05.11.2009
A williamsburg, on se la cool douce
Oubliez Manhattan, ses gratte-ciel, ses traders et sa furie ambiante. Traversez l’East River et partez à la découverte de Williamsburg, le quartier le plus cool de New York. Depuis dix ans, ce quartier résidentiel de Brooklyn, niché à une station de métro seulement de l’East Village, est devenu le rêve de tous les kids et l’antre des hipsters. Buzzée comme jamais, cette tribu est facilement reconnaissable : la trentaine mal rasée (pour les garçons uniquement), chemises à carreaux, tatouages sur les bras avec le guidon d’une poussette dans les mains.

Un tout petit village
Résolus à l’exil après la flambée des prix de l’immobilier à Manhattan, ces bobos ricains qui bossent dans l’art, la musique ou la communication ont trouvé refuge sur Bedford Avenue, l’axe principal de Williamsburg, et dans ses rues perpendiculaires. Ca,r autant être honnête, ce petit coin de branchitude est un tout petit village. Et à moins d’être très pote avec les gars de MGMT, TV On The Radio ou Vampire Weekend, qui y ont établi leurs quartiers généraux, nul besoin d’y rester plus de 24 h pour en faire le tour. On commence la virée par une pause shopping. Une vingtaine de petites boutiques s’étalent sur Bedford. Aucune grande chaîne commerciale évidemment.
Ici, on chine de la sape vintage, on dégote l’accessoire qui tue et on repart heureux de s’être délesté de quelques dollars. Pour déjeuner, direction Egg, le restau bio qui prépare sans conteste les meilleurs hamburgers de la ville. Arrosez le tout d’un véritable iced tea en lisant un fanzine de mode et vous serez couleur locale. En sortant, passez une tête et surtout vos oreilles chez le vieux disquaire de Bedford. Ambiance indé et arty assurée. Très sympa, le vendeur n’hésitera pas à vous faire écouter ses perles, souvent disponibles en vinyles avant de reluquer votre portefeuille. Et le monsieur de vous conseiller sur les flyers qui traînent sur son comptoir.
A deux numéros de là, la seule galerie commerciale du secteur propose une animation aussi roots que surprenante : un photomaton japonais qui réalise une dizaine de stickers « trop kawaï ». La tradition veut qu’on en colle toujours un sur la machine… pour le souvenir. Si vous êtes d’attaque, allez vous faire tatouer à Asylum Studio. Mike, Amérindien un poil freak, a le trait aussi fin que doux. Pour finir cette belle journée hype, direction le Café Juliette. Sa terrasse sur le toit est un must pour qui veut voir le coucher de soleil en écoutant un vieux David Bowie. Bonne nouvelle, c’est ici que vous rencontrerez vos compagnons de virée une fois la nuit bien tombée.
La Rédaction du Routard
19:05 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : week-end, tourisme, routard, couvez
29.10.2009
Voir Cabourg, ça fait rajeunir peu ou Proust
Back to Balbec… Balbec, c’est le nom que donna l’écrivain Marcel Proust à Cabourg, où il venait régulièrement puiser son inspiration. On ne connaît pas mieux que les promenades le long de la plage de cette magnifique station balnéaire normande pour retomber en enfance. Cabourg, c’est LA madeleine de Proust. Des bornes émaillées reprennent d’ailleurs des passages entiers de la Recherche du Temps perdu et forment une sorte de circuit dédié au génial auteur.

Kite-surf et char à voile
Vous aurez d’autant moins de mal à vous replonger dans le passé, que le centre-ville, avec ses magnifiques villas, est resté presque intact depuis l’époque où Cabourg était une destination mondaine pour les jeunes filles en fleurs. La ville a été construite selon un plan en éventail. Toutes les rues mènent à la grande place dominée par le casino et le Grand Hôtel, fiers représentants de la Belle Epoque. Les parterres floraux, la promenade piétonne Marcel-Proust qui longe la mer et la belle plage accentuent encore le coté rétro de la ville.
