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27/08/2009

La Défense en tong

 

Pour tout le monde, c’est la rentrée mais pour vous, c’est encore un peu les vacances ? Allez narguer les galériens en vous offrant une promenade à La Défense. Sur sa dalle de 30 hectares, vous pouvez vous offrir, pour le prix d’un ticket de métro, une promenade dans un mini-Manhattan. Temple du costume-attaché case et enfer des porteuses de talons hauts, ce quartier, qui doit son nom à une statue dite « de la défense de Paris » érigée en 1883 tout près de là, n’est pas seulement l’un des plus gros quartiers d’affaires européens. C’est aussi un musée d’architecture contemporaine à ciel ouvert.

Verdure et disques durs

Pour le découvrir sous son meilleur jour, arrivez vers midi et en métro. 80 % du trafic quotidien de La Défense est assuré par les transports en commun et l’espace, interdit à la circulation, est la plus grande zone piétonne « parisienne ». A partir du bassin « Takis », remontez la dalle à la chasse des cinquante œuvres d’art contemporain qui y sont réparties. Après les terrasses et les joueurs de pétanque du cours Michelet, faites un tour au splendide parc Diderot, où quelques-uns des 140 000 salariés du quartier étendent leur pause déjeuner sur la verdure.

Filez ensuite sur la Grande Arche, qui a fêté ses 20 ans cette semaine. Dessinée par l’architecte danois Otto von Spreckelsen, elle héberge au dernier étage un musée de l’informatique. Si vous n’êtes que peu émoustillés par les disques durs rétro, vous pouvez achever votre safari chez les cols blancs sur le toit de l’Arche. Vous y découvrirez un panorama exceptionnel de Paris par beau temps. Il pleut ? Vous seriez finalement peut-être mieux au travail…

Pour découvrir la Défense sur un balai, ça se passe avec Jan Kounen

 

18/11/2008

Ceci est un papier toilette

A l’occasion de la journée mondiale des toilettes, mercredi 19 novembre, focus sur l’offre parisienne désastreuse en la matière. Reportage.

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Dans Paris, une envie pressante peut vite se transformer en chasse aux WC. Pas besoin de fusil pour flinguer la pov’ dame-pipi mais des bottes peuvent se révéler utile pour patauger dans le marigot d’urine qui tapisse souvent le sol des wc publiques. Face à la divine cathédrale Notre-Dame, lieu hautement touristique de la capitale, une pancarte indique «toilette publique». Ouf, sauvé ! Il faut emprunter des escaliers dignes d’une maison poulaga puis saluer la souriante dame en charge des lieux avant de s’enfermer -enfin- dans une cabine. La dame-pipi vient de faire le ménage et l’usager peut ainsi profiter d’un espace relativement propre où flotte dans l’air un subtil parfum d’eau de javel, de pshit pshit, avec, des relents sporadiques d’odeurs douteuses. « Les gens sont assez sales en général. Ils s’en fichent de la propreté après leur passage. Alors je nettoie régulièrement. Mais parfois, après le passage de groupes de touristes, j’vous dis pas… », raconte la sémillante dame-pipi. Comme si l’intimité du lieu affranchissait les bigres touristes des règles de bon usage. Même son de cloche dans la cabane WC de la rue du Cloître, derrière la cathédrale.

«l’été, c’est parfois intenable, les gens ne (se,ndlr) respectent pas», fulmine une employée.

Autre décor mais silence aussi religieux que dans la cathédrale : la bibliothèque du centre Georges Pompidou, Beaubourg pour les intimes. Le rendez-vous incontournable des étudiants angoissés par les exams’, des intellos, des SDF, des universitaires, et des dragueurs. Au premier étage de ce haut lieu de savoir : les toilettes. Chaleur tropicale, odeurs infectes, sol collant et traces abjectes sur les cuvettes. L’hygiène est catastrophique.«C’est à chaque fois super désagréable d’aller aux WC ici. Ça fouette grave et tout le temps», lâche Igor, étudiant en philosophie de 23 ans. La cabine pour handicapés est régulièrement squattée par des SDF qui font leur toilette. Il ‘est pas rare de voir des étudiants rentrer dans une cabine et en sortir aussi tôt .

«Le principe même de toilettes publique est glauque au final et connote naturellement une pensée dégueulasse», nous éclaire l’apprenti-penseur.

