09.04.2010
Une vague de nouveauté au rayon soleil
Vous connaissez la méthode Coué de soleil ?
C’est celle qui consiste à tourner très vite les pages d’un catalogue de voyages « printemps-été » en étant convaincu que cela chasse les nuages. Si vous avez lu ces quelques lignes, vous êtes sans doute atteint. Alors en attendant que vous ayez des congés payés et/ou de l’argent pour quitter la grisaille, nous vous avons concocté un sac de plage bien rempli.

Les tongs
Le retour de la sandale en plastique rose anti-oursin était une bonne blague. Mais cette année, on arrête de rire et on rechausse les strings de pied. La classique Havaianas se cramponne à la tête de gondole avec ses douze versions. Mondial de foot pour supporter décontracté. Les phobiques du ballon prendront eux leur pied avec Gisele Budchen et ses sandales Ipanema (195 €).
Le maillot
Ces derniers temps, la pudeur s’érodait aussi vite que les falaises crayeuses. Il semble que cette année les créateurs aient retrouvé leur machine à coudre. Selon que l’on soit doté ou non d’un chromosome Y, on optera pour un boardshort qui couvre la cuisse, comme les modèles pyjamas chics de Sundek (108 €), ou pour un mini-short à porter sur le bikini. Gotcha le propose en version à poche flashy (Calas 34,95 €) ou blanc, à porter dépareiller avec un deux-pièces O’Neil (Trestles, 60 €) par exemple.
La serviette
Les panneaux recouverts de logo publicitaires qu’on glisse derrière votre tête, c’est bon pour les interviews de footeux après-match. Alors même si vous comptez battre le record de la traversée plage-bouée en crawl raté tête hors de l’eau, optez pour la discrétion. Le drap de plage se fait doux, pratique et chic cet été notamment grâce à la collection Roland Garros et ses serviettes à sangle (23 €).
Le sac
On peut brûler des hectolitres de kérosène pour aller chercher le teint que n’importe quel Point Soleil vous aurait vendu au coin de la rue et se sentir l’âme d’un écolo. Dans ce cas, on sera ravi car la tendance 2010 est au cabas en coton bio, idéal pour ranger sa bonne conscience. Si l’on plane loin de tout ça, on achètera un Flight Bag (59 €), le sac de cabine aux couleurs des compagnies les plus folkloriques de l’histoire de l’aviation. A laisser traîner sur la plage sans surveillance si l’on rêve d’un vol direct.
Les rafraichissements
Sur la plage, le pack de six s’arbore en version abdominale uniquement. Pour vous désaltérer, préférez les boissons chics et branchées comme le Pom Wonderful (2,29 € les 235 ml). Un breuvage 100 % jus de grenade qu’on peut boire à satiété sans craindre de prendre une mine. A combiner avec une brume d’eau apaisante Mixa Expert pour un tannage de glace (2,99 € les 150 ml). Voilà votre sac est prêt. Ne reste plus qu’à trouver une plage de temps libre pour s’enfuir au soleil.
T’as le look (noix de) coco
Au soleil, quitte à avoir la marque, autant qu’elle soit de marque. Depuis 2007, le label hypeLunettes France propose en quantité limitée un stock de lunettes vintage neuves chinées aux quatre coins du globe. Cet été, le boss Rémi Ferrante a fait très fort avec la collection Supernatural, des paires en plastic mou incassable aux couleurs flashy à prix cool (de 30 à 50€). La chanteuse Uffie en est fan. Disponible sur le site www.lunettesfrance.com.
Prenez votre pied en Bagua
Pour vos chouchouter vos peutons cet été, le chausson de kung-fu Bagua sera le must-have de la saison estivale. Véritable tout-terrain, ces paires se portent aussi bien sur les plages de sables fins que sur les dance-floor une fois la nuit tombée. Elégantes et pratiques, les Bagua intègre un système anti-transpirant à toute épreuve. En vente 55€ sur le site de la marque française : www.baguashoes.com
Cédric Couvez, Laurent Bainier.
