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16/04/2009

Circuit touristique à Estoril

Ils sont nombreux, ceux qui ont fait un tour à Estoril. Le plus rapide d’entre eux, Damon Hill, le fit en une minute et quatorze secondes. Le champion de F1 signa en 1993 le record de la boucle sur le circuit auto de la ville, qui accueillit le championnat du monde de Formule 1 de 1984 à 1996. Mais pour les visiteurs sans écurie, le tour d’Estoril, ville côtière naguère première station balnéaire du Portugal, prend plus de temps.

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007, rouge, impair et manque
Cette cousine pas très éloignée de Lisbonne (une vingtaine de kilomètres) est un endroit où il fait bon vivre et même mourir, aurait dit James Bond, qui connaissait bien Estoril. En effet, pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fut le rendez-vous des agents secrets. Ils séjournaient tous au Palácio – alors truffé de micros – comme Popov, fameux agent russe en 1941, ou les Britanniques Graham Greene et Ian Fleming, plus connus maintenant comme romanciers que comme espions. Inventeur du personnage de James Bond 007, Fleming s’inspira du casino d’Estoril pour écrire Casino Royale, porté deux fois à l’écran, en 1967 et en 2006. Un autre James Bond, Au service de Sa Majesté, fut  également tourné en partie à Estoril.  On retrouve un peu de cette ambiance 007 en fréquentant le  casino high-tech, racheté par le Chinois Stanley Ho, magnat de Macao, ou en allant jouer au golf ou au tennis.

Lieu d’exil pour monarques

Mais son Grand Prix moto et ses boutiques chères en feraient presque oublier un autre visage d’Estoril. La station servit aussi de lieu d’exil et de séjour pour des têtes couronnées chassées de leur trône.  Que du beau linge ! Le roi Juan Carlos d’Espagne y passa une partie de son enfance avant la restauration de la monarchie. C’est pour ça qu’il parle si bien le portugais. Le comte de Paris, héritier des rois de France, y vécut de nombreuses années. En témoignent encore des kyrielles de villas patriciennes qui dorment dans des jardins secrets. La cohabitation des deux ambiances donne à Estoril une image
« chic-rétro » pas désagréable du tout. Et si vous faites fortune autour d’une table de jeux, allez donc faire un tour dans les boutiques chic de la ville. A Estoril, comme au service secret de Sa Majesté, les diamants sont éternels.

La rédaction du routard

Casa Londres
A 300 m de la plage et bien placée par rapport  à la gare, cette Villa restaurée abrite des chambres impeccables et claires avec douche et WC
(pas de clim’). Notre préférée: la numéro 202, avec 3 fenêtres. Vue sur un jardin calme.
Très central. Très bon accueil.
Une dizaine de doubles de 35 € à 60 € selon la saison.
Av. Fausto Figueiredo, 7.

Hotel Inglaterra
Situé dans le quartier à l’est
du parc municipal, il fait revivre Estoril dans sa pompe d’antan. Ce palace victorien survit comme hôtel 4 étoiles. Chambres hautes de plafond et soignées équipées d’AC, minibar, TV câblée. Magnifique piscine remplie toute l’année. Sur une colline, offrant
un joli panorama sur la mer, au loin. Tout ce luxe se paie, bien sûr.
Doubles « standard » de 80 € à 200 €. Rua do Porto, 1.

La Villa
Dans une jolie maison jaune posée sur la plage avec de grandes baies vitrées s’ouvrant sur les flots turquoise. On y déguste des petits plats raffinés avec du poisson frais, du foie gras ou des bonnes viandes. Sinon, sushis, sashimis et makis, en direct de la mer. Très bien présenté.
Compter 25 € à 30 € pour un repas complet.
Praia do Tamariz, 3.

A lire Le Guide du Routard Portugal 2009.

 
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