Mais n’ayez crainte, comme toute bonne station balnéaire digne de ce nom, Cabourg propose toutes sortes d’activités. Quitte à être au bord de la mer et à disposer d’une grande plage de sable, profitez en pour faire du char à voile. Il y a même des stages pour les enfants. Quant à ceux qui veulent prendre de la hauteur, le kite surf est fait pour eux. Sensations fortes garanties, à condition de décoller ! Mais à notre avis, le must reste encore une balade à cheval sur la plage tôt le matin ou au coucher du soleil le soir…formidablement romantique !
Charles Aznavour au casino
Et pour la baignade nous direz-vous ? Compte tenu de la saison, on vous conseille de vous cantonner à la piscine municipale couverte et chauffée, sur la plage, face au casino. Evidemment c’est moins iodé, et il n’y a pas le bruit des vagues. Enfin, pour finir en beauté, un petit tour au casino s’impose. Le premier érigé à Cabourg en 1854 était en bois mais celui-ci date du début du XIXe siècle. Dans les années 1960, alors que Bruno Coquatrix, directeur de l’Olympia, était maire de Cabourg, de nombreux artistes s’y produisirent comme Edith Piaf, Gilbert Bécaud ou Charles Aznavour. Aujourd’hui, c’est à vous d’y tenter votre chance. Si vous ne vous assurez pas un futur de rentier à Cabourg, vous y retrouverez au moins un passé doré.
La rédaction du Routard
18:58 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : routard, tourisme, normandie
22.10.2009
Trainez vos basques au musée Guggenheim
Si la Fiac ne vous a pas rassasié d’art moderne, vous pouvez toujours faire un saut au pays basque espagnol pour aller découvrir le musée Guggenheim* à Bilbao. Contrairement à son grand frère new yorkais, pas besoin de passeport et de toutes les tracasseries administratives pour aller découvrir son homologue espagnol. Et en plus on évite le jet lag ! Rien qu’à l’extérieur, le bâtiment construit par l’équipe de l’architecte californien Frank O. Gehry est une merveille. Cet artichaut de titane, cette demi-sirène qui ondule fièrement sur les bords du Nervión (faites autochtone et dites « la ría ») a bénéficié, lors de sa conception, des derniers progrès en matière d’imagerie aéronautique. Pour que le musée se marie avec l’université de Deusto, sur l’autre rive, on a sélectionné un calcaire blond des environs de Grenade tandis que l’on optait pour de fines écailles de titane posées sans fixations sur les flancs du monstre. Extrait aux États-Unis, laminé en France et découpé en Italie en de fines feuilles de 0,38 mm d’épaisseur, ce métal rappelle le passé industriel de la ville.

A l‘intérieur toutes les salles d’expo sont éclairées par la lumière naturelle grâce à de grandes verrières. La pièce la plus impressionnante est sans aucun doute la longue salle qui s’étend sous le pont Principes de España : 130 m de long et pas un seul pilier ! Pour l’accrochage, on vous l’avoue de go, difficile de décrire un musée aussi évanescent que le Guggenheim, où tout change tout le temps. Sachez quand même que quand on parle de collection permanente, il s’agit d’une partie seulement des oeuvres de toute la collection Guggenheim, et non de la collection du Guggenheim-Bilbao. Les tableaux tournent entre Venise, New York, Berlin et Abu Dhabi ou sont même gardés en réserve !
Cerise sur le gâteau, la cafétéria du musée a été confiée à Martín Berasategui, l’un des plus grands chefs du Pays basque. À certaines périodes, il est même recommandé de réserver la veille pour y manger, pire que pour le musée ! Et pour cause, c’est sans doute un des meilleur rapport qualité-prix de Bilbao (menu du jour à 18 €). Voilà de quoi combler tous vos sens !
La Rédaction du routard
*Musée Guhemheim : tel : 944-35-90-90. M. : Moyua. Ouvert mardi -dimanche 10 h-20 h ; entrée 11-13 €, audio guide en français inclus.
20:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : week-end, tourisme, routard, espagne
01.10.2009
Devenez baba d'Ariège
Les hippies en avaient fait un paradis du troc, plus reculé encore que le Larzac. Aujourd’hui, l’Ariège reste un havre idylllique pour les bobos tendance baba. Première étape à ne pas manquer, le château de Montségur (ou ce qu’il en reste) qui s’élève entre ciel et terre à plus de 1 000 m d’altitude sur un impressionnant pog (« montagne » en patois local) calcaire. Quasiment inexpugnable, le site représente le symbole de la résistance cathare au XIIIe siècle contre l’Eglise officielle et la royauté. Comptez une bonne demi-heure pour arriver au sommet par un chemin taillé en pas d’âne.