00:18 Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : shopping, couvez, bainier, créole
Les anti-UV la jouent ultra-variés
Enfin du nouveau au soleil. Pour éviter les rougeurs de l’été, l’indice de protection est le seul indicateur valable. Pourtant, chaque été on compte sur les plages plus de coups de soleil que de coups de foudre. Afin de convaincre les têtes brûlées de se mettre à l’anti-UV, les marques rivalisent de créativité. Alors, ne soyez pas le pigeon du badigeon: suivez nos conseils.
L’innovant
N’importe quelle sardine vous le dira, l’huile c’est bien plus agréable que la crème. Jusqu’ici pourtant, seuls les suicidaires osaient se promener au soleil oints comme une olive grecque. L’Oréal bouscule cette année nos habitudes en développant une gamme d’huile haute protection allant jusqu’à l’indice 30 (11,90 €). Parfait pour se faire dorer la frite.
Le tricheur
Quand on a la peau toute blanche sur une plage bondée, on s’expose certes aux méchants UV mais aussi aux quolibets. Les Australiens, qui en connaissent un rayon question soleil, ont la solution. Le gel en spray Australian Gold (20,90 €) combine protection (indice 30) et autobronzant. De quoi hâler en paix.
L’écolo
Mieux vaut prévenir qu’acheter de la Biafine. Avec son fluide précurseur (26,50 €), Douces Angevines prépare la peau aux morsures estivales en l’hydratant en profondeur. On l’utilise à l’ombre (il ne protège pas des UV) mais sans se cacher parce qu’il est bio. Et ça c’est beau.
Le doux
Maudite soit la nature qui a doté votre compagnon de serviette de deux rapes à gruyère à la place des mimines. A chaque fois qu’il vous enduit le dos, il vous offre le gommage. Pour lui, il n’existe qu’une solution: le pinceau solaire haute protection indice 50 (15 €) de Sephora. Avec ça, vous n’aurez plus aucune raison pour ne pas l’épousseter.
Le coquet
Et la bouche dans tout ça ? La question ne vous brûle peut-être pas les lèvres mais le soleil, si. EyesLips Face à la protection adaptée à votre sourire de braise. Son gloss super brillant indice 15 est sucré et délicat. A 1 € le tube, ça ne vaut pas le coup de flamber.
Chercher l’indice
A chaque peau sa protection. Mais pour éviter les brûlures, mieux vaut privilégier les indices élevés. «Commencez par un indice 50 pour les peaux très claires à claires, explique Marie–Hélène Gaudinat, directrice de la communication scientifique internationale L’Oréal Paris. Après une semaine, en fonction du hale et de la sensibilité de la peau vis à vis du soleil mais aussi des conditions climatiques, un indice un peu plus bas (pas au dessous de 30) pourra être envisageable.»
00:05 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : créole, bainier, shopping
02.04.2010
SALIMA ABDEL WAHAD CREE LA MODE QU’ON MODELE

Elle est allemande, espagnole, marocaine et vous accueille en français.
Les voyageurs l'auraient parié: Salima Abdel Wahad est née à Tanger, le port cosmopolite du Maroc. Mais c'est dans une zone industrielle de Marrakech qu'elle a décidé de suspendre ses cintres. A 36 ans, cette diplômée de la Haute Ecole de mode et de dessin de Malaga est l'une des créatrices les plus en vue de la ville rouge. Ses vêtements*, généralement unisexes, sont plus mode que modulables. Un cache-cœur qui devient sarouel, un châle transformable en brassière, un pantalon avec sac de voyage intégré... «Mes clients me demandent parfois de leur donner un mode d'emploi avec les vêtements qu'ils achètent, sourit la sculpturale styliste. A défaut, je forme les vendeurs pour qu'ils puissent présenter toutes les manières de porter mes pièces.»