Mais, le pire est à venir. Gare RER des Halles. Une discrète cabine WC est nichée dans un recoin isolé du hub ferroviaire francilien, près d’une boulangerie. Il faut pointer son ticket pour que la porte s’ouvre. L’occasion de tester votre capacité d’apnée et de découvrir le modèle marron de cuvette de toilette. Impraticable ! Embarquement à bord du premier RER qui file vers la rive gauche. À bord des trains franciliens, la RATP et la SNCF tendent à supprimer les toilettes par mesure de sécurité (lieu isolé donc non contrôlable) mais surtout par aveu d’incapacité de garantir la propreté. «C’est un vrai problème pour nous», admet un porte-parole de la SNCF. «Dans les trains traditionnels, les défections vont sur les voies ferrées. Outre le problème d’hygiène dans la cabine se pose le problème des gens qui l’utilise lorsque le train est à l’arrêt. Du coup, dans certaines gares comme la gare du Nord, les voyageurs à quai respirent les défections».

Retour à Notre dame. Direction la vénérable Sorbonne ; sacro-saint temple universitaire de France. À l’instar des fac’ de la périphérie parisienne, la Sorbonne dispose de toilettes de merde, mal entretenus et peu hygiéniques. Chasse d’eau en panne, aucune aération, pissotière bouchée et pleine d’une eau plus sale que la Seine. Catastrophe pour nos cerveaux sorbonnards!

Pour prendre un bol d’air, cap sur la rue d’Assas. La boutique le «Trône» propose la crème de la crème du WC japonais.

«75% des japonais sont équipés de ce type de toilette hi-tech. Un jet vous nettoie l’anus. Vous réglez la température de l’eau avec une télécommande. Puis un séchoir intégré finit la tâche. Donc pas besoin de PQ», explique Jun Lamarque, gérante du shop. C’est rassurant pour l’avenir du parc de toilettes parisien. Sauf que les prix oscillent entre 700 et 4 000 euros. Pour le moment, seuls les établissements de luxe tels que Le Ritz, le Plaza Athénée et consorts en ont acquis. Dans le futur, les 400 sanitaires automatiques, et souvent infâmes, de JC Decaux proposeront-ils ce système? Cela éviterait à l’auteur de cet article d’écrire des papiers de merde.

Joan Tilouine

>>> Un site loufoque qui permet à chaque internaute de noter les toilettes rencontrés.

http://www.baignade-interdite.com/

>>> Le site de la boutique royale "Le Trône"

http//www.letrone.com

>>>Le site du Royaume concurrent

http://www.pointwc.com/

>>> La vénérable et incontournable World Toilet Organization.

http://www.worldtoilet.org

 

 

 

 

27/09/2008

Les stars du catch ce soir à Paris

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raw.JPGCe soir, Bercy joue à catch cash. Les stars bodybuildées de la WWE, la plus grosse fédé de catch, s’affrontent à Bercy devant 15000 spectateurs dans le cadre du Raw live Tour. Les billets (de 31€ à 90€) se sont arrachés et on ne les trouve plus aujourd’hui au marché noir qu’à des sommes folles ou contre des prestations étonnantes. Alors pour ceux qui resteront dehors ce soir, la fédération organisait ce midi au Virgin des Champs-Elysées (à Paris) une séance de dédicaces avec ces lutteurs les plus glam, CM Punk et l’ex mannequin Kelly Kelly.

Quand sonnent les douze coups, les vedettes se font attendre mais les fans sont survoltés. Ils conspuent Cena lorsque des images de son dernier combat passent à l’écran. Ils déploient des banderoles pour souhaiter la bienvenue à CM Punk. Dès la veille au soir, une cinquantaine d’entre eux patientaient dans la file, prêts à dormir devant le magasin pour être certains d’obtenir un autographe. Pas de doute, ils feront partie des gagnants. Mais pour les centaines d’autres, venus depuis 6h ce matin, la course à la signature s’annonce plus rude. Sanel et Pika ne perdent pas espoir. Ces deux ados de 11 et 15 ans, fans du show depuis que NT1 a entrepris de le diffuser en 2007, attendent sagement. «On sera à Bercy ce soir, on a acheté nos places en mai pour être sûr d’en avoir. Mais on voulait voir les catcheurs de plus près, alors on est venu faire la queue.»

Derrière eux, six ados de Noisy-le-Grand n’ont pas cette patience. Arrivés à 8h sur les Champs, ils ont trouvé une file d’attente immense devant eux. Et préférant renoncer à piétiner, ils cherchent par tous les moyens à se faufiler jusqu’au podium. Un riff de guitare retentit. La foule exulte. Les deux catcheurs font leur entrée et accueillent leur premier supporter, un gosse venu de Normandie pour embrasser Barbie Kelly. La lente procession s’ébranle. Les lutteurs échauffent leurs avant-bras, ce soir les combats promettent d’être plus physiques, l’ambiance plus chaude et le show plus lucratif encore.

 
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