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16/04/2009

Le mook de Pix’n’love

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Ce n’est pas un magazine, ce n’est pas un book (livre), c’est un « mook », selon la définition qu’en donnent leurs auteurs. La septième livraison, sortie ce mois-ci, de Pix’n’Love consacre toujours une large place au rétro-gaming, avec une interview de Yoshihisa Kishimoto, le concepteur du cultissime jeu de baston « Double Dragon ».




L’éditeur publie aussi Les Cahiers du jeu vidéo. Après un numéro passionnant consacré à la guerre, le suivant à paraître en juin portera sur le football (ouais!!!!), et un prochain sur la ville. Le but, selon Tony Fortin, coordinateur éditorial : « Faire réfléchir sur sa propre pratique des jeux, mais aussi sur soi-même, car le jeu vidéo est aussi une représentation particulière du monde. »

Pix’n’Love est vendu 9 €, en ligne sur leur site, ou dans certaines Fnac et boutiques Micromania.

Conspirez un grand coup

Au départ, le complot était servi sur un plateau, avec les wargames. Ces batailles sur papier, parfois accompagnés de figurines, «se sont fortement développées dans les années 1960-1970», explique Tony Fortin, responsable de la collection des Cahiers du jeu vidéo chez Pix’n’Love Editions. Ressemblant à des jeux de société, le principe du wargame, c’était la stratégie, élaborer des ta-keu-tiqueus grâce à son Sun Tzu de poche : «Toute campagne guerrière doit être réglée sur le semblant, feignez le désordre, ne manquez jamais d’offrir un appât à l’ennemi pour le leurrer...»

«Des wargames, avec le développement de l’informatique, découlent les jeux de stratégie en temps réel (STR). Ces derniers ont réussi à toucher le grand public avec des règles simplifiées, une gestion attractive, un effort par rapport à l’interface et des unités en 3 D», poursuit Tony Fortin. «Le genre a connu son âge d’or dans les années 1990, avec des jeux devenus des références du genre : “Starcraft”, “Alerte Rouge“, “Warcraft 2“».

1704-MAG-EMPIRETOTALWAR.jpgLa semaine écoulée, dans le Top 5 des meilleures ventes de jeux sur PC en France, selon l’institut GfK, on trouvait encore deux STR : «Empire: Total War», avec batailles navales au cœur de l’Europe du XVIIIe siècle, et «Warhammer 40 000: Dawn of War 2», dans un environnement carrément plus futuriste. Côté console, la franchise Halo vient d’être décliné en STR, avec «Halo Wars» sur Xbox 360.


Victime de machinations
A trop comploter, on peut aussi avoir envie d’être victime de machinations. Avec Tom Clancy, on est servi. La licence, dont Ubisoft a acheté l’an dernier les droits liés à la marque, s’est construite sur ce ressort. Florent Greffe, chef de produit chez l’éditeur, résume en quatre mots la marque : « Conspiration, Etats-Unis, technologie, militaire. » On pourrait aussi ajouter : paranoïa, trahison et coups bas. L’univers de Tom Clancy, auteur américain de bestsellers de techno-thriller, s’est prolongé dans les séries «Rainbow Six», «Ghost Recon, Hawx...» et surtout «Splinter Cell», dont un prochain opus est en préparation. Comme un Jack Bauer de « 24 heures Chrono », l’agent Sam Fisher, le personnage de cette saga d’infiltration, se trouve d’ailleurs obligé de recourir à des moyens pas très éthiques. Déjouer un complot ne fait pas forcément de vous un héros.



Joël Métreau

 
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