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16/04/2010

VISITEZ CONDOM PENDANT LES JOURS FERIA

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Condom a un nom de préservatif, mais c'est surtout l'armagnac qui intéresse la ville.

Pour attirer le touriste, Condom profite de son nom et de son patrimoine médiéval : l'office de tourisme loge dans une belle demeure du Moyen Age, la mairie dans le cloître de style gothique flamboyant, la sous-préfecture dans l'ancien palais des Evêques, l'école laïque dans un superbe hôtel particulier du XVIIIe et le musée de l'Armagnac dans les écuries de l'évêché. Deux salles y abritent une exposition, renouvelée tous les ans, sur le caoutchouteux objet du désir. L'été dernier, on y apprenait doctement l'histoire du préservatif. L'édition de cette année promet d'être plus ludique et poétique, avec un titre romantique : « Bulles d'amour »... Mais on y voit aussi, outre une vidéo expliquant le processus de fabrication de l'armagnac, des outils qui sentent bon la vieille France et le terroir, une collection d'alambics et de vieilles bouteilles . Le plus impressionnant reste cet immense pressoir en bois de 18 tonnes, fierté de la ville.

Plan Baïse

Il vous suffira ensuite de faire quelques pas dans la lumière du Sud-Ouest pour admirer la magnifique cathédrale Saint-Pierre, exemple typique de l'architecture gothique finissante où apparaît le style Renaissance.

Et une fois votre devoir culturel accompli, lancez-vous dans une croisière (option gastronomique possible) sur la Baïse. Vous pouvez aussi louer des bateaux à moteur sans permis, voire des bateaux habitables. Et si vous êtes dans la région le second week-end de mai,  préparez vos atours - béret ou bandana rouge, maillot de rugby ou salopette blanche - car c'est l'époque du Festival européen de Bandas y Peñas :  les rues appartiennent à la foule, aux bodegas et aux bandas. Une heureuse folie!

 

 

Les 1604-MAG-WEE-OIE.jpgbonnes adresses du routard :

Sur les quais, face à la Baïse.
Cet hôtel construit au XIXe siècle, entièrement rénové et parfaitement entretenu, allie charme et confort. Beaucoup de goût et de chaleur dans la déco, toute de bois clair et de tissus madras.

Doubles 43-68 €.

Menus 12,50 € et 21-33 €.

20, rue du Maréchal-Foch. Rens. : 05 62 68 37 00.

Chambres d'hôtes le Hour

Dans une ancienne ferme au cœur d'un cadre enchanteur et paisible, de superbes chambres débordantes de créativité : déco ravissante à base d'objets de récup déj', de vieux outils détournés, etc. En été, petit déj dans le jardin ombragé. Piscine à l'écart, ping-pong, boulodrome. Excellent accueil. Doubles 55 €. Chez Florence et David Bonneville, à Béraut. Rens. : 05 62 68 48 33.

Le Moulin du Petit Gascon

Aux beaux jours, les tables sont installées face à l'écluse, quasiment pieds dans l'eau, dans un cadre champêtre des plus agréables. Carte courte de spécialités purement régionales, excellents produits
et charmant accueil. Pour finir,
le chemin de halage se prête bien
à la balade digestive. Route d'Eauze.

Menus 20-35 €.

Rens. : 05 62 28 28 42.

La Table des Cordeliers

Eric Sampietro, ce Gascon
à l'allure romantique, a littéralement ressuscité cette adresse mythique. L'intérieur a été relooké, le cloître
et la chapelle du XIIIe siècle
métamorphosés. Pas toujours
académique, le chef exacerbe
les produits de saison avant
de nous plonger dans l'univers coloré et acidulé des desserts.
Le premier menu du soir est d'un rapport qualité-prix épatant !

Menus à partir de 25 €;
carte 70 €.
1, rue des Cordeliers.

Rens. : 05 62 68 43 82.

A lire : Guide du Routard Pyrénées, Gascogne et Pays toulousain 2010.

 

09/04/2010

une visite du nord pelée

 

0904-MAG-ROUTARD2-PLAGE.jpgS’aventurer au nord de la Martinique, c’est pénétrer un royaume aux côtes déchirées, aux îlets déserts, aux falaises rocailleuses plongeant dans des eaux limpides, tout cela  dans la végétation tropicale luxuriante et mystérieuse. Partez de Sainte-Marie, sur la côte est : c’est l’occasion de s’approvisionner dans l’une des plus fameuses rhumeries de l’île (la rhumerie Saint-James), de découvrir des objets muséographiques inattendus -le musée de la Banane existe, nous l’avons visité-, de plonger dans l’océan à partir de plages de sable noir. A Basse-Pointe, paradoxalement presqu’à l’extrémité boréale de l’île, on peut se promener dans des buggys ouverts à tous vents à travers les plantations de palmiers et de cannes à sucre, ou pour les plus sportifs faire du canyoning. Emotions garanties!