Lever de soleil sur les montagnes
Après ce petit entraînement, vous voilà prêt pour des balades plus sérieuses. On vous emmène dans la vallée du Biros, l’une des plus fascinantes de l’Ariège, au sud-ouest du département. Elle offre une quantité incroyable de superbes randonnées dans des sites à couper le souffle. Au départ de Sentein, le village le plus important de la vallée, vous avez le choix entre plusieurs options selon votre forme. Les petits marcheurs iront pique-niquer au cirque de la Plagne à 110 m d’altitude ou bien feront la boucle de la chapelle de l’Izard. La chapelle n’a rien de particulier, mais elle se situe dans un cadre vaste et splendide. Si vous êtes plus en jambes, pourquoi ne pas tenter des randos de deux jours ou plus avec nuit sous la tente ou en refuge ? L’occasion d’assister au coucher et au lever du soleil sur les montagnes. La marche vers le port d’Urets vous conduira à plus de 2 600 m d’altitude pour dominer d’un côté le val d’Aran et de l’autre la vallée du Lez. On vous conseille aussi celle du pic de Crabère avec une nuit dans un refuge très sympa ; ambiance montagnarde sympa et nourriture excellente. Ça vous fera les mollets.
Laurent Bainier et la rédaction du routard
Les adresses du Routard
Gîte d’étape le Relais des « pogs »
Brigitte et Christian vous accueillent chaleureusement dans ce gîte confortable, en plein pays cathare. Deux chambres doubles avec douche commune, deux chambres à 4 lits et un dortoir de 24 lits. Cuisine à disposition des randonneurs.
De nombreuses balades à faire dans les environs. De 44 à 54,30 € la nuit pour deux en chambre (petit déj. inclus). Assiette composée 7,50 € ou menu du jour 14 €. Le Cazal du Dessus, 09300 Roquefixade.
Tél. : 05 61 01 14 50.
Refuge des Estagnous
Il est tenu par Stéphane et Laurent, qui connaissent la région comme leur poche. Capacité de 78 personnes. Bonne cuisine régionale pyrénéenne et ambiance très sympa. Bivouaque possible aux abords du refuge.
Juin-sept, tlj ; slt le w.e. en mai et oct. Résa obligatoire. Nuitée 10,50 € ; ½ pens 29 €/pers. Menu 13 €. Au village des Bordes-sur-Lez ; au pied du mont Vallier (2 246 m).
Tél. : 05 61 96 76 22.
19:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : routard, guide, tourisme
24.09.2009
Emballant ballet de baleines à Madagascar
Vous rêvez de claquer une bise à Moby Dick ? Direction Madagascar, puis Sainte-Marie, une petite île idyllique au nord est de sa grande sœur. C’est sur sa côte ouest que, de juin à fin septembre, les baleines à bosse bossent. Une période qui correspond à leur migration depuis les mers du Sud. Quand elles arrivent à Sainte-Marie, certaines sont pleines, d’autres viennent sevrer leur baleineau et éventuellement se faire féconder. La femelle repart ensuite avec son petit, accompagnée par une escorte, mâle le plus souvent, qui se positionne alors en géniteur potentiel pour la saison suivante. La gestation dure onze mois et demi.
Des baleineaux et du boulot
En raison de cette activité reproductrice autour de Sainte-Marie, c’est l’endroit où l’on dispose du plus de temps et de la meilleure logistique pour les observer sereinement. Question budget, compter environ 40 € par personne, moyennant un bon bateau à moteur et un guide du coin. Dans certains hôtels, les safaris sont même inclus dans le tarif de la chambre. Mais le must reste de rejoindre une équipe de recherche et de participer activement à la collecte d’informations. On peut alors suivre consciencieusement des baleines seules, en groupe ou accompagnées de leur baleineau…
Si l’une d’entre elles vous fait l’extrême honneur d’effectuer quelques pirouettes hors de l’eau, vous serez aussi ému qu’utile à la communauté scientifique. A Sainte-Marie comme au Vip Room, on reconnaît les habituées. A force de venir faire la bronzette chaque année, certaines baleines ont été affublées de jolis sobriquets. Vous reconnaîtrez sans peine Batman et son célèbre masque noir, ou encore la Buse, et sa queue amputée.
