrafemina.com)

 
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