La route qui mène à Grand-Rivière se fraie un chemin au milieu d’une forêt profonde composée d’arbres gigantesques et de fantastiques bouquets de bambous, plonge dans les ravines puis remonte, abrupte, pour offrir quelques vues magnifiques sur la mer étincelante...  Mais à Grand-Rivière, elle s’arrête. Pour rejoindre le village le plus proche, sur la côte nord-caraïbe, il va falloir enfiler vos chaussures de marche pour parcourir un des plus beaux sentiers de randonnée de l’île. On peut aussi monter dans les yoles multicolores des pêcheurs: la côte vue de la mer est absolument magnifique, et vous vous offrez une heure de sensation forte! Et tant qu’à faire, allez observer les dauphins à partir du Prêcheur…

0904-MAG-ROUTARD-NORDMARTINIQUE.jpgEn redescendant vers la Montagne Pelée,  on pénètre au cœur de l’île, dans un autre monde. La route bordée de bambous, de fougères arborescentes, d’arbres chargés de broméliacées et d’orchidées conduit jusqu’au Morne-Rouge, point de départ vers le volcan -si dénudé sur certains flancs qu’on s’imaginerait transporté en Auvergne. Il sait pourtant se faire craindre de la population: l’éruption de 1902 a laissé de terribles souvenirs dans la mémoire collective. Il a même donné son nom à un type d’éruption volcanique -dit péléenne– imprévisible et dévastatrice! À Saint-Pierre, le musée vulcanologique Franck Perret expose des vestiges saisissants de la catastrophe.  Mieux encore, le beau Centre de découverte des sciences de la terre, logé dans un bâtiment parasismique aux allures futuristes et intrigantes, propose des expositions scientifiques sur les colères de Dame Nature.

Fatigués de si austères beautés ? Jetez-vous à l’eau pour un petit coup de snorkling voire de plongée sous-marine –les épaves sont légion dans la baie de Saint-Pierre. Car la Martinique recèle un autre univers à explorer: celui de ses royaumes océaniques…

 

Les bonnes adresses du Routard

Gîte du Hameau du Morne des Cadets, Chez Léon Tisgra : Perché à flanc de colline, ce gîte avec vue sur la montagne Pelée ne manque ni d’air ni de perspective. Bungalows en bois de style créole très agréables, grande terrasse commune pour les repas. Les bons produits de Tonton Léon, qui possède une exploitation maraîchère biologique, se retrouvent sur la table d’hôtes... Une très belle adresse à l’écart des sentiers battus. 280-350 €/sem pour 2-3 pers. A Morne-des-Cadets. 05-96-55-83-30.

Les Maisonnettes du Volcan : Des maisonnettes traditionnelles en bois au milieu d’un superbe parc plein de manguiers, de canneliers... Calme garanti et vue panoramique époustouflante sur la montagne Pelée et la plaine de la distillerie Depaz… Idéal à l’heure du ti-punch ! Bungalows de charme 535-650 €/sem pour 4-5 pers. A Saint-Pierre, quartier Saint-James. 05-96-78-21-66.

Le Colibri Parfumé : maison réputée pour sa savoureuse cuisine couleur locale, comme le pigeon farci au nid ou le blaff d’oursins. Terrasse avec une belle vue sur l’océan. Plats 10-23 €. Au Morne-des-Esses. 05-96-69-91-95.

Le Guérin : Toutes les ressources de ce bout d’île sont utilisées ici, à commencer par les fruits du marché, les légumes superbes qui accompagnent des plats un peu oubliés, comme le ragoût de cochon au rhum vieux et au thym… Menu du marché 15 €. A Saint-Pierre, dans le marché. 05-96-78-17-22.

Le 1643 : Un endroit cosy à l’entrée d’un des plus beaux jardins de Martinique, à l’ombre de magnifiques tamariniers et manguiers. Spécialités françaises et plats typiques de la côte caraïbe. Carte 25-30 €. Anse Latouche, à la sortie de Saint-Pierre. 05-96-78-17-81.

