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06/05/2009

Quand les Belges zappent avec leur langue

Même quand les télés publiques marchent d'un même pas, elles trébuchent sur la barrière de la langue. La wallone RTBF et la flamande VRT ont coproduit en 2008 "L'Empereur du goût" ("De Keyser van de smaak" en flamand), saga d'une famille de distilleurs de genièvre, couvrant soixante ans d'histoire. Cette série télé de prestige truste les récompenses, notamment au FIPA de Biarritz mais coupe le pays en deux niveau audience. 1,7 million de Flamands (58% de part de marché) contre à peine 150.000 Wallons pour le premier épisode. La série est jouée en flamand et doublée en français. Cela a suffi aux Wallons pour zapper. "Quand ça se passe tout près de chez vous, on a envie de le voir dans sa langue, note Arlette Zylberberg, responsable fiction à la RTBF. Mais nous sommes fiers d'avoir réalisé le projet ensemble, en ces temps crispés".

 

Par Maxime Robin

23/04/2009

Sunday Party With Filip & Fredrik

herransliv.jpgFilip et Fredrik achètent aux enchères et picolent un champagne sorti de la cave d'Hitler, Filip et Fredrik interviewent Pamela Anderson en lui demandant "ce que ça fait d'imaginer qu' à chaque instant dans le monde, quelqu'un se masturbe en pensant à toi"... Chaque dimanche ils présentent de New-York le talk-show plus cher de l'histoire de la chaîne Kanal5. Les Suédois sont fans de ce duo qui met du piment rouge dans leur télé. Il y a du Drucker et du Jackass chez Filip et Fredrik : Filip a récemment testé pour nous le cannibalisme en cuisant à la poêle un échantillon de ses fesses. Alors? "Ca a un goût de poulet".

 

Par Maxime Robin

02/04/2009

TBGSS: de joyeux gay lurons font leur show

Comme les Monty Python... mais en plus gay. Pink TV (câble et satellite, ADSL) est fière de présenter « The Big Gay Sketch Show », sa pépite queer US, diffusée le vendredi à 22 h. Le principe : des sketchs courts, menés par huit acteurs montés sur piles. Yoga transgenre, speed dating lesbien, conseils de vie pratique débiles (marquez vos pages de livre avec une tranche de bacon, so trendy !)...

 


D’abord diffusée sur la chaîne Logo, grande sœur américaine de Pink TV, ce programme est produit par Rosie O’Donnell, figure du mouvement gay. Les deux premières saisons ont été achetées sans ruiner le budget de la chaîne. « On n’était pas en forte concurrence pour l’achat, vu son thème, se souvient Cyrille Marie, directeur des programmes. On a été réactifs, enthousiastes, et on a vite bouclé l’affaire. » Si le public gay est, sans surprise, la cible, le show reste « hétéro friendly » comme on dit chez Pink. « Ce programme, c’est tout l’esprit de la chaîne : gay, percutant, décalé, mais parlant à tout le monde. »

Maxim Robin

La comédie française ? C'est un peu court, jeune homme

L’humour à la française ? Il se consomme à fond les grilles, sous forme d’émissions (« Les Guignols »), de one-man-show, de courts (« Kaamelott »), encore de courts (« Caméra café »). Mais… guère sous forme de séries. Face aux déferlantes anglo-saxonnes, les 26 minutes voire les 52, se comptent sur les doigts d’une moufle de clown : « Nous ne sommes pas des saints » le 9 avril sur Comédie, « Hero Corp » aussi sur Comédie et bientôt sur France 4, « H » et « Hard » sur Canal.

 


Les vannes s’ouvrent
Fabrice de La Patellière, directeur de la fiction chez Canal+, détaille : « Une comédie, c’est une mécanique précise, où le rythme doit être tenu sur la durée. Il ne suffit pas d’avoir une phrase, une situation drôle, il faut les enchaîner. Regardez “Friends” ! » Car oui, faire rire, c’est pas une partie de plaisir, « c’est ce qu’il y a de plus dur ! », lance Vincent Primault, acteur-réalisateur-producteur de l’hilarant – et court – « Pitch Story », diffusé sur TPS Star. Derrière la grosse rigolade, il y a un boulot de forçat. Pascal Breton, président de Marathon Group, qui prépare une comédie en prime time pour TF1, note : « La comédie demande beaucoup de travail de développement, d’écriture... Car il n’y a rien de plus catastrophique que l’humour raté. »

 


La difficulté tient aussi au format comique roi, le 26 minutes, difficile à rentrer dans une grille. « Souvent, ils ne tiennent pas la distance en prime, souligne Arielle Saracco, directrice du pôle fiction française et documentaire de Canal+. Et si on les diffuse après le film du soir, on a le problème des horaires. »

Alors que « le public anglo-saxon n’a pas peur de consommer du 26 en prime. “Hero Corp”, en première partie de soirée sur France 4, est un contre-exemple, constate Simon Astier, créateur de la série sur les superhéros lozériens. Moi, le 26 minutes est un format que j’adore. Je rêve d’en faire un tourné en public… »

Progressivement pourtant, la comédie joue les prolongations. Canal+ planche sur des projets de 26 minutes. Chez Calt, spécialiste du court (« Vous les femmes », « Caméra café »), on a lancé « Hero Corp » (26 min), « Les bougons » (52 min), passé « Kaamelott » du très court à des séries de 52 min pour les « livres » 5 et 6. Le boss de Calt, Jean-Yves Robin, est optimiste : « On y va progressivement, mais depuis un an, on sent un changement excitant. M6 tente de plus en plus de choses et avec la fin de la pub sur France Télé, une case s’ouvre entre le JT et le début du film. » Vincent Primault de « Pitch Story », planche d’ailleurs sur un projet de 26 min pour une grande chaîne. C’est bon de rire parfois, et encore mieux dans tous les formats.

 

Anne Kerloc’h et Maxime Robin

 
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