New York au pied de l'Atlas
C'est sans doute parce que ces pièces sont si difficiles à comprendre que Salima la Tangéroise a posé ses lourdes valises à Marrakech. « Les Marocains trouvent parfois mes collections un peu trop avant-gardistes. Ici, je touche une clientèle occidentale, plus ouverte sur la mode. » A Sidi Ghanem, la zone industrielle où elle s'est installée, Salima côtoie artistes et créateurs. «J'aimerais créer un esprit new-yorkais ici. Avant, pourquoi pas, de m'installer là-bas.» En attendant la Grosse Pomme, c'est la vieille Europe que la styliste parcourt. Allemagne, France, Espagne... Les pays défilent sous les talons de ses mannequins. «Je gère moi-même les présentations. Je ne veux pas de robot sur le podium. Mes défilés sont des spectacles où mes vêtements s'expriment, explique celle qui a gardé de son passé de danseuse un port de tête royal. A chaque fois, sa collection haute couture (vendue de 80 à 1 200 € pièce) interpelle. «Ce qui touche, c'est son côté travel chic. Grâce à mes vêtements, on ne prend que deux ou trois pièces dans sa valise, qu'on portera de multiples manières pour alterner les plaisirs.» Avec des bagages aussi légers, Salima peut poursuivre son voyage. Elle s'arrêtera bientôt en France pour un défilé et une vente privée. Mais quand? Rien n'est sûr. Pour elle, les calendriers sont comme les châles: modulables.
zone industrielle
Sidi Ghanem, ce n'est pas le souk. Bien sûr, on vend de tout dans cette zone industrielle un poil bordélique et posée sur la route de Safi à Marrakech. Mais à la différence de l'ultra touristique médina, ici, on ne trouve pas de pittoresque en toc. Cet espace bourré de showrooms, comme celui de Salima ou encore l'atelier de céramique Akkal, se rêve en Meatpacking new-yorkais. Les créateurs locaux en ont fait leur nouveau repaire, tandis que les bus de touristes ne s'y aventurent que rarement. Deux bonnes raisons d'y traîner ses babouches.
14:05 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : marrakech, shopping, bainier
29.10.2009
Des fringues pour les ex-collégiens frustrés
Les frustrés des cours de récréation se divisent en deux grandes catégories. Ceux qui pensent que la vengeance se mange chaud et dévastent leur collège façon Virginia Tech. Et les plus sages, qui attendent de grandir pour pouvoir s’offrir tout ce que leur adolescence acnéique leur a refusé : amour, succès professionnel, doudoune logotée. C’est sur cette catégorie que misent actuellement les poids lourds du textile.
Chevignon, légendaire sponsor des beaux gosses du bahut dans les années 1990, par exemple, a profité de cette vague pour sortir du désert. Sa doudoune Togs (1), avec son empiècement cuir et son canard dans le dos, est le must have de la rentrée. Vendue 450 € dans les boutiques branchées, elle se porte avec ou sans manches. Et sans capuche. Pour affronter la pluie (ou se protéger des projections dans l’hypothèse Virginia Tech), le mieux c’est encore le K-Way (2), qui a fait son retour au printemps dernier et demeure l’arme anti-automne la plus tendance. Comptez 100 à 130 €, selon que vous optiez pour la discrétion unie ou les imprimés funky.

Au pied, on a le choix. Soit on la joue écolier sage et on chausse les Kickers Legend (3) qu’on refusait de porter en taille 26 et qu’on s’arrache aujourd’hui en 42 pour 109 €. Soit on mise sur le cool seventies et on fonce chez Adidas (4). La marque aux trois bandes ressort la SL72 (80 €), plus célèbre pour avoir chaussé Starsky et Hutch que pour ses exploits aux JO de 1972. Il ne reste plus qu’à changer sa photo de profil Facebook et à aller « poker » ses bourreaux d’antan. Alors, qui est cool aujourd’hui ? Hein, qui est cool ?
Laurent Bainier
18:36 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bainier, shopping, mode
22.10.2009
Sur la toile, c'est le bazar contemporain
N’est pas François Pinault qui veut. Si, niveau budget, vous êtes plus Fnac que Fiac, misez sur les boutiques en ligne de musée et leurs produits dérivés pour vous inventer une vie de mécène. En la matière, les Français brillent moins par le service que par les produits proposés. Sur le site du centre Pompidou par exemple, on regarde, mais on n’achète pas. Pour vous procurer le papier peint « Augmentation et réduction » de Claude Closky (69,90 €) ou le support de bureau « Petit arrangement avec le désordre ambiant » de Matali Crasset (24,90 €) , il vous faudra vous rendre à Beaubourg.