A lire: Guide du routard Martinique 2010

 

 

Le guide du routard

02/04/2010

Faites un tour à la "maison blanche"

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Marre de la ville rouge ? Allez vous ressourcer à la Casa Blanca, la « Maison Blanche » en espagnol. La grande sœur brillante et laborieuse de Marrakech est l'endroit idéal pour rencontrer le Maroc d'aujourd'hui. Une grande ville qui ne vit pas seulement du tourisme, mais qui est devenue la capitale économique du Maroc... et des économies. Pour le touriste, Casa est en effet l'une des destinations urbaines bon marché du Maroc.

Perle de l'Art déco

En arrivant, vous n'échapperez pas à la visite de la mosquée Hassan II. C'est la plus grande du Maghreb et la troisième du monde après celle de La Mecque et de Médine. Un petit bijou d'architecture islamique, à la fois lieu de prière et de fierté nationale. Et pour cause, sa construction a réussi à associer les techniques les plus modernes et l'artisanat traditionnel marocain. On ne vous en dit pas plus, la visite obligatoirement guidée vous apprendra tout le reste.

Ensuite pour un petit coup de nostalgie, direction le centre historique de Casa. Ici les immeubles Art déco qui firent la renommée de la ville se dégradent lentement par manque d'entretien. Quel dommage ! Alors pour vous remonter le moral, on vous emmène déjeuner au marché central. Fruits, épices, viandes mais surtout crustacés et poissons vont vous mettre en appétit. Et puis, quel plaisir de flâner dans ce marché en partie couvert, à l'abri du bruit de la circulation automobile.

Mais pas de visite d'une ville marocaine sans un tour dans la médina. L'ancienne médina de Casa avec son enchevêtrement de ruelles ressemble à ses sœurs du royaume, on y trouve de tout d'ici et d'ailleurs. On aime bien aussi la nouvelle médina au sud de la ville. Prenez un taxi pour y aller. Très jolie avec ses murs chaulés, ses toiles de tuiles vernissées. Autour de la place Moulay Youssef, plantée de ficus géants, les arcades débordent d'objets d'artisanat. Vous devriez y trouver votre bonheur.

La parité dans les lieux branchés

Pour finir la journée, empruntez la corniche, histoire de respirer le grand air en prenant l'apéro sur une des nombreuses terrasses en front de mer. Idéal pour reprendre des forces avant de rocker la casbah. Casa regorge de bonnes adresses pour boire un verre en écoutant de la musique ou pour danser. Dernier petit conseil pour les noctambules, les choses vont vite ici et on reconnaît les lieux branchés fréquentables à la parité entre filles et garçons. Ayez l'œil !

Les bonnes adresses du routard :

Hôtel Maamoura

Un hôtel rénové de belle facture à deux pas du marché central. Elégant hall d'accueil, façon palais, avec mosaïques, plafonds de cèdre en nid d'abeilles. Belles chambres impeccables, aux tons neutres et meublées dans un style vaguement anglais. Double 51,80 € ; petit déj compris. 59, rue Ibn-Batouta. 05 22 45 29 67 ou 68.

La Sqala

Dans les murs de l'ancienne forteresse. Au milieu des plantes exotiques, dans un patio séduisant, une adresse extra, où déguster de très bonnes recettes ancestrales et rurales, typiquement marocaines. Pour les petites bourses, superbe tajine de légumes ou délicieux kemia sqala (ensemble d'entrées marocaines). Bd des Almohades. 05 22 26 09 60.

Pâtisserie Bennis

La plus célèbre pâtisserie de Casablanca.
Ses spécialités sont réputées dans tout le pays (cornes de gazelle, doigts au sésame, akda aux amandes...). 2, rue Fkih el Gabbas.

Le Trica

Bar-lounge un rien décalé, c'est l'endroit où il faut se rendre pour prendre le pouls du nouveau Maroc. On y mange des pâtes italiennes arrosées de mojitos. Le soir, les ventilateurs brassent de la techno. De midi à 1 h du mat'. Carte 5,40-9,10 €. 5, rue Al Moutanabi, quartier Gauthier. 05 22 22 07 06.

A lire : Guide du Routard, Maroc 2010.

LA REDACTION DU ROUTARD

18/03/2010

Hot Savoie : Chamonix ne laisse pas de glace

Si Chamonix évoque plus pour vous les gâteaux à l’orange que les pistes enneigées, cet itinéraire est fait pour vous. On ne vous demandera ici ni efforts, ni tenue de dragueur sur télésiège. Commencez par la visite du Musée alpin, installé dans l’ancien Chamonix Palace construit au début du siècle dernier. Pas d’écrans tactiles interactifs, pas de vitrine high-tech, mais de grandes salles un peu solennelles, avec de nombreuses gravures, objets, et souvenirs pour évoquer l’histoire du massif du Mont-Blanc.

