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23/04/2009

Juste un crime, dernier né des polars scandinaves

Une femme assassinée et retrouvée dans un lac proche de Stockholm. Seul indice, un bijou orthodoxe qui pourrait présager une origine d’Europe de l’Est. Immigrée ? Clandestine ? Juste un crime ou un drame plus complexe ? Kristina Vendel, jeune commissaire, refuse de s’arrêter à ces non-apparences et ne peut envisager que quelqu’un puisse disparaître sans laisser aucune trace.

Juste un crime est le premier polar de Theodor Kallifatides, écrivain et poète suédois d’origine grecque. De la saga Millenium aux romans de Mankell, Nesbo ou Indridason, impossible d’ignorer la vitalité de la littérature policière scandinave. Kallifatides, par son écriture dépouillée et son sens du détail, rappelle les fondateurs du genre dans les contrées nordiques, Maj Sjöwall et Per Wahlöö. Entre 1965 et 1975, ce couple suédois a écrit une série de dix romans mettant en scène l’inspecteur Beck. Une œuvre considérable, influencée à la fois par le Maigret de Simenon et les romans de « police procédurale » américains d’Ed McBain, qui a imposé le genre au nord de l’Europe. Juste un crime, mais toute une histoire.

Juste un crime, Theodor Kallifatides, Rivages-Thriller, 264 p., 18 €.
A signaler, la réédition des romans de Sjöwall et Wahlöö. Cinq titres ont déjà paru en poche chez Rivages.

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Par Bastien Bonnefous

>>> Retrouvez toute l'actu du polar sur Polarblog

Stockholm, faites le tour des tables

Quel que soit le restaurant où vous déciderez de trôner, il vous faudra débourser pas mal de couronnes. Alors autant se faire plaisir une bonne fois, quitte à finir le séjour chez l’un des nombreux vendeurs de hot-dogs de la ville.

 

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Cedric Couvez / 20 minutes

Le Kåken 1900 Ce ne sont pas uniquement ses plats super fins qui attirent le gratin suédois. L’ambiance club de gentlemen pris d’assaut par les mannequins fait pour beaucoup dans le succès de ce lieu, inauguré vendredi dernier. Réservez, ou vous devrez dîner sur les genoux d’un top-modèle. Ce serait dommage.

Le Lydmar Le resto de cet hôtel grand luxe propose le meilleur de la cuisine suédoise au milieu d’une bibliothèque à l’anglaise. A priori, vous ne dévorerez pas que des livres.

Le Gondolen Une vue à la hauteur de la réputation de ce must de la gastronomie locale, perché à 33 m au-
dessus de l’eau. Pour évaluer la cuisine, désolé, ne comptez pas sur nous. Ses plateaux de fruits de mer n’entraient pas dans notre budget.

Par Laurent Bainier

Jamais de rupture de stock à Stockholm

La Suède est au bon goût vestimentaire ce que l’Italie est aux pizzas: un must ! Et le minimalisme chic de trôner à chaque coin de rue. Profitez d’un taux de change couronne/euro plutôt avantageux ces temps-ci en effectuant un petit tour des marques et des échoppes les plus chaudes de la ville...

 

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Cédric Couvez / 20 Minutes

 

Les petits créateurs qui montent

Rodebjer Alors étudiante en stylisme à New York en 1998, Carin Rodebjer passe ses nuits à confectionner ses propres fringues dans son salon. Lors d’une balade dans les rues de la grosse-pomme, elle est repérée en portant ses créations par un concept-store branché. Onze ans plus tard, Rodebjer est devenue une des marques pour femmes les plus en vogue de Suède. Mélangeant habilement romantisme et décadence, les collections affichent ostensiblement une allure moderne et électrique. Et pour ne rien gâcher, les prix restent abordables.


Whyred Depuis une dizaine d’années cette marque mixte continue d’être un des hauts-lieux de la mode scandinave. Toujours à la pointe des tendances, cette saison, Whyred a trouvé son inspiration dans le début des années 1980. Au programme: pantalons cigarette rouge flashy, jupettes et short en jeans, sans oublier une super collection de chaussures. Pour ne rien gâcher, le flagship est un beau duplex façon loft qui met en avant les artistes locaux que la marque soutient.

 

Les incontournables

Filipa K Pour avoir un bon aperçu du mimimalisme suédois, foncez chez Filipa K. Mieux vaut être prévenu, les coupes au cordeau de cette marque ne laissent aucune chance aux bourrelets. Côté code couleurs, on oscille entre le noir, le blanc et le gris... Véritable uniforme du jeune actif urbain, Filipa K, c’est un peu comme du Dior Homme mais dix fois moins cher. Une aubaine...