Le Palais de Tokyo fait mieux. On peut y faire ses e-emplettes via le site de Blackblock, la boutique abritée par le musée. On y trouve forcément son bonheur, que ce soit avec le vase char d’assaut de Thierry d’Istria (Tank U Vase, 140 €) ou les art toys du graffeur André, taulier du lieu (Bearbrick André 400%, 110 €). Le catalogue est sur le web mais l’achat, lui, se fait par mail. Un poil rétro.
Mais un vrai collectionneur d’art ne fait pas ses courses chez le galériste du quartier. Il parcourt la planète à la recherche des plus belles oeuvres. Allez donc surfer outre-Manche, sur le site de la Tate Modern. Ne vous jetez pas comme le premier touriste venu sur les mugs tête de chenille ou les coussins « je t’aime ». Privilégiez les produits locaux, comme le sac Tracey Emin (32 €) ou le bavoir Julian Opie (9 €). Stars sur les bords de la Tamise, ces deux artistes sont suffisamment méconnus en France pour impressionner votre bambin quand vous lui donnerez son petit pot.
Quand il n’aura plus l’âge de manger liquide, vous pourrez également lui offrir la version Lego de la fondation Guggenheim de New York en vente 27 € sur le site du musée du même nom. L’adresse n’est pas la meilleure du web mais vous y trouverez, quand même, des cuillères à café Jean Nouvel (et pourquoi pas?) à 30 € et le service en porcelaine Robert Mapplethorpe (47 €) qui les accompagnera avec goût.
Plus du cochon que de l’art
Terminez vos courses en beauté sur le site du MoMA. On y achète tout et n’importe quoi en se disant que c’est un peu de l’art. « Un peu » seulement, quand on craque pour un presse-livre éléphant à 20 € ou un plat « Tête de cochon » à 13 €. Beaucoup plus, quand on s’offre la rape à fromage Presto (3,30 €) ou le sublime jeu d’échec Bauhaus (153 €), répliques exactes de pièces figurant dans les collections du Moma. Et voilà... Il ne vous reste plus qu’à trouver un petit palais à Venise pour exposer vos emplettes. Mais ça, c’est l’enfance de l’art.
Laurent Bainier
19:54 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : shopping, art, bainier
17.09.2009
Le marketing éphémère, c'est durable

« Plus c’est long, moins c’est bon ! » est désormais le nouveau mantra des marques qui cherchent à se faire buzzer. Jusqu’ici, ces multinationales du cool avaient deux options événementielles pour faire parler d’elles chez les branchés : soit organiser une nouba dans une salle des fêtes courue, soit mettre le paquet sur les animations dans leurs boutiques. Depuis le printemps dernier, une troisième voie s’est ouverte : le phénomène des pop-up, ces boutiques, galeries ou clubs éphémères qui pullulent dans les grandes villes. Décryptage d’une tendance qui a tout pour durer.