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Marcher dans une grotte

Gageons que cela vous aura donné envie de sommets. On vous a trouvé une solution pas trop fatigante avec l’ascension de la mer de Glace, le plus grand glacier français, par le train à crémaillère du Montenvers. A deux pas de la gare d’arrivée, au 1er étage du Grand Hôtel du Montenvers (construit en 1880), un musée évoque le site, la construction du train, et ses visiteurs illustres : Goethe, Byron, Hugo... Juste après, d’anciennes écuries accueillent le musée de la Faune alpine, qui présente de nombreuses espèces d’animaux naturalisés, qu’on observe de part et d’autre de la passerelle.

Après cet intermède intello, on vogue vers la Mer de Glace en télécabine. Un paysage superbe, impressionnant, même si le glacier se rétracte et qu’il y a beaucoup de monde. Le spectacle le plus fascinant se situe de toute façon au cœur de la glace. Chaque année, une grotte est taillée dans le glacier,  un peu plus profondément que la précédente, et il faut désormais 400 marches après la descente du téléphérique pour y accéder. Juste assez éprouvant pour s’enfiler une bonne raclette sans trop de remords.


Bonnes adresses


Hôtel des Crêtes blanches Etablissement à l’architecture typique du début du XXe siècle avec jolie terrasse et véranda à l’ancienne dans la courette. Déco différente dans les chambres, qui ont toutes vue sur le Mont-Blanc.
Doubles 58-120 € selon confort et saison. Wi-fi. 16, impasse du Génépy.
Tél. : 04 50 53 05 62.

Le Bistrot des Sports Une adresse indissociable de l’histoire de Chamonix. Un bistrot à l’ancienne bien vivant, du p’tit noir le matin au comptoir en bois, en passant par les soirées-concerts. On y mange simple, mais bon. Wi-fi. Menus à 13,50 € (le midi en sem.), puis 18-22 €.
182, rue Joseph-Vallot.
Tél. : 04 50 53 00 46.

Pour boire un verre, on vous conseille la Microbrasserie de Chamonix, à deux pas de la gare, au 365, route du Bouchet. Déco de bric et de broc, ambiance débridée et bonne bière brassée sur place. Egalement en plein centre, une institution locale, façon pub, le Choucas (208, rue du Docteur-Paccard).


A lire Le Guide du Routard Alpes 2010.

 


La rédaction du Routard

04/03/2010

Strasbourg, entre petite France et grande d’Europe

0503-MAG-WEE-ROUTARD.jpgStrasbourg, élue curiosité touristique de ces régionales. La ville alsacienne est en effet la capitale de la seule région de l’Hexagone (hors Corse) à ne pas avoir été emportée par la vague rose de 2004. Normal, parce que Strasbourg, ce n’est pas la France : c’est l’Europe. Siège du Conseil de l’Europe, elle abrite également le Parlement européen. Côté politique, la belle alsacienne est donc au top. Rassurez-vous côté touristique aussi, ça va pas mal non plus.

La cathédrale pour l’ascension


Difficile de faire l’impasse sur la cathédrale et sa fameuse horloge astronomique, chef-d’œuvre de la Renaissance, due à des horlogers suisses, cela va de soi. Rendez-vous à 12 h 30 précises pour le défilé des apôtres et des âges de la vie. A propos de temps, prenez le vôtre pour admirer les vitraux, le plus riche ensemble monumental après celui de Chartres. Et si vous n’avez pas le vertige, on vous encourage à faire l’ascension de la tour sud. A l’arrivée des 322 marches, vue extra sur la ligne bleue des Vosges, la Forêt-Noire, et bien sûr Strasbourg à vos pieds. Ensuite, pour prendre l’air, nous vous convions à une petite balade romantique dans l’île, classée au Patrimoine historique de l’Unesco et plus particulièrement dans la Petite France. Un ancien quartier de tanneurs, pêcheurs et meuniers qui a échappé aux tourmentes de l’histoire. Une vraie petite Venise de l’est avec ses vieilles demeures de charme se mirant dans les Eaux, ses écluses, ses saules pleureurs. Incontournable, la rue du Bain-aux-Plantes, bordée de maisons à colombages et encorbellements, et les ponts couverts avec leurs tours vestiges des anciennes fortifications. A faire de préférence aux petites heures du jour ou dans la soirée pour éviter la foule.