Une fois à terre, vous pourrez compléter votre connaissance des lieux en faisant un tour au parc zoologique et botanique Endemika, au sud d’Ambodifotatra, la petite capitale de l’île – une partie de la côte sud-ouest également très prisée pour ses plages. Un agréable petit parcours guidé permet de découvrir la faune et la flore locales, comme de beaux serpents, des caméléons aux couleurs psychédéliques et, bien sûr, des lémuriens tapant la causette aux tortues.
Attention, après une telle immersion, vous serez peut-être tenté de vous reconvertir guide naturaliste, histoire de jouer les prolongations...
La rédaction du Routard et Cédric Couvez
Les adresses du Routard
Au sud de Sainte-Marie, à 3 km de l’aéroport. Une très jolie structure au bord de l’eau, avec son ponton. La plupart des villas meublées sont immenses, avec chambres, cuisine et salon tout de bois vêtus, hamac en terrasse et jardin face à la plage. Bar cosy, ambiance relax, avec revues à disposition, petit salon télé (vidéos et bouquins) et langoureuse terrasse face à la mer. Les patrons, fort sympathiques, organisent d’excellentes sorties baleines à prix raisonnables. 55 € par nuit pour la villa deux chambres, et 85 € par nuit pour la villa quatre chambres. Fixe : 57-040-65, mobile : 032-04-757-84.
La Varangue :
Juste à côté. Repas sur la terrasse couverte, que perce un audacieux palmier. Très sympa le soir en devinant la mer. Au menu, camarons (grosses crevettes) et excellent assortiment de poissons crus, sans oublier pizzas et langoustes au feu de bois. Joli cadre et cuisine pleine de goût.
Chez Simone, Tonga Soa :
Tout au sud dans le village. Gargote malgache bon marché servant de bons steaks, poissons et langoustes parmi les moins chers de l’île.
La boite à Nono :
La boîte la plus connue de Sainte-Marie. Bonne ambiance à coup de punch, bière et musique. Ouvert le jeudi, le samedi et les veilles de jours fériés à partir de 21 h 30 environ. Entrée payante.
A lire : Le Guide du Routard Madagascar 2009.
18:41 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : routard, madagascar, couvez, tourisme
27.08.2009
La Défense en tong
Pour tout le monde, c’est la rentrée mais pour vous, c’est encore un peu les vacances ? Allez narguer les galériens en vous offrant une promenade à La Défense. Sur sa dalle de 30 hectares, vous pouvez vous offrir, pour le prix d’un ticket de métro, une promenade dans un mini-Manhattan. Temple du costume-attaché case et enfer des porteuses de talons hauts, ce quartier, qui doit son nom à une statue dite « de la défense de Paris » érigée en 1883 tout près de là, n’est pas seulement l’un des plus gros quartiers d’affaires européens. C’est aussi un musée d’architecture contemporaine à ciel ouvert.
Verdure et disques durs
Pour le découvrir sous son meilleur jour, arrivez vers midi et en métro. 80 % du trafic quotidien de La Défense est assuré par les transports en commun et l’espace, interdit à la circulation, est la plus grande zone piétonne « parisienne ». A partir du bassin « Takis », remontez la dalle à la chasse des cinquante œuvres d’art contemporain qui y sont réparties. Après les terrasses et les joueurs de pétanque du cours Michelet, faites un tour au splendide parc Diderot, où quelques-uns des 140 000 salariés du quartier étendent leur pause déjeuner sur la verdure.