« Arriver, faire du bruit et dégager »
5 mars 2009, le tout-Paris de la hype joue des coudes pour assister à l’inauguration du Pop Up Bar, un spot secret géré par la bande du Baron. Derrière ce lieu se cache Vitamin Water, une nouvelle boisson énergisante américaine bien décidée à partir à la conquête de l’Hexagone en rinçant les trend-setters. Originalité du concept, ce bar n’a été ouvert que deux mois. Fermeture administrative inopinée ? Non, coup marketing, bien sûr ! « C’est la même idée qu’avait émise Nicolas Hayek dans les années 1970 en lançant Swatch : on arrive, on fait du bruit et on dégage... », analyse Nicolas Guthart, big-boss de Waf Agency. Ce dernier est bien placé pour parler de cette tendance puisqu’il a inauguré il y a quinze jours sa propre pop-up galerie en plein cœur de Paris : l’Imprimerie. « Chaque mois, une marque résidente vient exposer un produit, un concept ou une série limitée dans notre espace de 70 m². On reprend les bases du cirque itinérant en offrant un spectacle aux consommateurs, c’est bien plus qu’une simple boutique éphémère », poursuit l’entrepreneur en sneakers. Le succès frappe déjà à la porte du spot puisque cinq cents branchés se relaient tous les mercredis pour assister aux vernissages de DC Shoes. En octobre, c’est Timberland qui s’installera dans l’ancienne imprimerie qui date de 1896. « Nous sommes entrés dans une période où les clients veulent vivre une expérience ! », affirme Mélanie Franchini, responsable marketing France de la marque. « C’est pour nous une opération de communication qui sert de vitrine à nos chaussures. Moins de produits, mais une mise en scène artistique originale et authentique que nous ne pouvons pas toujours reproduire dans nos boutiques, contraintes commerciales obligent. »
« Clubbing zapping »
Mais combien ça coûte, demanderait Jean-Pierre Pernaut ? « Le ticket d’entrée pour un mois de résidence est à 35 000 €. De nombreuses options peuvent être ajoutées et l’investissement pour une marque en développement reste bien moindre qu’un shop qui s’élève autour des 700 000 € pour ce type de surface à deux pas de Beaubourg », lance Nicolas Guthart. L’événementiel éphémère peut également tirer son épingle du jeu en profitant des périodes creuses : « Russian Standard a eu l’idée de créer un club dans la mezzanine du palais de Tokyo en se greffant à l’expo Man on the Moon car il ne se passe pas grand-chose à Paris pendant l’été », commente Axel Huynh, tête pensante de cette opération. Résultat, cette boîte temporaire nichée dans le musée est devenue l’endroit où il fallait se montrer pendant trois mois. Et la marque de vodka Premium de toucher sa cible en plein foie. « Les prescripteurs de tendances sont tellement blasés et snobs qu’il faut sans cesse renouveler l’offre car c’est toujours le dernier buzz qui prend le pas sur le reste. Nous sommes vraiment entrés dans une culture du « clubbing zapping ». Pour enfoncer le clou, il est reconnu qu’une opération dans un temps limité contribue fortement à multiplier l’impact », conclut Axel.
Cédric Couvez
20:21 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : couvez, marketing, tendance, shopping
Adidas lance une ligne d'aromathérapie
Vous avez beau la humer encore et encore : votre tenue de sport fleure la transpiration. C’est bon signe (elle sentirait le parfum de votre coach, ce serait suspect), mais ce n’est pas le meilleur des relaxants après l’effort. En sortant au début du mois, sa nouvelle collection Adilibria, Adidas a décidé de travailler sur l’odeur de ses fringues. Confectionnés en Skintex, un textile intelligent qui contient des huiles essentielles et des extraits de vitamines E, les débardeurs et tee-shirts de la gamme libèrent pendant l’effort des arômes qui, d’après la plaquette, « stimulent les sens et donnent de l’énergie ». Les pros du marketing appellent ça une « ligne d’aromathérapie ». C’est beau comme une pub pour la litière pour chat, mais ça marche.
Ne vous attendez pas à pulvériser le record du tapis de course de votre salle, ce n’est pas une combi de nageur. Mais tendez les narines et détendez-vous. Vendue autour de 40 €, la collection Adilibria est disponible dans l’ensemble des points de vente de la marque. Attention, toutefois la « ligne aromathérapie » ne dispense pas de prendre une douche après l’effort, ni de mettre du déodorant.
Laurent Bainier
20:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : shopping, bainier, sport
Retrospecs & co dépoussière les lunettes
Qui veut aller loin réaménage ses montures. C’est en customisant de vraies paires de lunettes datant de 1920 à 1970 que la marque américaine Retrospecs & Co a bâti sa récente célébrité. Jay Owen, son fondateur, a lancé son entreprise en 1992 à l’arrière de son camping-car, parcourant les Etats-Unis à la recherche de lunettes des années 1930 et 1940, « l’âge d’or de la monture », selon lui. Aujourd’hui, il prospère. Adoptée par Tom Cruise (mais quel créateur ne revendique pas de lui avoir fait porter un de ses modèles), Harrison Ford, Johnny Depp et bien d’autres, sa marque se fait doucement une place au soleil. Repérée par la Mecque de la monture chic, Marbeuf Optique à Paris, Retrospecs a atterri sur le nez de people français et dans les vitrines des collectionneurs… fortunés. Pour s’offrir un modèle, il faut compter environ 600 €. Mais à ce prix, vous avez droit à un exemplaire numéroté et à un petit bout d’histoire. Et aussi à des lunettes de soleil, ce qui est utile quand il fait beau.