Et Strasbourg, c’est aussi un peu la capitale de l’illustration, grâce au génial Tomi Ungerer, auteur d’une œuvre prolifique et originale. La ville vient de lui consacrer un musée de son vivant, Villa Greiner dans le quartier impérial. A chaque étage, on découvre une facette de sa création artistique. Le rez-de-chaussée présente l’aspect le plus populaire de son talent : les illustrations de livres pour enfants, à travers des dessins originaux donnés par l’artiste, et une projection de dessins animés tirés de ses livres.




Hôtel le Kléber Le bon rapport qualité-prix-charme-modernité de la ville. A chaque étage, une tendance différente : au troisième étage, « idées sucrées » avec des couleurs associées ; au quatrième, honneur aux « fruits du verger »…. Et au dernier, place aux « épices et saveurs ». Colorées, agencées avec goût et pleines de détails malins, les chambres respirent le charme et tout cela à prix accessibles.
Doubles 67-94 €. Wi-fi. 29, place Kléber. Tél. : 03 88 32 09 53.

Hôtel Suisse A deux pas de la cathédrale, un hôtel qui a une âme. Discret, sympathique et vraiment charmant, avec des chambres douillettes, dont certaines avec vue sur la cathédrale. D’autres plus petites, mais toutes impeccables et fraîchement rénovées. Petit déj-buffet, servi dans une jolie salle à l’ancienne.
Doubles 78-109 € selon saison, vue et taille. 2-4, rue de la Râpe. Tél. : 03 88 35 22 11.

L’Ami Schutz Situation privilégiée au cœur de la Petite France dans une grande maison, au cadre chaleureux. Banquettes confortables pour une bonne cuisine alsacienne traditionnelle. Aux beaux jours, entre deux bras de l’Ill, une des terrasses les plus romantiques qui soient, au bord de l’eau et délicieusement arborée. Ouv. tlj midi et soir jusqu’à 22 h 30. Menu Bierstub 34,65 €. 1, Ponts-Couverts. Tél. : 03 88 32 76 98.

Au Coin des Pucelles Bonne petite adresse pour déguster, sous le doux sourire de la patronne et dans un cadre boisé, une cuisine de winstub (bar à vin alsacien) franche et hyper-copieuse, où le cochon est à l’honneur. La « choucroute du coin » ne souffre aucun reproche, quant au jarret de porc, il est au top. Du mardi au samedi 18 h 30-1 h. Carte 25 €. 12, rue des Pucelles. Tél. : 03 88 35 35 14.

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A lire : Le Guide du Routard « Strasbourg 2010 ».

 

 


La rédaction du Routard

18/02/2010

Modène, le rouge pour modèle

1902-MAG-WEE-MODENA.jpgDes belles bagnoles et de la bonne bouffe, Modène est un des fleurons de l’Italie. Et pour cause, la cité abrite le siège des usines Ferrari, Lamborghini et Maserati. Si vous êtes un fan de la Scuderia, fondée à Modène en 1929 par Enzo Ferrari, direction Maranello à une vingtaine de kilomètres au sud. Les ateliers, qui produisent chaque année 4  000 exemplaires de la célèbre voiture rouge, ne se visitent pas. Il faut savoir entretenir le mythe en préservant le secret. Les plus curieux d’entre vous se rassureront en sachant que l’on peut quand même admirer, dans une grande structure de verre et d’acier, une quarantaine de bolides anciens, dont la 125, la toute première voiture sortie des usines.

Une course avec Alonso et Massa

Non loin de là se trouve le circuit d’expérimentation de Fiorano. Si vous tombez un jour d’essai, vous aurez peut-être la chance d’y croiser Fernando Alonso et Felipe Massa. A défaut de rapporter des autographes des as du volant, vous êtes sûr de ne jamais rester sur votre faim côté gastronomie. Modène est la terre de production du célèbre lambrusco, un vin rouge légèrement pétillant, et du fameux vinaigre balsamique. Mais attention, seul le véritable « vinaigre balsamique traditionnel de Modène », protégé par une DOP, l’équivalent italien de nos AOC, justifie que l’on casse sa tirelire. Et là, pas de secret, il vous en coûtera au minimum 40 € pour un 12 ans d’âge et de 80 à 120 € pour un 25 ans. Le luxe a un prix. Celui-ci est conditionné dans l’unique bouteille reconnue par le consortium qui ne contient que 10 cl du précieux nectar. Sur la centaine de producteurs recensés, soixante sont habilités par le consortium à vendre leur production. Ouvrez donc grands les yeux avant d’ouvrir votre porte-monnaie.