Filez ensuite sur la Grande Arche, qui a fêté ses 20 ans cette semaine. Dessinée par l’architecte danois Otto von Spreckelsen, elle héberge au dernier étage un musée de l’informatique. Si vous n’êtes que peu émoustillés par les disques durs rétro, vous pouvez achever votre safari chez les cols blancs sur le toit de l’Arche. Vous y découvrirez un panorama exceptionnel de Paris par beau temps. Il pleut ? Vous seriez finalement peut-être mieux au travail…
Pour découvrir la Défense sur un balai, ça se passe avec Jan Kounen
15:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : week-end, tourisme, paris, bainier, routard
06.05.2009
Petit Tour des parcs Bruxellois
Sur les pelouses de Bruxelles, en ce matin de mai, c’est déjà le lendemain de la veille. Entendez par là qu’on traîne sa gueule de bois sur les pelouses de la ville. Et elles ne manquent pas ! Deuxième capitale la plus verte du continent derrière Vienne, elle offre à chacun de ses habitants 27 m2 de verdure contre 10 m2 pour Londres ou 9 m2 pour les Parisiens. Impossible donc, de visiter tous les parcs en un week-end.
Plan maçon
Commençons par les plus centraux. Le long de la rue royale, devant le Palais-Royal, pousse le parc de Bruxelles. D’avion, on s’aperçoit que ses allées évoquent les signes maçonniques. Si vous avez garé votre jet à l’extérieur de la ville, contentez-vous d’un plan, c’est déjà très parlant. Plus au nord, vous trouverez un autre joyau vert de la cité : le jardin botanique. Bien que saigné par la construction de la route Nord-Midi, il reste superbe, notamment grâce à ses verrières et aux vieux arbres qui peuplent ses allées.

Cedric Couvez / 20 Minutes
Reprenez votre marche vers l’ouest, direction le parc du Cinquantenaire. Nichés près du Parlement européen, ses trente hectares sont le paradis des joggeurs et des bandes de jeunes qui y boivent paisiblement. Si la pluie vous y surprend, réfugiez-vous dans les superbes musées royaux d’Art et d’histoire à quelques pas de là. La structure métallique qui les héberge a été construite pour accueillir les grandes expos de 1888 et 1897 où Bruxelles étalait toute sa puissance. Vous en voulez encore ? Prenez le métro et arrêtez-vous à la station Heysel. Le stade où 40 supporters avaient trouvé la mort a été rénové et rebaptisé stade du Roi-Baudoin, mais ce n’est pas ce que vous êtes venus chercher. A proximité, vous reconnaîtrez l’Atomium, la plus grosse molécule de fer au monde. Et à son pied, vous trouverez le Bruparck et toutes ses attractions, idéal pour une sortie en famille.
Enfin, si vous voulez vous mêler aux Bruxellois(es), rendez-vous à Ixelles, l’une des 19 communes de la région Bruxelles-Capitale. Sur la place Flagey, les étudiants captent les derniers rayons du soleil une pinte à la main. Mais à quelques mètres, ce sont les pêcheurs qui règnent sur les « étangs », deux anciens déversoirs envahis par les goujons. Attention, le soleil se couche et votre train part bientôt. En ce soir de mai, à Bruxelles, c’est malheureusement déjà la veille du lendemain.
Les bonnes adresses du routard
Où manger ?
Les Brassins Dans une rue un peu déserte, parallèle à la chaussée d’Ixelles, une de ces adresses typiquement bruxelloises qui fait à la fois bar à bières et resto.
Rue Keyenveld, 36, 1050. Plat du jour à 7,50 €.
Fin de siècle Cette grande salle à la déco brute, un peu bruyante, recèle une belle verrière Art nouveau. Atmosphère populaire et joyeuse de « stamcafé » (café d’habitué) où la bière se paie toujours à un prix plancher. Cuisine de grand-mère copieuse.
Rue des Chartreux, 9,1000. Plats entre 10 et 13 €.
Le Volle Gas Traduction du nom : plein tube. Banquettes en bois sombre surmontées de miroirs, petites tables en marbre.
Sur la carte, 100 % belge, on trouve du lapin à la kriek ou de la lotte poêlée aux poireaux.
Place Fernand-Cocq, 21, 1050. Plats de 9 à 17,50 €.
Frit Flagey Quelle que soit l’heure, on y fait la queue pour déguster des cornets de frites délicieuses, autour de 2 €.
Place Flagey, près du musée communal d’Ixelles. Ouvert jusqu’à minuit.
Où dormir ?
A la grande cloche Entre la gare du Midi et la Grand-Place, l’hôtel propose des chambres tout confort et équipées d’un mobilier neuf.
C’est juste devant, sur la place, que Verlaine tira sur Rimbaud dans un accès de jalousie.