Laurent Bainier
19:35 Lien permanent | Commentaires (170) | Envoyer cette note | Tags : shopping, lunettes, bainier
Aubade fait dans la dentelle pour sa centième leçon
Ce sont sans doute les seules photos de sylphides en string qui jurent dans les cabines de poids lourds. En dix-sept ans, les affiches léchées d’Aubade et sa campagne de publicité « Leçon de séduction » sont entrées dans l’imaginaire collectif et dans beaucoup de fantasmes individuels. Mais combien y en avait-il jusque-là ? 99. Le 24 septembre, il y en aura une centième et les collectionneurs d’affiches publicitaires en sont tout émoustillés.
Une opération… caritative
« Il y aura des versions sérigraphiées collectors à gagner, explique Clara qui, magnanime, a transmis le message à ses copines via Facebook. J’ai déjà plein d’affiches Aubade, mais celle-ci aura une valeur particulière. » Imprimée à cent exemplaires, elle sera offerte sur tirage au sort lors du lancement officiel jeudi prochain dans la « boutique écrin » de la marque, rue Tronchet à Paris. Les déçus pourront repartir avec l’une des 99 autres affiches, mais en sortant leur porte-monnaie. Pour la marque, l’opération est l’occasion de communiquer plus que de faire des profits directs. Sur les bénéfices générés par la vente de l’autre objet collector (un coffret numéroté contenant un livre, une sérigraphie et des fac-similés, commercialisé dès le lendemain à la librairie du palais de Tokyo), 30 000 € seront ainsi reversés au Sidaction. Une leçon de communication.
Laurent Bainier
19:28 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : shopping, lingerie, aubade
03.09.2009
Le look Blok opère
Oubliez le dernier sac Balenciaga ou la nouvelle collection de talons Louboutin, l’accessoire qui tue (à défaut de vraiment vous sauver), cet automne, sera le masque de protection signé Irina Blok. Bien décidée à faire tousser la morosité ambiante, la designer russe installée depuis dix ans à San Francisco bénéficie d’un bon bouche à oreille outre-Atlantique depuis qu’elle a créé une série de masques de protection ultra-funky : « L’idée m’est venue en regardant les infos, à l’époque où l’on parlait beaucoup de la grippe aviaire. Je me suis demandé comment un designer pouvait essayer de sauver le monde. J’ai décidé de me lancer dans la customisation de masques qui, jusqu’ici, étaient très anxiogènes », lance la créatrice.

« Une bonne blague »
Après des débuts comme illustratrice graphique chez Yahoo!, puis chez Google, Irina Blok ne s’attendait pas à un tel succès : « Tous les blogs américains et même le Times en ont parlé. Depuis le risque de pandémie de grippe A, mes masques s’arrachent comme des petits pains. Pour l’instant, cela reste une bonne blague, mais il n’y a plus qu’à les rendre stériles pour que l’utile rejoigne le beau. » Car ses créations sont destinées à un usage purement décoratif : « J’étudie le marché pour lancer une collection homologuée. Je travaille à la rendre disponible dans les aéroports, les écoles et les librairies. » Originaux et toujours décalés, les masques d’Irina sont en vente sur son site www.creativeblok.com pour 10 dollars (7 €). A ce prix, c’est plutôt pour votre portefeuille que vous risquez de trembler mais, bonne nouvelle, Irina Blok reverse une partie des bénéfices à des associations qui luttent contre la pandémie.
Cédric Couvez
19:46 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : shopping, bonnes nouvelles, grippe