Hôtel San Geminiano Hôtel familial un peu excentré. Chambres agréables, doucement colorées et spacieuses, surtout celles sans sanitaires. Salles de bains communes, belles et impeccables. La maison fait également resto (avec des prix et des plats très corrects) et de très bonnes pizzas à emporter. Doubles à environ 60 €, avec sanitaires privés, environ 80 €. Viale Gaetano Moreali, 41. 059-210-3031.

Ristorante da Enzo Salle à manger à la déco classique, mais cuisine qui fait honneur aux spécialités modénaises. Pâtes parfaites et service à l’unisson. Tous les jours sauf dimanche soir et lundi. Compter 6,50 € pour les antipasti ou les primi et 13 € pour les secondi. Via Coltellini, 17. 059-225-177.

Caffè Concerto Point de ralliement de la jeunesse modénaise, l’ancienne loggia del Mercato est superbement restaurée et habilement relookée moderno-design. Concerts, expos ou lectures, brunch en musique le dimanche. Ouvert de 7 h à 2 h. Le soir, antipasti 9 €, primi environ 10 € et secondi 10-16 € Piazza Grande, 26. 059-222-232.54.

A lire Guide du Routard
Italie du Nord 2010.




Le guide du Routard et Cédric Couvez

04/02/2010

Prenez un bon bol d’ermite

Si il y a bien un coin en Grèce où l’on ne se fait pas voir, c’est aux Météores. Cette région de Thessalie abrite l’un des endroit les plus reclus du monde : des monastères anciens dressés au sommet de pitons rocheux. Selon la légende, une main magnanime aurait fait tomber des rochers du ciel pour permettre aux ascètes de prier à l’écart du monde.

 

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Chaussée des moines

Les Météores (meteora qui signifie « suspendu dans le ciel ») commencèrent à être habités au XIe siècle. Les moines y vivaient spartiatement dans des cavernes naturelles. Ce n’est qu’à partir du XIVe siècle qu’ils construisirent les monastères pour échapper aux Turcs et aux Albanais… et se rapprocher de Dieu. Sur les vingt-quatre bâtisses, il n’en reste que six en activité. Mais ils méritent les longues montées et descentes que vous vous infligerez pour les visiter. Attention : tenue correcte de rigueur. Une belle route goudronnée permet d’accéder facilement aux monastères depuis Kalambaka pour visiter les trois plus importants. Le Grand Météore est le plus ancien et le plus intéressant par les richesses qu’il renferme. Fresques remarquables de l’école crétoise du XVIe dans l’église de la Transfiguration et beaux objets religieux (icônes, manuscrits rares…) dans le musée ecclésiastique. Le monastère de Varlamm, juste en face, est moins attrayant, mais sa vue superbe sur la vallée vaut le détour. Quant à celui d’Agios Stephanos, il est habité par des religieuses et dégagerait presque une atmosphère cosy (!), vivante en tout cas. Pour redescendre depuis le monastère du Grand Météore, comptez vingt bonnes minutes de marche jusqu’à la route goudronnée de Kastraki. Ce petit chemin était autrefois le seul moyen d’accès au monastère.



Hôtel Meteora : la sortie de Kalambaka, en direction de Kastraki. Bâtisse récente sur un étage, au calme, proposant des chambres agréables, certaines avec air conditionné. Accueil chaleureux. Possibilité de louer des VTT. Doubles env. 40 €, triple env. 50 €. Internet.
14, odos Ploutarchou. Tél. : 24-32-02-23-67.

Pension Arsénis : A 3,5 km du centre de la ville, sur Eastern St of Meteora. Isolée au milieu des oliviers et des figuiers, maison à la déco rustique qui propose de belles chambres impeccables, avec salle de bains, air conditionné et terrasse. Resto sur place. Doubles env. 40 € ; familiale 55 € ; plus cher pendant les vacances. CB refusées. Tél : 24-32-02-35-00.

Koka Roka : En haut de la ville, au départ du sentier montant vers les Météores. On déjeune de plats classiques, sous une belle tonnelle. Bonne cuisine à prix corrects. Beaucoup de Grecs viennent s’y amuser et taquiner le bouzouki. Compter env. 12-15 € pour un repas. 31, odos Kanari. Tel : 24-32-02-45-54.

A lire Guide du Routard Grèce continentale 2010.

 

 

 

La rédaction du Routard

 
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