Place Rouppe, 10, 1000.
Doubles à partir de 67 €
Hôtel Monty Derrière une superbe façade grise à bow-window se cache un hôtel design à taille humaine. Déco ultra-soignée. Le petit déj se prend à table avec les autres convives.
Bd Brand-Whitlock, 101, 1200. Doubles à partir de 89 €.
Hôtel Saint-Michel C’est le seul hôtel situé sur la Grand-Place. Alors si vous y venez, c’est pour avoir une chambre donnant sur celle-ci. Elles sont plus chères mais très prisées. N’hésitez pas à les demander dès votre réservation. Observer le soir les éclairages sur la « plus belle place du monde », dixit Hugo, se mérite.
Grand-Place, 15, 1000. Doubles à partir de 80 €.
A lire Le Guide du Routard Belgique, 2009.
Par Laurent bainier et l'équipe du Routard
17:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bainier, tourisme, routard
29.04.2009
Tour de barge dans les richesses de Bourges
Ça ne s’invente pas. Bourges est dans le Cher. Alors, pour notre numéro spécial « haute société », nous vous emmenons en promenade dans cette jolie ville du Centre. Les rockeurs l’ont quittée depuis une semaine, mais la bonne nouvelle pour les retardataires, c’est qu’après le Printemps de Bourges, c’est le printemps à Bourges.
Pour commencer de façon originale, on vous propose d’aller explorer les marais de Bourges. Déjà, parce qu’on y a une vue surprenante sur la ville et la cathédrale. Ensuite, parce que cette vaste zone (135 ha) irriguée par l’Yèvre fait partie intégrante de l’histoire et de l’identité de la ville. Au Moyen-Age, ses rivières fournissaient poissons, écrevisses et grenouilles, et les terrains étaient propices à la culture du chanvre. Aujourd’hui, les « maretiers » (maraîchers du coin) et les jardiniers y cultivent leurs légumes. Vous y verrez les fameuses « plates », barques à fond plat, et de multiples chemins de terre, comme celui qui part du resto la Courcillière, permettent de découvrir les lieux et d’en apprécier le calme.

Les fils de Bourges
En ville, difficile de faire l’impasse sur la cathédrale. Sans aucun doute l’une des plus belles de France, et la seule du pays à posséder cinq nefs et cinq portails… mais pas de transept. On ne peut pas tout avoir ! Le portail central représente le Jugement dernier. Un véritable péplum, avec des centaines de personnages : hommes nus, saints et anges. Considéré à juste titre comme un chef-d’œuvre, cet ensemble sculpté était particulièrement révolutionnaire pour l’époque (début XVIe siècle).
Côté célébrités, la vedette locale est Jacques Cœur, un enfant du pays devenu le grand argentier de Charles VII. Un genre de grand capitaliste de son temps, qui fut aussi un mécène averti. Son palais est un remarquable exemple de l’architecture gothique civile. Richement décorée, la demeure a manifestement été construite pour symboliser sa réussite financière et sociale. Voilà bien un Berruyer bourgeois !
Enfin, histoire de vous mettre l’eau à la bouche pour le prochain Printemps, rien ne vous empêche d’aller faire un tour place André-Malraux. La Maison des jeunes et de la culture de Bourges, la première du genre, inaugurée par Malraux en 1964, est à l’origine de la création du festival (en 1977), et accueille d’ailleurs toujours les vedettes à l’affiche pour leurs conférences de presse.
Le Christina
Proche du palais Jacques-Cœur. On adore cet hôtel : bien situé, au calme, en bordure de la ville historique et à quelques pas des rues piétonnes. Chambres tout confort, à la déco classique, mais soignée. Excellent accueil. Doubles climatisées 45-80 €.
5, rue de la Halle. 02 48 70 56 50.
Chambres d’hôtes
En plein centre historique. Stendhal est venu dans cette maison de charme du XVe siècle. Quatre chambres d’hôtes ravissantes, toutes différentes, empreintes de romantisme et d’élégance. Parfait souci du détail. Doubles 55-75 €
3, rue de la Thaumassière. 02 48 65 79 92.