NK Bienvenue dans LE grand magasin de Stockholm. Réputé pour sa sélection de produits, NK est aussi tristement célèbre pour un fait divers qui avait remué tout le pays en 2003. Un déséquilibré y avait mortellement poignardé Anna Lindh, la ministre des affaires étrangères de l’époque.

Skrapan Située en plein quartier bobo, dans l’île sud de la ville, cette galerie marchande fait figure de paradis pour tout amateur de street-wear. Avec son skate-shop top niveau, sa boutique de T-Shirt délirants et le distributeur de la marque Bjorn Borg, Skrapan est le point de chute idéal après une flanerie dans le quartier.

Cédric Couvez

Chaussez vos Gamla Stan Smith et visitez Stockolhm

 

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Photo: Cédric Couvez / 20 Minutes

 

Que serait Gamla Stan aujourd’hui sans ses dizaines de vendeurs de rennes en peluche ? Sans doute une copie quasi conforme de ce qu’elle a été pendant des siècles : le cœur de Stockholm. Alors craquez rapidement pour un élan géant avec un tee-shirt « Love STHLM », ça sera fait, puis levez le nez au ciel. Ça vaut le coup d’œil.

 

La reine des rennes

La capitale suédoise est née ici, sur ce petit chapelet d’îles très vite reliées par des ponts. En 1252, soucieux de protéger l’intérieur des terres des pillages, Birger Jarl, régent de Suède, créait un fort à Gamla Stan. De cette époque, il ne reste pas grand-chose. Mais le château royal, qui constitue aujourd’hui la principale attraction touristique de la ville, est sorti de terre peu après. Toutefois, les plus vieilles parties de l’édifice ont brûlé au XVIIe siècle et ont été reconstruites dans le style de l’époque. Fuyez ses grandes pièces froides qui ont déjà tué notre Descartes national et préférez la relève de la garde à l’extérieur. C’est un peu comme à Buckingham, mais avec des militaires beaux comme des chanteurs d’Abba.

 

 

A quelques pas de là, vous pourrez admirer la Storkyrkan, la cathédrale, quoi ! L’été, on y donne des concerts gratuits de musique classique. Et à l’occase, on y couronne quelques têtes. S’il pleut ou que vous êtes un ami intime de Le Clézio, vous pouvez faire un tour au musée Nobel, ouvert en 2001 pour les 100 ans du prix. Dans le cas contraire, préférez les promenades dans les rues ombragées et pavées de la ville. Commencez par Vastelanggatan, l’axe principal, où vous trouverez quelques échoppes aux fenêtres très basses, dont les volets se dépliaient pour former de petits comptoirs. La célèbre expression « trier sur le volet » y serait née, tandis que la moins connue « Tu jettes ton argent par les fenêtres en achetant ce casque de Viking ridicule » y prend aujourd’hui tout son sens.

Terminez votre promenade en allant boire un verre dans l’un des bars du quartier. Au XVIIe siècle, on en comptait près de 700, tenus par des veuves de guerre. Les barmaids ont rejoint leurs maris. Mais leurs successeurs accueillent encore quelques poilus avinés et autres victimes de bière.

Laurent bainier
et la rédaction du routard

 

Hotel Rival AB

La déco des chambres s’inspire du cinéma. Toutes sont dotées d’un équipement audiovisuel high-tech. Le complexe de loisirs qui regroupe resto, bar, cinéma, centre de conférences et même une boulangerie appartient entre autres à Benny Anderson, du groupe Abba.

Mariatorget, 3. Double de 150 à 231 € avec petit-déj.

 

STF Vandrarhem Af Chapman & Skeppsholmen

Les chambres et dortoirs de cette auberge de jeunesse sont en partie situées sur un superbe trois-mâts amarré en plein centre-ville. Etablissement très calme et souvent complet.

Flaggmansvägen, 8. Double environ 26 €. Rens. : 463-22-66

 

Sundbergs konditori

Fondée en 1785, elle est la plus vieille pâtisserie de Stockholm encore en activité. On dit que le roi Gustav III aimait y boire son café. La déco s’inspire d’ailleurs fortement du style gustavien.

Västerlanggatan, 83. 10-67-35

 

Café Sten Sture

Si l’envie vous prend de vous envoyer un délicieux chocolat chaud dans un ancien cachot du Moyen-Age, à 5 mètres sous terre, le Sten Sture est l’endroit idéal. Cette prison est restée en service jusqu’à la fin du XIXe siècle.

Trangsund, 10. 20-06-50

 

A lire Le Guide du Routard Danemark, Suède 2009.