La Courcillière
Au cœur des « marais potagers », sur les bords de l’Yèvre. Salle avec ses grandes baies vitrées donnant sur les marais ou, aux beaux jours, sous les glycines, au bord de l’eau. Spécialités régionales qui se dégustent au son des grenouilles et des canards. Menus 17 € (sauf w.-e. et jours fériés), 23,50 € et 29 €, et carte.
Rue de Babylone. 02 48 24 41 91.
Au rendez-vous de George Sand
Près du palais Jacques-Cœur. Deux salles minuscules attendent les gourmands.
Formule autour de 11 €.
3, place des Quatre-Piliers. Tél. : 02 48 24 08 43.
A lire Le Guide du Routard Chateaux de la Loire, 2009.
Laurent Bainier et la Rédaction du Routard
17:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tourisme, routard, bourgeois, bainier
23.04.2009
Stockholm, à un Suédois du paradis terrestre
«Alors, elles sont comment les Suédoises?» est probablement la première question qui vient à l’esprit (mal placé) de vos copains lorsque vous rentrez de Stockholm. La réponse est claire comme de l’eau de roche: elles sont charmantes. Une petite virée dans la ville vous donnera un bel aperçu de l’exceptionnelle hospitalité scandinave. Petit programme sélectif pour trois jours en mode cool...

Vendredi, c’est party
Si en semaine, les Vikings ont le cœur à l’ouvrage, le week-end, ils font la nouba comme des diables. On compte plusieurs milliers de bars à Stockholm mais la branchitude locale ne se retrouve que dans quelque uns d’entre eux, tous situés à Stureplan, au centre de la ville. Le parcours commence toujours vers 22h au bar Riche, la before incontournable de la capitale. On s’entasse dans un long couloir longeant un immense bar. Les alcooliques trinquent, les frotteurs jouissent. «Bercé par de la techno minimale, c’est le meilleur endroit pour gérer la suite de la nuit», lâche Magnus, étudiant la journée et clubber la nuit, entre deux gorgées de bière.
A quelques encablures, on file au Berns. L’immense complexe dispose d’une terrasse où les b-boys affichent leur bling-bling en smurfant sur le dernier Lil’Wayne. Deux heures du mat’, direction le Spybar, le club qui fait bouger la Venise du Nord. Pour info, le physio s’appelle Olivier et vient de Nîmes, ça peut toujours aider pour entrer sans poireauter. A l’intérieur de ce magnifique hôtel particulier, on pogotte dans des salons aux ambiances rock avant d’atterrir à Gubbrummet, le club dans le club. C’est dans ce petit carré VIP que s’agglutinent tous les mannequins du pays... et les riches messieurs prêts à tous pour s’attirer leurs faveurs. Champagne !
Samedi, c’est arty
La musique adoucit les mœurs et aussi les gueules de bois. Pour apercevoir les fleurons de la création suédoise, promenez-vous samedi après-midi à Södermalm, l’île sud de la ville. Sur la colline divisée par une grande rue piétonne, vous y croiserez tout le gratin de la pop locale en mode San Francisco seventies. Depuis le début des années 2000, la Suède s’est imposée comme une fabrique d’artistes tendance. Dans ce cheptel, on y trouve les «folkeux» taquins de I'm From Barcelona, les siffloteurs tubesques de Peter, Bjorn & John ou la révélation sucrée de l’année, Lykke Li. «La jeunesse suédoise est prête à tourner définitivement la page Abba et à influencer sans vergogne l’ensemble de la pop européenne», assure Rebecka, jolie blonde francophile.
Découvrez Peter Bjorn and John!
Dimanche, c’est cosy
Mais résumer Stockholm à ses filles, ses clubs et ses artistes hype serait quelque peu réducteur. Les autochtones chérissent plus que tout leur histoire et leurs racines. La preuve à Skansen, musée vivant de la culture scandinave trônant sur l’île de Djurgården. Planté à dix minutes de bateau de la vieille ville, Skansen recrée en plein air les conditions de vie nordique sur plus de 300 000 m². «On y trouve près de 150 reconstitutions d’époque, de la cabane inuit aux demeures de la noblesse, le tout joué à la perfection par des comédiens qui proposent aux visiteurs de participer à différentes activités manuelles», résume Filipa, jeune mannequin rencontrée en boîte. Mais Skansen, c’est aussi un parc zoologique qui regroupe les différentes espèces animales du cru. Si les rennes, les élans et les renards maîtrisent l’art de la pose photographique, les gloutons et l’ours brun se montrent souvent plus capricieux. Qu’importe, entre un passé fièrement ancré et un futur resplendissant, Stockholm est plus que jamais la ville du présent.
Par Cédric couvez
18:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tendance, tourisme, couvez
Chaussez vos Gamla Stan Smith et visitez Stockolhm

Photo: Cédric Couvez / 20 Minutes
Que serait Gamla Stan aujourd’hui sans ses dizaines de vendeurs de rennes en peluche ? Sans doute une copie quasi conforme de ce qu’elle a été pendant des siècles : le cœur de Stockholm. Alors craquez rapidement pour un élan géant avec un tee-shirt « Love STHLM », ça sera fait, puis levez le nez au ciel. Ça vaut le coup d’œil.
La reine des rennes
La capitale suédoise est née ici, sur ce petit chapelet d’îles très vite reliées par des ponts. En 1252, soucieux de protéger l’intérieur des terres des pillages, Birger Jarl, régent de Suède, créait un fort à Gamla Stan. De cette époque, il ne reste pas grand-chose. Mais le château royal, qui constitue aujourd’hui la principale attraction touristique de la ville, est sorti de terre peu après. Toutefois, les plus vieilles parties de l’édifice ont brûlé au XVIIe siècle et ont été reconstruites dans le style de l’époque. Fuyez ses grandes pièces froides qui ont déjà tué notre Descartes national et préférez la relève de la garde à l’extérieur. C’est un peu comme à Buckingham, mais avec des militaires beaux comme des chanteurs d’Abba.
A quelques pas de là, vous pourrez admirer la Storkyrkan, la cathédrale, quoi ! L’été, on y donne des concerts gratuits de musique classique. Et à l’occase, on y couronne quelques têtes. S’il pleut ou que vous êtes un ami intime de Le Clézio, vous pouvez faire un tour au musée Nobel, ouvert en 2001 pour les 100 ans du prix. Dans le cas contraire, préférez les promenades dans les rues ombragées et pavées de la ville. Commencez par Vastelanggatan, l’axe principal, où vous trouverez quelques échoppes aux fenêtres très basses, dont les volets se dépliaient pour former de petits comptoirs. La célèbre expression « trier sur le volet » y serait née, tandis que la moins connue « Tu jettes ton argent par les fenêtres en achetant ce casque de Viking ridicule » y prend aujourd’hui tout son sens.
Terminez votre promenade en allant boire un verre dans l’un des bars du quartier. Au XVIIe siècle, on en comptait près de 700, tenus par des veuves de guerre. Les barmaids ont rejoint leurs maris. Mais leurs successeurs accueillent encore quelques poilus avinés et autres victimes de bière.
Laurent bainier
et la rédaction du routard
La déco des chambres s’inspire du cinéma. Toutes sont dotées d’un équipement audiovisuel high-tech. Le complexe de loisirs qui regroupe resto, bar, cinéma, centre de conférences et même une boulangerie appartient entre autres à Benny Anderson, du groupe Abba.
Mariatorget, 3. Double de 150 à 231 € avec petit-déj.
STF Vandrarhem Af Chapman & Skeppsholmen
Les chambres et dortoirs de cette auberge de jeunesse sont en partie situées sur un superbe trois-mâts amarré en plein centre-ville. Etablissement très calme et souvent complet.
Flaggmansvägen, 8. Double environ 26 €. Rens. : 463-22-66
Fondée en 1785, elle est la plus vieille pâtisserie de Stockholm encore en activité. On dit que le roi Gustav III aimait y boire son café. La déco s’inspire d’ailleurs fortement du style gustavien.
Västerlanggatan, 83. 10-67-35
Café Sten Sture
Si l’envie vous prend de vous envoyer un délicieux chocolat chaud dans un ancien cachot du Moyen-Age, à 5 mètres sous terre, le Sten Sture est l’endroit idéal. Cette prison est restée en service jusqu’à la fin du XIXe siècle.
Trangsund, 10. 20-06-50
18:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tourisme, stockholm, bainier, routard