Sunday Party With Filip & Fredrik

herransliv.jpgFilip et Fredrik achètent aux enchères et picolent un champagne sorti de la cave d'Hitler, Filip et Fredrik interviewent Pamela Anderson en lui demandant "ce que ça fait d'imaginer qu' à chaque instant dans le monde, quelqu'un se masturbe en pensant à toi"... Chaque dimanche ils présentent de New-York le talk-show plus cher de l'histoire de la chaîne Kanal5. Les Suédois sont fans de ce duo qui met du piment rouge dans leur télé. Il y a du Drucker et du Jackass chez Filip et Fredrik : Filip a récemment testé pour nous le cannibalisme en cuisant à la poêle un échantillon de ses fesses. Alors? "Ca a un goût de poulet".

 

Par Maxime Robin

Lisa Ekdahl, du jazz à la pop...

Super star dans son pays, la chanteuse suédoise Lisa Ekdahl sort un nouvel album très pop. L'occasion pour elle de faire découvrir au public européen une nouvelle facette de sa personnalité. Interview...

 

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Give Me That Slow Knowing Smile est votre premier album pop composé entièrement en anglais. Et en France vous êtes surtout connue pour vos reprises jazz.
C’est vrai. J’espère passer un palier avec cet album, montrer une autre facette de mon travail et conquérir de nouveaux territoires.

Artistiques ou géographiques ?
Les deux. Même si j’ai déjà fait plusieurs disques pop en Suède, celui-ci m’a permis d’essayer de nouvelles choses, plus dansantes, moins acoustiques.

En Suède, vous êtes une star de la chanson. Vous voudriez avoir cette même renommée dans le monde entier.
J’ai fait de courts passages en tournées aux Etats-Unis, en Australie, en Chine et un peu partout en Europe, et j’y ai pris goût. J’adore faire voyager mes chansons dans le monde.

Et cela est plus facile avec de la pop en anglais qu’avec du jazz ou de la chanson en suédois ?
Oui, je pense. Mon dernier album suédois était intitulé Olyckssyster. Vous sauriez le prononcer ?

Euh… Holly Queen Sister ?
Presque.

Cet album est-il aussi une façon de casser votre image de poupée fragile ?
Oh, je ne sais pas. J’ai un côté enfantin dans la voix, c’est vrai. Mais vu d’ici, j’imagine que toutes les Suédoises qui ne mesurent pas un mètre quatre-vingt ont l’air de petits elfes. C’est un cliché.

La presse suédoise a jugé cet album plus consensuel que les précédents.
Je n’ai pas honte de dire que ma musique est confortable. Je ne suis pas une jeune première. Je ne fais pas de la musique pour avoir du succès ou gagner énormément d’argent mais pour toucher les gens.

Où avez-vous composé l’album ?
Dans mon studio à Stockholm. C’est comme une petite maison très agréable, et il nous est arrivé de dormir sur place avec les musiciens. J’ai aussi composé pendant mes séjours à New-York.

Pourquoi êtes-vous allée là-bas ?
Qui n’aime pas New York ? Cette ville est formidable pour les artistes parce que toutes les musiques du monde s’y croisent. En plus, comme je suis quand même un peu connue en Suède, c’était reposant pour moi de pouvoir me balader dans la rue sans que les gens ne me reconnaissent.

En avez-vous profité pour travailler votre anglais ?
Cette remarque est amusante de la part d’un Français… En Suède, tout le monde parle anglais, mais c’est vrai que vivre là-bas a enrichi mon vocabulaire. Mais bon, moi, je fais surtout des chansons d’amour. Et je crois connaître déjà beaucoup d’expressions autour de ce thème…

 


Découvrez Lisa Ekdahl!

 

En Suède, tout est beau, tout est bio

Vous rêviez de köttbullar, ces boulettes de viande en sauce, arrosées de Ramlösa, l’eau pétillante suédoise ? Il fallait aller chez Ikea. La tendance du moment dans les assiettes de Stockholm, c’est le légume. Cuits vapeur et quasi systématiquement étiquetés bios dans les restos typiques du centre, ethniques et noyés dans le curry sur les terrasses de Sodermalm ou servis parcimonieusement et sculptés dans les établissements chics, ils sont partout.

Le super-héros de la Suède verte, c’est la pomme de terre. Ça ne date pas d’hier, puisqu’au XVIIIe déjà, on se fendait la patate au pays du renne. Dans son costume en alu, la bakpotatis, pomme de terre fourrée, vous calera pour pas un rond. Et en gratin, avec son pote l’anchois, (on surnomme le couple « la tentation de Jansson »), elle ravira votre palais tout en tenant bien éloignées d’éventuelles tentatrices blondes. Enfin, si elle arrive nue dans votre assiette, offrez-lui un nappage de confiture de baies, c’est au moins aussi typique que bon. Les amateurs de sucré-salé tenteront même la Senap, qui a la couleur de la moutarde, le conditionnement de la moutarde… Mais qui n’en est pas. On vous le garantit.

Par Laurent Bainier

 
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